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Publication du rapport annuel de l'AFD 2010
Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.
►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)
2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement
Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées
par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.
L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.
Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture
En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :
- L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
- La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
- La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
- L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
- L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
- L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
- Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes
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2011 : la consolidation du modèle économique
« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.
Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :
- L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
- Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
- Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.
La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.
"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"
A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.
Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement
En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.
Transition démographique et emploi en Afrique subsaharienne
Cette étude, fondée sur l’analyse des évolutions démographiques en Afrique subsaharienne, témoigne de l’urgence qu’il y a à placer l’emploi au coeur des préoccupations politiques. L’Afrique subsaharienne est en effet la dernière région à entamer son processus de transition démographique, et par-là celle où la question de l’emploi se pose de la manière la plus pressante.
Cette étude n’a pas l’ambition d’être exhaustive : elle vise à faire apparaître les tendances globales, basées sur des caractéristiques que partagent une majorité des pays du continent, et ainsi à identifier quelques grands axes d’investigation qui pourront servir de socle à une réflexion plus opérationnelle à mener, selon les spécificités de chaque pays. La structure des marchés de l’emploi subsahariens révèle la prépondérance du secteur agricole et de l’économie informelle. La problématique de cette étude est inspirée des travaux RuralStruc conduits par la Banque mondiale et la coopération française (MAEE, ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, AFD, Cirad et FIDA).
Pose de la première pierre d'un lot d'infrastructures socio-communautaires à Topkazoungo
Hervé BESANCENOT, Ambassadeur de France au Bénin, Fulvio MAZZEO, Directeur de l’Agence Française de Développement à Cotonou et Patrice HOUNSOU-GUEDE, Maire de la ville d’Abomey-Calavi ont procédé à la pose de la première pierre d’un lot d’infrastructures socio communautaires à Topkazoungo dans la commune d’Abomey-Calavi (sud du Bénin) le lundi 18 avril 2011.
Ce lot d’infrastructures comprend i) la construction d’un centre de développement communautaire, ii) la réhabilitation du marché de Tokpazoungo et iii) la construction de deux modules de trois classes avec magasin et bureaux entièrement équipés.
D’un coût global de plus de 292 K€ financé sur le Programme d’Appui à l’Agglomération de Cotonou (PAACO – 11 M€), ces infrastructures qui seront toutes réalisées au quartier Tokpazoungo, ont été cofinancées par la Mairie d’Abomey-Calavi à hauteur de 5% du coût total.
La réalisation de ces infrastructures de proximité contribuera à l’amélioration des conditions de vie et de travail des usagers de ce quartier et de toute la commune. Elle contribuera également à amélioration des conditions de scolarisation des élèves, l’épanouissement des jeunes de la commune et l’accroissement des recettes marchandes de la ville. En outre elle permettra l’assainissement des lieux, la lutte contre les inondations et le soutien à la croissance économique.
Conférence "Population, développement et planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone : l’urgence d’agir "
Cette conférence s’adresse en priorité aux neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo.
Les questions de population sont cruciales pour le développement et l'avenir de l'Afrique subsaharienne : on ne pourra lutter efficacement contre la pauvreté et promouvoir une croissance économique durable sans prendre en compte l’impact des phénomènes démographiques à l’œuvre dans la région.
Dans cette perspective, l’accès à la planification familiale représente un enjeu de taille. Chaque année, 4 millions de femmes ont recours à un avortement clandestin en Afrique, région qui concentre plus de la moitié de la mortalité maternelle mondiale. L’Afrique de l’Ouest francophone est particulièrement concernée : le risque pour une femme de mourir au cours de sa grossesse ou de l’accouchement y est 3,5 fois plus élevé que dans les autres régions en développement et 270 fois plus élevé que dans un pays du Nord.
Cette situation résulte directement de l’ampleur des besoins non couverts en planification familiale et d’un accès insuffisant à des services et à une information de qualité. Dans la sous-région, entre 20 et 30% des femmes qui souhaitent différer leurs grossesses ou arrêter d'avoir des enfants n’ont pas accès à une méthode de contraception sûre et efficace. Pourtant, il est démontré que la planification familiale joue un rôle essentiel dans l’atteinte des OMD tout en étant un puissant levier de croissance économique.
En vue de favoriser le dialogue entre partenaires et de renforcer l'engagement des Etats d'Afrique de l'Ouest francophone dans ces domaines, le ministère français des Affaires étrangères et européennes, l’AFD, l’USAID et les fondations Gates et Hewlett ont pris l'initiative d'organiser, en collaboration avec les autorités du Burkina Faso et plusieurs partenaires internationaux, la conférence de haut niveau sur le thème « Population, développement et planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone : l’urgence d’agir » qui aura lieu du 8 au 10 février 2011.
