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Le changement climatique complique les efforts de réduction de la pauvreté, en causant des dommages de plus en plus fréquents et graves dans des zones économiquement précaires, et en introduisant la nécessité d’une trajectoire de développement sobre en carbone.
Actualités
L’AFD et L’ADEME consolident leur coopération sur l'énergie et le climat.
Philippe VAN DE MAELE, Président de l’ADEME, et Dov ZERAH, Directeur Général de l'Agence Française de Développement (AFD), ont signé le 15 décembre 2010 un nouvel accord-cadre de coopération de trois ans. Il permettra de consolider la coopération entre l’AFD et l’ADEME autour d’actions concrètes.
Philippe VAN DE MAELE, Président de l’ADEME, et Dov ZERAH, Directeur Général de l'Agence Française de Développement (AFD), ont signé le 15 décembre 2010 un nouvel accord-cadre de coopération de trois ans. Il permettra de consolider la coopération entre l’AFD et l’ADEME autour d’actions concrètes sur l’énergie, les déchets et la lutte contre le changement climatique et ce, dans trois zones prioritaires : l’Afrique subsaharienne, les pays du Bassin méditerranéen et l’Outre-mer.
Les deux agences souhaitent par cet accord renforcer leur partenariat afin de proposer une offre française intégrée en développant les synergies entre expertise, financement de projets et assistance technique. Pour atteindre cet objectif, l’AFD et l’ADEME misent sur la complémentarité de leurs compétences, leurs modalités d’intervention et de leurs instruments économiques.
Des actions en lien avec les grandes orientations de la politique de coopération française
L’accord-cadre précise les grands axes d’action des deux établissements en Afrique subsaharienne, dans les pays du Bassin méditerranéen et en Outre-mer :
- L’accès à l’énergie : un accent particulier sera mis sur le développement des énergies renouvelables et sur l’électrification rurale en Afrique.
- La promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en méditerranée. L’Union pour la Méditerranée et le Plan Solaire Méditerranéen (action initiée dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée), qui vise 20 GW d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2020, ainsi que des engagements en matière d’économies d’énergie. constitueront un cadre d’intervention privilégié.
- La promotion de la ville durable : mise à disposition de l’expertise française en matière de planification et de gestion de la ville (approche environnementale de l’urbanisme, démarches énergie climat)
- L’appui à la définition et à la mise en œuvre des politiques de lutte contre le changement climatique des Etats et des collectivités locales françaises d’Outre-mer et étrangères : l’ADEME apportera son soutien technique dans l’élaboration de plans climats nationaux et territoriaux.
- • La coopération en Outre-mer dans plusieurs secteurs, comme l’aménagement territorial durable, l’efficacité énergétique, le développement de coopération dans le secteur des déchets...
Selon les thématiques, cet engagement prendra différentes formes d’intervention :
- L’échange d’informations entre les deux agences
- Le développement de stratégie commune dans les domaines de coopération visés par l’accord-cadre
- Le pilotage ou le financement conjoint d’études et de recherches
- La réalisation d’opérations conjointes, coordonnées ou concertées
- L’apport réciproque d’expertise
- Etc.
De nombreuses collaborations réalisées depuis mars 2007
L’AFD et l’ADEME avaient signé un premier accord-cadre en mars 2007. Il a permis la réalisation de nombreuses opérations, comme :
- Le soutien au développement d’une politique régionale d’accès à l’énergie et d’efficacité énergétique en Afrique de l’Ouest à travers la CEDEAO (Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest) et l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine)
- Le soutien à la formation des négociateurs africains francophones participant aux conventions sur le Climat
- L’appui à la mise en place de réglementation thermique et énergétique dans les bâtiments au Maroc, en Tunisie,
- Le projet de production d’électricité géothermique en Dominique et interconnexion électrique vers la Guadeloupe et la Martinique
Ces premières réalisations se poursuivront et s’amplifieront grâce à la signature de ce nouvel accord-cadre.
L’ADEME EN BREF
L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) est un établissement public sous la triple tutelle du ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, du ministère de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique et du ministère de l’Enseignement supé-rieur et de la Recherche. Elle participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et du développement durable.
Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale, l'agence met à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, ses capacités d'expertise et de conseil. Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en œuvre et ce, dans les domaines suivants : la gestion des déchets, la préservation des sols, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la qualité de l'air et la lutte contre le bruit. www.ademe.fr.
L’AFD EN BREF
Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français. Présente sur le terrain dans plus de 50 pays et dans 9 collectivités d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les condi-tions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète.
