Mali

Depuis 2000, le volume total des engagements de l’AFD au Mali, y compris les aides budgétaires, s’est élevé à près de 295 millions d’euros, soit près de 200 milliards de FCFA, principalement sous forme d’aide projet.

À la une

Mise en place d'une politique environnementale et sociale (E&S) pour le Groupe Bank Of Africa

23/11/2011

L’agence AFD de Bamako a procédé avec le Groupe Bank Of Africa (BOA), à la signature d’une convention le mardi 22 novembre 2011. Cette convention a pour objet d’accompagner la mise en place d’un politique Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) au sein de ce groupe.

La cérémonie, à laquelle ont participé M. Christian Rouyer, Ambassadeur de France au Mali, M. Mohamed Bennani, Président directeur général de la Bank Of Africa (BOA) et M. Hervé Bougault, Directeur de l’agence de Bamako, a été organisée au siège de la BOA Mali.
 
Les discours prononcés à cette occasion ont souligné la solidité des liens, qui remontent à 1982, date de création de la BOA Mali, entre le groupe BOA et le Groupe de l’AFD. Ils ont également salué la volonté du Groupe BOA de mettre en œuvre une politique RSE en s’appuyant sur a facilité d’appui au renforcement des capacités de gouvernance (FRCG), outil développé par l'AFD.

 
MM Bennani, Rouyer et Bougault après la signature

 

Le projet, qui vient d’être formalisé financera, partiellement, une mission d’expertise avec deux objectifs :

  • formuler et mettre en œuvre une politique RSE
  • évaluer les risques E&S pour le Groupe BOA et ses filiales

Cette mission, prévue pour une durée d’un an, sera accompagnée par une assistance technique de Proparco et suivie par l'unité envrionnementale, sociale et impacts (UESI) de Proparco .

Le coût de ces prestations, estimé à 60 900 €, sera financé à hauteur de 25% par la BOA ; le solde étant financé par l’AFD, et ce dans la limite des 50 000 € octroyés.

Nouveau projet de développement et d'aménagement urbain à Bamako

20/10/2011

La signature d'une convention de subvention par l'AFD et la Commune V du district de Bamako, d'un montant de 1,5 M€, soit près d’un milliard de Francs CFA, va permettre de mettre en oeuvre un projet combinant adduction d'eau potable, assainissement, développement de la gouvernance locale et appui à la coopération décentralisée.

D’un coût total de 2,5 millions d’Euros, le Programme d'aménagement et de développement du quartier Baco-djicoroni (PADAB), cofinancé par l’AFD et la Fondation SADEV Mali ( fondation apportant son soutien à l'aménagement et au développement), a pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations du quartier de Baco-djicoroni. Et plus particulièrement, les secteurs d’Heremakono, de Bandiagara et de Fitrigougou en particulier.
Ce projet répond aux priorités identifiées par la Commune V du District de Bamako  dans le cadre de son plan triennal pour le développement de l’eau potable et de l’assainissement.

 

Le projet sera décliné selon sept axes d’intervention : 

  • Développement de l’accès à l’eau potable : améliorer les conditions de desserte en eau potable d’environ 22 000 habitants des secteurs d’Hérémakono, de Bandiagara, et de Fitribougou ;
  • Développement de l’assainissement solide (collecte des déchets) : amélioration des étapes de pré-collecte et de collecte des déchets solides pour les 62 000 habitants de l’ensemble du quartier de Baco-Djikoroni ;
  • Développement de l’assainissement des eaux usées : amélioration de la collecte et du traitement des effluents liquides rejetés par 2 200 habitants du secteur d’Hérémakono ;
  • Développement de l’assainissement pluvial et de la voirie : amélioration de la collecte et l’évacuation des eaux pluviales par la réfection ou la pose de caniveaux ainsi que le dallage ou le pavage de rues dans le secteur d’Hérémakono ;
  • Développement de la gouvernance locale : renforcement ou appui à l’émergence de modes locaux d’organisation garantissant l’implication des habitants, des responsables de quartier, et des services communaux dans la pérennisation des projets ;
  • Capitalisation des connaissances : démonstration de la pertinence des solutions techniques et organisationnelles mises en place, et mise à disposition d’une référence et d’un référentiel  en vue d’une transposition à d’autres communes de Bamako et à d’autres villes du Mali ;
  • Appui à la coopération décentralisée : développement d’un nouveau mode d’intervention de l’AFD valorisant le potentiel de la coopération décentralisée française.

