Climat

Le changement climatique complique les efforts de réduction de la pauvreté, en causant des dommages de plus en plus fréquents et graves dans des zones économiquement précaires, et en introduisant la nécessité d’une trajectoire de développement sobre en carbone.

Actualités

Un bus à haut niveau de services pour désengorger la ville de Lagos

25/11/2011

Avec ses quinze millions d'habitants, Lagos est la ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne. Pour lutter contre la congestion de la ville, qui affecte autant la qualité de vie de ses habitants que l'économie, l’Etat de Lagos a entrepris le lancement du Bus à Haut Niveau de service. C'est le premier exemple opérationnel d’une approche intégrée et cohérente d’amélioration des transports publics en Afrique sub-saharienne.

A l’occasion de la visite du Président Goodluck Jonathan, Henri de Raincourt, ministre de la Coopération, Ngozi Onkonjo-Iweala, ministre des Finances nigerian et Didier Mercier, directeur général adjoint de l'AFD, ont signé, le 25 novembre, la première convention de financement entre l’Etat nigérian et l’AFD. D’un montant de 100 M$, ce prêt permettra la construction d’une ligne de bus rapide désengorgeant la ville de Lagos.

Ville côtière au sud ouest du pays, Lagos est aujourd’hui la ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne avec plus de 15 millions d’habitants et un taux de croissance annuelle de 6 %. Son réseau d’infrastructures et ses services de transport sont ceux d’une ville de 6 millions d’habitants environ, soit sa population des années 80. La congestion urbaine y est devenue un enjeu majeur, affectant tant les coûts de production et de distribution des produits, que la qualité de vie de ses habitants.

 

Premier exemple opérationnel d’une approche intégrée et cohérente d’amélioration des transports publics en Afrique sub-saharienne.

Pour remédier à cette situation, l’Etat de Lagos a entrepris dès 1992 une vaste réflexion sectorielle et institutionnelle. En mars 2008, son action a conduit au lancement du Bus Rapid Transit (BRT)-Lite. Ce système qui prévoit la création d’un service de bus rapides sur voies dédiées est le premier exemple opérationnel d’une approche intégrée et cohérente d’amélioration des transports publics en Afrique sub-saharienne.

Présente dans le pays depuis 2008, l’AFD a fait du développement urbain une de ses priorités opérationnelles dans le pays, en lien avec les autorités nigérianes. La convention de financement signée aujourd’hui consiste en un prêt de 100 millions de dollars à l’Etat fédéral, rétrocédé à l’Etat fédéré de Lagos. Il s’intègre dans le second Projet de transports urbains à Lagos (LUTP II), d’un montant de 329,5 millions de dollars cofinancé par la Banque mondiale et le Fonds mondial pour l’environnement. Le financement de l’AFD portera sur l’un des deux corridors envisagés, à savoir celui reliant sur 22 km les localités d’Oshodi, Mile 12 et Ikorodu. Ce tronçon, reliant le centre de Lagos au nord Est de l’Etat, est considéré comme prioritaire par les autorités locales.

Considéré internationalement comme un succès, le projet de transports urbains apporte une contribution significative au schéma de développement de la ville durable en Afrique sub saharienne.

Les enjeux de la Conférence de Durban sur le climat

16/11/2011

La 17ème Conférence des Parties sur le Climat (COP 17) se tient à Durban (Afrique du sud) du 28 novembre au 9 décembre 2011. L'occasion de faire un bref rappel historique des négociations internationales sur le climat. Et de faire un éclairage sur les enjeux de la conférence de Durban.

Un bref historique des COP

La Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) a été négociée et signée à Rio, lors du sommet de la Terre en 1992. Son objectif est de « stabiliser la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du climat ». Depuis 1995, la Conférence des Parties (COP), qui est l’organe de décision de la CCNUCC rassemblant des représentants de chaque pays signataire de la convention, se réunit chaque année afin de prendre de nouvelles décisions pour atteindre l’objectif déterminé.
Le Protocole de Kyoto, négocié lors de la COP 3 en 1997 et entré en vigueur en 2005, renforce cette Convention en fixant des objectifs de réduction des émissions de 6 GES de -5% par rapport à 1990. Ce protocole engage 39 pays (développés ou en transition) sur la période 2008-2012.

