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Séminaire international sur les crédits carbone et la gestion durable des bambous en Asie
Faisant suite à une première rencontre qui s’était tenue dans la province chinoise du Yunnan en mai 2011, la conférence de Phmom Penh, au Cambodge, du 26 avril a permis aux experts et opérateurs présents de partager leurs expériences et d’échanger sur les meilleures pratiques et techniques de plantation, pour une gestion durable du bambou, selon les spécificités du pays concerné.
Gestion durable des bambous et crédits carbone
Dans le cadre du projet « Carbone Rural » du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), l’AFD en partenariat avec l’Administrative Center for China’s Agenda 21 (ACCA21), agence d’exécution des projets de coopération internationaux dépendant du Ministère chinois des Sciences et Technologies, a organisé les 26 et 27 avril 2012 à Phnom Penh (Cambodge) un séminaire international sur les crédits carbone et la gestion durable des bambous.
Des experts venus de France, de Chine, d'Inde, du Vietnam et du Cambodge
Cette rencontre présidée lors de la journée d’ouverture par M. Khong Sam Nuon, secrétaire d’Etat du Ministère de l’Environnement du Cambodge, a rassemblé de nombreux experts de différents pays (Chine, Cambodge, France, Inde et Vietnam) ainsi que des représentants de plusieurs institutions internationales, notamment la FAO (Food and Agriculture Organisation), INBAR (International Network for Bamboo and Rattan), ainsi que des ONG telles que WWF et GRET, des représentants du monde académique et des consultants spécialisés (NEXUS, Carbonium).
L'expérience de la Chine reproductible ?
Ces échanges techniques ont également porté sur l’expérience de la Chine en matière de valorisation des réductions d’émissions de CO2 pour ses plantations de bambous et des méthodologies développées en matière de valorisation des crédits carbone dans le cadre des projets pilotes soutenus par le groupe de l’AFD et le FFEM en partenariat avec l’ACCA21.
Une initiative de valorisation des crédits carbone dans les zones rurales en Chine a, en effet, été développée dans le cadre d’un projet pilote FFEM intitulé « Carbone Rural » approuvé en juillet 2010.
Ce projet a permis de mettre en place des centres d’experts au niveau de la province du Yunnan (Yunnan Clean Development Mechanism Service Center) qui mettent en œuvre une nouvelle méthodologie de comptabilisation des crédits carbones générés par les exploitations de bambous.
Cette méthodologie, développée avec l’appui technique de l’ONG TNC (The Nature Conservancy), a permis d’aboutir à la première transaction de crédits carbone portant sur les plantations de bambous en Chine. Cette transaction réalisée en mars 2011, s’est vue décerner le premier label Panda, standard chinois sur le marché volontaire des crédits carbone qui a été développé par le China Beijing Environment Exchange et la bourse environnementale française Bluenext.
Cette initiative chinoise exemplaire et inédite a suscité beaucoup d’intérêt des participants des autres pays présents en raison de son potentiel de réplication à terme dans d’autres pays d’Asie, voire en Afrique.
(Photographies de la visite de terrain au Cambodge le 27 avril 2012. Crédit AFD. TANG Yan)
Réalisation du premier projet de chauffage urbain de l’AFD
L’agence de Pékin vient de célébrer, le 29 mars, l’achèvement de son premier projet de chauffage urbain par cogénération, à Jinzhong (province du Shanxi, dans le nord de la Chine). Dans le cadre de ce projet qui améliore la performance de chauffe tout en réduisant les émissions polluantes, l’AFD a permis l’émergence d’un partenariat sino-français.
Améliorer la performance énergétique et réduire les émissions polluantes
Un centre de gestion d’énergie, premier de ce genre en Chine, a été mis en place pour optimiser la performance énergétique du réseau en fonction des besoins des consommateurs finaux.
Des économies d’énergie significatives ont déjà été atteintes (10 - 15 %), rendant possible de rentabiliser l’investissement en une seule saison de chauffe. Trois autres projets de chauffage urbain sont en cours de mise en œuvre à Taiyuan (capitale provinciale du Shanxi), Tianjin, et Jinan (capitale provinciale du Shandong).