En 2009, 71 projets concourant à la lutte contre le changement climatique ont été octroyés par l’AFD pour un montant total de 2,4 milliards d’euros. Ils permettront d’économiser 5 millions de tonnes de CO2 par an. Les engagements cumulés sur la période 2005-2009 atteignent 5,4 milliards d’euros ce qui positionne l’AFD parmi les principaux bailleurs de fonds sur la thématique climat. www.afd.fr
Accord entre l’Agence Française de Développement (AFD) et Astrium pour la protection des forêts du Bassin du Congo grâce aux images satellites
Concrétisant l’engagement pris il y a un an lors du sommet de Copenhague de mettre des images satellite françaises au service de la gestion durable des forêts du Bassin du Congo, la France va, à travers l’Agence Française de Développement (AFD), financer la fourniture par Astrium d’images satellite SPOT dans les pays d’Afrique centrale afin de les aider à préparer le futur mécanisme REDD+...
L’accord entre l’AFD et la division GEO-Information d'Astrium Services marque le début d’une large initiative destinée à cartographier l’ensemble du Bassin du Congo, deuxième plus grand bassin forestier du monde. Financé par l’AFD, le projet sera mis en place par un consortium constitué du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), de l’Institut Géographique National (IGN) et de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).
Vers des villes à faible empreinte carbone en Chine?
L’Agence Française de Développement (AFD) et l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (Iddri) sont heureux de vous inviter à la conférence – débat "Vers des villes à faible empreinte carbone en Chine ?", qui se tiendra au Collège de France le jeudi 25 novembre de 9h00 à 12h30
Conférence - Débat
Jeudi 25 novembre de 9h – 12h30
Collège de France
11, place Marcelin-Berthelot
75005 Paris
Les recommandations politiques définies dans le rapport soulignent notamment l’importance d’une stratégie intégrée sur le territoire liant, planification urbaine, qualité du bâti, performances des réseaux énergétiques et de transports, et en définit les outils. Elles seront présentées par le Pr. JIANG Yi directeur du Centre de recherche sur l’efficacité énergétique des bâtiments de l’Université de Tsinghua, co-président de la Task force, Laurence Tubiana, directrice de l’Iddri, co-présidente de la Task force, et Bertrand Chateau, Directeur d’Enerdata, membre de la Task Force.
Au cours du débat animé par Pierre Jacquet, directeur de la stratégie de l’AFD, sera évoqué la manière dont les villes se saisissent de ces questions et la richesse des coopérations franco-chinoises actuelles et futures dans le domaine du développement urbain durable.
L'AFD sera présente aux prochaines négociations internationales sur le climat à Cancún
L’Agence Française de Développement (AFD) sera présente à la conférence sur le climat de l’ONU qui se tiendra à Cancún du 29 novembre au 10 décembre 2010.
En 2009, l’AFD a financé 71 projets de lutte contre le changement climatique pour un montant de 2,4 milliards d’euros, soit un quasi doublement par rapport à 2008. L’AFD mobilise des outils financiers très diversifiés pour répondre aux demandes de ses partenaires : subventions, prêts, concessionnels ou à taux de marché, garanties, lignes de crédits dédiées à des banques locales, appuis budgétaires en soutien à l’émergence de stratégies nationales, appuis à des ONG et des collectivités locales…
Les projets financés par l’AFD en 2009 permettront d’économiser 4,8 millions de tonnes d’équivalent Co2 par an (l’équivalent des émissions annuelles d’1,7 millions de voitures françaises). Contribuant à plus de 10% des financements publics internationaux, l’AFD compte parmi les premiers bailleurs de fonds sur le climat au niveau mondial.
L’AFD est active dans les débats sur le financement de la lutte contre le changement climatique, la réduction de la déforestation (REDD+) et l’adaptation.
Dov ZERAH, directeur général de l’AFD : « Au-delà des enjeux globaux cruciaux pour la planète, les nouveaux financements de la lutte contre le changement climatique sont une opportunité formidable pour les pays africains de réaliser leurs politiques de développement durable. C’est aussi une possibilité de valoriser leur incroyable potentiel dans l’énergie renouvelable, les forêts et l’agriculture ».
Parmi les expériences que l’AFD portera à Cancún :
- les « plans climat et développement »
L’Agence a développé une approche innovante de soutien financier et technique aux pays qui décident unilatéralement d’intégrer le climat à leur stratégie nationale de développement. L’AFD finance des « plans climat » en Indonésie, au Mexique, au Vietnam et à Maurice et appuie l’élaboration des plans climat dans des pays africains.
- l’adaptation
Afin d’améliorer la résilience des pays les plus vulnérables aux dérèglements climatiques, l’AFD développe des projets d’adaptation dans les domaines de l’eau, de l’agriculture, du développement urbain et des infrastructures. Ils s’élevaient à 400 millions d’euros en 2009. En 2010, l’AFD a financé par exemple des programmes d’économie d’eau et de gestion des ressources en eau au Maroc, au Nigéria et dans le bassin du fleuve Niger.