 

La cérémonie de signature s’est déroulée le 17 octobre 2011 en présence de M. Henri de Raincourt, ministre français chargé de la coopération, M. David Sagara, ministre délégué auprès du ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, chargé de la Décentralisation, M. Hervé Bougault, Directeur de l’AFD à Bamako, M. Boubacar Bah, Maire de la Commune V du District de Bamako, M. Christian Rouyer, Ambassadeur de France au Mali, des conseillers communaux ainsi que de nombreuses autres personnalités de la Commune, dont M. Ahmed Mohamed Ag Hamani, ancien Premier Ministre.

Le projet sera mis en œuvre en étroite concertation avec les entreprises responsables du service de l’eau potable sur la capitale (SOMAPEP  et SOMAGEP), ainsi qu’avec les différents services de l’Etat concernés par le service de l’assainissement, dont la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances  (DNACPN)  et l’ Agence Nationale de Gestion des Stations d’Epuration du Mali (ANGESEM).

Les travaux seront réalisés selon une approche Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) .

Développement de la production d’agro-carburant à base d’huile de jatropha

17/10/2011

M. Hervé Bougault, directeur de l’AFD à Bamako et M. Hugo Verkuijl, directeur général de la société Mali Biocarburant SA (MBSA), ont procédé le dimanche 16 octobre 2011, à la signature d’une convention de prêt de 1 250 000 Euros (soit 820 millions de Fcfa).
 

Ce financement, octroyé par l’AFD, va permettre à MBSA de financer son plan d’investissement industriel pour le développement de la production d’agro-carburant à base d’huile de jatropha curcas (ou pourghère).

La cérémonie de signature a enregistré la présence de M. Habib Ouane, ministre de l’Eau et de l’Energie, de M. Henri de Raincourt, Ministre français auprès du Ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et Européennes, chargé de la Coopération, de M. Christian Rouyer, Ambassadeur de France au Mali. Des représentants du Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, du Ministère de l’Agriculture, de l’Agence Nationale pour le Développement des Biocarburants (ANADEB), de l’Union Locale des Sociétés Coopératives de Pourghère et de la Chambre Régionale d’Agriculture de Koulikoro étaient également présents.

MBSA est une société anonyme de droit malien, créée en 2007 et composée de deux filiales : Koulikoro Biocarburant SA au Mali et Faso Biocarburant SARL au Burkina Faso. Ses principaux actionnaires sont KIT (Institut Royal des Tropiques aux Pays Bas), SPF (Fonds de Pension Néerlandais) et une société néerlandaise PowerPackPlus. Elle bénéficie également du soutien du Ministère néerlandais de la Coopération.  

L’objectif de la société est de développer, de façon durable, la production d’agro-carburant à base de graines de Jatropha en Afrique de l’Ouest. Sa stratégie consiste à produire, transformer et commercialiser, sur les marchés locaux, l’huile brute de Jatropha ainsi que le biodiesel produit après un processus d’estérification dans son unité industrielle de Koulikoro. Les tourteaux sont par ailleurs utilisés dans la production de biogaz et sont valorisés comme engrais organiques. La glycérine est vendue localement pour la production de savon. Les producteurs, réunis en coopératives, sont actionnaires des filiales de MBSA.
 
Au travers de ses Fondations Mali Biocarburant et Faso Biocarburant, MBSA fournit des services de conseil agricole aux producteurs et veille à l’intégration du Jatropha dans les systèmes d’exploitation afin d’assurer une complémentarité avec les productions alimentaires, et préserver ainsi la sécurité alimentaire.

La société MBSA est impliquée dans plusieurs programmes de recherche et participe ainsi au développement des connaissances liées à la culture du Jatropha.

À travers ce type de financement, l’AFD cherche à accompagner l’essor de filières de biocarburants durables et porteuses de développement (rentables économiquement, avec un impact social et environnemental positif) par un appui aux investisseurs privés et aux politiques publiques des pays en développement importateurs d’hydrocarbures.
 