La COP 17 s’inscrit dans un cycle de négociation ouvert lors de la COP 15, à Copenhague :

Avant la COP 15
Depuis 1995, la prise de conscience collective de l’existence d’un réchauffement planétaire dû à l’émission de GES a été progressive. Si l’ensemble des pays reconnait la nécessité de limiter nos émissions de GES, les questions portent désormais sur la manière d’y parvenir. Plusieurs enjeux majeurs apparaissent : l’intégration des Etats-Unis et de la Chine, premiers émetteurs mondiaux, à cette démarche de réduction des émissions, la fixation d’objectifs aux pays émergents et en développement, tout en reconnaissant leur droit au développement et le principe de responsabilités communes mais différenciées. La nécessité de mettre en place des objectifs plus ambitieux est partagée, afin d’effectivement limiter les effets des émissions de GES. La communauté scientifique préconise, pour ne pas dépasser une augmentation de la température du globe de 2°C par rapport au  niveau préindustriel, une réduction des émissions de 50% en 2050 par rapport au niveau de 1990. Pour l’instant, aucun pays ne s’y est engagé.

La COP 15 à Copenhague
L’enthousiasme initial suscité par la COP 15 à Copenhague (47 000 inscrits, 119 chefs d’états présents) a laissé place à une perte de confiance dans le processus de négociation de type onusien. En effet, l’accord de Copenhague n’est pas un accord au sens formel du terme, mais plutôt un texte dont l’UNFCC a pris note et qui a été reconnu par 139 pays (sur 194). L’accord fait état d’avancées concernant le changement climatique dans plusieurs domaines, notamment en matière de finance (Fast Start, Fonds Vert), de lutte contre la déforestation (REDD+) ou encore de reconnaissance que l’élévation de température devrait être limitée à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Cependant il reste des lacunes à combler telles que l’adoption d’objectifs contraignants et ambitieux en termes de réductions d’émissions et notamment de la part des pays développés et des « grands » émetteurs émergeants.

La COP 16 à Cancún
Elle avait pour ambition de redonner confiance dans le processus de négociation par consensus, et d’obtenir ainsi un accord ambitieux reconnu par l’ensemble des pays négociateurs. La présidence mexicaine de la COP 16 a été unanimement saluée pour sa capacité d’intégration et d’organisation des débats. Cancún a rempli ses objectifs tant sur la forme, en aboutissant à un accord qui fut soutenu par 193 pays, (seule la Bolivie s’y étant opposée), que sur le fond en prenant acte, par effet de cliquet, de diverses avancées de la COP 15 (Fonds Vert, REDD+ notamment). Il conforte à la fois le rôle de la science en reconnaissant l’objectif des 2°C mais aussi les fonctions du protocole de Kyoto (Mécanismes de Développement Propre, MDP), sans cependant prendre de décisions sur la 2ème période d’engagement du protocole de Kyoto pour 2012-2017.
 
La COP 17 à Durban
Les objectifs clés de la COP 17 devraient être les suivants, en lien avec les négociations des années passées :

-    Des progrès dans la négociation d’une seconde période du protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012. Plusieurs sujets techniques sont également liés à ce dossier : le marché carbone, le système MRV (mesure/rapport/vérification), les règles de comptabilisation…
-    Des solutions pour la finance climat, suite notamment aux travaux, d’une part, du comité transitoire chargé d’identifier des architectures possibles pour le Fonds Vert, dont Manuel Trevor, ancien ministre des finances sud africain et actuellement ministre du plan, est un des 3 co-présidents et, d’autre part, du comité technique, auquel participe l’AFD.
-    Des résultats tangibles sur le sujet de l’adaptation, ensemble d’initiatives visant à réduire la vulnérabilité aux conséquences du changement climatique. Cette thématique est fortement mise en avant par le groupe de négociation africain, auquel participe l’Afrique du Sud.

La présidence de la COP 17 sera assurée par la Ministre sud-africaine des Relations Internationales et de la Coopération (DIRCO), Ms Maite Nkoana-Mashabane, tandis que la Ministre des Affaires Environnementales (DEA), Edna Molewa, sera chargée de représenter la délégation sud africaine et donc de défendre la position du pays durant les négociations.

