L’AFD a amorcé sa stratégie par la gestion durable et la protection d’écosystèmes en favorisant les secteurs de la forêt, de la pêche et des aires protégées, essentiellement en Afrique, par l’appui aux politiques publiques et renforcement des capacités.

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Le déboisement de la forêt est à l’origine d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre : la quasi-totalité se situent dans les pays en développement. A travers ses projets, l’AFD concilie développement, préservation de la forêt et lutte contre le changement climatique.

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Programme de gestion durable des forêts en République Démocratique du Congo

22/06/2017

L’exploitation forestière en Afrique suscite des interrogations. L’AFD souhaite clarifier les enjeux de son programme de gestion durable des forêts en RDC :

♦    La lutte contre la déforestation est un enjeu prioritaire pour l’AFD et notre action vise à préserver le « poumon vert » des forêts du Bassin du Congo.

♦    Les forêts occupent des territoires de nature très différents et, pour chacun, l’AFD met en œuvre des stratégies d’intervention adaptées :
•    Les parcs et réserves doivent faire l’objet d’une protection intégrale. L’AFD s’emploie à assurer la protection de ces zones et à aider les populations vivant en périphérie de ces territoires.
•    Le domaine forestier permanent de l’Etat peut faire l’objet d’une exploitation forestière sous réserve que cette exploitation permette le renouvellement des ressources, le maintien du couvert forestier et des fonctions écosystémiques. L’AFD aide les Etat pour définir les règles d’une exploitation durable et en contrôler l’application par les différents exploitants, via des plans d’aménagements forestiers fondés sur une évaluation scientifique des ressources forestières et un partage des usages entre les ayants droits. Cette activité permet, sans porter atteinte au capital naturel, de générer des ressources au bénéfice des pays et de leurs populations. Sur les territoires forestiers où de tels plans d’aménagement forestiers sont mis en œuvre, les taux de déforestation sont contenus à des niveaux relativement bas, quelles que soient les imperfections de la Gouvernance.
•    Les territoires forestiers du domaine rural peuvent être affectés à d’autres usages, généralement agricoles. Dans ce contexte, l’AFD soutient les Etats dans la connaissance de leur couvert forestier (observation satellitaire) et, pour les opérations qu’elle finance, elle s’oblige à limiter ses appuis aux zones les moins sensibles en termes de biodiversité et de carbone et à promouvoir l’émergence de paysages agroforestiers.

♦    En RDC, la forêt couvre 153 millions d’ha, dont 10,7  millions d’ha ont été affectés à une récolte durable de bois d'œuvre.

♦    Les forêts de RDC subissent une pression importante du fait de l’extension des espaces cultivés pour répondre à la demande croissante des populations.

♦    Dans ce contexte, il est essentiel, dans le cadre d’un dialogue avec les populations, de délimiter les territoires à conserver intégralement du fait de leurs caractéristiques en termes de biodiversité ou de stock de carbone, des territoires où il est possible à travers l’exploitation forestière de valoriser les ressources naturelles au bénéfice des populations et les territoires dédiés à la production agricole. Les droits d'usage des populations continuent à s'exercer sur les territoires ouverts à l'exploitation forestière, permettant la récolte de produits forestiers non ligneux.

♦    Un  moratoire a été décidé en 2005 par le gouvernement de la RDC, à la demande de ses partenaires internationaux, sur l’attribution de nouvelles concessions d’exploitation forestière. L’AFD est sur la même position que ses partenaires. Cependant un moratoire n’est pas par nature destiné à être définitif. Trois conditions sont à réunir pour lever ce moratoire selon le décret présidentiel l'ayant instauré: 1) Achèvement du processus de conversion 2) Publication de règles d’adjudication pour les nouveaux titres forestiers (condition remplie par décret du Premier Ministre en 2008  et 3) Adoption sur base d’un processus consultatif d’une programmation géographique des futures allocations à l’horizon de 3 années à venir.

♦    Le programme gestion durable des forêts que formule l’AFD en RDC s’inscrit dans le cadre du plan d’investissement REDD+ (processus de ‘Réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts’, directement issu de la COP21) de la RDC validé par la RDC et l’initiative pour la Foret de l’Afrique Centrale (CAFI) lancée par la Norvège, en collaboration avec l’Union Européenne, la France, l’Allemagne, la Grande Bretagne, les Pays Bas et la Corée du Sud.