Télécharger la note conceptuelle de la Conférence
Les analyses pays produites dans le cadre de l'étude "Comment bénéficier du dividende démographique ? La démographie au centre des trajectoires de développement dans les pays de l’UEMOA, ainsi qu'en Guinée, au Ghana, en Mauritanie et au Nigéria" peuvent-être téléchargées pour chacun des pays suivants :
Bénin
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Burkina Faso
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Guinée
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Mali
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Mauritanie
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Niger
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Sénégal
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Togo
Le fonds d’investissement AFRICAN AGRICULTURE FUND « AAF » lève 135 millions de dollars US
Le fonds d’investissement AFRICAN AGRICULTURE FUND a été constitué pour répondre à la crise alimentaire qui frappa sévèrement le continent africain en 2008, à la suite de l’explosion des prix des produits agricoles et des limitations temporaires des exportations des produits de première nécessité. Pour sa première levée de capitaux, ce fonds vient de rassembler 135 M US$...
La stratégie d’investissement du fonds AAF vise prioritairement le secteur des produits alimentaires (production, transformation et distribution): céréales, alimentation pour le bétail, produits laitiers, produits oléagineux, fruits et légumes, protection des récoltes, logistique, engrais, semences, services aux petits producteurs.
Afin de réussir une diversification optimale du secteur le fonds AAF investit à tous les échelons des filières (depuis la production primaire jusqu’à la transformation et la distribution) et sur l’ensemble du continent africain. Il soutient des entreprises agricoles privées qui engagent des stratégies de renforcement et de diversification de la production et de la distribution alimentaire en Afrique et met à leur disposition des capitaux permanents pour renforcer leur gestion et moderniser leur filière. Le fonds AAF peut investir jusqu’à 20 millions de US$ par entreprise, en sélectionnant celles qui sont solidement gérées et présentant un fort potentiel de croissance
Pour appuyer son impact sur le développement, le fonds AAF dispose de deux puissants instruments : un fonds d’investissement spécialement dédié aux petites et moyennes entreprises, doté de 30 M US$ et visant un objectif de 60 M US$, et une Facilité d’Assistance Technique, dotée de 10 M€ et destinée à encourager les productions villageoises auprès des grandes sociétés et à financer les développements de services dans les PME. Le fonds AAF a l’objectif d’atteindre 300 M US$ de capital.
La création de AAF résulte de la réponse coordonnée entre, d’une part, un groupe d’institutions européennes de développement (l’Agence Française de Développement –AFD-, l’Agence espagnole pour la Coopération Internationale au développement –AECID-, PROPARCO et le Fonds International de Développement Agricole –IFAD-), et, d’autre part, un groupe d’institutions africaines (la Banque Africaine de développement –BAD-, la Banque de Développement de l’Afrique Australe -DBSA-, la Banque Ouest-Africaine de Développement –BOAD- et la Banque d’Investissement et Développement de la CEDEAO –ECOWAS-), limited liability partners.
La Facilité d’Assistance Technique a été conçue et est gérée par le Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (FIDA). L’essential du financement de cette Facilité sera apporté par la Commission Européenne, avec une contribution de la Fondation AGRA et de la Coopération Italienne.
Afin de lutter contre la sous-capitalisation chronique des entreprises agricoles et agroalimentaires, le fonds AAF est doté d’un mécanisme innovant visant à attirer les investisseurs privés dans son capital : un groupe d’investisseurs (AECID, AFD, BOAD, BIDC) ont décidé de souscrire des actions dont la rémunération sera subordonnée à celle des actions qui seront détenues par des investisseurs privés.
Le fonds AAF est géré par la société de gestion Phatisa, qui regroupe une équipe de professionnels expérimentés dans les domaines du capital investissement et la gestion d’entreprise dans les secteurs agricoles sur l’ensemble du continent africain. Phatisa, présidée par Valentine Chitalu, est dirigée par Duncan Owen et Stuart Bradley. Cette société dispose de bureaux et de représentations à Maurice, en Zambie, au Kenya et en Afrique du sud et procède à des implantations en Afrique de l’ouest (UEMOA et CEDEAO).
