Mauritanie

Le Groupe Agence Française de Développement (AFD) intervient en République Islamique de Mauritanie (RIM) depuis 1978.

À la une

Afrique, 50 ans d’indépendance - Développement et coopération : quelles perspectives d’avenir?

28/10/2010

L’Agence Française de Développement vous invite à un colloque sur le cinquantenaire des indépendances africaines le 29 octobre 2010. Ce colloque, organisé avec la Mairie de Paris et accueilli à l’Hôtel de Ville, a reçu le label du Secrétariat général du Cinquantenaire des indépendances africaines.

Le programme scientifique est conçu en partenariat avec deux revues, la Revue internationale de politique de développement, publiée par l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, qui consacre son dossier 2010 aux 50 ans d’indépendance, et Afrique contemporaine, qui prépare deux dossiers spéciaux, l’un sur les indépendances en septembre et l’autre sur l’histoire de l’aide en décembre.

Le programme portera non seulement sur les trajectoires de développement et les stratégies des donateurs, mais aussi sur les apports de l’Afrique au cours des 50 dernières années. Une dernière partie sera consacrée aux perspectives.  

Sites des partenaires :

Visite du Directeur général de l'AFD en Mauritanie

25/10/2010

M. Dov Zerah, Directeur général de l’AFD, accompagné de Jérôme Peyrat, Directeur de la Communication, s’est rendu en Mauritanie du 26 au 28 octobre 2010. Cette première visite a été l’occasion de rencontrer les plus hautes personnalités de l’Etat mauritanien, des membres du gouvernement et d’échanger avec les partenaires stratégiques de l’AFD.

 

Outre la prise de contact avec les collaborateurs de l’agence AFD de Nouakchott, M. Dov Zerah a pu s’entretenir à deux reprises avec le Président de la République islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, ainsi qu’avec plusieurs ministres (Premier ministre, Affaires économiques et Développement, Santé, Hydraulique, Emploi et formation professionnelle, commissaire à la promotion des investissements), afin de préciser les perspectives de coopération entre l’AFD et les autorités mauritaniennes.
 
Nous pouvons retenir de ces entretiens la priorité donnée par les autorités nationales au développement des conditions nécessaires à la croissance : infrastructures (essentiellement en matière d’accès à l’eau et à l’électricité) et formation, ainsi que le souhait de voir mieux valoriser certaines productions (élevage, pêche).
 
Concernant le secteur électrique, le projet de « grande centrale » de 700 MW a été évoqué, ainsi que la priorité donnée maintenant aux énergies renouvelables. Le choix d’une gestion publique a été réaffirmé clairement. Dans ce domaine, les autorités ont notamment présenté un projet de centrale solaire modulable à Kiffa pour lequel des études de préfaisabilité seraient disponibles.
Concernant l’hydraulique, deux projets prioritaires ont été présentés : l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans la région de Néma (à partir d’une nappe partiellement équipée en forages) et la mise à disposition de l’eau (AEP et petite irrigation) à partir de la retenue de Fout Gheta dans le cadre du projet Aftout el Charghi dans le « triangle de la pauvreté ». Pour ces deux projets, des études sont disponibles.
Le Directeur général s’est engagé à envoyer rapidement (première quinzaine de décembre) des missions techniques afin de mieux identifier ces trois projets.
 
 
Lors de son séjour à Nouakchott, M. Dov Zerah accompagné du ministre de la Santé, s’est rendu au Centre de Santé de Sebkha, au cœur d’un quartier populaire, afin de visiter un projet emblématique de l’AFD connu sous le nom de forfait obstétrical. Basé sur le principe de mutualisation du risque, ce projet – mis en œuvre depuis 2002 – a déjà permis de réduire sensiblement la mortalité maternelle et infantile dans les régions où il a été implanté. Les femmes qui souscrivent ce forfait bénéficient d’une micro-assurance couvrant l’ensemble des frais liés à la grossesse et à l’accouchement. Le succès de ce projet a conduit le ministère de la Santé à en faire une politique de santé publique, afin de l’étendre à l’ensemble du territoire.
 