♦    Le programme de gestion durable des forêts, auquel l’AFD apporte son concours, consiste à élaborer la politique forestière sous la supervision d’une plateforme paritaire multi-acteurs du secteur de la forêt et deuxièmement à fournir des appuis à l’exploitation durable forestière dans cinq provinces. Il s’agira d’aider les exploitations artisanales et les concessions communautaires et communales à se professionnaliser (Entité Territoriale Décentralisée), et  également à renforcer les capacités de l’administration pour les suivis et contrôles des différents types de gestion de la forêt avec des moyens pour l’observation indépendante. Le programme a été analysé dans le cadre d’ateliers en RDC qui ont rassemblés plus de 70 experts et qui ont débouché sur une matrice de risques qui a fait évoluer le projet.

♦    Les dispositifs de suivi et de contrôle mis en place permettent de s’assurer que l’exploitation forestière ne dégrade pas la ressource, respecte l’écosystème et la biodiversité, et que ses revenus sont redistribués de manière équitable.



Les sentinelles de Bali

08/06/2017

Pour mieux contrôler les écosystèmes marins et lutter contre la pêche illégale, l’Indonésie s’est équipée d’un centre de surveillance high-tech unique en son genre. Et le pays est devenu, en trois ans, l’un des hérauts de la défense d’une pêche plus durable.

Perancak, sur l’île de Bali, à deux heures de route de la capitale, Denpasar. Un bâtiment blanc émerge des cocotiers, flanqué de plusieurs antennes radar. À l’intérieur, des dizaines de jeunes opérateurs ont les yeux fixés sur de grandes mosaïques d’écrans. Chiffres, photos et cartes défilent rapidement. Startup du numérique ? Salle des marchés ? Loin de là : nous sommes au centre national d’océanographie spatiale indonésien.

 

25 satellites à la manœuvre

Sur un écran, des petites flèches évoluent lentement : ce sont des bateaux de pêche. On est en mer de Célèbes, à 1500 kilomètres. « Ce bateau navigue sous pavillon d’un pays voisin, explique Andy, qui travaille au centre depuis trois ans. Il est à l’arrêt depuis deux jours à la limite des eaux territoriales. Peut-être en panne… Ou il attend une cargaison issue d’un autre bateau : un transbordement. Transborder en pleine mer, c’est transférer ses prises sur un autre bateau. C’est interdit parce que ça permet de blanchir ou faire disparaître des captures vers un autre pays… Alors on garde un œil sur la zone. »

Un œil ? Plutôt une armée de jumelles surpuissantes. Tous les jours convergent vers Perencak des données en provenance de 25 satellites : 

  • des satellites d’observation océanographique à grande résolution, qui informent sur la température de l’eau, la concentration en plancton, les courants, et dont les informations sont croisées avec celles des bouées in situ ;
  • des satellites optiques, qui permettent de photographier les zones côtières et hauturières avec une résolution très fine ;
  • des satellites radars, outils de pointe à même d’envoyer des imageries précises de jour comme de nuit, quelle que soit la couverture nuageuse.

À ceci s’ajoute une batterie d’autres données : positionnements GPS des bateaux, signaux radios des émetteurs AIS et géo-positionnement obligatoire des navires de commerce (LRIT). En croisant toutes ces sources, on peut savoir ce qui se passe partout, presque en temps réel.

 

Les opérateurs du centre suivent les mouvements des bateaux de pêche sur les écrans de surveillance. © rumahkelima.com

 

Les ravages de la pêche illégale

L’Indonésie possède une très vastes zone économiques exclusives (ZEE, espace maritime sur lequel un État exerce des droits souverains). Avec 6 millions de tonnes par an, le pays est le deuxième producteur mondial de produits de la mer. Cinquante millions d’Indonésiens vivent de la pêche et de l’aquaculture. Et le secteur génère chaque année près de 3 milliards de dollars d’exportation... C’est dire si la bonne gestion des ressources est essentielle.

 

Mais comment surveiller cet immense territoire maritime ? Un archipel de 17 500 îles, au carrefour de deux océans, en relation avec les ZEE de six autres pays, pas tous regardants sur le contrôle de la pêche... Les zones refuges, invisibles des garde-côtes et des radars traditionnels, sont innombrables. Résultat : la pêche illégale y prospère depuis les années 90. Un manque à gagner évalué par le gouvernement à plusieurs milliards de dollars chaque année… et un surcroit de surpêche. Les petits pêcheurs sont les premiers à en faire les frais.