Le fonds AAF est attaché aux principes de l’Investissement Socialement Responsable des entreprises. Il applique des normes strictes pour un emploi optimal de la Facilité d’Assistance Technique et, pour la première fois en matière de capital investissement dans l’agro-industrie, un code relatif à l’acquisition et l’exploitation des terres pour les projets agricoles et agroindustrielles afin de prévenir toute pratique préjudiciable au monde rural.
« La sécurité alimentaire étant un enjeu aussi crucial dans toute l’Afrique, AAF apportera des fonds propres disponibles aux entreprises agricoles africaines », note Valentine Chitalu, Président du Groupe Phatisa. « Nous accueillons tous les investisseurs significatifs voulant investir dans le développement économique et la prospérité à long terme du continent ».
Au cours du processus de levée des ressources, Duncan Owen a souligné que « Le succès commercial de ce nouveau fonds alimentaire est un défi à la fois pour les investisseurs internationaux dans AAF et pour le futur de toute l’agriculture en Afrique ».
Les promoteurs du fonds AAF ont été conseillés par un groupe d’avocats conduits par Gide Loyrette Nouel (Stéphane Puel, associé, et Julien Vandenbussche), avec Africa Legal (Lance Roderick, associé, et Louise Campion) et Muhammad Uteem Chambers.
Contacts presse
Phatisa
Izelle le Roux-Owen, Communications Corporatives et Relations avec les Investisseur
Téléphone: + 27 11 501 4806
E-mail: izelleleroux@phatisa.com
AFD
Laure Weisgerber
Téléphone: +33 1 53 44 30 57
E-mail: weisgerberl@afd.fr
Informations générales:
Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français.
Présente sur le terrain dans plus de 50 pays et dans 9 collectivités d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation, santé maternelle, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique…
En 2009, l’AFD a consacré plus de 6,2 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays en développement et émergents et en faveur de l’Outre-mer. Ils ont notamment contribué à la vaccination de 1,8 million d’enfants, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable pour 7,3 millions de personnes et le soutien à 900 000 emplois dans le secteur productif. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 5 millions de tonnes de CO2 par an. www.afd.fr
La Banque Africaine de Développement (BAD) a pour mission de contribuer à la réduction de la pauvreté, à l’amélioration des conditions de vie des Africains et de mobiliser des ressources pour le développement économique et social du continent. A cet égard, l’institution vise à fournir aux pays africains un soutien individuel et collectif pour une croissance économique et un progrès social durables. Dans cet objectif, la Banque stimule et mobilise les ressources internes et externes pour promouvoir les investissements ainsi que l’assistance technique et financière à ses pays membres.
Le groupe Agriculture et Agro-Industrie du secteur privé de la BAD a pour objectif d’investir dans les projets et fonds d’investissement spécialisés dans l’agriculture et l’agro-industrie. Le groupe cherche également à établir des partenariats clé avec les principaux acteurs du secteur afin d’attirer les investisseurs privés dans l’agriculture et l’agro industrie en Afrique.AAF est le second investissement de la Banque dans un fonds d’investissement spécialisé dans l’agriculture et l’agro-industrie Cette participation fait également suite à une série d’investissements agro-industriels dans les plantations et la fabrication d’huile de palme, la fabrication d’huiles de table, le commerce de matières premières agricoles. Au cours des trois dernières années, le département du secteur privé a participé au capital de 16 fonds d’investissement pour plus de 300 millions US$ dans les infrastructures, la santé ou l’industrie. Le groupe de la Banque vise à stimuler une croissance continue de ses membres grâce à de meilleures infrastructures, un secteur privé plus puissant, des institutions plus robustes et une plus grande intégration économique. www.afdb.org
L’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement (AECID), L’agence bilatérale de l’aide espagnole créée en novembre 1988, est l´institution exécutrice des politiques et des financements de la politique espagnole de développement. L´AECID est une agence autonome placée sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, dans le Secrétariat d’Etat de la coopération internationale. L’AECID est responsable de l’élaboration, l’exécution et la gestion des programmes et des projets de coopération, soit en employant ses ressources propres ou en collaboration avec d’agences bilatérales ou internationales et des organisations non gouvernementale. Par ses agences techniques, ses centres culturels et ses instituts de formation, l’AECID est présente dans 42 pays en développement. Les ressources de l’Agence sont mobilisées en faveur des Etats en développent et des secteurs répondant aux priorités et aux critères fixés dans le Plan Directeur de la Coopération espagnole 2009 -2012. www.aecid.es
La Fondation AGRA agit pour l’accomplissement d’une Afrique prospère et maitrisant sa sécurité alimentaire par la promotion d’une croissance de l’agriculture rapide et durable fondée sur les petits producteurs. Ces petits producteurs - en majorité les femmes - produisent la majorité des denrées alimentaires en Afrique, avec des ressources modestes et sans soutien significatif des Etats. L’objectif de AGRA est de s’assurer que ces petits producteurs disposent des moyens pour réussir : des semences de qualité et des terroirs enrichis, l’accès aux marchés, l’information, le financement, le stockage, le transport et des politiques leur apportant des soutiens adaptés. Grace au potentiel agricole élève des superficies agraires e Afrique, AGRA, en stimulant la productivité agricole en relevant les défis de l’environnement. AGRA œuvre à transformer l’agriculture villageoise en la rendant plus productive et compétitive, dans le respect d’une protection de l’environnement. www.agra-alliance.org
Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD). Créée en 1973, la BOAD est l’institution commune de financement des huit États membres de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine). Établissement multilatéral basé à Lomé, elle a vocation à appuyer les politiques publiques décidées par les états membres et les instances de l’Union et pour objectifs la lutte contre la pauvreté, le développement équilibré des États, l’intégration économique de la zone et le développement du secteur privé en finançant des projets prioritaires de développement rural, d’infrastructures (télécoms, énergie, transport), industriels, agro-industriels, de tourisme et d’autres services.