D’autre part, et afin de s’assurer du respect des normes environnementales et sociales des projets financés, l’AFD intervient également sous forme de subventions pour :

  • appuyer la construction de référentiels technico-économiques sur la filière à travers le financement d’activités de recherche & développement ;
  • contribuer à l’animation de réseaux d’acteurs pour assurer la construction de la connaissance ;
  • favoriser la définition de politiques publiques sur les biocarburants (cadres institutionnels, réglementaires et fiscaux) facilitant ainsi des modèles de productions et des types de filières à fort impact environnemental et à effet levier sur le développement.

Inauguration de l’Institut de Formation Professionnelle de Kayes

14/10/2011

Le Premier Ministre, Mme Cisse Mariam Kaidama, accompagnée du Ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le Général Kafougouna Kone, du ministre de l’Education, M. Salikou Sanogo et du Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, M. Modibo Kadjoke, et du directeur Mali de l’Agence Française de Développement, Hervé Bougault, a inauguré samedi 8 octobre l’Institut de Formation Professionnelle (IFP) de Kayes. 

Les travaux de construction et d’équipement de ce nouvel IFP ont commencé en mai 2010, pour une ouverture effective de l’IFP à la rentrée scolaire 2011-2012, le 3 octobre. Au total, 5 000 m² d’espace de formation (salles banalisées, salles techniques, ateliers, boxes et espaces extérieurs de travaux pratiques) ont été réalisés. Le nouvel IFP pourra accueillir 340 nouveaux élèves par an, avec une capacité instantanée d’environ 1000 apprenants.

Initialement budgété à 5.17 millions d’euros (3.39 Mds de F CFA), le volet « Formation Professionnelle à Kayes » à finalement représenté un investissement total de 6,25 millions €, soit environ 4.1 milliards de F CFA.

Outre le financement de l’AFD, le projet de l’IFP de Kayes a mobilisé de nombreuses coopérations décentralisées, avec la région Nord-Pas-de-Calais et la région Ile-de-France, mais aussi l’Académie d’enseignement de Versailles et la fondation Tile Coura

Le Premier Ministre a salué la coopération entre la France et le Mali, coopération qui a permis, entre autres, de réaliser cet institut dont la diversité des formations envisagées et la qualité des équipements en font le plus important et le plus moderne centre de formation de la sous-région.
 

« Un continent que l'on regarde autrement »

22/09/2011

Une croissance économique forte, une explosion démographique inédite dans son histoire... L'Afrique subsaharienne, au centre des regards, fait face à des défis considérables, nous dit Yves Boudot, directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Yves Boudot a passé 27 ans de sa vie professionnelle dans une dizaine de pays  d’Afrique. Il a été nommé depuis quelques semaines directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD.

Peut-on dire que l’Afrique est le continent prioritaire pour l’AFD ?
L’Afrique est la première priorité de la politique française de coopération*. L’AFD est chargée de la mise en œuvre de cette vision. Cette priorité donnée au financement du développement en Afrique subsaharienne répond à l’importance des enjeux et des défis posés par l’émergence du continent.
Cette priorité est également le fruit de l’histoire même de l’aide publique au développement française et de notre maison.
C’est en Afrique subsaharienne que plongent les racines opérationnelles, financières et affectives de l’AFD. Cette spécificité dans le paysage des bailleurs de fonds en fait d’ailleurs sa principale expertise et sa première valeur. L’Afrique au sud du Sahara concentre près de 40% de l’activité globale de l’AFD, et 60% de l’effort budgétaire de l’Etat.

Quel regard peut-on porter sur le contexte africain aujourd’hui ?
Il faut se méfier de la tendance que nous avons à généraliser dès que l’on parle de ce continent. Les généralités sur l’état et l’avenir de l’Afrique font osciller sans nuance et depuis trop longtemps entre une vision pessimiste ou résignée et un optimisme béat. L’Afrique au sud du Sahara est diverse, complexe et inégale.
Ce qui ne fait en revanche plus aucun doute aujourd’hui, c’est que l’Afrique subsaharienne est au centre des enjeux et des défis globaux d’aujourd’hui et des décennies à venir.
Tel est peut être le véritable contexte africain.
La dynamique démographique inédite, la croissance économique forte et résiliente depuis quelques années, le potentiel des ressources naturelles, toujours rappelé mais encore peu mis en valeur, et la progression continue de la paix et de la démocratie en font effectivement un continent que l’on regarde autrement.
L’Afrique du Sud en est une illustration saisissante. Qui aurait pu prévoir en 1990, lorsque Nelson Mandela est sorti de prison, que ce pays serait vingt ans plus tard la puissance économique qu’il est en train de devenir ?