 

À grands problèmes, grands moyens

Face aux pêcheurs pirates et à l’immensité des océans, l’Indonésie décide au début des années 2010 de miser sur l’espace et les technologies de pointe. Le ministère des Pêches et des Affaires maritimes veut une « révolution bleue » : un pari écologique et commercial pour faire de l’Indonésie la première puissance de pêche de la sous-région.

C’est ainsi que le projet INDESO (Infrastructure Development of Space Oceanography) est signé avec l’AFD, qui le finance à hauteur de 30 millions de dollars et fournit une assistance technique. En 2013, l’entreprise française CLS , leader mondial des applications civiles de surveillance terrestre et marine, devient maître d’œuvre du programme. Les cycles de formation aux outils commencent…  Et en 2014, le centre high-tech de Bali, bras armé de la révolution bleue, sort de terre.


Des équipements de classe mondiale

Trois ans plus tard, cent scientifiques, ingénieurs et chefs de projet sont chaque semaine à pied d’œuvre. Pour le Dr. I Nyoman Radiarta, responsable du centre, « INDESO est une infrastructure de classe mondiale qui dispose d’applications informatiques et algorithmiques parmi les plus avancées au monde. »

Les résultats sont spectaculaires : on détecte les activités illégales de dizaines de bateaux, le plus souvent sous pavillon étranger. Arraisonnés par les garde-côtes, ils sont ensuite coulés. Plus de 300 navires ont à ce jour subi ce sort… Accompagné de mesures de régulation adaptées, le message est clair : plus de place pour la pêche illégale en Indonésie

« L’Indonésie a fait un pari, celui d’un secteur de la pêche plus transparent et légal, explique François Henry, ingénieur halieute chargé du suivi du projet à l’AFD. Les pays voisins, Birmanie, Vietnam, Philippines, réfléchissent maintenant à des projets similaires. Grâce à ce projet, l’ensemble du secteur est en train d’évoluer. »


Un outil global

À Perencak, on peut aller plus loin. INDESO a été conçu comme un outil global de gestion des écosystèmes : il ne s’agit pas seulement de contrer la pêche illégale mais aussi de suivre les habitats sensibles (récifs coralliens, mangroves), détecter les pollutions accidentelles d’hydrocarbures, modéliser les populations de poissons ou étudier les effets des changements climatiques...

Un énorme potentiel qui reste en grande partie à mettre en œuvre. Mais les équipes indonésiennes possèdent dorénavant le savoir-faire... La révolution bleue est en marche.
 



Biodiversité mondiale : un nouveau chapitre s’ouvre pour le partenariat entre la France et l’UICN !

28/04/2017

Le partenariat unique qui lie la France et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)  se renforce avec un nouvel accord couvrant la période 2017-2020. Un accord qui engage l’AFD dans tous ses domaines d’activités, un accord qui nous engage tous car, plus que jamais, nous devons sauvegarder ce réseau complexe d'espèces et d'écosystèmes uniques qui compose notre planète.

 

L’UICN, acteur incontournable de la préservation des ressources naturelles

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a été fondée en 1948 à Fontainebleau. Elle réunit plus de 1200 organisations de protection de la nature.

C’est le lieu privilégié du dialogue entre les gouvernements, les ONG, les scientifiques, les sociétés et les communautés locales du monde entier pour conserver l’intégrité et la diversité de la nature et veiller à ce que l’utilisation des ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable.

 

Des solutions fondées sur la nature

L’accord que nous venons de signer engage la France et l’UICN :

  • à développer des solutions fondées sur la nature face aux changements climatiques ;
  • à renforcer les systèmes de protection de la biodiversité ;
  • à dialoguer avec les entreprises pour intégrer la protection de la nature dans leurs stratégies de développement ;
  • et à porter une attention particulière aux milieux marins et côtiers.


Concilier développement et conservation

Cet accord engage l’AFD dans tous ses domaines d’activités : dialogue avec les États, aménagement des territoires, financement des infrastructures et des entreprises ou encore lutte contre les effets du changement climatique.

Il nous engage tous pour que le déclin de la biodiversité que nous observons aujourd’hui ne soit pas une fatalité, pour que le développement ne soit pas synonyme d’extinction des espèces, pour que la nature puisse toujours avoir sa place dans nos vies et dans nos sociétés.