Photo d'un skid pour le réseau de chauffage financé par l’AFD à Jinzhong. Un skid est une station d’échange de chaleur compacte et innovante sans présence humaine pendant la période de chauffe en hiver, la régulation étant automatique via un centre de contrôle à distance.
L’objectif de ces opérations est de remplacer des petites chaufferies ou d’anciens réseaux de faible efficacité par de nouveaux réseaux collectifs à haut rendement énergétique, améliorant ainsi la performance de chauffe tout en réduisant les émissions polluantes. L’adoption de technologies innovantes permettra également de réduire la consommation en énergie, en eau et l’occupation au sol des infrastructures.
Des pertes énergétiques importantes
Dans la partie Nord de la Chine, 40 % de l’énergie consommée dans le secteur des bâtiments et services est attribuable au chauffage (2005, World Energy Outlook). Ceci est en partie dû à l’inefficacité des moyens de chauffage (chaudières individuelles de faible puissance et pertes énergétiques importantes dans des réseaux vétustes).
Le gouvernement promeut donc activement le chauffage urbain collectif et centralisé et l’utilisation de centrales à cogénération comme source de chaleur. Représentant 70 % du bilan primaire de la Chine, le charbon s’impose comme la principale source de production du chauffage urbain dans le pays et particulièrement dans la province du Shanxi, grande région productrice de charbon.
Finalité et objectifs des projets de chauffage urbain en Chine
- Découpler croissance urbaine et émissions de gaz à effet de serre dans la province du Shanxi, ainsi que nourrir les accords bilatéraux franco-chinois sur le climat et sur le développement urbain durable.
- Promouvoir une réflexion sur la réforme sectorielle de nature à favoriser les innovations technologiques et la gestion efficace du réseau.
Contenu des projets
A Jinzhong :
- Suppression de 677 petites chaufferies et 8 chaufferies de quartier.
- Construction de la première phase d’un réseau de chaleur équipé de stations d’échange de chaleur (sous-stations) et alimenté par une centrale à cogénération nouvellement construite. Le projet devrait desservir une surface de 10 millions m2.
A Taiyuan :
- Suppression de 254 petites chaufferies.
- Construction de trois niveaux de réseau de chauffage urbain : un réseau primaire (10 km de la centrale à une station d’isolation de pression), un réseau secondaire (44 km entre cette station d’isolation et 75 sous-stations) et une partie du réseau tertiaire (de ces sous-stations jusque chez les utilisateurs). Ce réseau sera alimenté par une centrale à cogénération et desservira une surface de 11 millions m2. Le réseau de chauffage devra fonctionner à moitié de sa capacité dès 2012 et être achevé en 2013.
A Jinan :
- Remplacement de réseaux de vapeur (pertes énergétiques de l’ordre de 30 %) par des réseaux d’eau (pertes de l’ordre de 5%) ;
- Isolation des tuyaux d’eau avec enfouissement direct ;
- Installation d’un centre de contrôle automatisé associé à un centre de gestion de l’énergie.
A Tianjin :
- Remplacement des chaufferies inefficaces par une chaufferie de grande taille ayant un rendement de l’ordre de 85 % ;
- Construction de stations d’échange de chaleur compactes et automatisées, incluant les équipements les plus efficaces disponibles ;
- Isolation des tuyaux d’eau avec enfouissement direct ;
- Installation d’un centre de contrôle automatisé associé à un centre de gestion de l’énergie.
Assistance technique
En complément du prêt AFD destiné à l’achat d’équipements, l’assistance technique apportée dans le cadre des projets a permis d’accompagner la mise en œuvre d’un centre de gestion d’énergie à Jinzhong qui régule la livraison de chaleur en fonction de la demande réelle des consommateurs finaux et optimise la consommation d’énergie et d’eau par une gestion intelligente du réseau. A Taiyuan, l’assistance technique a permis d’améliorer le design du projet pour renforcer l’efficacité énergétique du réseau.
