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Depuis 1992, les interventions de l’AFD répondent aux contraintes de développement et aux priorités nationales du Maroc, notamment à ses efforts d’intégration à l’économie mondiale. Elles se sont concentrées autour de la promotion d’un environnement économique stable et efficace, un développement respectueux de l’environnement et la cohésion sociale. Photo © J. Fassbind
À la une
80% des zones rurales marocaines accessibles grâce à la construction et l’aménagement de routes rurales
Les routes réalisées dans le cadre du deuxième programme national des routes rurales concernent une population estimée à près de 3 millions d'habitants. Les études d’impact de l’aménagement des routes rurales au Maroc mettent en relief une augmentation significative du taux de scolarisation et du taux de fréquentation des centres médicaux et une diminution des coûts de transport des biens.
Le programme national des routes rurales a pour objectif de porter à 80% le taux d’accessibilité des zones rurales du Maroc par la construction et l'aménagement de 15 500 kilomètres de routes praticables en toute saisons, sur la période 2005-2012. Les routes accessibles par tout temps réalisées dans le cadre du deuxième programme national des routes rurales concernent une population estimée à près de 3 millions d'habitants. Les études d’impact de l’aménagement et de la construction des routes rurales au Maroc mettent en relief une augmentation significative du taux de scolarisation et du taux de fréquentation des centres médicaux, une diminution des coûts de transport des biens et des personnes ainsi qu’une augmentation du revenu des habitants et de la diversification des productions agricoles.
L’état d’avancement du programme devrait permettre d’atteindre fin 2012 les objectifs fixés : les études techniques ont été lancées pour la totalité des 15.500 km de routes prévues, les contrats conclus avec les entreprises de travaux publics concernent plus de 11 800 km et plus de 7000 km de routes rurales ont déjà été mises en service.
En portant à près de 194 millions d’euros, soit plus de 2 milliards de dirhams, le montant cumulé des concours accordés depuis 15 ans au Maroc pour la construction de routes rurales, l’AFD consolide son appui au Royaume en faveur du développement économique et social des zones les plus défavorisées. Il s’agit d’un prêt concessionnel, d’un montant de 60 millions d’euros, destiné à financer la finalisation du deuxième Programme national de routes rurales (PNRR 2). L’AFD, apporte 20% des financements extérieurs, comme l’un des premiers contributeurs du PNRR 2, aux côtés notamment de la Banque Européenne d’Investissement et de la Banque Mondiale. Le financement est assuré par les collectivités locales (15%), l’Etat (25%) et les bailleurs de fonds internationaux (60%).
En complément du programme, l’Agence contribue également au développement des infrastructures de base des zones rurales via deux programmes :
1. le programme d’accès généralisé à l’eau potable rurale (PAGER)
2. le programme d’électrification rural global généralisé (PERG).
Par ailleurs, l’AFD participe à l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins des populations rurales, au travers du Programme d’urgence du Ministère de l’Education et du Plan d’action 2008-2012 du Ministère de la Santé.
Elle apporte enfin un soutien au développement de l’agriculture familiale, source de revenu pour 80% de la population rurale, en finançant un programme d’appui à la mise en œuvre du pilier II du « Plan Maroc Vert ».
La convention relative au troisième prêt de l’AFD en faveur de la Caisse pour le Financement Routier (CFR) a été signée le 17 novembre 2011 par M. Karim Ghellab, ministre de l’équipement et des transports, président du Conseil d’administration de la CFR, et M. Joël Daligault, Directeur de l’AFD au Maroc.
Le groupe Attijariwafa bank et l’AFD s’associent pour faciliter l’accès des entrepreneurs au financement sur le continent africain et dans la région Méditerranée
Afin d’accélérer la dynamique de financement en faveur des entrepreneurs sur le continent africain et dans la région Méditerranée, le Directeur Général du groupe Attijariwafa bank, M. Boubker Jai, a signé ce jour un protocole avec le Directeur Général Adjoint de l’AFD, M. Didier Mercier.
Ce protocole concerne les filiales des régions d’Afrique subsaharienne et d’Afrique du Nord du groupe Attijariwafa bank, mais le périmètre géographique pourra être élargi. En vertu de l’accord conclu, l’AFD garantira à hauteur de 50 % le risque assumé par les filiales du groupe Attijariwafa bank dans la limite de 2 millions d’euros par emprunteur. Les filiales du Groupe pourront également placer sous une garantie de portefeuille 50% du montant des prêts à moyen et long terme aux TPE et PME d’un montant inférieur à 300 000 euros. L’enveloppe globale de garanties affectée par l’AFD à ces crédits est de 50 millions d’euros, le mécanisme de garantie étant simple et rapide.
L’accès des entrepreneurs au financement est un enjeu majeur pour la croissance économique et la création d’emplois durables. Le groupe Agence Française de Développement encourage et soutient l’investissement des petites et moyennes entreprises du continent africain et des pays de sa zone d’intervention au travers de plusieurs outils créés au bénéfice des systèmes financiers locaux.
