Haïti

 

Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, l’AFD a engagé plus de 100 M€ pour la reconstruction du pays, tout en poursuivant les projets déjà en cours.

 

En savoir plus

En savoir plus

Reconstruction

 

L'AFD a été autorisée à intervenir en République d'Haïti en 1976. Ses activités ont été interrompues en 1991 à la suite du coup d’Etat militaire, puis ont repris en 1995. 

► En savoir plus

L'AFD en Haïti

L'AFD en Haïti

À la une

L'AFD soutient le secteur de la microfinance en Haïti

22/11/2011

Le nouveau Conseil de la Banque de la République d’Haïti, présidé par M. Le Gouverneur Charles Castel, a reçu mardi 22 novembre le Directeur de l’AFD en Haiti, M. Yves Malpel et le chargé de projets Microfinance de l’agence de Port-au-Prince, M. Julien Blachier. Meridies, cabinet de consultation à finalité sociale engagé dans le cadre d’un projet de structuration du secteur de la microfinance haïtien et financé par l’AFD pour un montant d’un million d’euros, était également présent.

Le but de cette rencontre était de présenter, avec l’appui des services de la Direction de l’Inspection Générale des Caisses Populaires (DIGCP) et de sa directrice, Mme Marie Laurence Boyer, l’avant-projet de loi portant sur la régulation du secteur haïtien de la Microfinance non-coopérative.

Cet avant-projet de loi a été rédigé par la DIGCP avec l’appui de Meridies, en concertation avec la Direction des Affaires Juridiques (DAJ). Deux plateformes des Institutions de microfinance haïtienne ont également participé :
  • l’Association Nationale des Institutions de Microfinance (ANIMH)
  • le Konsey Nasyonal Finansman Popilè (KNFP)

 

 

Un but : apporter une réponse législative à un secteur économique non régulé

 

L'enjeu : la régulation d'un secteur économique pesant plus de 185 millions d'euros

Ce secteur représente en effet environ 10 milliard de gourdes d’actifs - soit plus de 185 millions d'euros - et est à la base du développement d’un micro-entreprenariat performant. Il apparaît nécessaire au maintient de la croissance du pays. Cet avant-projet a également pour but de sécuriser les clients afin de leur assurer une garantie de remboursement.

Suite à cette présentation, de nombreux échanges ont eu lieu entre les différents participants, témoignant de l’importance de réguler et superviser ce secteur. Le Gouverneur a rappelé les grandes étapes à franchir avant une présentation future au parlement haïtien mais a réaffirmé l’implication du Conseil de la Banque de la République d'Haiti (BRH). Il a également exprimé le souhait de voir le secteur évoluer vers le financement des activités productives (agriculture et industrie) et que soient mieux justifiés les taux d’intérêt qui sont facturés aux emprunteurs.

A cette occasion il a été rappelé qu’un financement de 1,05 million d'euros accordé par l’AFD et la Région Guadeloupe permettait déjà d’appuyer l’Association Nationale des Institutions de Microfinance en Haiti (conseils et formations, réflexion sur de nouveaux produits en faveur de l’agriculture, de l’industrie ou du logement).

Avec ces deux concours financiers, l’AFD démontre son souci d’accompagner la structuration du secteur de la microfinance qui, en permettant aux exclus du système bancaire traditionnel d’avoir accès à des financements, joue un rôle essentiel dans la réduction de la pauvreté et participe au développement économique.

Visite du directeur du département Amérique latine et Caraïbes à Haïti

14/10/2011

L’Agence de Port-au-Prince a accueilli, du 2 au 8 octobre, Louis-Jacques Vaillant, directeur du département Amérique latine et Caraïbes et Alix Françoise, coordinatrice régionale Caraïbes du siège de l’AFD.

Cette visite avait pour but de rencontrer nos différents partenaires et de mettre l’accent sur les grands chantiers en cours de l’agence :

  • la reconstruction de l’Hôpital Universitaire d’État d’Haïti,
  • l’aménagement concertée dans la reconstruction urbaine des quartiers de Martissant et Baillargeau,
  • le programme sectoriel d’irrigation et la sécurité alimentaire dans le département du Sud.

Les équipes ont rencontré de nombreux acteurs institutionnels (les Mairies de Port-au-Prince, de Jacmel et les directions départementales de l’Agriculture et de la Santé), des acteurs techniques (le GRET, la FOKAL et le CIAT) et des acteurs financiers (la BID, l’ACDI et la Banque mondiale). La mission a pu se rendre compte de la complexité de la mise en oeuvre des interventions en Haïti et du challenge que cela représentait. Il a été convenu de renforcer le travail de concertation entre tous les acteurs.

 

 

Cette visite a également permis de commémorer deux anniversaires :

  1. le département Amérique latine et Caraïbes souffle ses deux bougies,
  2. en cette année 2011, la grande dame AFD célèbre ses 70 ans.

Cela a été l’occasion pour notre agence d’organiser l’exposition photographique « Objectif Développement » en association avec l’Institut Franco-Haïtien (IFH).

Cette exposition, dont l’inauguration a eu lieu le vendredi 7 octobre, vise à susciter un nouveau regard sur les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée. Les photographies présentées mettent en lumière les défis et les réponses du développement. Elles montrent des projets, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud.

Cette présentation a remporté un premier franc succès. L'exposition sera ensuite présentée au sein de l’Institut Franco-Haïtien où elle devrait rencontrer le même accueil.

