Laos

L'AFD a été autorisée à intervenir en République Démocratique Populaire Lao en 1993 et a ouvert son agence à Vientiane en septembre 1994. PROPARCO a été autorisée à intervenir au Laos en juin 1996 et a signé sa convention d'établissement le 28 avril 1999. Photo © whl.travel

À la une

Que fait l'AFD en matière de lutte contre la faim ?

23/06/2011

Volatilité des marchés agricoles et prévention des crises alimentaires sont au cœur des priorités de la présidence française pour le « G20 agriculture » qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

A cette occasion, décryptage des enjeux de la lutte contre l'insécurité alimentaire et précisions sur les objectifs et les actions menées par l'AFD dans le domaine.

Décryptage avec ce dossier spécial « Sécurité alimentaire » au lendemain du "G20 agricole" qui a réuni pour la première fois, à Paris, les ministres de l'agriculture des pays du G20.

  L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. Abolir la faim dans le monde « maintenant », tribune du Pr Ismaïl Serageldin et Dov Zerah

► 3 questions à Jean-Luc François, directeur de la division Développement agricole et rural

Focus sur le Ghana, un pays pour qui l'agriculture est au coeur des priorités


 

 "Moderniser les process agricoles mais également notre façon de penser le monde"

3 questions à Jean-Luc François

Jean-Luc François est responsable de la division Développement agricole et rural à l'AFD

Qu’entend par sécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire signifie que tous mangent à leur faim. Mais il ne suffit pas de nourrir les gens pour qu’ils aient faim. Il faut augmenter leurs revenus.

 

Quels sont, d’après vous, les causes de la très grande vulnérabilité alimentaire dans laquelle vivent les pays du Sud aujourd’hui ?

Hormis des causes structurelles et locales, nous sortons d’une décennie où la doxa dans le monde des économistes du développement était : libéralisation et nouvelles technologies. Cependant – cause ou conséquence ? – la vulnérabilité aux phénomènes climatiques critiques, l’accroissement de la demande des pays émergents, au premier rang desquels la Chine, et le passage de leurs populations à des régimes carnés – beaucoup plus consommateurs de ressources naturelles – ont provoqué une réduction drastique des régions excédentaires et donc une flambée des prix. Les pays du Sud, de plus en plus dépendants de leurs importations de denrées alimentaires et où la population rurale est extrêmement pauvre, ont été particulièrement touchés par cette flambée des prix.

Aujourd’hui, nous sommes toujours dans cette grande vulnérabilité alimentaire.

 

Quelle est la stratégie prônée par la France et l’AFD ?

Pour répondre au défi de la faim, notre axe prioritaire est de moderniser l’agriculture des pays du Sud. Moderniser les process agricoles certes mais également notre façon de penser le monde et notre environnement. Il convient de conjuguer réponse globale et solutions locales.

La mise en place d’instances d’échanges, de régulation régionales, voire mondiale, en matière de politique agricole et de marchés des matières agricoles sont devenues une nécessité pour la majorité des acteurs du secteur.

En Afrique, par exemple, l’AFD travaille avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à la mise en place d’une gestion régionale des risques pour répondre aux désordres du marché.

 

Quels sont les axes d’intervention prioritaires en matière de développement rural et agricole ?

Nous intervenons en matière de structuration des filières, d’innovation, d’assurance et de crédit agricole ainsi que dans le domaine de la formation.

Des filières agricoles plus fortes sont également un moyen de lutter contre la vulnérabilité des populations. De la production à l’exportation en passant par l’accompagnement d’opérateurs intermédiaires, l’AFD accompagne certains de nos pays partenaires dans la structuration de ces filières.

Nous avons mis au point une palette d’outils financiers accessibles aux acteurs agricoles, en mixant prêts et dons, en développant des systèmes de garanties (fonds ARIZ par exemple).

Enfin, nous participons également à la recherche que ce soit sur les impacts de la libéralisation sur les agricultures du sud, sur la volatilité des prix et des moyens de la combattre, sur l’appropriation des terres, sur les filières vivrières, etc.

L’AFD est reconnu par ses partenaires comme un bailleur de fonds qui a une vision robuste de l’agriculture. Cependant, notre activité dans un pays, dans un secteur ne dépend pas que de nous. En effet, l’AFD répond à des demandes de ses partenaires. A nous de les convaincre.

 

 

Focus sur un pays, le Ghana, pour qui l'agriculture est au coeur des priorités

 

Interview de Bruno Leclerc, directeur de l'agence AFD d'Accra (durée 7 mn)

 

 

Abolir la faim dans le monde «maintenant»

Tribune du Professseur Ismail Serageldin et Dov Zerah, parue dans les Echos le 22 juin.

"L'éradication de la faim n'est pas une utopie. Des solutions existent. A la veille du G20 agricole, c'est plus que jamais une cause d'intérêt universel. L'agriculture africaine doit redevenir une priorité de l'aide internationale. "

Lire la suite de la tribune

 

 

Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

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2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 

Ceremonie officielle de lancement du NUDP

10/05/2011

La cérémonie officielle de lancement du « Northern Uplands Development Programme » (NUDP) vient d’avoir lieu. Le NUDP a un financement total de 19,6 M€ et intervient dans 9 districts pauvres des provinces Nord . Son financement est assuré par le gouvernement Lao (1,83 M€), la Commission Européenne (10 M€), l’Allemagne (4 M€), la Suisse (1,47 M€) et l’AFD (2,3 M€). Ces quatre bailleurs sont réunis dans un partenariat dont la CE assure la présidence et l’AFD, le secrétariat. Pour créer un canal unique de gestion, l’AFD est délégataire des fonds de la SDC et d’une partie de ceux de la CE.

