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Concilier développement et protection de l’environnement. Interview vidéo de Tiphaine Leménager
Que fait l’AFD en matière de protection de l’environnement ? Comment maîtrise t-elle les impacts des projets qu’elle finance sur l’environnement ? A quelques jours de la conférence “Lutter contre la pauvreté et qualité de l’environnement”, Tiphaine Leménager, expert à l’AFD, répond à nos questions.
Tiphaine Leménager, responsable des questions Biodiversité au département de la Recherche de l'AFD, revient sur les enjeux qui sous-tendent la problématique "concilier développement et protection de l'environnement. Peut-il y avoir un développement efficient qui préserve l'environnement ? Quelle est la position de l'AFD dans ce domaine ?
Tiphaine Leménager évoque également comment l'AFD intervient en matière de protection de l'environnement : financement de projets de gestion durable des ressources naturelles, mise en place de procédures de contrôles des risques environnementaux mais également activités d'évaluation et de recherche.
Enfin, T. Leménager dresse un tableau des grandes familles de pensée qui débattent autour de la thématique Développement et environnement : quelles sont nos priorités ? Des familles de pensée qui se retrouvent d'ailleurs à l'AFD...
Publication du rapport annuel de l'AFD 2010
Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.
►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)
2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement
Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées
par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.
L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.
Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture
En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :
- L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
- La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
- La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
- L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
- L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
- L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
- Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes
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2011 : la consolidation du modèle économique
« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.
Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :
- L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
- Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
- Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.
La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.
"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"
A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.
Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement
En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.
L'AFD et le Plan Bleu renouvellent leur partenariat en faveur du développement durable en Méditerranée
L’objectif est de poursuivre les échanges d’information sur les actions menées en Méditerranée et de réaliser des travaux conjoints sur les interactions entre développement et environnement dans cette région.
Noué en novembre 2007, le partenariat entre l’AFD et le Plan Bleu s’inscrit dans la stratégie méditerranéenne du développement durable fixée par 21 pays de la Méditerranée et la Communauté européenne lors de la Convention de Barcelone en novembre 2001. Ce partenariat met l’accent sur des enjeux ayant une forte résonance en Méditerranée tels que le changement climatique, l’eau, l’énergie, les transports, le tourisme, les espaces urbains, ruraux et le littoral.
Avec le lancement de l’Union pour la Méditerranée, les efforts et les coopérations en matière de développement durable en Méditerranée ont pu être fédérés autour des priorités retenues lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Paris en juillet 2008 : l’eau, le développement urbain, l’énergie et les transports.
Le Centre pour l'intégration en Méditerranée de Marseille (CMI) auquel participent à la fois l’AFD et le Plan bleu permettra par ailleurs de créer des synergies avec le Centre d'études financières, économiques et bancaires (CEFEB), l’université d’entreprise de l’AFD également située à Marseille.
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Centre de réflexions et Observatoire méditerranéen de l’environnement et du développement durable, le Plan Bleu assure, depuis 1977, les fonctions de Centre d'Activités Régionales du Programme des Nations Unies pour l'Environnement/Plan d'Action pour la Méditerranée (PNUE/PAM). Il est, à ce titre, au service des vingt et un pays riverains et de la Communauté européenne, tous Parties à la convention de Barcelone sur la protection de l’environnement marin et du littoral méditerranéen. Son objectif, initialement défini par la conférence intergouvernementale tenue à Split en 1977, est de développer la coopération régionale pour construire et mettre à disposition un fonds de connaissances visant à faciliter la mise en oeuvre d'un développement soutenu qui soit respectueux de l'environnement. Le Plan Bleu produit sous l’égide du PAM ou en partenariat avec les principaux acteurs du développement en Méditerranée, des analyses prospectives sur l'environnement et le développement, assure une fonction d'observatoire méditerranéen du développement durable et, est l’un des principaux centres support de la Commission méditerranéenne de développement durable (CMDD). Le Plan Bleu est associé au Centre de Marseille d’Intégration Méditerranéenne, est membre de l’Office de Coopération Economique pour Méditerranée et l’Orient et agit en synergie avec le Secrétariat Général de l’Union pour la Méditerranée. www.planbleu.org
Mozambique : des ressources naturelles au bénéfice des populations locales du Parc national des Quirimbas
Ce projet unique et innovant a pour vocation à renforcer la résistance et la résilience des écosystèmes face au changement climatique. Il est le tout premier à proposer de prévoir les effets du changement climatique sur les écosystèmes d’une zone géographique protégée d’importance internationale.