L’accord de partenariat a été signé fin avril 2017. Pour la France, l’accord a été signé par quatre ministres : Ségolène Royal pour le ministère de l’Écologie, Stéphane Le Foll pour le ministère de l’Agriculture, Ericka Bareigts pour le secrétariat d’État à l’Outre-mer, Jean-Marie Le Guen pour le secrétariat d’État au Développement et Rémy Rioux pour l’AFD.

 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Résultats 2014 de l’Agence Française de Développement : Plus de 8 milliards en faveur d’un monde plus juste et plus durable

17/03/2015

Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD, a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2014 de l’acteur pivot de l’aide publique française au développement. Avec 8,1 milliards d’euros d’engagements, en hausse de +4%,  l’AFD réalise une nouvelle année historique en faveur d’un monde plus juste et plus durable.

"La mission de l’AFD est au cœur de l’enjeu des années à venir, qui est de faire émerger de nouveaux modèles de développement qui permettent à la fois d’assurer la prospérité de l’ensemble de la population mondiale et de préserver la planète. Nous y contribuons en adaptant nos actions aux besoins des pays partenaires", a précisé Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD.

Institution publique qui met en œuvre la politique de la France en matière de financement du développement, l’AFD, présente sur quatre continents, dans plus de 90 pays et dans les Outre-mer français, agit au quotidien pour répondre aux demandes de ses partenaires. A la clef, des investissements dans le capital humain, le soutien au secteur privé, le financement de projets de transports collectifs, l’accompagnement de politiques publiques des Etats mais aussi des collectivités territoriales, afin de favoriser des trajectoires de développement plus justes et plus durables.

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD apporte au quotidien la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement ont généré des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique et 30% pour sa filiale Proparco en faveur du secteur privé.
 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2012 et 2014, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,3 millions de personnes ;
  • l’accès de 2,75 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 246 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 771 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 32 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

infographie secteurs
 

 

Une année historique en faveur du climat : 53 % des financements

En 2014, 53 % des financements de l’AFD en faveur du développement dans les pays en développement et près de 30% de ceux de sa filiale Proparco en faveur du secteur privé ont aussi eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique en application d’une stratégie climat parmi les plus ambitieuses des institutions financières internationales de développement, mise en place à la demande du gouvernement français. Cela a représenté en 2014 plus de 2,8 Md€ d’engagements financiers dont 2,53 Md€ pour l’AFD. Depuis 2005, 18 milliards d’euros ont été consacrés par l’AFD à des projets qui concilient développement et climat.
 

infographie climat

 

 

 

 

Premières obligations climat de l’AFD

L’AFD a émis pour la première fois des « obligations climat » ("climate bonds") d’une maturité de 10 ans, qui financeront des projets contribuant au développement, mais aussi à la lutte contre le dérèglement climatique.
Cette émission obligataire « climat », d’un montant d’un milliard d’euros, est la première du genre réalisée par une agence publique française. Elle marque un tournant dans la conception des instruments financiers en faveur de la transition vers une économie sobre en carbone. Par sa méthodologie rigoureuse et innovante, reposant sur une évaluation systématique de l’empreinte carbone des projets financés, l’AFD cherche à démontrer  aux financeurs qu’il est possible d’orienter une partie de la finance internationale vers des actifs « climat ».


 


Afrique Subsaharienne : des engagements records

En 2014, les financements en Afrique subsaharienne atteignent le volume record de 2,95 milliards d’euros, soit 36,5% des financements totaux du groupe AFD (45 % des financements dans les Etats étrangers). A travers ce fort engagement, qui s’inscrit dans l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent d’ici à 2018, l’AFD vise à accompagner l’émergence de l’Afrique dans ses trajectoires de croissance. Les projets soutenus par l’AFD ouvrent l’accès aux services essentiels, permettent l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement des infrastructures et d’entreprises créatrices d’emplois.