Le groupe Attijariwafa bank, partage le même objectif au Maroc que dans les 23 pays où le groupe est présent : jouer un rôle central dans le financement de l’économie et du secteur privé pour faciliter l’accès au crédit aux acteurs économiques, dont les professionnels, petites et moyennes entreprises.
Commentant la conclusion de cet accord, M. Didier Mercier a déclaré :
«En offrant de partager avec les banques le risque de non remboursement des crédits, l’AFD entend contribuer à la dynamisation à grande échelle d’une offre de financement adaptée aux besoins des petites entreprises. Ce partenariat avec le groupe Attijariwafa bank est un pas important vers l’atteinte de cet objectif en Afrique et en Méditerranée.»
Pour M. Boubker Jai :
« Le déploiement du groupe Attijariwafa bank en Afrique subsaharienne s’accompagne d’une volonté forte de développer l’offre en direction des entreprises. Ce partenariat avec l’Agence Française de Développement est un moyen d’accroitre nos financements sur un segment de très petites et moyennes entreprises qui constitue un marché d’avenir tant il s’agit d’un maillon essentiel du développement économique du continent africain».
Lancement des travaux par le Président de la République et le Roi du Maroc de la Ligne à Grande Vitesse Tanger-Casablanca
Maroc : développement des fillères agricoles et sécurité alimentaire nationale
Le conseil d'administration du 29 septembre 2011, a décidé, l'attribution d’un financement de 50,3 M€ (prêt de 50 M€ et subvention de 0,3 M€) au Royaume du Maroc pour son programme de développement agricole.
Le financement de l’AFD contribuera à la mise en œuvre, dans les régions du Nord (Tanger-Tétouan, Taza-Al Hoceima-Taounate et Fès-Boulemane), du « pilier II » du Plan Maroc Vert (PMV), qui vise à l’amélioration du revenu des exploitations familiales des zones défavorisées par le financement de projets productif (production, transformation) et l’accompagnement des groupements de producteurs qui en sont promoteurs :
- L’essentiel du prêt de l’AFD sera consacré au financement des projets productifs présentés par des groupements d’agriculteurs et validés par le Comité d’investissement national : construction et équipement d’unités laitières, plantation de vergers (oliviers, amandiers, pruniers, pommiers…) et construction d’unités de valorisation de leurs fruits, acquisition de ruches améliorées et construction d’unités de production de miel, installation de parcelles de plantes aromatiques et équipement d’unités de distillations, …
- Des actions pilotes seront, par ailleurs, mises en œuvre dans les trois régions concernées pour l’amélioration de la commercialisation des produits des principales filières agricoles, pour le développement des produits de terroirs, l’amélioration de l’accès au crédit bancaire et l’expérimentation de pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement
- Une assistance technique, financée sur prêt et sur subvention, appuiera la mise en œuvre du Programme et contribuera à la formation des promoteurs de projets et des agents et cadres des services agricoles sur des les questions d’approche participative, de commercialisation des produits agricoles, de gestion…
Le PMV sera mis en œuvre par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et son Agence pour le Développement Agricole (ADA), dès le début de l’année 2012.
La protection des ressources aquifères au Maroc : financement du programme d’eau de l'Office Chérifien des Phosphates
Le Conseil d’administration de l’AFD du 29 septembre 2011 a approuvé l’attribution d’un prêt de 180 M€ à l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) pour le financement de son Programme eau.
Avec des réserves importantes, le Maroc, à travers l’OCP, est le troisième producteur mondial de phosphates bruts. La stratégie de l’OCP prévoit de doubler ses capacités de production à l’horizon 2020. L’eau est une ressource clé pour l’industrie du phosphate et les besoins en eau de l’OCP devraient atteindre à l’échéance du programme une consommation conséquente. Dans le contexte de stress hydrique du Maroc, des prélèvements complémentaires mettraient en péril les ressources d’eau douce. Le programme permet l’appel à des ressources alternatives grâce à la réalisation de deux usines de dessalement, trois stations d’épuration d’eaux usées et deux adductions d’eau de barrage.
Soutien à l'ONG Ensemble contre la peine de mort pour contribuer à l’abolition de la peine de mort au Maroc (Le comité ONG du 27 septembre 2011)
Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 27 septembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 214 853 euros à l'ONG Ensemble contre la peine de mort.
Cette subvention de 214 853 euros va permettre le financement d’un projet visant à contribuer à l’abolition de la peine de mort au Maroc et faire de celle-ci une priorité de l’action publique. Sont ainsi visés la réduction des champs d’application de la peine capitale, la mise en place par le Maroc d’un moratoire officiel et la ratification des traités internationaux. L’objectif est de renforcer la dynamique abolitionniste au Maroc par la structuration de la société civile marocaine, la création de passerelles entre les différents niveaux décisionnels et le renforcement des capacités de mobilisation de l’opinion publique marocaine. Le programme s’adresse aux autorités politiques et judiciaires marocaines, le Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH), les Oulémas et théologiens, les médias, les parlementaires, l’opinion publique marocaine, les syndicats professionnels et estudiantins, les enseignants et universités à travers les actions d’éducation, enfin la Coalition mondiale contre la peine de mort.
