Territoires palestiniens

Le groupe de l’AFD est habilité à intervenir dans les Territoires palestiniens depuis novembre 1998. L’activité de l’AFD dans les Territoires répond à deux enjeux majeurs : contribuer à l’émergence d’un Etat palestinien viable, en renforçant les institutions et en mettant en place les conditions d’un développement pérenne ; et préserver la cohésion et la paix sociale.

À la une

A Savoir n°3 | Vers une gestion concertée des systèmes aquifères transfrontaliers

01/11/2010

Les systèmes aquifères, qui représentent souvent une partie très importante des ressources en eau mobilisables d’un pays, sont inégalement connus.
Or, beaucoup plus souvent que les fleuves transfrontaliers, ils sont partagés entre plusieurs pays qui les utilisent généralement de façon indépendante, et souvent intensive, en partie pour l’alimentation en eau potable et pour les usages industriels, mais surtout pour l’agriculture irriguée.

Les utilisations souvent mal contrôlées de ces ressources entrainent dans de nombreux cas des phénomènes de surexploitation et de pollution, qui génèrent à leur tour des tensions locales, avec des risques de crises et de conflits entre pays.
C’est pourquoi il est aujourd’hui nécessaire d’améliorer la connaissance de ces systèmes aquifères et de promouvoir une gestion concertée, équitable et durable de ces ressources.
C'est l'objet du présent guide méthodologique qui présente la panoplie des divers types d’instruments utilisables et propose une démarche progressive, multiforme et pragmatique qui doit permettre d'atteindre ces objectifs dans
l’intérêt commun de toutes les parties impliquées. 

L’élaboration de ce guide méthodologique (troisième partie d’une étude plus globale) a été précédée d’importants travaux préparatoires :

  • en première partie : un constat préliminaire et une analyse générale incluant une identification des dynamiques en cours sur les plans législatif, institutionnel et technique ; une identification des grands enjeux et une analyse de quelques expériences de gestion de certains aquifères transfrontaliers (Sahara septentrional, Iullemeden, Guarani, Grès Nubiens, nappe du Rhin supérieur, nappe du Carbonifère, nappes du Genevois et du Stampriet) ;
  • en deuxième partie : des études de cas détaillées de sept systèmes aquifères transfrontaliers représentant des enjeux importants (aquifères du bassin du Mékong, bassin côtier Ghana-Togo-Bénin, bassin du Lac Tchad, bassin sénégalo-mauritanien, Taoudeni-Tanezrouft, Iullemeden, aquifères de la Montagne et aquifère Côtier partagés entre les Territoires palestiniens et Israël).

Ces travaux seront diffusés très prochainement sur les sites des partenaires de l’étude.

Inauguration du centre de documentation de santé mentale El Bireh

21/10/2010

Le Consul Général de France à Jérusalem, M. Frederic Désagneaux, et le Ministre de la santé palestinien, Dr. Fathi Abdel-Moghni, ont inauguré ce jeudi 21 octobre le Centre de documentation de santé mentale « Mohammed S. Kamal » situé à Al Bireh-Ramallah, en présence du Directeur de l’agence AFD de Jérusalem et du Représentant local du PNUD.

L’ouverture de ce centre, construit au dernier étage d’un centre de santé primaire du Ministère, permettra d’améliorer considérablement l’accès aux différents ouvrages de base et autres supports pédagogiques en santé mentale. Il s’adresse aux professionnels du secteur, aux étudiants en psychologie ou psychiatrie et à toute autre personne intéressée de près ou de loin par le sujet. La bibliothèque du centre est constituée d’ouvrages de références, de revues et de périodiques. Le centre, est aussi relié à un serveur proposant une base de données incluant ces principaux ouvrage et d’autres. Cette base de donnée sera accessible depuis des postes ordinateurs dans le centre, mais aussi à terem depuis certains centre de santé mentale de Cisjordanie. En améliorant l’accès au savoir, le centre contribuera donc à terme à améliorer la qualité de la prise en charge des patients présentant des pathologies mentales dans le Territoires Palestiniens.

 
De plus, le Centre jouera un rôle de point focal pour les acteurs du secteur, faisant le lien entre ONG, secteur privé, secteur public et universitaire. Des conférences ou séminaires seront organisées au Centre dans ce but. Enfin, les deux employés du centre, qui ont reçu 6 mois de formation spécifiques de l’université Bir Zeit, développent actuellement un plan de communication, avec notamment pour objectif de sensibiliser un plus grand public aux questions de santé mentale et à ainsi diminuer les à priori que rencontre cette discipline.
 