L’Afrique du Sud a toutefois l’ambition d’obtenir des engagements et accords politiques à l’issue de la conférence, ainsi que des applications opérationnelles des résultats institutionnels obtenus durant la COP 16 de Cancún. L’Afrique du Sud souhaite notamment réaliser ces ambitions politiques à l’échelle de l’Afrique, et travaille donc avec les autres états du continent pour essayer de faire émerger une idée de « COP Africaine ».

Par ailleurs, les ministères sud africains en charge souhaitent organiser une conférence modèle : réalisation d’un bilan carbone de l’évènement, transports verts, électricité provenant d’énergies renouvelables sont des exemples de projets visant à réduire le bilan carbone de la COP elle-même et à monter des projets à long terme pour et par la municipalité de Durban et l’Afrique du Sud.
De plus une importante campagne de mobilisation et de communication grande échelle autour du changement climatique est organisée, afin de développer une « conscience nationale climatique » et d’inclure chaque sud africain dans le processus des négociations.
Ainsi, pour le gouvernement sud africain, la COP 17 se doit d’être verte, inclusive, porteuse d’intégration sociale et devra laisser une trace visible à long terme à Durban et en Afrique du Sud.
 
La position de différents groupes de négociation

La COP 17 devra être l’aboutissement des négociations sur le climat qui ont eu lieu depuis la COP de Copenhague mais devra aussi poser les bases de la suite du processus de dialogue sur le changement climatique. Or il existe encore des divergences entre les positions des différents pays et blocs de négociation sur les sujets qui seront clés pour Durban. Dans ce processus de discussion, l’Afrique du Sud souhaite mobiliser les pays africain autour d’une position commune sur le climat afin de faire peser le continent dans les débats de Durban.
L’aboutissement à un consensus, comme lors de Cancún, reste l’enjeu majeur de la COP 17.

Concernant une éventuelle seconde partie du protocole de Kyoto, soutenue essentiellement par l’Union européenne, le débat est concentré sur l’engagement des pays en voie de développement ainsi que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui, jusqu’alors, n’avaient pas d’objectifs contraignants.
L’UE souhaite que les objectifs de chaque pays soient ambitieux, que les grandes économies s’engagent vers des objectifs contraignants et que les réductions effectives d’émission de GES soient auditées de manière plus complète.
Les Etats-Unis sont peu enclins à s’engager sur cette deuxième phase, et s’y refuseraient si des objectifs contraignants ne sont pas adoptés par l’ensemble des pays, quel que soit leur critère de développement.
Le Japon, le Canada et la Russie se sont prononcés en défaveur d’une seconde partie du protocole de Kyoto, mais proposent des solutions alternatives qui pourraient satisfaire un plus grand nombre. Le groupe des BASIC (BRICS moins Russie) réclame de la part des pays développés des engagements à la fois contraignants et plus ambitieux que jusqu’ici.
L’Australie ainsi que la Nouvelle-Zélande ont une position qui se rapproche de celle de l’UE, voulant inclure les grandes économies au sein d’un accord mondial.

Au sujet de la finance climat, deux positions majeures se dessinent.

La vision des pays du G77 (coalition de 130 pays en voie de développement défendant leurs intérêts à l’ONU) est celle d’un Fonds Vert contrôlé par la COP, dont le financement serait public et qui fonctionnerait essentiellement sous forme de dons prioritairement alloué au PMA (Pays les Moins Avancés).

De l’autre côté les pays développés défendent un Fonds Vert plus indépendant de la COP, avec une plus grande part de financements privés, notamment pour alléger les pressions budgétaires déjà existantes. Le mode opératoire du futur Fonds Vert fait l’objet des travaux d’un « comité transitoire » qui devra rendre ses conclusions lors de la COP 17 à Durban.

Deux grandes options sont possibles : une structure de fond multilatéral d’un côté (type Banque Mondiale du climat) et un modèle qui s’appuierait sur les structures déjà existantes (bailleurs bilatéraux, multilatéraux etc..).