 
 
Il a également rencontré certains organismes publics, parmi lesquels la SNIM (Société Nationale Industrielle et Minière), société d’Etat mauritanienne avec laquelle l’AFD entretient un partenariat ancien (197 M€ accordés depuis 1978) et très étroit, notamment au travers d’un prêt de 75 M€ dans le cadre du Programme de modernisation de la société et d’un appui à la construction d’un Centre de formation technique et professionnelle. Il a également pu s’entretenir avec le directeur général de la nouvelle agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (ANADER).
 
Un déjeuner avec les principaux partenaires au développement a permis de confronter les perceptions de l’évolution économique récente du pays ainsi que des perspectives à court et moyen termes.
 
Enfin, le Directeur général a pu se rendre à Nouadhibou, cœur économique du pays, où il a pu visiter le port autonome (18 M€ accordés entre 1990 et 1992), une entreprise industrielle de conservation des produits de la pêche et le port minéralier de la SNIM.
 
Commentaires : après la remise de la lettre du Président Sarkozy proposant notamment une aide exceptionnelle pour l’année 2011, la visite du Directeur général de l’AFD est venue réaffirmer avec force l’engagement français au côté des efforts de développement de la Mauritanie. Les autorités mauritaniennes ont saisi cette occasion pour préciser leurs priorités sectorielles et proposer des interventions pouvant concrétiser rapidement cet appui.

Attribuer à la Mauritanie une aide budgétaire globale en 2010

31/08/2010

Une aide budgétaire exceptionnelle de 3 Meuros a été annoncée par le Secrétaire d’Etat Joyandet en mai 2010.

Une mission tripartite a instruit ce concours qui a été approuvé le 7 juillet et décaissé par l’AFD en septembre 2010.

Signature d'une Convention de crédit entre Proparco et Mauritanie Leasing

01/08/2010

Mauritanie Leasing est une société privée créée en 1998 et dont l’activité principale est de fournir aux PME des produits de leasing pour l’acquisition de biens industriels ou professionnels.

Proparco a octroyé un prêt de 2M€ à cette institution financière pour le développement de son activité. Une convention de crédit a ainsi été signée entre les deux établissements en août 2010.

Mauritanie Leasing a également bénéficié d'un appui en subvention pour mettre en place une procédure Lutte Anti Blanchiment et contre le Financement du Terrorisme (LAB-FT) conforme aux standards internationaux.

L’AFD déploie plus de 675 millions d’euros en faveur du développement durable

07/07/2010

Education au Mali et au Burundi, énergie au Rwanda et au Kenya, transport urbain en Jordanie et en Colombie, chauffage urbain en Chine, forêt au Congo, eau en Tunisie et dans le Bassin du Niger… : à l’occasion de son Conseil d’administration du 8 juillet 2010, l’AFD déploie plus de 675 millions d’euros en faveur du développement durable.

Burundi : renforcement de l’éducation et de la formation

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 2,586 millions d’euros à la République du Burundi pour contribuer au financement de son Plan Sectoriel de l’Education et de la Formation (PSDEF). Ce concours est accordé dans le cadre d’un Contrat de Développement et de Désendettement (CDD), qui prévoit le refinancement sous forme de don de la dette publique du Burundi à l’égard de la France.

Avec un PIB par habitant évalué à 126 dollars en 2008, le Burundi est l’un des plus pauvres pays du monde. Il est classé à la 174ème place sur 182 à l’Indicateur de Développement Humain du PNUD. Dans le secteur éducatif, le taux d’achèvement du primaire (46%) reste l’un des plus bas d’Afrique sub-saharienne. L’Etat s’est fortement engagé en faveur de l’éducation et a adopté en 2009 le PSDEF, qui précise notamment les besoins en termes d’enseignants à recruter et les mesures à mettre en œuvre pour mieux gérer les ressources humaines de ce secteur.
Ce programme permettra d’assurer le financement sur trois ans des coûts salariaux de 1.230 enseignants recrutés en 2010 et de mettre en place des outils de suivi et de pilotage de la politique de recrutement des enseignants.