La construction de ce Centre de documentation est une des réalisations du projet santé mentale financé par l’AFD à hauteur de 2,7 M€ et mis en place par le PNUD. Ce projet a permis la construction de trois centres de santé mentale communautaires à Naplouse, Jénine et Halhul. Des formations et appuis techniques ont été aussi fournis aux personnels de ces centres par les ONG MDM France et MDM Suisse pour assurer leur bon fonctionnement. 

Visite du Directeur général dans les Territoires palestiniens et en Jordanie

12/10/2010

Du 17 au 20 octobre 2010, Dov Zerah, Directeur général de l'AFD, s'est rendu dans les Territoires palestiniens et en Jordanie où il a signé quatre conventions, célébré les dix années de présence de l’Agence dans les Territoires palestiniens, visité plusieurs projets et rencontré de nombreux décideurs.

Avec le Premier Ministre Salam Fayyad

L’AFD a ouvert un bureau à Jérusalem en 1999 pour le suivi de notre activité sur les Territoires palestiniens. En un peu plus de 10 ans, l'AFD y a engagé 180 millions d'euros de subventions, principalement sur trois secteurs prioritaires : eau et assainissement, développement local et soutien au secteur privé. Pour donner plus de visibilité à son action sur une zone où interviennent 84 bailleurs et 23 agences des Nations unies, l'AFD a célébré ces 10 années de présence en organisant un événement dans le premier hôtel palestinien aux standards internationaux (Mövenpick Ramallah) dont l’ouverture officielle devrait avoir lieu dans quelques jours. En compagnie du Consul Général de France à Jérusalem et du Premier Ministre palestinien, l'Agence a accueilli près de 200 personnalités palestiniennes et internationales.
À l’occasion de cette réception, l’Agence a présenté deux expositions de photographies et un film illustrant l’impact de son action dans les Territoires palestiniens.

Signature de la convention avec Shaddad Attili

L’Agence concentre près de 50% de son action sur l’eau et l’assainissement. La visite de Dov Zerah aura été l’occasion de signer une subvention de 4 millions d'euros avec l’Autorité palestinienne pour la construction d’une station d’épuration dans le nord de la bande de Gaza. Cette infrastructure traitera les eaux usées de 250 000 personnes. Grâce à ce financement complémentaire aux 12 millions d'euros déjà engagés en 2005, l’Agence demeure le principal bailleur d’un projet emblématique rassemblant la Banque mondiale et différents bailleurs européens.

 

Le soutien de l’Agence à l’Autorité palestinienne se traduit déjà par des résultats concrets sur le terrain. En compagnie du ministre palestinien de l’Eau, le Directeur général a visité un projet à Maythaloun, au sud de Jénine, qui permettra d’ici mi-2011 le raccordement de 25 000 personnes à un réseau d’eau potable.

Projet de station à Maythaloun

L’Agence favorise par ailleurs le développement économique des Territoires palestiniens. Elle appuie le développement des municipalités en finançant via le Fonds de développement municipal des infrastructures structurantes telles que le tunnel de Naplouse, et soutient la croissance du tissu de PME par la construction d’une zone industrielle à Bethléem.

 

La rencontre avec Salam Fayyad, Premier Ministre palestinien, aura été l’occasion de discuter des priorités de l’Autorité palestinienne. Elle aura aussi permis à l'AFD d’initier un dialogue avec ses partenaires sur les mesures à instaurer pour accélérer la mise en œuvre de ses financements.

De l’autre côté du Jourdain, malgré une présence encore récente (l’agence d’Amman a été ouverte en 2006), l’Agence est devenue l’un des principaux bailleurs actifs en Jordanie, avec un montant d’engagement d’une centaine de millions d’euros par an.

Avec le maire d'Amman et l'Ambassadeur, Corinne Breuze

La convention de prêt signée avec le maire d’Amman est tout à fait emblématique : il s’agit d’un prêt à la municipalité d’Amman sans garantie de l’État d’un montant de 166 millions de dollars pour appuyer la mise en place d’un système de bus à haut niveau de service (BRT). La subvention de 0,2 million d'euros qui l’accompagne financera des actions de renforcement de la municipalité sur les questions de transport en commun, notamment par le biais de la coopération décentralisée avec la ville de Paris. La structuration de l’offre de transports publics se traduira par une plus grande mobilité des habitants d’Amman, en particulier pour les populations les plus pauvres, et une diminution de la congestion de la capitale jordanienne.

 

La signature d’une subvention d’un million d’euros pour appuyer la mise en place d’une administration des grands projets au sein de la Primature ouvre d’intéressantes perspectives à l’Agence. En renforçant la capacité des décideurs jordaniens à analyser et prioriser les grands investissements, l’Agence contribuera à améliorer le pilotage macroéconomique du royaume et à affiner le montage de ces grands projets.