En vue de garantir la pérennité des moyens d’existence des populations locales qui vivent des ressources naturelles du Parc National des Quirimbas, de la pêche en particulier, le FFEM s’est engagé avec le Gouvernement du Mozambique, l’AFD et le WWF à financer un projet global de 8,4 M€.
Le Parc national des Quirimbas, situé au nord du Mozambique, est un parc terrestre et marin sur 7 506 km² sur lequel 100 000 personnes habitent de façon permanente. Il protège des milieux naturels et des espèces animales et végétales remarquables et menacés à l’échelle nationale et internationale.
Ce nouveau projet a pour vocation à renforcer la résistance et la résilience des écosystèmes face au changement climatique. Il répond à quatre objectifs :
- assoir l’amélioration des conditions socio-économiques locales sur la conservation des ressources du parc
- mettre en place un système de gestion efficient pour le parc
- créer les bases de la pérennité financière du parc
- préparer les écosystèmes du parc et de ses environs aux effets du changement climatique.
L’intervention du FFEM, d’un montant de 1 M€ se concentre sur quatre actions en particulier :
- Etudier l’impact du changement climatique sur les écosystèmes critiques et élaborer une stratégie d’adaptation
- Renforcer la résilience des écosystèmes marins face au changement climatique grâce à une meilleure gestion. Cette composante prendra en compte les services rendus aux communautés locales dans le contexte du changement climatique.
- Renforcer la résilience des écosystèmes terrestres face au changement climatique grâce à la connectivité entre les trois zones totalement protégées grâce à la mise en place et à la délimitation de corridors entre le Parc national des Quirimbas et la Réserve nationale de Niassa
- Générer des revenus par la conservation : paiements pour les services écosystémiques, notamment avec le lancement d’un projet REDD+ et de la mise en œuvre de la collaboration avec le secteur privé sur les revenus du carbone
Au Mozambique, ce projet est unique et innovant car il est le tout premier à proposer de prévoir les effets du changement climatique sur les écosystèmes d’une zone géographique déterminée, concernant une aire protégée d’importance internationale.
C’est le seul qui vise à élaborer des stratégies de gestion des écosystèmes à partir des activités de recherche et de mettre en œuvre une approche REDD+.
Le projet va faire du Parc national des Quirimbas un site pilote pour la gestion des écosystèmes et la gestion d’une aire protégée face aux défis posés par le changement climatique. Les leçons qui seront apprises de la mise en œuvre de ce projet pourront servir ailleurs. L’approche développée par le projet sur le Parc national des Quirimbas est totalement reproductible sur d’autres sites.
Accord entre l’Agence Française de Développement (AFD) et Astrium pour la protection des forêts du Bassin du Congo grâce aux images satellites
Concrétisant l’engagement pris il y a un an lors du sommet de Copenhague de mettre des images satellite françaises au service de la gestion durable des forêts du Bassin du Congo, la France va, à travers l’Agence Française de Développement (AFD), financer la fourniture par Astrium d’images satellite SPOT dans les pays d’Afrique centrale afin de les aider à préparer le futur mécanisme REDD+...
L’accord entre l’AFD et la division GEO-Information d'Astrium Services marque le début d’une large initiative destinée à cartographier l’ensemble du Bassin du Congo, deuxième plus grand bassin forestier du monde. Financé par l’AFD, le projet sera mis en place par un consortium constitué du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), de l’Institut Géographique National (IGN) et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).
34 pays venant 3 continents se réunissent autour du premier plan international de sauvegarde de la biodiversité de bassin méditerranéen
Le premier plan international destiné à préserver la biodiversité exceptionnelle du bassin méditerranéen est lancé aujourd’hui à Paris à l’Agence Française de Développement. Ce plan qui s’étale sur cinq ans a pour objectif de protéger au mieux les écosystèmes, notamment terrestres, en ciblant ses actions sur les régions les plus importantes et les plus menacées en matière de biodiversité.
Il a été élaboré par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF) – un partenariat qui regroupe la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Agence française de développement (AFD), le gouvernement japonais, la John D. and Catherine T. MacArthur Foundation et Conservation International. Le projet a également été financé par la Fondation Mava et la Fondation Prince Albert II de Monaco. Une première tranche de 10M$US est mis à disposition pour les 5 prochaines années pour la conservation de la biodiversité.