Principaux effets attendus
Le remplacement de petites chaudières dans la province du Shanxi (à Taiyuan et Jinzhong) doit permettre d’éviter annuellement l’émission de 400 000 teq.CO2 pour chaque projet pendant la durée de vie des réseaux, soit 25 à 30 ans, ainsi qu’une réduction significative des émissions polluantes (3 440 tonnes de SO2 et 6 150 tonnes de suie).
Ces projets ont donc un effet positif sur la santé publique et le confort de vie de la population locale. Leur caractère précurseur a par ailleurs permis de sensibiliser d’autres acteurs du secteur tels que la Banque Mondiale ou la Banque Asiatique de Développement venus constater sur place la performance des solutions retenues en vue de les répliquer en Chine.
A Jinan et Tianjin, les principaux effets du programme proviennent des gains en efficacité énergétique dus à la construction de réseaux de chaleur efficaces et au remplacement d’anciennes chaufferies obsolètes, entraînant d’importantes économies de combustible. La réduction des émissions de CO2 est estimée à 135 000 tonnes par an. En outre, la construction d’une grande chaufferie équipée de systèmes de dépollution des rejets gazeux devrait entraîner une baisse de 1 170 tonnes des émissions de SO2 et de 3 600 tonnes de suie.
"Loan provided by AFD". Cérémonie de signature du prêt consenti par l'AFD pour le projet de chauffage urbain à Jinzhong
Dans le cadre de ce projet, l’AFD a permis l’émergence d’un partenariat sino-français associant les sociétés françaises Schneider Electric et Salmson.
"La Chine est un véritable laboratoire à grande vitesse dans la lutte contre le changement climatique"
Avec un objectif principal d’accompagner la Chine dans sa transition vers une économie plus économe en ressources naturelles et plus sobre en gaz à effet de serre, l'agence AFD privilégie les projets innovants qu'elle pourrait répliquer sur d'autres territoires - africains, notamment. Interview de Sandrine Boucher, directrice de l’agence AFD de Pekin.
Quel est l’objectif de la présence de l'AFD en Chine ?
Notre objectif premier est d’accompagner la Chine dans sa transition vers une économie plus économe en ressources naturelles et plus sobre en gaz à effet de serre.
Depuis l’ouverture de l’agence à Pékin en 2004, nous avons financé 17 projets contribuant à la lutte contre le changement climatique et au développement durable.
Il s’agit de l’axe de coopération franco-chinois majeur retenu lors de la visite du Président Sarkozy en Chine en novembre 2007, puis décliné par la suite dans plusieurs accords conclus entre le ministère français de l’Ecologie et ses partenaires chinois.
Au travers des projets que nous finançons, nous cherchons également à favoriser l’émergence de partenariats franco-chinois permettant de mettre en valeur l’expertise et les acteurs français de la filière verte.
Enfin, nous privilégions des opérations innovantes, porteuses de changement et intégrant des techniques et bonnes pratiques qui pourront ensuite être répliquées, non seulement sur le territoire chinois mais également dans d’autres pays confrontés à des enjeux similaires.
Pouvez-vous nous donner quelques exemples de projets que l'AFD accompagne en Chine ?
Notre coopération autour du projet « carbone rural » vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en milieu rural au moyen de la finance carbone. Il s’agit précisément de projets de construction de biodigesteurs et de programme de reforestation dans deux des provinces les plus pauvres de Chine, le Yunnan et le Sichuan.
Ce programme a permis le développement d’une méthodologie dédiée à la replantation du bambou et à la valorisation du méthane au moyen de biodigesteurs individuels.
L’un de nos principaux objectifs partagé est de capitaliser sur l’expérience et le savoir-faire acquis afin d’étudier le potentiel de réplication de cette initiative en Afrique subsaharienne.