Signature de la convention avec le Ministre du Plan et de la Coopération internationale



 

Inauguration de la rue M. Darwich à Jéricho par MM. Salam Fayyad et Bernard Kouchner

11/10/2010

Le premier ministre de l’Autorité Palestinienne, M. Salam Fayyad et le Ministre des Affaire Etrangères et Européennes, M. Bernard Kouchner, ont inauguré ce lundi 11 octobre la rue Mahmoud Darwich à Jéricho dans le cadre des festivités du 10 000ème anniversaire de la ville.

La route deux fois deux voies et éclairée, longue de près de 2km, relie la périphérie sud/est de la ville au centre de Jéricho. Elle s’inscrit dans un plan plus large de développement économique et de dynamisation de cette zone périurbaine où la municipalité développe d’important projets : zone agro-industrielle, projet pilote de production de dattes, zone de loisirs et extension naturelle de la ville.

Cette route a été financée par l’AFD pour un montant de 600 000 EUR dans le cadre de sa première participation au Fonds de Développement Municipal (MDLF) palestinien. Cette contribution de 12M EUR a permis de financer depuis 2007 des projets d’infrastructures - routes, aménagement urbain,  réseaux d’eau, bâtiments publics, etc, dans les 11 capitales de gouvernorat de Cisjordanie.
 
Le MDLF a pour vocation de devenir le mécanisme de financement principal des municipalités en Palestine, proposant à la fois un soutien financier et technique. A ce titre, il opère désormais un programme financé par plusieurs bailleurs et par l’autorité palestinienne : le Municipal Development Programme, dont les fonds sont alloués aux 132 municipalités palestiniennes selon une formule de répartition innovante incluant un critère de performance. L’AFD participe à cette approche harmonisée à hauteur de 3,2 M EUR (convention signée en avril 2010).

Journée portes ouvertes au centre communautaire de santé mentale de Halhul

09/10/2010

Le centre communautaire de santé mentale de Halhul, dont la construction a été financée par l’AFD, a ouvert ses portes aux habitants, associations du quartier et autres professionnels de la santé à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, profitant de cette opportunité pour renforcer ses liens avec la communauté et mieux faire connaitre ses services.

Le centre de Halhul est le premier centre de santé mentale à l’attention des enfants et les adolescents en Palestine et vient répondre ainsi à un besoin important. 53% de la population palestinienne a moins de 18 ans. Les enfant et adolescents sont plus sensibles aux situations de violence liées au conflit et à l’occupation, d’autant que ces tensions se répercutent sur leur environnement familial et nuisent ainsi à leur développement.
 
L’AFD supporte ce centre dans le cadre d’un projet d’appui aux structures de santé mentale, débuté en 2007. Le centre de Halhul a ouvert ses portes le 1er mars 2010 et reçoit depuis décembre 2009 un appui technique de l’ONG Médecins du Monde Suisse. Ce centre jouera un rôle pilote important au sein du dispositif du Ministère de la santé puisqu’il est prévu que les équipes des 8 autres centres de santé mentale viennent s’y former pour pouvoir mieux répondre aux besoins spécifiques des enfants et adolescents dans leurs propres centres.
 
La journée porte ouverture a été l’occasion de débats animés sur les troubles dont peuvent souffrir les enfant et adolescents palestiniens et sur le rôle du centre et la façon dont il doit fonctionner. La question du stigma dont souffrent les pathologies mentales a aussi été abordée. Etaient présents plusieurs associations de Halhul et d’Hébron, un représentant du centre de santé primaire de Halhul, des personnels du centre de réhabilitation pour handicapés de Hébron et des travailleurs sociaux de la santé scolaire.
 

34 pays venant 3 continents se réunissent autour du premier plan international de sauvegarde de la biodiversité de bassin méditerranéen

03/10/2010

Le premier plan international destiné à préserver la biodiversité exceptionnelle du bassin méditerranéen est lancé aujourd’hui à Paris à l’Agence Française de Développement. Ce plan qui s’étale sur cinq ans a pour objectif de protéger au mieux les écosystèmes, notamment terrestres, en ciblant ses actions sur les régions les plus  importantes et les plus menacées en matière de biodiversité.

Il a été élaboré par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF) – un partenariat qui regroupe la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Agence française de développement (AFD), le gouvernement japonais, la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation et Conservation International. Le projet a également été financé par la Fondation Mava et la Fondation Prince Albert II de Monaco. Une première tranche de 10M$US est mis à disposition pour les 5 prochaines années pour la conservation de la biodiversité.