Quels sont pour les pays au sud du Sahara les principaux défis à relever ?
Ils sont considérables. L’Afrique devra nourrir près d’un milliard de personnes supplémentaires d’ici 2050. Le rythme d’accroissement de sa population est estimé à près de 15 millions de personnes supplémentaires par an. Son agriculture devra alimenter les villes qui vont rester en forte croissance et faire vivre les campagnes.
En 2050, deux milliards d’Africains devront avoir accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation ou à la santé, alors que les capacités de production et de distribution ne suffisent aujourd’hui pas à satisfaire les besoins.
Enfin, la croissance économique africaine, bien supérieure à la croissance actuelle de nos économies, devra d’abord être synonyme de création massive d’emplois pour la jeunesse du continent, et de ressources fiscales pour les Etats. L’émergence d’un secteur privé formel est un enjeu majeur pour l’Afrique au sud du Sahara.

Quels sont les grandes orientations stratégiques de l’AFD en Afrique subsaharienne ?
Encore une fois, elles dépendent de la situation économique et sociale des pays que l’on accompagne. Elles dépendent donc d’abord de la demande et des besoins des bénéficiaires de nos financements mais également de la capacité des Etats à s’endetter pour financer leurs investissements.
Trois grands axes, définis par le gouvernement français, guident aujourd’hui l’activité de l’AFD en Afrique subsaharienne : le financement des grandes infrastructures, le développement d’une agriculture plus productive et l’accompagnement d’une croissance plus inclusive.
Le premier consiste donc à accompagner le développement des grandes infrastructures et de rendre accessibles les services essentiels aux populations des villes et des campagnes. Ils concernent l’accès à l’énergie, aux transports, à l’eau, à l’irrigation, à l’éducation et à la santé.
Une étude récente de la Banque mondiale a mis en lumière le déficit de ces infrastructures, le prix élevé de leur accès et les montants additionnels considérables nécessaires à un rattrapage de la situation actuelle sur dix ans.
L’énergie et les transports en sont objectivement les deux premières priorités. Ces deux secteurs nécessitent des investissements lourds, Il faut, pour les mettre en œuvre, faire converger les efforts des bailleurs, des partenaires privés et des Etats. Par exemple, le potentiel hydroélectrique est considérable et les projets, nécessairement régionaux, s’inscrivent dans un temps long. Il nous faut dès à présent concentrer nos efforts dans ce secteur.
Le transport ferroviaire, quant à lui, a été abandonné au profit de la route depuis la fin des années 1970. Sur les corridors commerciaux principaux et pour le transport des matières premières issues de l’activité minière, il est pourtant le mode de transport adapté aux besoins.

Le développement de l’agriculture vivrière et des filières agro-alimentaires sont le second axe prioritaire pour les années à venir. Le secteur représente 13% du PIB d’Afrique subsaharienne et concerne près de 70% de la population active. Il favorise la création de valeurs, la stabilisation des populations en milieu rural et la lutte contre la désertification. L’agriculture africaine doit être plus productive pour assurer la sécurité alimentaire des villes et des campagnes, et générer des surplus d’exportation. Ces enjeux sont au cœur du rapport des mouvements entre les villes africaines en expansion et les campagnes

Enfin,  il n’a échappé à personne que les taux de croissance économique du continent sont, depuis maintenant près de dix ans, bien supérieurs à ceux de nos propres économies.
Cette croissance régulière est notamment tirée par l’évolution favorable des cours des matières premières, notamment minières et pétrolières. Elle est d’ailleurs souvent inégale d’un pays à l’autre.
Il est indispensable de favoriser le développement d’une croissance plus inclusive, portée par un secteur privé formel dans des secteurs fortement créateurs d’emplois.
L’AFD poursuit donc son effort pour favoriser le développement d’un système bancaire et financier tourné vers le développement de ce secteur privé.