Rwanda : programme d’accès à l’électricité

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3,289 millions d’euros à la République du Rwanda pour contribuer au financement de son programme national d’accès à l’électricité. Ce concours est accordé dans le cadre d’un Contrat de Développement et de Désendettement (CDD), qui prévoit le refinancement sous forme de don de la dette publique du Rwanda à l’égard de la France.
Au Rwanda, dont les moyens de production d’électricité et les infrastructures de réseau sont insuffisants, moins de 6% des ménages sont desservis en électricité. Le gouvernement a adopté en 2008 une stratégie énergétique qui affirme que le secteur de l’énergie doit contribuer à la croissance économique du pays et à l’amélioration des conditions de vie des populations de manière durable et responsable. Il a lancé en 2009 un vaste programme national d’accès à l’électricité, dont l’objectif est de raccorder en moyenne chaque mois 4.600 nouveaux ménages. Le financement de ce programme est mis en œuvre dans une approche harmonisée avec les autres bailleurs de fonds.

Ce concours sera principalement affecté au financement d’investissements, notamment dans le district de Nyamagabe, dans la Province du Sud. Il permettra  d’améliorer les conditions de vie des populations et des services sociaux (écoles, hôpitaux) et facilitera le développement économique du pays.

Jordanie : amélioration du transport urbain à Amman

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un financement (prêt de 166 millions de dollars et subvention de 200.000 euros) à la municipalité d’Amman pour appuyer sa politique de mobilité et de transport urbain.

Avec 2,6 millions d’habitants, la ville d’Amman rassemble 39% de la population jordanienne, environ 80% du secteur industriel et 55% des emplois du pays. La municipalité a sollicité l’AFD pour mettre en œuvre son programme d’investissement en matière de transport public, qui inclut, sur 15 ans, 6 lignes de Bus Rapid Transit (BRT) et trois lignes de métro léger (LRT). Ce programme vise l’amélioration de la mobilité dans Amman par la création d’une offre de transports collectifs fiable, sûre, rapide, confortable et abordable économiquement. Il permettra notamment un plus grand accès des populations pauvres aux services des transports et une réduction des temps de transports et des dépenses des ménages.

Des entreprises françaises pourront se positionner sur les créneaux de l’opération de service, de l’ingénierie, des services et des équipements. La Mairie de Paris et le Syndicat des Transports d’Ile de France sont associés au projet.

 Chine : amélioration de réseaux de chauffage urbains

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi de deux prêts d’un montant global de 68 millions d’euros à la République populaire de Chine pour un programme d’installation de réseaux de chaleur à Taiyuan et à Jinzhong.
Les réseaux de chauffage urbains chinois, fortement émetteurs en gaz à effet de serre, sont un enjeu énergétique et environnemental majeur. Constitués de chaufferies au charbon directement insérées dans le tissu résidentiel, ces réseaux sont inefficaces et très polluants. Le programme concerne Taiyuan, capitale de la province de Shanxi, et la préfecture de Jinzhong. Il porte sur la construction de deux réseaux primaires de distribution de chaleur, équipés de stations d’échange de chaleur, tous deux alimentés par des centrales à cogénération.

L’AFD a accompagné la préparation de ce programme par une campagne d’information et d’échange avec les entreprises françaises du secteur. Chacun de ces programmes permettra d’éviter notamment l’émission de plus de 400.000 tonnes de CO2 par an.

Colombie : amélioration du transport urbain à Bogota

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 125 millions de dollars à la République de Colombie pour le programme de développement de transport urbain de Bogota.
Le « Transmilenio » est un système de bus rapides qui dessert Bogota et ses 7 millions d’habitants depuis les années 2000. Il est fondé sur le principe de corridors réservés à des bus articulés de grande capacité (ou BRT) et dispose d’un réseau de 75 km. La priorité aux feux rouges et des ouvrages spécifiques de franchissement des grands carrefours (viaducs ou souterrains) permettent une vitesse commerciale des bus proche de 30 km/h.

Le programme augmentera le réseau de 37 km, selon 4 nouveaux axes de desserte, ce qui permettra d’assurer 2,2 millions de déplacements par jour, contre 1,55 avant l’extension. Cette extension aura un impact social, avec l’amélioration de la mobilité urbaine des populations à faibles revenus, et économique, en favorisant la réduction de la congestion urbaine. Il permettra par ailleurs de réduire d’environ 100.000 tCO2 par an l’émission de gaz à effet de serre.

Colombie : amélioration du transport urbain à Medellin

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 250 millions de dollars à la municipalité de Medellin pour le volet « transport » du Projet urbain intégral du centre-est de la ville.