Près d’un demi-milliard d’êtres humains vivent autour du bassin méditerranéen et plus de 220 millions de touristes viennent chaque année visiter la région. Il est crucial de réduire les menaces qui pèsent sur l’écosystème méditerranéen. De nouvelles approches sont aussi nécessaires pour que la région continue à tirer parti des services rendus par les écosystèmes et de la biodiversité car ils jouent un rôle essentiel, depuis des millénaires, dans le développement des  civilisations méditerranéennes.

Il est nécessaire de  maîtriser l’usage de l’eau douce – dont la présence est limitée dans la région – et de  veiller à ce que le tourisme apporte des atouts économiques sans pour autant détruire les écosystèmes qui  font de la Méditerranée une zone de tourisme privilégiée.
Pour Gilles Kleitz, chef de projet à l’Agence française de développement (AFD), « Des dizaines de millions de personnes, dans l’Union européenne  ou en  dehors, dépendent de l’écosystème du bassin méditerranéen, soit directement, par le biais de l’agriculture, du tourisme, de la pêche, de la sylviculture, soit indirectement, par l’apport en eau douce, le contrôle des insectes, la pollinisation... Nous nous devons de veille  à la restauration et à la préservation  de cette région naturellement  riche et fragile pour le bien des générations futures.»

Le plan s’articule autour d’un rapport de 251 pages appelé Profil d’écosystème qui identifie les zones clés de la biodiversité, les menaces auxquelles elles font face et les mesures nécessaires. Ce rapport a été constitué avec l’appui de groupes issus de la société civile. Le CEPF accordera des subventions aux associations locales qui se mobiliseront sur des projets de protection de la nature. 

Pour John Watkin, directeur des subventions du CEPF qui a encadré le projet, « La place extraordinaire qu’occupe le bassin méditerranéen dans l’histoire de l’humanité et son rôle de carrefour entre les cultures européennes, moyen-orientales et nord-africaines a été rendu possible grâce à  la richesse incroyable de son écosystème :  ses ressources maritimes, la fertilité de ses terres et l’abondante variété de plantes, mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et invertébrés que l’on peut y trouver. Cet écosystème  demeure crucial aujourd’hui  pour le développement économique et social de la région.  LeCEPF a élaboré ce plan pour veiller à ce que cet écosystème continue d’apporter à l’homme ses bienfaits pour les millénaires à venir ».
Le rapport répertorie plus de 1567 zones clés de  biodiversité (Key Biodiversity Areas: KBA) dans la région. Le  financement ciblera les pays situés hors des frontieres de l’UE qui ont un accès plus limité à d’autres sources de financement pour la protection de la biodiversité. Six régions ont été définies comme prioritaires.

Pour Güven Eken de Doğa Derneği, l’ONG turque  qui a conduit l’étude pour le CEPF: « Le bassin méditerranéen a une importance majeure, du point de vue environnemental et social. Cette zone sensible de la biodiversité, la deuxième en termes de taille, est l’une des plus riches au monde. Mais il est aussi très complexe d’y travailler, car elle rassemble 34 pays dont les langues, les alphabets, les cultures et les religions diffèrent. La région  est gravement menacée, car 5 % seulement de son écosystème originel subsiste. En effet,  la promotion immobilière des zones côtières à des fins touristiques et l’extraction de l’eau à des fins agricoles ont des répercussions particulièrement néfastes dans la zone. Celle-ci a déjà connu beaucoup de dégâts mais nous avons enfin une stratégie qui transcende les frontières nationales  pour protéger la région. »

Les six zones prioritaires identifiées par le CEPF sont :

1. la péninsule  Cyrénaïque (Égypte et Libye) : 3 037 789 hectares de régions humides ou désertiques, comptant 11 zones clés de  biodiversité (KBA) et abritant plus de 100 espèces de plantes endémiques. Des espèces animales particulières y vivent également, comme la tortue égyptienne (Testudo kleinmanni), en danger d’extinction. L’écosystème local subit de nombreuses menaces comme le développement non durable du tourisme, la conversion des zones côtières en zones d’habitations, les pratiques de chasse non durables, l’expansion agricole, la production de charbon pour les zones urbaines avoisinantes et la construction intensive de routes.

2. les montagnes, plateaux et zones humides du Tell algérien et de Tunisie : Cette région très diverse, d’une superficie de 13 405 573 hectares, compte 75 zones clés de biodiversité, dont moins de 1 % sont protégées. Recouvrant une vaste région allant de la mer aux zones de montagne en passant par les forêts de chênes-lièges, elle abrite le mouflon a manchettes (Ammotragus lervia), le serval (Felis serval), ainsi que les dernières populations sauvages du seul primate méditerranéen : le magot (Macaca sylvanus). Le développement non durable du tourisme et la pollution de l’eau menacent l’écosystème de cette région.