- les forêts
Impliquée depuis quinze ans dans la mise en place de plans d’aménagement durable des forêts dans le Bassin du Congo, l’AFD est fortement engagée dans l’émergence d’un nouveau Mécanisme financier pour le renforcement de la gestion durable des forêts (REDD+). En 2010 l’AFD finance ainsi un projet de gestion durable des forêts en République Démocratique du Congo ainsi que l’accès aux images satellites Astrium-SpotImage.
- le secteur privé
L’AFD développe des partenariats avec les banques locales, en raison de leur capacité à orienter et à catalyser les décisions d’investissements climat, notamment auprès des entreprises. Les montants engagés par l’AFD avec les banques locales dans le domaine du climat atteignent aujourd’hui près d’un milliard d’euros, avec une trentaine de banques d’une dizaine de pays du Sud, incluant l’Egypte, la Tunisie, la Turquie, l’Afrique du Sud, l’île Maurice, le Sénégal, la Chine, l’Inde, l’Indonésie et la Thaïlande.
- les villes
L’AFD soutient l’intégration du changement climatique dans les politiques urbaines et en finance les investissements structurants. Par exemple, l’AFD accompagne l’agglomération d’eThekwini (englobant Durban) dans sa stratégie de développement durable et finance des transports en site propre dans les villes de Bogota, Medellin et Amman.
Pour aider à mieux comprendre les enjeux de la négociation climat, l’AFD a par ailleurs soutenu la publication de la Note de décryptage de la négociation climat de Cancún, en partenariat avec l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la francophonie (IEPF). Le rapport est téléchargeable en cliquant ici
Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français.
Présente sur le terrain dans plus de 50 pays et dans 9 collectivités d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation, santé maternelle, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique…
En 2009, l’AFD a consacré plus de 6,2 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays en développement et émergents et en faveur de l’Outre-mer. Ils ont notamment contribué à la vaccination de 1,8 million d’enfants, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable pour 7,3 millions de personnes et le soutien à 900 000 emplois dans le secteur productif. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 5 millions de tonnes de CO2 par an.
Pour plus d’informations sur l’AFD et le climat : http://climat.afd.fr
Contacts presse
Laure Weisgerber, weisgerberl@afd.fr
Natacha Dreux (Hopscotch), ndreux@hopscotch.fr
COP 16 : Conférence “Forêts et changement climatique” à Mexico
Dans le cadre du cycle de conférences “Les mercredi de débat sur le changement climatique”, qui a lieu en octobre et novembre à la Résidence de France, l’Ambassade de France au Mexique a invité hier trois experts à débattre sur le thème “Forêts et changement climatique”...
Ont participé Mme. Julia Carabias, membre du Conseil Dirigeant de Nature et Ecosystèmes Mexicains A.C. et ancienne ministre de l’Environnement, M. Sergio Graf Montero, Coordinateur Général de Production et de Productivité de la Commission Nationale des Forêts (CONAFOR), M. Corentin Mercier, expert sur le changement climatique de l’Agence Française de Développement (AFD), ainsi que M. Sergio Madrid, Directeur du Conseil Civil Mexicain pour la Sylviculture Durable.
Après avoir salué la présence dans le public de M. Fernando Tudela Abad, Vice-ministre de la Planification et de la Politique Environnementale du ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles (SEMARNAT), l’Ambassadeur de France au Mexique, M. Daniel Parfait, a rappelé qu’aujourd’hui et demain est organisée à Mexico la Pré-COP, dernière étape de négociation de haut niveau avant la 16ème Conférence des Parties (COP 16) à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) – qui aura lieu à Cancun en décembre.
M. Parfait a estimé que le thème des forêts est extrêmement important dans le cadre des négociations sur le changement climatique, car “la déforestation représente 20% des gaz à effet de serre (GES) à l’échelle mondiale”. En rappelant que la France est un grand pays forestier, les forêts représentant 28% de son territoire, l’Ambassadeur a souligné l’engagement de la France sur ce thème, comme le montre la création de l’alliance REDD+, impulsée par Nicolas Sarkozy durant la Conférence sur les bassins forestiers, qui s’est tenue à Paris au mois de mars dernier.
“REDD” se réfère à la Réduction des Emissions dérivées de la Déforestation et de la Dégradation des forêts, et le “+” correspond à la conservation et à la gestion durable des forêts ainsi qu’à l’augmentation des réserves forestières de carbone.
Pour sa part, M. Sergio Madrid, modérateur de cette conférence, a indiqué que les forêts ont une “énorme valeur”, par leur fonction de régulation hydrique, par la biodiversité qu’elles abritent, par la richesse culturelle générée par les communautés qui vivent dans ces régions et pour leur capacité à capturer le carbone. Pour protéger cette richesse, il a souligné qu’il est fondamental “de donner du pouvoir aux personnes qui vivent là pour qu’ils nous aident à faire une meilleure gestion des forêts” et qu’elles participent au développement local.
