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Projection débat sur la filière tomate au Sénégal
Projection débat sur la filière tomate au Sénégal
L’Agence Française de Développement organise
une projection du documentaire le 4 avril à 13h15
salle Jacques Alliot – 5, rue Roland Barthes 75012 Paris, métro Gare de Lyon
DIEG BOU DIAR
ou « La tomate au Sénégal, Celle qu’on s’arrache ! »
Un film documentaire de 52’ écrit et réalisé par Isabelle Antunès – 2006
suivie d'un débat avec la réalisatrice Isabelle Antunès
Inscription obligatoire avant le 3 avril 2007. Contactez comafd@afd.fr
La tomate au Sénégal est la seule filière agricole qui fonctionne et progresse dans le pays. En 2005, 100 000 tonnes de tomates industrielles, soit l'équivalent de la demande nationale, ont été produites et vendues à la SOCAS pour être transformées en double concentré de tomate sur place, le fameux « Dieg Bou Diar ».
A travers l’histoire et la réussite d’un partenariat entre 14 000 producteurs de tomates sénégalais et un industriel français, le film montre l’espoir et le potentiel que présente ce modèle de développement original basé sur la concertation, le consensus, le respect des valeurs humaines et le partage des richesses.
Des récits de Fedior, le représentant des paysans et président de la filière et de Baron, patron d’un groupe agro-alimentaire, ponctués par des archives, nous découvrirons les différentes étapes d’un parcours qui les a conduit à une réussite inégalée aujourd’hui tant sur le plan humain que sur le plan économique: les premières expérimentations scientifiques du nord au sud du Sénégal dans les années 70 grâce aux premiers contrats passés avec quelques paysans, la création de la première usine de concentré de tomate dans la vallée du fleuve Sénégal, le refus de la confrontation de la part des paysans, trente ans de travail et de négociation pour parvenir à organiser les producteurs, assurer le respect les engagements des uns et des autres, faire évoluer les techniques et les rendements, trente ans de discussions, d’échanges, de dons contre dons pour parvenir à une compréhension mutuelle et à des accords gagnant-gagnant.
En suivant Mademba et d’Ablaye, deux jeunes paysans responsables d’un groupement de producteurs dans leur travail et échanges, dans leur village et avec leur famille, nous prendrons la pleine mesure de ce qu’ensemble Fedior et Baron sont parvenus à faire: non pas des ouvriers agricoles mais des partenaires fiers d’être paysan, le remboursement des emprunts, l’accès à un meilleur niveau de vie, la création d’emplois au Sénégal par les producteurs eux-mêmes, la scolarisation des enfants, des hommes responsables envers leur famille, leur village et leur pays.
Les gestes et mots de Fedior et de Baron auprès des paysans viendront expliquer comment ils sont parvenus à cette réussite et comment aujourd’hui encore les mêmes vieilles recettes permettent de garder le cap : travail, concertation, démonstration, persuasion, respect des engagements, dignité, récompenses, sanctions, encadrement des jeunes...
Autant d’efforts récompensés qui légitiment aujourd’hui le refus des paysans sénégalais auprès du Président de la République d’une concurrence déloyale suite aux importations de triple concentré de Chine transformé au Sénégal qui menacent la vie de quelque 300 000 personnes et l’avenir d’une filière économique prometteuse. Des arguments solides et concrets que le gouvernement ne saurait ignorer en période préélectorale...
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