Subvention à l'ONG Inter Aide pour le renforcement de l’enseignement primaire en zone rurale en Haïti (Le comité ONG du 27 septembre 2011)

27/09/2011

Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 27 septembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 905 000 € à l'ONG Inter Aide.

Cette subvention de 905 000 € va financer un projet de renforcement et de mise en réseau des écoles de proximité pour une éducation de base pérenne en zone rurale isolée dans les départements de l’ouest et du centre d’Haïti. L'objectif est de permettre à tous les enfants, garçons et filles, d'achever un cycle complet d'études primaires, d'éliminer les disparités entre les sexes dans l'enseignement primaire et plus spécifiquement de renforcer durablement l'accès à une scolarisation primaire de qualité. Le projet cible les sections communales les plus démunies de Boucan Carré, de Hinche et de Petit Goave. Les bénéficiaires sont les 8 000 élèves des 57 écoles appuyées, 10 500 parents, 350 enseignants, 340 membres de comités de parents, 57 directeurs d’écoles et 15 artisans et/ou contremaîtres des zones ciblées.

Visites du projet d’Aménagement Intégré des Quartiers Informels de Port au Prince

22/07/2011

La reconstruction de Port au Prince est en marche et le projet financé par l’AFD, bientôt renforcé par un financement délégué par la Commission européenne, suscite beaucoup d’intérêt par son caractère pilote.
Deux visites de personnalités françaises et européennes ont eu lieu récemment. 
 

Mardi du 19 juillet , le quartier de Baillargeau a reçu la visite du sénateur français Yvon Collin, en mission de contrôle en tant que président de la commission de l’aide au développement du Sénat, accompagné d’Yves Malpel, Directeur de l'Agence Française de Développement de Port au Prince et d'une équipe de l'ONG GRET.

Réunion dans un des centres de sensibilisation  

Cette délégation s’est rendue sur le terrain afin de visiter les travaux réalisés par le GRET dans le cadre du projet "Bornes Fontaines"  (programme de desserte en eau potable des quartiers défavorisés de Port au Prince) mais surtout pour assister à une présentation du programme «reconstruction des quartiers» dans le cadre du projet Aménagement Intégré des quartiers Informels de Port au Prince financé par l’AFD.

Après avoir discuté des questions relatives aux conséquences du tremblement de terre sur la population du quartier et de la méthodologie participative mise en place en vue de faciliter les échanges avec les acteurs locaux et la société civile, la délégation a parcouru le quartier de Baillargeau afin d’observer la situation actuelle de la zone et les bornes fontaines mises en place. 
 

Mercredi 20 juillet , c’était au tour du quartier de Martissant d’ accueillir la visite de Pierre Duquesne, Ambassadeur en charge de la Mission interministérielle pour la reconstruction d’Haïti, d’une délégation de l’Union Européenne, de la Directrice Amérique latine/Caraibes de DEVCO ainsi que de nombreux représentants des autorités haïtiennes, MTPTC (Ministère des Travaux Publics, des Transports et des Communications), du CIAT (Comité Interministériel pour l’Aménagement du Territoire) et de la CIRH (Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti).

   

Organisateur de cette rencontre, la FOKAL (Fondation Connaissance et Liberté) a présenté les travaux d’assainissement réalisés par le GRET sur la ravine Leclerc, travaux dont le but était de mieux gérer le volume d’eau charrié par cette dernière, et notamment pendant la saison des pluies. Les visiteurs se sont dirigés vers l’habitation Leclerc où la FOKAL projette de réaliser un centre communautaire.

Enfin, les bureaux de cette dernière ont accueilli la délégation pour détailler les différents projets en cours et présenter, sur une carte, la Zone d’aménagement concerté (ZAC) et ses défis.

 

C ette zone d’aménagement concerté fait actuellement l’objet d’une étude de schéma d’aménagement, sous la maîtrise d’ouvrage du Ministère des travaux publics, des transports et des communications.

Le constat général de ces deux visites est le même : les différents protagonistes se sont réjouis de ces visites et ont pu constater que ce projet d’Aménagement Intégré des quartiers de Martissant et de Baillargeau était une source d’espoir, non seulement pour la zone, mais surtout au regard des véritables enjeux et défis que représentent la reconstruction de la capitale dans son ensemble.

 

"Reconstruire en mieux : les actions de l'AFD en Haïti après le séisme"

04/07/2011

Il était 16h53 en cette après midi du mardi 12 janvier 2010. C 'est à ce moment que la République d'Haïti va vivre un phénomène sans précédent. Un tremblement de terre d'une magnitude de 7.3 sur l'échelle de Richter dévaste près d'un tiers du pays. Port-au-Prince, Léogâne, Petit Goâve et Jacmel sont les villes les plus touchées. Plus de 300 000 morts, des milliers de maisons détruites, 1,3 millions de sans abris pour plusieurs milliards de dollars de dégâts, le bilan est lourd.

Devant l'ampleur du désastre et du travail, la France à travers ses dirigeant et l'Agence Française de Développement font rapidement montre de leur appui et engagent d'importants moyens sur le terrain afin de venir en aide auprès de ce pays ami.

Reconstruire en mieux, titre de ce documentaire, a pour but de présenter le large panel d'intervention de l'AFD en Haïti et de dresser un premier bilan de ses actions, un peu plus d'un an après le séisme.

 

 

 

 

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

 
   
1 
2 
3  4 
 
 
Archives