3. les montagnes de l’Atlas (Maroc) : C’est dans cette région d’une superficie de 12 812 888 hectares qui compte 30 zones clés de biodiversité que les fleuves les plus importants du Maghreb prennent leur source. On y rencontre une multitude d’espèces uniques, notamment 237 plantes à fruits endémiques, le cèdre d’Atlas (Cedrus atlantica), la Vipère « latastei » ou encore l’antilope à nez tacheté (Addax nasomaculatus), en grave danger d’extinction et réintroduite dans la région. Les montagnes abritent également l’une des trois colonies restantes d’ibis chauve (Geronticus eremita). La région doit faire face à plusieurs menaces : d’abord la surexploitation des plantes, la région étant particulièrement riche en fleurs à oignon, ensuite la gestion non durable de l’eau, avec la construction de digues pour l’irrigation et le stockage de l’eau et enfin une une intensification de l’agriculture et un pâturage intensif qui entraînent l’érosion des sols.

4. la vallée de l’Oronte et les montagnes du Liban (Liban, Syrie, Turquie) : d’une superficie de 2631 528 hectares et comptant 40 zones clés de biodiversité, ce corridor abrite des bassins hydrographiques et des habitats naturels essentiels, qui s’échelonnent du niveau de la mer à des sommets enneigés à 3 000 m d’altitude. Il fournit la quasi-totalité de l’eau aux populations du Liban, eau qui se déverse également vers la Syrie avoisinante. Il abrite 31 espèces jugées menacées dans le monde, ainsi que de nombreux poissons, lézards et serpents endémiques, notamment la vipère libannaise (Montivipera bornmuelleri), elle aussi menacée. La région d’Akkar/du Hermel, qui se distingue par ses forêts anciennes, représente un point d’entrée pour les oiseaux migrateurs venus d’Europe. La construction d’infrastructures résidentielles, l’urbanisation, la chasse illicite et l’intensification de l’agriculture constituent les principales menaces de ce corridor naturel.

5.  les Balkans du sud-ouest (Albanie, Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie) : La région  s’étend sur une superficie de 5 713 629 hectares et compte 42  zones clés de biodiversité.  Les lacs, montagnes et littoraux des Balkans du sud-est entourent les dernières grandes étendues de régions côtières préservées  de la zone Europe-Méditerranée. Ce corridor recèle d’importants réseaux d’eau douce, comme le lac d’Ohrid, un site classé au patrimoine mondial, et le lac voisin de Prespa. Ces sites abritent une variété d’espèces endémiques, notamment la grenouille d’Albanie (Pelophylax shqipericus), une espèce menacée, le poisson Belvica (Salmo ohridanus), la truite « Salmo Letnica », ainsi que divers mollusques, crustacés et plantes endémiques. La chasse, la surpêche et la destruction des habitats naturels côtiers sont à l’origine  de répercussions néfastes.

6. les montagnes du Taurus (Turquie) : D’une superficie de 11 724 896 hectares et comptant 70 zones clés de biodiversité, cette région recense pratiquement tous les habitats naturels que l’on peut trouver en Méditerranée – allant de la garrigue aux forêts, des régions humides  aux régions montagneuses. Les eaux abritent un grand nombre d’espèces animales, dont le phoque-moine marin (Monachus monachus). Les montagnes abritent les peuplements les plus intacts de cèdres du Liban (Cedrus libani). La construction d’habitations, le développement touristique, les incendies de forêts, les digues, l’usage non durable de l’eau potable, l’agriculture, l’aquaculture et la construction de routes menacent en grande partie cette région.
Une conférence aura lieu le 29 septembre 2010 à 16h30

En présence de :
- Jennifer Morris, senior vice présidente, Division du financement des écosystèmes, Conservation international
- John Watkin, directeur de projets, CEPF
- Gilles Kleitz, chef de projet, AFD
- Güven Eken, Président, Doğa Derneği
A l’Agence Française de Développement, 5 rue Roland Barthes, 75012 Paris (métro Gare de Lyon)

Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter :

Rob McNeil
Directeur des médias, Conservation International
rmcneil@conservation.org
Patricia Yakabe Malentaqui
Directeur des médias internationaux, Conservation International :
pmalentaqui@conservation.org
Laure Weisgerber
Service de Presse, Agence Française de Développement
weisgerberl@afd.fr 

 
   
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