 

inforgraphie

 

 

 

 

Crises : des modes d’intervention et des outils spécifiques

Au Mali, en République Centrafricaine, en Guinée… dans des pays en conflit armé ou récemment sortis de conflits, l'AFD a adapté ses modes d’intervention et ses outils à la spécificité de ces contextes, afin de gagner en réactivité et de mieux collaborer avec les différents partenaires et acteurs de l’urgence et du développement. Parmi les projets marquant de 2014 on peut citer :

  • Ebola : un nouveau centre de traitement en Guinée forestière a pu être mis en place grâce à  une subvention de 5 M€ via un contrat de développement et de désendettement
  • Fonds Bêkou : crée à l’initiative de l’AFD, ce fonds doté fin 2014 de 64M€ permet aux bailleurs européens de mutualiser leurs financements pour accompagner le processus de gestion puis de sortie de crise en RCA. Il a pour objectif de recréer les services essentiels, de contribuer au développement économique et de favoriser la stabilité du pays et de la sous-région.
     

 

 

 

► Synthèse du bilan de l’activité 2014

 

► En savoir plus sur l'AFD en 2014



L’AFD et le WWF renforcent leur collaboration pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique

12/03/2015

Philippe Germa, directeur général du WWF France et Anne Paugam, directrice générale de l’AFD, ont signé aujourd’hui deux conventions pour le financement d’un projet de réduction de la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam, et d’un projet de préservation des mangroves à Madagascar.

Ces deux conventions s’inscrivent dans la continuité du nouvel accord de partenariat signé par l’AFD et le WWF en décembre 2014 et destiné à renforcer, pour les 5 ans à venir, leur collaboration pour la gestion et la valorisation durable de la biodiversité et des ressources naturelles, mais aussi pour la lutte contre le dérèglement climatique, afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées.
 

Le braconnage et commerce illégal d’espèces sauvages, 4ème plus grand trafic mondial
 

Le braconnage d’espèces menacées a pris une ampleur sans précédent ces dernières années. Le commerce illégal d’espèces sauvages serait le  4ème  plus grand trafic mondial (en valeur) et l’un des plus grands trafics organisés transnationaux. Il est ainsi estimé à plus ou moins 20 milliards de dollars par an (hors produits de la pêche et du bois).

Victimes de croyances entretenues par les trafiquants prêtant à leur corne des vertus médicinales infondées ou symboles d’un certain statut social, les rhinocéros sont particulièrement concernés par la recrudescence du braconnage et font l’objet d’une forte demande en Asie. En 2014, 1215 rhinocéros ont ainsi été tués sur la seule zone sud-africaine.
 

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD : « Pour enrayer le déclin des populations de rhinocéros, il est essentiel de lutter contre le grand braconnage,  de lutter contre ce trafic illégal, qui alimente la corruption, mais aussi de parvenir  à une réduction de la demande dans les pays asiatiques. La mobilisation de la société civile et du secteur privé en faveur de la réduction de la consommation de corne de rhinocéros au Vietnam contribuera ainsi à la sauvegarde des rhinocéros. »
 

Le projet du WWF co-financé par l’AFD a pour objectif de réduire la consommation de produits en corne de rhinocéros au Vietnam de 25% d’ici 2018 et de 50% à horizon 2020.

Les mangroves, des écosystèmes essentiels pour lutter contre le dérèglement climatique à Madagascar
 

Les mangroves font partie des écosystèmes les plus productifs au monde. Elles jouent un rôle important dans la protection des côtes et fournissent des services essentiels (maintien de la qualité des eaux côtières, zone de reproduction et nourricerie pour les ressources marines, stock de carbone, etc.) et permettent de lutter contre le dérèglement climatique (adaptation et atténuation). Les mangroves situées sur le littoral Ouest de Madagascar, dans la région de Mélaky, subissent des pressions d’origine anthropique, liées à des modes d’exploitation non durables de leurs ressources (pêche, bois de chauffe, construction, collecte de crabes, etc.) et sont aussi impactées par le changement climatique.


Philippe Germa, directeur général du WWF France : « Le WWF souhaite à travers ce projet mettre en place des filières poissons et crabes plus durables, compatibles avec la préservation des mangroves et génératrices de revenus pour les populations locales ».

L’AFD et le WWF, des partenaires de longue date pour la biodiversité
 

L’AFD et le WWF collaborent pour la préservation de la biodiversité depuis plus de dix ans. Tout d’abord centré sur la gestion durable des forêts du Bassin du Congo, ce partenariat a été élargi en 2007 à d’autres écosystèmes (Océan indien, Afrique de l’Ouest et Pacifique Sud) et a permis le financement de projets emblématiques et innovants, comme l’appui au parc national des Quirimbas au Mozambique.
 

 

 



 
 
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