Près d’un demi-milliard d’êtres humains vivent autour du bassin méditerranéen et plus de 220 millions de touristes viennent chaque année visiter la région. Il est crucial de réduire les menaces qui pèsent sur l’écosystème méditerranéen. De nouvelles approches sont aussi nécessaires pour que la région continue à tirer parti des services rendus par les écosystèmes et de la biodiversité car ils jouent un rôle essentiel, depuis des millénaires, dans le développement des civilisations méditerranéennes.
Il est nécessaire de maîtriser l’usage de l’eau douce – dont la présence est limitée dans la région – et de veiller à ce que le tourisme apporte des atouts économiques sans pour autant détruire les écosystèmes qui font de la Méditerranée une zone de tourisme privilégiée.
Pour Gilles Kleitz, chef de projet à l’Agence française de développement (AFD), « Des dizaines de millions de personnes, dans l’Union européenne ou en dehors, dépendent de l’écosystème du bassin méditerranéen, soit directement, par le biais de l’agriculture, du tourisme, de la pêche, de la sylviculture, soit indirectement, par l’apport en eau douce, le contrôle des insectes, la pollinisation... Nous nous devons de veille à la restauration et à la préservation de cette région naturellement riche et fragile pour le bien des générations futures.»
Le plan s’articule autour d’un rapport de 251 pages appelé Profil d’écosystème qui identifie les zones clés de la biodiversité, les menaces auxquelles elles font face et les mesures nécessaires. Ce rapport a été constitué avec l’appui de groupes issus de la société civile. Le CEPF accordera des subventions aux associations locales qui se mobiliseront sur des projets de protection de la nature.
Pour John Watkin, directeur des subventions du CEPF qui a encadré le projet, « La place extraordinaire qu’occupe le bassin méditerranéen dans l’histoire de l’humanité et son rôle de carrefour entre les cultures européennes, moyen-orientales et nord-africaines a été rendu possible grâce à la richesse incroyable de son écosystème : ses ressources maritimes, la fertilité de ses terres et l’abondante variété de plantes, mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et invertébrés que l’on peut y trouver. Cet écosystème demeure crucial aujourd’hui pour le développement économique et social de la région. LeCEPF a élaboré ce plan pour veiller à ce que cet écosystème continue d’apporter à l’homme ses bienfaits pour les millénaires à venir ».
Le rapport répertorie plus de 1567 zones clés de biodiversité (Key Biodiversity Areas: KBA) dans la région. Le financement ciblera les pays situés hors des frontieres de l’UE qui ont un accès plus limité à d’autres sources de financement pour la protection de la biodiversité. Six régions ont été définies comme prioritaires.
Pour Güven Eken de Doğa Derneği, l’ONG turque qui a conduit l’étude pour le CEPF: « Le bassin méditerranéen a une importance majeure, du point de vue environnemental et social. Cette zone sensible de la biodiversité, la deuxième en termes de taille, est l’une des plus riches au monde. Mais il est aussi très complexe d’y travailler, car elle rassemble 34 pays dont les langues, les alphabets, les cultures et les religions diffèrent. La région est gravement menacée, car 5 % seulement de son écosystème originel subsiste. En effet, la promotion immobilière des zones côtières à des fins touristiques et l’extraction de l’eau à des fins agricoles ont des répercussions particulièrement néfastes dans la zone. Celle-ci a déjà connu beaucoup de dégâts mais nous avons enfin une stratégie qui transcende les frontières nationales pour protéger la région. »
Les six zones prioritaires identifiées par le CEPF sont :
1. la péninsule Cyrénaïque (Égypte et Libye) : 3 037 789 hectares de régions humides ou désertiques, comptant 11 zones clés de biodiversité (KBA) et abritant plus de 100 espèces de plantes endémiques. Des espèces animales particulières y vivent également, comme la tortue égyptienne (Testudo kleinmanni), en danger d’extinction. L’écosystème local subit de nombreuses menaces comme le développement non durable du tourisme, la conversion des zones côtières en zones d’habitations, les pratiques de chasse non durables, l’expansion agricole, la production de charbon pour les zones urbaines avoisinantes et la construction intensive de routes.
2. les montagnes, plateaux et zones humides du Tell algérien et de Tunisie : Cette région très diverse, d’une superficie de 13 405 573 hectares, compte 75 zones clés de biodiversité, dont moins de 1 % sont protégées. Recouvrant une vaste région allant de la mer aux zones de montagne en passant par les forêts de chênes-lièges, elle abrite le mouflon a manchettes (Ammotragus lervia), le serval (Felis serval), ainsi que les dernières populations sauvages du seul primate méditerranéen : le magot (Macaca sylvanus). Le développement non durable du tourisme et la pollution de l’eau menacent l’écosystème de cette région.