Le projet de reconstruction post-séisme de Sichuan est une opération particulièrement emblématique. Ce programme fait suite au terrible tremblement de terre de magnitude 8 sur l'échelle de Richter qui a frappé la Chine en 2008. Pour accompagner les efforts de la province du Sichuan la plus touchée par le séisme, l’AFD a fourni un prêt de 200 millions de dollars US pour contribuer au financement des travaux de reconstruction, aux côtés de la Banque Mondiale, de la Banque Asiatique de Développement et la Banque Européenne d’Investissement.
Notre programme comportait deux composantes principales : un volet « biogaz », désormais achevé, a permis l’installation d’environ 100 000 unités de biodigesteurs en zone rurale, avec des couvercles en PVC utilisés pour la première fois sur un programme à grande échelle.
Cette nouvelle technique permet d’améliorer nettement l’efficacité des biodigesteurs tout en allongeant leur durée de vie. Ces équipements fournissent suffisamment de gaz à une famille pour la préparation quotidienne des repas.
Le concours de l’AFD a également servi à la reconstruction des infrastructures de base - eau, assainissement, traitement des déchets, voiries et ponts - et à la réalisation d’un guide pratique de construction à destination des villageois touchés par le séisme. Le guide, intégrant des mesures d’efficacité énergétique et de résistance parasismique, a été élaboré dans le cadre d’un partenariat franco-chinois associant un cabinet d’architecture français et l’Institut chinois de design Xinan.
Autre projet phare, notre coopération en matière de développement rural durable qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre au moyen de la finance carbone. Outre les biodigesteurs, un programme de reforestation est mené dans deux des provinces les plus pauvres de Chine, le Yunnan et le Sichuan. Cette opération,soutenue par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et réalisée avec l’agence officielle en charge de l’Agenda 21 chinois (ACCA21) qui dépend du ministère chinois des Sciences et technologies, a permis le développement d’une méthodologie dédiée à la replantation du bambou et à la valorisation du méthane issu des biodigesteurs individuels.
L’un de nos principaux objectifs avec l’ACCA21 est de capitaliser sur l’expérience et le savoir-faire acquis dans cette initiative afin d’étudier son potentiel de réplication dans d’autres pays en développement, en Asie du sud-est et en Afrique subsaharienne.
L’AFD mène également des coopérations en matière de développement urbain durable. Les efforts de la Chine en la matière seront déterminants pour l’avenir du climat. On évalue en effet à 200 à 300 millions le nombre de nouveaux urbains chinois dans les 25 années à venir. Or il n’existe pas à ce jour de modèle de ville sobre en carbone. Un tel rythme de construction des villes, à une telle échelle, est unique dans l’histoire de l’humanité. Pour participer à cette dynamique, l’AFD finance ainsi dans la métropole de Wuhan au centre de la Chine un programme pilote de réhabilitation thermique de bâtiments publics.
Ce projet qui entraînera des économies d’énergie et la réduction des émissions de CO2 de 30 bâtiments publics, répond à une logique innovante en Chine, celle de contrat de performance énergétique. Le principe en est le suivant : la réduction de la facture énergétique permettra au bénéficiaire du projet de rembourser le prêt de l’AFD. Un tel mécanisme peut ensuite être répliqué dans d’autres quartiers et d’autres villes où les besoins en matière de rénovation sont également très importants.
Quel bilan tirez-vous de ces projets et quelles sont les perspectives pour l’AFD en Chine ?
Sur une période relativement courte, nous avons réussi à bâtir un partenariat de qualité avec la Chine, tant au niveau central avec nos partenaires dans les ministères qu’au niveau local avec les provinces et les municipalités où nous intervenons.
Notre action a permis de valoriser le savoir faire et l’expertise française qui sont particulièrement appréciés. Ce dialogue constructif sur des projets concrets et innovants a permis d’établir une relation de confiance avec la Chine.
Il favorise l’adoption sur le terrain de pratiques et solutions techniques qui visent à limiter sa consommation en énergie, maîtriser son expansion urbaine, préserver ses ressources naturelles et sa biodiversité. Aider la Chine à répondre à ses défis environnementaux et adopter une trajectoire de croissance sobre en carbone, c’est contribuer à la préservation des équilibres mondiaux.