Enfin l’Afrique souhaite placer la question de l’adaptation au centre des débats. Les représentants des pays africains, Afrique du Sud en tête, estiment que cette thématique est très souvent oubliée, pénalisant ainsi le continent, qui est en effet vulnérable aux catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. La thématique de l’adaptation relevant du très long terme, la progression dans ce domaine est plus lente et contrairement aux actions de mitigation, l’intérêt du secteur privé est faible, du fait d’une rentabilité moindre des actions entreprises.
Les négociations devront donc prolonger les accords de Cancún, qui portaient sur la mise en place d’un cadre pour l’adaptation visant à améliorer les connaissances des besoins futurs dans ce domaine ainsi qu’à faciliter la mise en place de plans d’adaptations.

Brésil : Un bus à haut niveau de services pour préserver l'environnement à Curitiba

19/07/2011

L’AFD a signé une convention avec la ville de Curitiba (Brésil), le 19 juillet, pour le financement d'une nouvelle ligne de bus rapide. D’un montant de 36,15 millions d’euros, ce financement s’inscrit dans le programme de développement des transports collectifs et de préservation de la biodiversité de la municipalité brésilienne.

Le projet vise à construire une ligne de  bus rapides à haut niveau de services (BHNS ou BRT, Bus Rapid Transit), le long de la linha verde, une ancienne autoroute requalifiée en « boulevard urbain ». Il permettra de préserver un corridor écologique au cœur de l’agglomération, sur les rives du Barigüi, en réaménageant des espaces naturels et en réintégrant la flore locale.

Un bus à haut niveau de service (BHNS), ou service rapide par bus (SRB) (parfois désigné par le sigle anglais BRT, bus rapid transit), est une ligne de bus conçue et exploitée dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre.

On peut caractériser un BHNS par : une haute fréquence de passage ; un temps de trajet garanti et des passages réguliers ; une vitesse relativement élevée ; une amplitude horaire de fonctionnement étendue ; un système d'information de qualité : temps de parcours, attente, fréquence, etc.

Ces caractéristiques nécessitent des équipements et des aménagements particuliers par rapport aux ligne de bus classiques : des aménagements de voirie ponctuels ou sur l'intégralité du parcours avec souvent une circulation en site dédié ; la mise en place de priorités aux feux ; une plus grande visibilité que les lignes classiques via, par exemple, la signalétique et le design des arrêts et du matériel roulant.

L'aménagement d'une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite en effet un investissement bien moins lourd que la construction d'une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples.

 

Avec 1,7 million d’habitants, la municipalité de Curitiba, capitale de l’Etat du Paraná, a opté depuis les années 1960 pour un plan d’urbanisme particulièrement novateur qui comprend notamment un métro de surface constitué de bus articulés se succédant chaque minute.

Aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes utilisent ces bus chaque jour. Ce système de transport très performant, avec un billet unique, est aujourd’hui relayé sur le continent latino-américain, notamment en Colombie avec le Transmilenio.

Cette première signature de l’AFD au Brésil ouvre la voie à d’autres financements en faveur de collectivités brésiliennes autour du thème de la ville durable. Conformément à son mandat dans les pays émergents, l’AFD intervient au Brésil pour financer des politiques publiques qui promeuvent une croissance plus sobre en ressources naturelles, plus économe en gaz à effet de serre et plus équitable, tout en favorisant le lien avec l’expertise française. Présente dans le pays depuis 2007, l’Agence concentre ses actions dans les secteurs du développement urbain, des transports publics, de l’énergie, de l’eau et l’assainissement.

Vidéo : "Curitiba, une ville durable"

 

Renforcement de l'alliance avec le Mexique pour le soutien du Programme Spécial de lutte contre le Changement Climatique (PECC)

