Afrique du Sud

L'AFD en Afrique du Sud

L'AFD en Afrique du Sud

Depuis 1994, l’AFD intervient en Afrique du Sud avec un objectif prioritaire : le soutien à la croissance et l’accompagnement des politiques publiques en faveur du rattrapage social et économique des populations historiquement défavorisées. 

À la une

L'AFD participe à des débats majeurs sur le logement social en Afrique du Sud

15/11/2011

Les 12 et 13 octobre 2011 s’est tenu à Johannesburg le séminaire « Financing Social Housing, Investing in Urban Regeneration » organisé par la National Association of Social Housing Organisations (NASHO) et l’AFD.

Cet événement a rassemblé plus de 70 dirigeants locaux et experts internationaux du secteur : organismes de logement social, ministère sud-africain du logement, institutions nationales, DFIs, banques... Quatre experts français (Caisse des dépôts, ex-ANRU, ex-directeur financier d’organismes HLM et expert du logement au Brésil) sont venus partager leur expérience en répondant aux présentations sud-africaines.

Ce séminaire s’est inscrit dans le contexte d’un débat national visant à refonder la politique publique du logement social en Afrique du Sud. Il a été l’occasion de discuter des mécanismes de financement actuels, d’encourager l’échange d’expérience ainsi que de renforcer les partenariats au sein du secteur du logement social. L’importance de la diversification des outils financiers et de la nécessité d’une politique de long-terme ont également été évoquées.

Le séminaire a contribué à la formulation d’axes de réflexion majeurs que les acteurs du secteur pourront intégrer dans leurs position papers. Il constitue une première étape clé dans un travail partenarial à long terme sur la question du financement durable du logement social en Afrique du Sud.

DT N° 117 | Student Loans: Liquidity Constraint and Higher Education in South Africa

18/10/2011

L’expérience selon laquelle l’accès à l’enseignement supérieur est contraint par la disponibilité de crédits demeure limitée est généralement indirecte. Cette étude apporte des preuves directes en comparant les taux d’inscription (dans les universités) d’étudiants potentiels sud-africains, en fonction de leur obtention – ou pas – d’un prêt pour couvrir les frais d’inscription, dans un contexte où ces derniers sont élevés.   
 
Empirical evidence that access to higher education is constrained by credit availability is limited and usually indirect. This paper provides direct evidence by comparing university enrollment rates of potential South African students, depending on whether or not they get a loan to cover their university fees, in a context where such fees are high. 
 

Afrique du Sud : financement de logements sociaux pour 3000 bénéficiaires

29/09/2011

Attribution d’un prêt de l’équivalent en ZAR de 15 M€ à Affordable Housing Company (AFHCO PTY) pour le financement de projets de logement social dans le centre ville de Johannesburg.

Le Reconstruction and Development Program, mis au point par l’African National Congress (ANC) en 1994, aborde tous les thèmes nécessaires à la disparition des conséquences de l’Apartheid et à la reconstruction du pays, dont celui de garantir à chaque citoyen le droit à un logement décent. Dans ce cadre, des projets innovants de logements locatifs sont développés dans le centre de Johannesburg par l’opérateur privé AFHCO. Les logements sociaux réalisés visent une population précarisée de petits salariats, exclue du marché locatif en favorisant leur intégration dans le tissu urbain. Ils s’inscrivent également dans la politique de réhabilitation et de régénération urbaine du centre-ville de Johannesburg. Ce concours permettra la création de 1 500 logements pour 3 000 bénéficiaires. Il vise à démontrer la faisabilité de ce modèle innovant afin que les banques locales prennent le relais, comme elles le font progressivement sur le logement social plus classique.

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

Projection débat "Projet Eau à Soweto 2005-2010"

21/06/2011

L'AFD vous invite à une projection débat le mardi 28 juin à 17 heures à l’AFD autour d'une évaluation filmée du projet Eau à Soweto. Ce film documentaire, réalisé par Eric Mounier, se fonde sur les principaux critères évaluatifs utilisés par la communauté des bailleurs. Construit comme une sorte d’enquête évaluative qui relate les principaux évènements et résultats du projet, il permet aux spectateurs de se forger leur propre opinion.

Le programme « Gcin’amanzi » (« conservation de l’eau » en zoulou) à Soweto est l’un des plus importants projets du pays dans le domaine de l’eau. C’est un projet nécessaire dans l’Afrique du Sud post apartheid. Depuis la fin du régime ségrégationniste, le pays cherche sa voie, entre des exigences économiques fortes et des inégalités sociales immenses qui fragilisent la nouvelle société sud africaine. Les services aux citoyens comme l’eau, l’électricité, le logement ou encore les transports, sont au cœur des enjeux.

A l'AFD, Salle Jacques Alliot, 5 rue Roland Barthes, 75012 Paris, métro gare de Lyon. Le film projeté dure 54 minutes.

Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

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2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 

 
   
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