Depuis environ vingt ans, et plus particulièrement ces dernières années, elle étend son activité traditionnelle de financement du secteur public non marchand et marchand au financement du secteur privé marchand, en s’efforçant d’intervenir en subsidiarité par rapport au secteur bancaire local.
La Banque dispose pour ce faire de nombreux instruments : Prêts à long et moyen termes pour le financement de projets nationaux ou régionaux ; Avals et garantie ; Prise de participation au capital d’entreprises ou des Institutions Financières Nationales (IFN) ; Financement d’études de faisabilité de projets ou d’études d’ingénierie ; Financement du transfert à des ressortissants de l’UEMOA, de la propriété des moyens de production et de distribution de biens et services ; Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) à travers les lignes de crédits ou accords-cadres de refinancement accordés aux Institutions Financières Nationales (IFN) ; Allégement des conditions d’emprunts par bonification d’intérêt pour les projets relevant du secteur non marchand. www.boad.org
Banque de Développement de l’Afrique Australe. La DBSA est une institution financière de développement de premier rang en Afrique subsaharienne en région australe, jouant les rôles de financier, conseiller, partenaire, maitre d’ouvrage et d’intégrateur de projets. Sa mission est d’accélérer le développement socio-économique durable en finançant les infrastructures physiques, sociales et économique. La Banque maximise sa contribution au développement durable en mobilisant des financements, des connaissances et du capital humain afin d’accompagner les Etats et les autres acteurs du développement en améliorant la qualité de vie des populations dans l’Afrique australe, grâce au financement des projets d’infrastructures, en accélérant durablement la réduction de la pauvreté et en promouvant une croissance structurée et l’intégration régionale économique. www.dbsa.org
Banque d’Investissement et Développement de la CEDEAO. Créée le 28 mai 1975 afin de promouvoir la coopération et l’intégration des pays de l’Afrique de l’Ouest, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comprend actuellement quinze Etats membres que sont le Bénin, le Burkina-Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Léone et le Togo. Le Traité portant création de la CEDEAO institua également le Fonds de coopération, de compensation et de développement de la CEDEAO (Fonds de la CEDEAO) en tant qu’instrument financier de la Communauté. Il est devenu opérationnel en 1979. Afin de renforcer les ressources financières du Fonds à travers l’ouverture de son capital aux partenaires non-régionaux et de diversifier ses activités opérationnelles notamment par un appui plus marqué au secteur privé, la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, lors de sa vingt-deuxième session tenue les 9 et 10 décembre 1999, a décidé la transformation du Fonds de la CEDEAO en un groupe bancaire dénommé « Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) ». La Banque est devenue opérationnelle le 1er janvier 2004. Son objectif essentiel est de contribuer à l'essor économique de l'Afrique de l'Ouest à travers le financement des projets et programmes de la CEDEAO et du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) qui sont, entre autres, les programmes relatifs au transport, à l'énergie, à la télécommunication, à l'industrie, à la réduction de la pauvreté, à l'environnement et aux ressources naturelles. Elle comprend deux guichets dont l'un est destiné à la promotion du secteur privé et l'autre au développement du secteur public. www.bidc-ebid.org
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) œuvre aux côtés des populations rurales pauvres afin de leur permettre de cultiver et de vendre davantage de produits vivriers, d'accroître leurs revenus et de déterminer le cap de leur propre existence. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 12 milliards d'USD sous forme de dons et de prêts à faible taux d'intérêt octroyés à des pays en développement, permettant à plus de 360 millions de personnes de se libérer par elles-mêmes de la pauvreté. Le FIDA est une institution financière internationale et une organisation spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Rome – la plateforme alimentaire et agricole des Nations Unies. Il représente un partenariat unique, regroupant 165 membres, entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), d'autres pays en développement et l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). www.ifad.org
Phatisa: La gestion du Fonds est confiée à Phatisa Funds Managers (Phatisa), société opérant sur l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne, et disposant d’implantations à Maurice, en Afrique du sud , en Zambie, au Kenya, au Ghana et, dans un proche futur, dans les autres pays de l’Afrique de l’ouest. Phatisa regroupe une équipe de professionnels possédant une solide expérience dans la gestion des fonds d’investissements privés et dans les secteurs agricoles et agro-industriels sur le continent.