07/07/2011
En reconnaissance du rôle du Mexique dans sa lutte contre le changement climatique, le gouvernement fédéral mexicain et l'AFD ont signé une convention formalisant un prêt de 300 M€ octroyé par l’AFD en appui aux efforts du gouvernement mexicain en matière de lutte contre le changement climatique, en particulier dans le secteur forestier. Cette initiative résulte du dialogue engagé depuis plus d’un an entre les deux gouvernements, depuis l’octroi par l’AFD d’un premier prêt sur les mêmes thématiques.
Les efforts du Mexique dans sa lutte contre le changement climatique lui ont permis de se positionner comme l’un des pays émergents les plus avancés sur ce thème.
Ainsi, les efforts du Mexique en matière d’atténuation du changement climatique sont en parfaite cohérence avec la mission de l’Agence Française de Développement (AFD) au Mexique, consistant à promouvoir des stratégies de « croissance verte et solidaire ». Dans ce contexte, l’AFD a approuvé et décaissé en 2010 un premier prêt budgétaire de 185 millions d’euros. Cette première opération a permis d’entamer un dialogue de haut niveau entre les deux pays, en ouvrant plusieurs champs de débat et en lançant une coopération technique destinée à renforcer les capacités du gouvernement mexicain en matière de changement climatique.
 
 
Dans l’objectif de renforcer les liens entre les deux pays et de reconnaître l’effort du Mexique dans sa lutte contre le changement climatique, le gouvernement fédéral mexicain et l’AFD ont signé une convention de financement qui formalise un second prêt. Cette fois-ci, le montant mis à la disposition du Mexique s’élève à 300 millions d’euros, ce qui renforce le positionnement de la France comme un allié bilatéral du Mexique en matière de changement climatique.
Un programme de coopération technique a été mis en œuvre avec l’appui de l’AFD en accompagnement du financement, dans les domaines suivants : gestion intégrale des ressources forestières, aménagement écologique du territoire et économie du changement climatique. Ce programme a donné des résultats encourageants, ce qui a conduit l’AFD à maintenir la stratégie lancée un an auparavant.
 
Les résultats de cette alliance, qui s’est notamment traduite par des échanges de haut niveau entre des experts des deux pays, ainsi que le renforcement de la position du Mexique sur les questions de changement climatique, confirmé lors de la Conférence des Parties sur le changement climatique à Cancún (COP16), ont pu déboucher sur l’approbation et la signature de ce second financement.
D’autre part, les résultats obtenus dans le cadre du programme de coopération technique ont permis de souligner l’importance de la gestion intégrale des forêts comme stratégie fondamentale pour la lutte contre le changement climatique – la France a dans ce domaine des expériences intéressantes à partager. Par conséquent, le secteur forestier est devenu une priorité de la coopération franco-mexicaine menée par l’AFD, et a été choisi comme le secteur qui sous-tend ce prêt.
 
Ce prêt s’inscrit dans la stratégie de l’AFD au Mexique et constitue une nouvelle avancée vers des initiatives plus larges qui permettent de soutenir les efforts du Mexique en faveur d’un développement plus durable.
 

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter: Laure Delalande

 

Vidéo | " Les négociations climatiques internationales à l’aune de la Conférence de Durban ", entretien avec Pierre Forestier

08/06/2011

"Comment l'AFD intègre-t'elle la luttre contre le changement climatique et l'adaptation au changement climatique dans son action en faveur du développement?" est l'une des questions posées à Pierre Forestier par le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) le 8 juin dernier.

Pierre Forestier a été auditionné par la section des affaires européennes et internationales du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE). Cet entretien a été réalisé dans la cadre de la préparation d'un rapport intitulé : " Les négociations climatiques internationales à l’aune de la Conférence de Durban ".

Ce rapport sera articulé autour des trois points suivants :

  • la gouvernance mondiale climat
  • la suite du protocole de Kyoto
  • les financements internationaux climat

 

Entretien de Pierre Forestier, responsable de l’Unité Changement Climatique à l’AFD


Découvrir l'entretien

 

L’AFD se place parmi les principaux bailleurs de fonds mondiaux sur la thématique du changement climatique.

2,8 milliards d’euros de financements ont été engagés en 2010 pour des projets et programmes de développement participant à la lutte contre le changement climatique et à l’adaptation à ses effets.

Ces autorisations d’engagement représentent 40% de l’activité du Groupe.

 

La conférence de Durban sur le climat

La 17e conférence des Nations unies sur le climat se tiendra du 28 novembre au 9 décembre 2011 à Durban en Afrique du Sud.

 

Accéder au site officiel de la conférence sur le climat

Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 

 
   
1 
2 
3  4