Certaines grandes municipalités colombiennes ont, ces dernières années, su tirer parti de leur autonomie politique et financière pour mener des politiques novatrices et initier des changements. Medellin, après s’être illustrée par des taux de criminalités rarement atteints, semble ainsi être passée, depuis 2004, « de la peur à l’espérance ». La municipalité met ainsi en œuvre un « Projet urbain Intégral » (PUI) centro-oriental pour financer des actions dans un « corridor verde », où vivent 300.000 personnes, en majorité pauvres. Le volet transport de ce projet est composé d’un tramway roulant sur une distance de 4 km et de deux lignes de métro-câble destinées à désenclaver deux quartiers sur les collines.

Ce projet constitue le premier prêt en direct à une municipalité colombienne et contribue au développement des villes durables colombiennes. Il aura d’importants effets sociaux (lutte contre la violence et l’exclusion sociale et amélioration des conditions de vie des populations pauvres), environnementaux (développement d’infrastructures « propres ») et sur la croissance économique (appui aux investissements et attractivité de la ville).

 Mali : renforcement de l’éducation

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 8 millions d’euros à République du Mali pour appuyer son Programme d’Investissement du secteur de l’Education (PISE III).

Le Mali est classé 178ème sur 182 pour l’Indice de Développement Humain du PNUD, avec un taux d’alphabétisation des adultes estimé à 26%. Consciente de l’importance de l’éducation et de la formation pour assurer le développement économique et social du pays, les autorités considèrent ce secteur comme une priorité nationale. Le concours doit permettre d’appuyer la politique sectorielle en soutenant plus particulièrement le développement de l’enseignement secondaire général. Il comporte trois composantes : un appui pour la construction et l’équipement de trois lycées publics et la réhabilitation d’un lycée, un programme de renforcement de capacités des acteurs de l’enseignement secondaire et une aide budgétaire sectorielle.

 Mali : appui au secteur privé

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention, sur fonds délégués par l’Union européenne, de 4,8 millions d’euros à la République du Mali pour le financement partiel du Programme d’Appui au Secteur Privé (PASP).

Les entreprises maliennes souffrent d’un manque de compétitivité, dont les causes sont d’ordre structurel ou liées au faible niveau de leurs capacités ou des services locaux. Cette situation n’incite guère les banques à financer leurs investissements. Le PASP mis en œuvre par le gouvernement a pour objet de contribuer au développement d’un secteur privé adapté aux contraintes du marché et de la concurrence des importations. Ce programme vise à conforter la place des entreprises dans leur rôle moteur de croissance de l’économie, à contribuer à la structuration des organisations représentatives du secteur privé, à accompagner les banques dans leur rôle de financement de l’économie et à renforcer la qualité de l’environnement des affaires. Le projet est constitué par un service d’appui aux entreprises privées et par un Fonds catalytique. L’AFD a contribué à ce projet à hauteur de 7,4 millions d’euros en juin 2009. Cette nouvelle contribution de 4,8 millions d’euros, apportée par l’Union Européenne, sera également mise en œuvre par l’AFD.

Mali : aide budgétaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 10 millions d’euros à République du Mali pour le financement de son programme économique et financier.

Dans un environnement économique assaini et en dépit de sa vulnérabilité aux chocs exogènes (chocs climatiques, crise alimentaire, choc pétrolier…), le Mali connait depuis plusieurs années des performances de croissance honorables, de l’ordre de 5% par an. Cependant, avec une croissance démographique annuelle de 3,6%, ces performances économiques ne sont pas suffisantes pour obtenir des résultats significatifs en termes de lutte contre la pauvreté. Pour atteindre ses objectifs ambitieux de croissance et de lutte contre la pauvreté, les autorités souhaitent mettre en place un environnement économique favorable et poursuivre l’assainissement financier entrepris dans le cadre du programme soutenu par le FMI. Ce concours couvrira le besoin de financement de l’Etat pour son programme économique et financier pour les années 2010 et 2011.

Ouganda : financement de logements

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions de dollars à Housing Finance Bank (HFB) pour le refinancement de son activité de prêts au logement.