La première intervenante, Mme. Julia Carabias, a souligné l’urgence d’agir contre la déforestation et a indiqué que si les forêts tropicales humides du Mexique occupaient à l’origine 12 millions d’hectares, il en reste aujourd’hui moins d’un million, principalement la Forêt Lacandona et les Chimalapas. Elle a expliqué que “l’élevage et l’agriculture représentent conjointement 70% de la perte”. Elle a estimé que les efforts de lutte contre la déforestation peuvent jouer un rôle déterminant dans la réduction de 50% des émissions de GES d’ici 2050, par rapport au niveau de 2000, comme le propose le PECC (Programme Spécial de Changement Climatique 2009-2012).
L’ancienne Présidente de l’Institut National d’Ecologie a présenté le programme de conservation, de restauration et de gestion durable de la Forêt Lacandona, soutenu par le Fond Mondial pour la Nature (WWF) et la Fondation Carlos Slim. Pour garantir la préservation des sept zones naturelles protégées de la Forêt Lacandona, elle a expliqué qu’ont été définies de nombreuses lignes stratégiques qui, en plus de mettre en œuvre la restauration des écosystèmes, prennent en compte le facteur social. Mme. Carabias a souligné que grâce aux investissements publics – notamment de la SAGARPA (ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, du Développement Rural, de la Pêche et de l’Alimentation), de la SEMARNAT et de la CONAFOR – s’est généré un “bénéfice direct aux producteurs”, avec la stimulation de l’économie locale et la création d’emplois. Elle a finalement qualifié ce projet de “succès”, dans la mesure où observe actuellement une inflexion de la déforestation, et elle s’est montrée confiante quant à la possibilité que, si ces efforts se poursuivent, dans cinq ans la Forêt Lacandona récupére “sa capacité d’absorption de carbone”.
M. Sergio Graf Montero a pour sa part présenté la vision du Mexique du problème de la déforestation. Il a assuré que le gouvernement mexicain veut faire de ce thème “une priorité nationale”, et que s’est par conséquent mis en place un groupe de travail interministériel qui implique la SAGARPA, la SEMARNAT et la CONAFOR. A partir de 2012, il est prévu que soit mise en œuvre une stratégie qui cherchera, avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale (AECI), à contrer le processus de dégradation des forêts. M. Graf Montero a également détaillé quatre projets pilote qui sont en cours de développement dans les bassins côtiers de Jalisco, dans la Forêt Lacandona, au Nevado de Toluca et dans la Péninsule du Yucatan. Il a souligné l’importance de ce dernier site, en rappelant que “30% de la déforestation du pays se concentre dans la péninsule du Yucatan”.
Enfin, M. Corentin Mercier a décrit l’état des négociations sur les forêts dans le cadre de la CCNUCC. Soulignant “qu’il n’est pas possible de limiter l’augmentation de la température à 2 degrés Celsius sans agir sur la déforestation.”, il a indiqué que le thème des forêts est abordé de manière insuffisante dans le Protocole de Kyoto. Il a expliqué que le mécanisme REDD+ n’existe toujours pas car, alors qu’il était le thème le plus avancé lors de la Conférence de Copenhague (COP 15) en décembre 2009, l’accord ne s’est pas concrétisé. M. Mercier a mis en évidence que REDD+ se baserait sur le versement aux pays en développement d’une subvention proportionnelle à leurs résultats dans la lutte contre la déforestation. Cela impliquerait trois phases : la définition de stratégies nationales de lutte contre la déforestation ; la création d’un système de Mesure, Rapport et Vérification (MRV) ; et le paiement. Il a conclu que si l’on parvient à adopter à Cancun le paquet équilibré de décisions impulsé par le Mexique, REDD+ serait partie intégrante de ce paquet, ce qui représenterait un “succès” dans les négociations sur les forêts.
Après les présentations, une session de discussion a été ouverte pour les questions du public. Concluant la séance, l’Ambassadeur a annoncé que la prochaine conférence “Gestion durable des ressources et changement climatique” aurait lieu le 24 novembre.
Quatrième rencontre interparlementaire France-Chine sur la préservation des biens publics mondiaux
A l’initiative de M. Jean Besson, sénateur de la Drôme, président du groupe interparlementaire France-Chine, la Quatrième rencontre interparlementaire France-Chine aura pour sujet : "La préservation des biens publics mondiaux : un enjeu crucial pour les pays émergents".
L’Agence Française de Développement est partenaire de cet évènement qui se tiendra le :
Mardi 5 octobre 2010 – de 9 h 30 à 12 h 30
Salle Monnerville – Palais du Luxembourg
26, rue de Vaugirard – 75006 Paris