A-t-on des priorités géographiques ?
En termes de répartition de l’effort budgétaire de l’Etat français, l’activité de l’AFD est fortement concentrée sur les 14 pays prioritaires de la coopération française .
Mais l’AFD est aujourd’hui présente dans tous les pays d’Afrique subsaharienne et y adapte son action et décline ses outils en fonction des besoins exprimés et de notre capacité à y répondre.
La véritable priorité consisterait à penser autrement l’approche géographique du continent au sud du Sahara. Il nous faut d’abord penser régionalement, pour les grands projets d’infrastructures notamment, tout en conservant une action nationale dans d’autres secteurs.
La dimension des défis que nous venons d’évoquer et la taille critique des ensembles économiques sont telles qu’une approche régionale est inévitablement indispensable.
Cela est vrai pour le financement des grands projets d’infrastructures d’énergie ou de transports, mais également pour le développement d’espaces économiques cohérents et intégrés générateurs de dynamisme et d’émulation, en synergie avec les Unions régionales qui émergent progressivement.


* Cette priorité a effectivement été rappelée dans le document cadre de la Coopération au Développement du Ministère des affaires étrangères et européennes pour 2011.


** Les 14 pays prioritaires en Afrique subsaharienne : Bénin, Burkina Faso, Comores, Ghana, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo


8,5 millions d'euros pour améliorer la qualité de l’éducation de base en Afrique

08/09/2011

Deux  conventions de financement pour l'amélioration de l'education de base en Afrique ont été signées par l'Organisation internationale de la francophonie et l’AFD, ce 8 septembre 2011, à Paris. Cette signature, faite en présence des ambassadeurs des huit pays concernés, lance le projet Ecole et langues nationales (ELAN) et l’Initiative francophone de formation à distance des maîtres (IFADEM).

La première convention a été signée par Clément Duhaime, Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, et Dov Zerah, Directeur général de l'AFD, pour un montant de 4,5 millions d’euros destinés au projet Ecole et langues nationales (ELAN).

La seconde convention a été signée par Bernard Cerquiglini, le Recteur d’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et Dov zerah pour un montant de 4 millions d’euros destinés au projet de l’Initiative francophone de formation à distance des maîtres (IFADEM).

Les conventions ont été co-signées par le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE), représenté par Delphine Borione, directrice de la politique culturelle et du français.

Les signatures ont eu lieu en présence des ambassadeurs des huit pays concernés : Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, RD Congo, Mali, Niger et Sénégal.

A cette occasion, des accords de partenariat ont également été signés entre l’OIF, l’AUF, le MAEE et l’AFD, ce qui souligne l’engagement de la coopération française et des institutions de la francophonie à conjuguer leurs efforts en faveur d’une éducation de base de qualité en Afrique prenant en compte la diversité linguistique du continent.

Le projet Ecole et langues nationales

Le projet Ecole et langues nationale en Afrique (ELAN) aidera huit pays d’Afrique subsaharienne francophone adhérant à l’initiative dans l’organisation d’un enseignement bilingue articulant, dans les premières années de l’école primaire, l’utilisation d’une langue africaine comprise par les enfants et l’apprentissage de la langue française.

Le projet soutiendra la planification de la réforme, la production de matériel didactique approprié, le renforcement de capacités des acteurs et des formateurs et la sensibilisation des décideurs et des partenaires de l’école.

Le projet de formation à distance des maîtres

Le projet de formation à distance des maîtres (IFADEM) aidera une dizaine de pays africains volontaires, ainsi que le Madagascar, à mettre à niveau les instituteurs recrutés massivement et souvent sans formation professionnelle, au cours de la décennie passée.

Le projet financera l’appui aux systèmes nationaux de formation continue des enseignants pour intégrer les modalités de formation à distance à travers la mise en place du dispositif IFADEM. Il en sera de meme pour les cycles de formation, le développement et le partage de ressources pédagogiques innovantes, en particulier sur support numérique, ainsi que le suivi et l’évaluation des impacts sur la formation des enseignants et les apprentissages des élèves.

Ces conventions de financement participent de l’effort spécifique de la France en faveur de l’Education pour tous et s’inscrivent dans une nouvelle génération d’opérations d’assistance technique.

Ces opérations mutualisent les ressources pour offrir aux pays d’Afrique subsaharienne francophone l’appui à long terme d’opérateurs spécialisés capables d’accompagner la mise en place de solutions répondant aux objectifs des réformes des systèmes éducatifs africains.

La signature a eu lieu au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 
   
1 
2 
3  4  5 
 
 
Archives