Avec une population de 32 millions d’habitants, l’Ouganda est classé 145ème sur 182 à l’Indice de Développement Humain du PNUD. Le pays est encore très rural, malgré une urbanisation rapide et une forte croissance démographique (3% par an). Le marché du financement du logement est très concentré et dominé par trois banques. La HFB, banque publique, détient 60% de ce marché et en est le leader historique. Quoique contraint, ce secteur est dynamique, avec une croissance annuelle moyenne depuis 2002 des prêts de 15% en nombre et de 28% en volume. Toutefois, moins de 1% des foyers a accès aux prêts hypothécaires.

Le concours permettra de développer l’activité de financement du logement, d’encourager le financement de la promotion immobilière et d’accompagner la HFB dans sa phase de transition et sa croissance.

Kenya : financement de projets d’efficacité énergétique

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une ligne de crédit en dollars d’un montant équivalent à 30 millions d’euros à la Co-Operative Bank of Kenya et à la CfC Stanbic Kenya pour le financement de projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique dans l’agrobusiness et l’hôtellerie.

Le mix énergétique kenyan est caractérisé par l’emploi massif de la biomasse sous ses formes les moins performantes en termes de rendement énergétique, ce qui engendre notamment un phénomène préoccupant de déforestation. Par ailleurs, la part occupée par les énergies fossiles dans ce mix énergétique devrait croitre sous l’effet de l’augmentation des capacités thermiques du pays et de la sècheresse. Ces évolutions laissent prévoir un impact significatif sur la facture énergétique kenyane et pèseront sur la compétitivité des secteurs économiques tournés vers l’exportation.

Par l’intermédiaire de deux banques locales partenaires, le projet financera des unités de production d’énergie renouvelable de taille petite et moyenne (comprises entre 0,5 et 8 MW pour un investissement minimum de 10 millions d’euros), construites par des entreprises agro-industrielles kenyanes et par des producteurs indépendants d’énergie. Il amènera progressivement le secteur bancaire commercial vers le financement de projets innovants

République Démocratique du Congo : gestion durable de la forêt

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 5 millions d’euros à la République Démocratique du Congo pour appuyer sa gestion durable de sa forêt.

En RDC, les forêts occupent 62% du territoire national et la flore et la faune représentent un patrimoine inestimable de biodiversité. La superficie consacrée à la production formelle de bois s’élève à 10 millions d’hectares et les aires protégées représentent 11% de ce territoire. Le secteur forestier formel représenterait moins de 1% du PIB et 15.000 emplois directs. Mal connu et encore peu suivi, le secteur informel représenterait plus de 90% de l’activité en volume de cette filière (bois d’œuvre et bois énergie).

Après une longue période de conflit dans  les années 90, le pays a initié une refonte de son cadre législatif régissant l’exploitation forestière. La politique forestière bénéficie ainsi à présent d’un cadre adéquat au niveau des textes principaux, mais elle manque cruellement d’application, en raison de carences sur les titres forestiers, du manque de texte d’application de la loi forestière et de moyens humains et matériels. Le projet permettra de favoriser le démarrage de l’élaboration des plans d’aménagement des concessions forestières afin de créer une dynamique d’aménagement durable, capable de s’étendre rapidement à l’ensemble des massifs forestiers de la RDC.

République de Mauritanie : aide budgétaire

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 3 millions d’euros à la République de Mauritanie pour le financement de son programme économique et financier.

La Mauritanie a été durement éprouvée par la crise alimentaire en 2007/2008, puis par la crise économique mondiale en 2009. Les conséquences de ces chocs externes ont été exacerbées par une crise politique interne, qui a entrainé une diminution des flux d’aide extérieure ainsi que par la baisse de la production de pétrole. L’élection présidentielle de juillet 2009, qui marque le retour à la légalité constitutionnelle, a permis la reprise des relations avec la communauté internationale. Un nouveau programme économique a été élaboré par le gouvernement pour mener les réformes structurelles indispensables à la croissance et à la réduction de la pauvreté et un accord a été approuvé en mars 2010 avec le FMI. Ce concours couvrira le besoin de financement de l’Etat pour son programme économique et financier pour l’année 2010.

Bassin du Niger : gestion de l’eau du fleuve Niger

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 3,4 millions d’euros à l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) pour soutenir cette institution dans le processus d’acquisition, le traitement et la modélisation des données, afin de gérer de manière efficiente les ressources en eau du bassin du fleuve Niger.