Le NUDP s’articule autour d’actions de terrain et d’un appui à l’élaboration d’une politique sectorielle de développement des régions montagneuses. Les actions de terrain portent sur la définition participative de plans de gestion des terres, la sécurisation foncière, la promotion d’organisations paysannes, la structuration de filières et le soutien aux services de vulgarisation agricole. Un appui à la mise en œuvre de la Déclaration de Vientiane , à la gestion de programmes pluri sectoriels et à la formulation des politiques publiques forment les piliers du soutien institutionnel.


Le Ministère de l’Agriculture et des Forêts est le maître d’ouvrage du NUDP. Sa mise en œuvre est assurée par des unités aux niveaux central /provincial /districts. Transversal, NUDP réunit les autres ministères impliqués dans des équipes de coordination nationale et provinciales.
Ce programme est le fer de lance du gouvernement lao et des partenaires pour le secteur du développement rural.


Légende photo : conférence de presse avec les vice-ministres du plan et de l’agriculture, l’ambassadeur de France au Laos, les représentants des bailleurs. 

Plantez couvert ! L’agriculture de conservation au Laos

21/01/2011

L’AFD et le CIRAD ont eu le plaisir d'accueillir près de 120 personnes à la projection débat , à l'AFD, autour du film : Plantez couvert ! L’agriculture de conservation au Laos. Un film de Denis Victot, Production Images d’écoute et CIRAD.

Le Laos subit une très forte pression sur ses forêts et sur ses terres arables. Les grandes monocultures commerciales dominent le paysage et les pratiques agricoles minières accélèrent la dégradation des ressources naturelles. Xouthy, paysan lao, nous livre sa vision sur l'évolution de l'agriculture. Il a décidé de cultiver autrement: il s'est lancé dans l'agriculture de conservation. Pourquoi est-il urgent de préserver les sols pour produire plus et mieux demain ? Quelles sont les alternatives qui peuvent répondre aux enjeux du développement rural ? Comment pourrons-nous nourrir les générations à venir ?

Focales n°6 | La régulation des petits fournisseurs d'eau au Laos

01/12/2010

Les services d'eau et d'assainissement, services publics essentiels, doivent être réglementés à partir d'un point de vue économique, environnemental et public. L'AFD, dans le cadre de son programme de recherche sur les PPP, a travaillé sur les approches théoriques des modèles institutionnels de la réglementation. Une des questions qui se pose alors pour un travail de recherche est la réglementation des petits fournisseurs indépendants, fournisseurs qui sont apparus au cours des dernières années sur le marché grâce aux pouvoirs publics.

La question de savoir comment contrôler ces initiatives sans pour autant nuire à leur potentiel d'innovation a été étudiée par l'AFD et le Gret, qui ont lancé un programme de recherche commun et de capitalisation sur les petits fournisseurs indépendants du secteur de l'eau. Ce document est une étude sur la façon dont les autorités laotiennes ont élaboré, avec l'aide du Gret, un cadre de réglementation innovant pour les contrats de PPP signés avec ces petits entrepreneurs, établi en parallèle de la règlementation plus classique des entreprises du secteur de l'eau appartenant à l'Etat. Le document met l'accent sur l'identification des principales fonctions de régulation de l'offre de l'eau et analyse les choix qui ont été faits jusqu'à présent dans ce processus toujours en cours de réglementation.

Visite de Jean-Pierre Blanc, PDG des cafés MALONGO, à l’AGPC (Association des groupements de Producteurs de Café) du Plateau des Bolovens au Laos.

15/06/2009

Du 15 au 18 juin 2009, Jean Pierre Blanc, PDG de l’entreprise MALONGO, a rendu visite à l’Association de Producteurs de Café du Plateau des Bolovens (AGPC), soutenue par l’AFD depuis sa création.

Certifiée équitable et bio en 2009, l’AGPC tente de mettre en place des contrats long-terme avec ses acheteurs, afin d’assurer à ses membres des débouchés durables pour leur production.

L’AGPC produit 500T par an de café vert, commercialisable sur le marché international. Après deux ans d’existence de leur association, les membres de l’AGPC valorisent leur café 1,5 fois mieux que sur le marché traditionnel.

Cette visite a donc permis la négociation d’un contrat de deux ans avec l’AGPC, d’achat de 12 containers d’arabica et de 2 containers de robusta par an, équivalant à 50% de la production de l’association. Par ailleurs, cette visite coïncidait avec l’étude de faisabilité coïncidait avec une étude de la faisabilité d'un prochain soutien à la filière par un programme d’amélioration de la promotion du café du Laos financé par le PRCC. Cela a notamment permis de faire un point sur le soutien à l’AGPC, ainsi qu’au reste de la filière, et d’évoquer les perspectives de développement et d’autonomisation de ces différentes structures.

La visite de Mr Blanc a également donné lieu au tournage d’un reportage sur le partenariat entre Malongo et l’AGPC, prochainement diffusé sur France 3.
 
   
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