Enfin, la Chine constitue actuellement un véritable laboratoire à grande vitesse dans la lutte contre le changement climatique et le développement durable. L’accompagner dans cette démarche nous permet d’élaborer de nouveaux modèles de développement propre dont nous pourrons tirer les enseignements. Ceci éclaire notre coopération internationale dans d’autres géographies.
Signature d'une convention de financement - Projet de chauffage urbain
Le 13 mai 2011 à Pékin , une convention de prêt d’un montant de 40 millions d’euros a été cosignée par M. CHENG Zhijun, vice directeur du département des finances du Ministère chinois des Finances (MOF), et par Mme. Martha STEIN-SOCHAS, Directrice du département Asie de l’Agence française de Développement (AFD).
Cette convention de prêt de l’AFD concerne le financement de la construction d’un réseau de chauffage urbain pour la municipalité de Taiyuan, capitale de la province du Shanxi.
4e session de formation des banques chinoises à l'efficacité énergétique
L’AFD a organisé du 20 au 22 juillet 2011 à Guiyang (capitale de la province du Guizhou dans le sud de la Chine) la 4ème session de formation à l’efficacité énergétique destinée aux banques chinoises dans le cadre de la mise en œuvre de sa Ligne de Crédit Verte (LCV). Au total, 250 personnes ont participé à cette formation.
Cette formation était soutenue par le Consulat de France à Chengdu, la China Banking Regulatory Commission (CBRC) et l’Energy Research Institute (ERI, think tank affilié à la NDRC – le ministère chinois en charge des politiques économiques et du plan).
Au-delà de son fort impact direct et positif via les opérations financées, l’objectif final de la LCV est de consolider les compétences et les capacités des banques chinoises, permettant ainsi d’ancrer durablement la finance de la maîtrise de l’énergie au sein de leurs activités, conformément aux orientations des politiques publiques.
Cette opération, très appréciée par les acteurs chinois du secteur bancaire, a pour la première fois permis de mobiliser la CBRC qui développer progressivement des mesures concrètes pour promouvoir le financement vert du secteur bancaire en Chine. La CBRC a salué le succès du programme LCV qui a permis d’établir une plateforme concrète et utile de renforcements de capacités offrant plusieurs formations.
Dans son discours, le Consul Général de France à Chengdu a confirmé le soutien du gouvernement français envers ce programme emblématique de la coopération franco-chinoise.
Séquestration carbone du Bambou : workshop trilatéral France-Chine-Asie du Sud Est
Proposé par l’AFD Chine dans le cadre de son programme de plantations de bambous en Chine, et sur appui du FFEM, un workshop régional tripartite sur la séquestration carbone du Bambou a été organisé avec les autorités chinoises et des experts du sud-est asiatique les 26-27 mai 2011 dans le Yunnan.
Une quarantaine de spécialistes chinois, régionaux (FAO Inde-Cambodge, Vietnam, Philippines, The Nature & Conservancy, INBAR) et français (GRET, entreprises, ONG) ont été réunis grâce, notamment, à l’appui du réseau AFD.
Cette initiative visait un triple objectif :
- Une concertation régionale sur la place et l’importance du Bambou dans les politiques publiques Forêt/Climat,
- Une synthèse des travaux scientifiques sur la séquestration CO2
- Des enjeux de la valorisation sur les marchés carbone.
L’objectif AFD/FFEM est aujourd’hui, avec les autorités publiques chinoises, de développer une première méthodologie Carbone pour le Bambou, utilisable sur les marchés carbone et adaptable dans d’autres pays, dont africains.
Cette coopération franco-chinoise constitue actuellement la plus grande opération en Chine sur les méthodologies Carbone Bambou et a permis la première transaction de crédits carbone réalisée sur le nouveau marché volontaire chinois (citée dans le rapport de juin 2011 de la Banque Mondiale sur la Finance Carbone).

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