Duncan Owen, Son Directeur général, a travaillé 18 ans chez Unilever avant de rejoindre la CDC Capital Partners, comme responsable de gestion de son portefeuille de participations dans le secteur agricole comprenant plus de 10 sociétés recouvrant 8 pays en Afrique et employant 28 000 personnes. Stuart Bradley, Associé, et l’ensemble de son équipe cumulent plus de cent ans d’expérience dans le capital investissement et le développement agroindustriel en Afrique.
Le Comité d’investissement est présidé par Valentine Chitalu, responsable des investissements chez Phatisa. Ill a participé à de nombreux conseils d’administration en Zambie, en Australie, en, Afrique du sud et au Royaume Uni et préside plusieurs Conseils d’administration de sociétés en Zambie (Zambian Breweries, MTN, Albidon) et Phatisa Group (Maurice). Il a été nommé récemment administrateur au conseil de CDC Group Plc (Royaume Uni). Valentine Chitalu est expert comptable et a travaillé à la Meridian Bank et il dirigea l’Agence Zambienne des privatisations où il supervisa la cession et la privatisation d’environ 240 entreprises.
Toute l’équipe de Phatisa est implantée en Afrique et consacre une part considérable de ses activités au développement de relations avec des partenaires stratégiques. Ainsi, le fonds dispose de réseaux et d’informations fiables solides dans les pays dans lesquels il investit.
Phatisa apporte son expérience indispensable pour investir, gérer et céder avec succès ses prises de participations dans l’un des fonds de capital investissement les plus innovants dans le secteur agricole africain. www.phatisa.com
PROPARCO est une Institution financière de développement, conjointement détenue par l’Agence Française de Développement (AFD) et par des actionnaires privés du Nord et du Sud. La société a pour mission de catalyser les investissements privés dans les pays émergents et en développement en faveur de la croissance, du développement durable et de l’atteinte des Objectifs du millénaire (OMD). PROPARCO finance des opérations économiquement viables, socialement équitables, soutenables sur le plan environnemental et financièrement rentables. Sa stratégie sectorielle, adaptée au niveau de développement des pays, se concentre sur le secteur productif, les systèmes financiers, les infrastructures et le capital investissement. La société investit dans un champ géographique allant des grands pays émergents aux pays les plus pauvres, notamment en Afrique. PROPARCO propose une palette complète d’instruments financiers permettant de répondre aux besoins spécifiques des investisseurs privés dans les pays en développement (prêts, fonds propres, garanties et ingénierie financière). En 2009, PROPARCO a octroyé 1.1 Md € à travers quatre vingt projets dans plus de trente pays. www.proparco.fr
Afrique de l’Ouest : appui à la sécurité alimentaire
Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une subvention de 10,4 millions d’euros à la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour un programme d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest.
En Afrique de l’Ouest, l’insécurité alimentaire reste un problème structurel majeur : sur 265 millions d’habitants, 40 millions souffrent de malnutritions chroniques et des crises affectent des dizaines de millions de personnes chaque année. Une grande partie des actions du programme relèvent du renforcement de capacité, à travers des actions d’accompagnement méthodologique et technique, de production de connaissance, de diffusion d’informations et de formation. Avec le développement d’instruments de réduction de la volatilité des prix ou d’amélioration de l’accessibilité aux produits alimentaires, le programme permettra notamment une amélioration des conditions de vie des ménages, en particulier les plus pauvres, et la dynamisation de la production agricole et des échanges régionaux.