 Le fleuve Niger, long de 4.200 km et qui couvre 1,5 million de km2, est partagé par neuf pays d’Afrique de l’Ouest. Le bassin est confronté à un enjeu critique de mobilisation de la ressource en eau, face à une réduction importante des écoulements de surface et à une forte augmentation des besoins et usages d’une population en croissance rapide. Une autorité de gestion de cette ressource a été créée en 1980, l’ABN, pour promouvoir la coopération entre les Etats membres. Le processus politique d’intégration a été mené avec succès et a permis d’adopter en 2007 un Plan d’action pour le développement durable du Bassin du Niger, puis, en 2008, mettre en place un programme d’investissements, qui comprend la construction de trois barrages. Cependant, la réussite de l’ensemble de ces projets dépend avant tout de la capacité d’ABN à devenir la principale autorité de référence et l’ordonnateur de l’ensemble des décisions sur ces questions.

Le projet permettra de doter l’Autorité des moyens lui permettant d’assurer avec efficience le suivi des ressources en eau et des grands ouvrages hydrauliques, pour une gestion harmonieuse, intégrée et coordonnée des ouvrages.

 Tunisie : sécurisation de la production d’eau potable

 Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 40 millions d’euros à la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des eaux de Tunisie (Sonede) pour un programme de sécurisation des capacités de production et d’adduction d’eau potable.

Le taux de couverture en eau potable de la Tunisie est de 100%. La Sonede s’impose de maintenir la qualité de ses équipements et d’améliorer l’efficience de son organisation. Le programme vise à renforcer des systèmes de production d’eau potable et de renouveler les conduites de transfert et d’adduction. Il inclut le renouvellement de 340.000 compteurs domestiques, afin de réduire les pertes commerciales. Il devrait permettre d’améliorer le service d’eau potable (diminution des casses et des fuites) d’environ 880.000 personnes, hors le Grand Tunis.

 Territoires autonomes palestiniens : appui aux ONG

 Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’une subvention de 5 millions d’euros à NGO Development Center (NDC) pour un programme d’appui aux ONG palestiniennes afin d’améliorer les services de base aux populations dans les zones défavorisées.

Dans les Territoires palestiniens, les ONG jouent un rôle fondamental dans la société en tant que pourvoyeuses de services essentiels aux populations, en particulier dans les zones les plus défavorisées et difficiles d’accès. Depuis 2002, l’AFD a financé deux projets consécutifs bénéficiant à ces organisations, pour un total de 11 millions d’euros, qui ont permis de construire ou de réhabiliter des infrastructures communautaires et des surfaces agricoles. Ce troisième financement, mené conjointement avec la Banque mondiale, sera mis en œuvre par NDC. Cette ONG, créée en 2006, est issue de l’unité de projet de Welfare Association, dont elle a conservé l’ossature et l’expérience.

Le projet aura trois composantes : le financement des projets portés par des ONG locales sélectionnées par appel à proposition, la structuration du secteur des ONG et le renforcement de la structure de NDC. Il permettra d’améliorer les conditions de vie des populations marginalisées (crèches et maternelles, activités pour les jeunes, formation…), apportera un appui au secteur productif (notamment l’agriculture) et jettera les bases d’un mécanisme attractif pour les autres bailleurs facilitant ainsi la coordination de l’aide.

Thaïlande : réduction d’impact sur la biodiversité des hôtels

Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 30 millions d’euros à la Kasikornbank Public Limited Company pour le financement de la réduction d’impact sur la biodiversité des hôtels des zones côtières de Thaïlande.

Le tourisme, contributeur majeur à l’économie thaïlandaise, constitue une menace pour le patrimoine naturel du pays, en particulier pour les zones côtières. Si la politique gouvernementale de soutien au secteur touristique apparait volontaire, elle ne comprend pas aujourd’hui de stratégie de planification intégrant l’environnement. Par ailleurs, l’insuffisance de contrôles de l’application de la règlementation environnementale ne permet pas de garantir l’intégrité des milieux. De multiples initiatives ont émergé pour promouvoir un tourisme plus durable, mais il n’existe aucun dispositif financier favorisant l’engagement des hôtels dans des investissements volontaires de réduction de leur impact sur la biodiversité.