3. les montagnes de l’Atlas (Maroc) : C’est dans cette région d’une superficie de 12 812 888 hectares qui compte 30 zones clés de biodiversité que les fleuves les plus importants du Maghreb prennent leur source. On y rencontre une multitude d’espèces uniques, notamment 237 plantes à fruits endémiques, le cèdre d’Atlas (Cedrus atlantica), la Vipère « latastei » ou encore l’antilope à nez tacheté (Addax nasomaculatus), en grave danger d’extinction et réintroduite dans la région. Les montagnes abritent également l’une des trois colonies restantes d’ibis chauve (Geronticus eremita). La région doit faire face à plusieurs menaces : d’abord la surexploitation des plantes, la région étant particulièrement riche en fleurs à oignon, ensuite la gestion non durable de l’eau, avec la construction de digues pour l’irrigation et le stockage de l’eau et enfin une une intensification de l’agriculture et un pâturage intensif qui entraînent l’érosion des sols.
4. la vallée de l’Oronte et les montagnes du Liban (Liban, Syrie, Turquie) : d’une superficie de 2631 528 hectares et comptant 40 zones clés de biodiversité, ce corridor abrite des bassins hydrographiques et des habitats naturels essentiels, qui s’échelonnent du niveau de la mer à des sommets enneigés à 3 000 m d’altitude. Il fournit la quasi-totalité de l’eau aux populations du Liban, eau qui se déverse également vers la Syrie avoisinante. Il abrite 31 espèces jugées menacées dans le monde, ainsi que de nombreux poissons, lézards et serpents endémiques, notamment la vipère libannaise (Montivipera bornmuelleri), elle aussi menacée. La région d’Akkar/du Hermel, qui se distingue par ses forêts anciennes, représente un point d’entrée pour les oiseaux migrateurs venus d’Europe. La construction d’infrastructures résidentielles, l’urbanisation, la chasse illicite et l’intensification de l’agriculture constituent les principales menaces de ce corridor naturel.
5. les Balkans du sud-ouest (Albanie, Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie) : La région s’étend sur une superficie de 5 713 629 hectares et compte 42 zones clés de biodiversité. Les lacs, montagnes et littoraux des Balkans du sud-est entourent les dernières grandes étendues de régions côtières préservées de la zone Europe-Méditerranée. Ce corridor recèle d’importants réseaux d’eau douce, comme le lac d’Ohrid, un site classé au patrimoine mondial, et le lac voisin de Prespa. Ces sites abritent une variété d’espèces endémiques, notamment la grenouille d’Albanie (Pelophylax shqipericus), une espèce menacée, le poisson Belvica (Salmo ohridanus), la truite « Salmo Letnica », ainsi que divers mollusques, crustacés et plantes endémiques. La chasse, la surpêche et la destruction des habitats naturels côtiers sont à l’origine de répercussions néfastes.
6. les montagnes du Taurus (Turquie) : D’une superficie de 11 724 896 hectares et comptant 70 zones clés de biodiversité, cette région recense pratiquement tous les habitats naturels que l’on peut trouver en Méditerranée – allant de la garrigue aux forêts, des régions humides aux régions montagneuses. Les eaux abritent un grand nombre d’espèces animales, dont le phoque-moine marin (Monachus monachus). Les montagnes abritent les peuplements les plus intacts de cèdres du Liban (Cedrus libani). La construction d’habitations, le développement touristique, les incendies de forêts, les digues, l’usage non durable de l’eau potable, l’agriculture, l’aquaculture et la construction de routes menacent en grande partie cette région.
Une conférence aura lieu le 29 septembre 2010 à 16h30
En présence de :
- Jennifer Morris, senior vice présidente, Division du financement des écosystèmes, Conservation international
- John Watkin, directeur de projets, CEPF
- Gilles Kleitz, chef de projet, AFD
- Güven Eken, Président, Doğa Derneği
A l’Agence Française de Développement, 5 rue Roland Barthes, 75012 Paris (métro Gare de Lyon)
Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter :
Rob McNeil
Directeur des médias, Conservation International
rmcneil@conservation.org
Patricia Yakabe Malentaqui
Directeur des médias internationaux, Conservation International :
pmalentaqui@conservation.org
Laure Weisgerber
Service de Presse, Agence Française de Développement
weisgerberl@afd.fr