La ligne de crédit, dont le concept a été développé avec le World Wildlife Fund (WWF), ambitionne d’offrir les conditions techniques et financières permettant de catalyser l’évolution environnementale émergente du secteur hôtelier, en se concentrant sur la biodiversité des zones côtières. La Kasikornbank, quatrième banque commerciale privée du pays, assurera la diffusion des concours auprès des bénéficiaires finaux.

 

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français. Présente sur le terrain dans plus de 50 pays, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique… En 2009, l’Agence a consacré plus de 6,2 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements concernent notamment la vaccination de 1,8 million d’enfants, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de 7,3 millions de personnes et le soutien de 900 000 emplois dans le secteur productif. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 5 millions de tonnes de CO2 par an.

www.afd.fr

Relations presse

AFD
Laure Weisgerber, weisgerberl@afd.fr

Anne-Sophie Morizot (Hopscotch), asmorizot@hopscotch.fr

 
 

Signature d'un troisième Contrat de Désendettement-développement

01/03/2010

Sur proposition de la France, une initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) a été lancée au sommet du G7 de Lyon en 1996.

L’objectif de cette initiative était de rétablir par des mesures exceptionnelles la solvabilité des pays bénéficiaires, en annulant la part de la dette publique extérieure dépassant un niveau considéré comme soutenable, si l’application des traitements traditionnels s’avérait insuffisante. Cette initiative a été renforcée lors du sommet du G7 de Cologne en juin 1999.

 
En complément des annulations de la dette publique extérieure de la Mauritanie consenties par l’ensemble des créanciers du Club de Paris, la France a décidé de procéder pour sa part à un effort additionnel de traitement de la totalité de la dette d’aide publique au développement. Cet effort se traduit par la mise en place d’un mécanisme de refinancement par dons des échéances restant dues à la France à travers des Contrats de désendettement-développement (C2D) dès l’atteinte du point d’achèvement. La Mauritanie a atteint celui-ci en 2002 et l’effort additionnel de la France a porté sur un cumul d'échéances de 70 millions d’euros sur une période de 2002 à 2040 (soit 30 millions US$ en VAN).
 
 
Trois Contrats de désendettement et de développement ont ainsi été signés depuis 2002:
 
Ø       Le 1er C2D, d’un montant de 14,6 millions d'euros, a couvert la période 2002/2005.
 
Les points d’application retenus ont été :                                                             
-          le secteur de l'éducation à hauteur de 9,76 M€ (Appui au Programme National de Développement du Secteur de l’Eduction – PNDSE I – projet achevé et décaissé).
-          L’appui au développement local et à la décentralisation à hauteur de 4,4 M€, porté ensuite à 4,9 M€ (Programme Vaincre - en exécution depuis 2005 – entièrement décaissé)
 
 
Ø       Le 2ème C2D, d’un montant de 11,85 M€, a couvert la période 2006/2008.
 
Les autorités mauritaniennes ont souhaité une affectation unique sur le secteur éducation (PNDSE I), élargi à la formation technique et professionnelle (volet d’un montant de 3,8 M€), devenue essentielle pour le développement économique du pays. Les montants engagés étaient entièrement décaissés au 30/07/2009 (reliquat de 1 964 €).
 
A fin 2010, deux programmes financés via le mécanisme C2D sont en voie d’achèvement (fonds entièrement décaissés) :
-          VAINCRE (Valorisation des Initiatives de Croissance Régionale Equitable) sur fonds C2D I.
-          PNDSE II (Programme National de Développement du Secteur Educatif) sur fonds C2D II.
 
 
Ø       Le 3ème C2D, d’un montant de 17,4 M€ sur la période 2009-2013 et signé en mars 2010, est axé sur l’insertion des jeunes et des populations vulnérables
 

Une première tranche de 10,7 M€ sera engagée en novembre et décembre 2010 sous la forme de deux projets dans les secteurs du développement local et de la décentralisation (4 M€ - Phase 2 du programme VAINCRE) ainsi que de l’éducation (6,7 M€ - Appui au Programme National d’appui au développement du secteur Educatif - PNDSE). Une attention particulière sera portée par l’AFD à la formalisation de ces concours (i.e. signature des conventions de financement), afin de permettre le reversement dans les meilleurs délais des échéances PPTE 2009 et 2010 dont s’est acquittée en 2010 la République Islamique de Mauritanie.

 
   
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