Agriculture

Agriculture et développement rural

La persistance des crises alimentaires dans les pays du Sud est venue souligner la nécessité d'accompagner le renforcement et la mutation du secteur agricole dans ces régions. L'AFD encourage l'introduction de technologies modernes et le développement de dispositifs institutionnels nouveaux - favorisant une plus grande structuration des filières, une meilleure coordination des acteurs, une sécurisation foncière - et des investissements.

À la une

Appui à l'exportation du riz cambodgien

09/01/2012

Augmenter le revenu des agriculteurs en améliorant l’accès de leur production au marché international, telle est la finalité de ce nouveau projet de renforcement des capacités commerciales de la filière rizicole cambodgienne, par une subvention de 3,5 M€. 

Augmenter la part revenant aux producteurs

Sur la base de l’expérience acquise à travers les différents projets de réhabilitation des périmètres irrigués durant les 15 dernières années, ce nouveau projet de renforcement des capacités commerciales (PRCC) vise à augmenter la plus-value locale, en apportant un appui aux acteurs de la filière et en améliorant l’accès du riz cambodgien au marché international. La filière riz constitue une priorité pour le gouvernement cambodgien.

La finalité du projet est d’accompagner la stratégie nationale de développement des exportations, dans l’objectif de maximiser la valeur ajoutée nationale et la part revenant aux producteurs.


© Eric Beugnot

Renforcer les capacités de la filière rizicole cambodgienne

Les objectifs spécifiques du projet de l’AFD

  • Contribuer à la structuration de la filière  (opérationnalisation de la coordination interministérielle et du dialogue public/privé, structuration professionnelle et interprofessionnelle de la filière)  et  au renforcement de capacité des acteurs (PME, producteurs, services publics d’appui au secteur, banques).
  • Mettre en place des signes de qualité permettant de valoriser au mieux le riz cambodgien sur les marchés extérieurs.
  • Promouvoir l’agriculture contractuelle et développer la capacité d’intervention des organisations de producteurs dans la commercialisation primaire du riz non décortiqué, ou "paddy".
  • Renforcer la capacité de la Banque de Développement Rural (BDR) à répondre aux besoins de financement des PME du secteur rizicole et des organisations de producteurs.

Le projet a vocation à travailler en étroite collaboration avec l’équipe technique constituée au sein du Comité de Politique Economique et Financière (CPEF). Il est proposé un ancrage institutionnel auprès du Conseil National Economique Suprême (SNEC), qui assure le secrétariat du CPEF.

Subvention à l'ONG Essor pour le développement de l’agriculture en Guinée Bissau et au Cap-Vert (comité ONG du 13 décembre 2011)

05/01/2012

Le Comité ONG, délégation du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG, s’est réuni le 13 décembre 2011. Il a approuvé l’attribution d'une subvention de 648 000 € à l'ONG Essor.

Cette subvention va permettre le financement d’un projet d’appui à la transformation et la commercialisation de produits agricoles en Guinée Bissau et au Cap-Vert. Ce projet s’appuie sur une méthodologie recherche-formation-accompagnement testée avec succès au Cap-Vert.

Conférence Afrique Contemporaine "Les investissements agricoles en Afrique"

21/12/2011

Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés. Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans le numéro 237 d'Afrique contemporaine donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole. En plus d’offrir un large panorama des dynamiques à l’œuvre dans le secteur, la conférence sera l’occasion d’aborder des cas précis de projets agricoles à grande échelle comme à Madagascar et au Mali.

La revue Afrique contemporaine
a le plaisir de vous inviter à une Conférence-débat

"Les investissements agricoles en Afrique"

Le mercredi 21 décembre 2011 de 14h30 à 17h30

à l’Agence Française de Développement (AFD) – salle Jacques Alliot
7, rue Roland Barthes – 75012 PARIS
M° Gare de Lyon
 

Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés. Ces investissements aident à la transformation des processus d’élaboration des politiques agricoles et ont d’importantes implications en termes d’évolution des structures de production agricole, de revenus, d’emplois ruraux et de sécurisation foncière des producteurs ruraux. Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans ce dossier donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole. Les conséquences des investissements dans des productions non alimentaires (agrocarburants, par exemple) dans des pays touchés par la crise alimentaire sont également posées.

La conférence présentera et discutera les articles publiés dans ce dossier. En plus d’offrir un large panorama des dynamiques à l’œuvre dans le secteur, elle sera l’occasion d’aborder des cas précis de projets agricoles à grande échelle comme à Madagascar et au Mali.
 

En présence de : Jean-Bernard Veron, Rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine, Pierre Jacquet, Chef des économistes de l’AFD et Directeur de publication de la revue, Perrine Burnod, chercheure au Cirad (Observatoire du foncier, Madagascar), Hermine Papazian, ingénieure agronome, François Pacquement, chargé de mission à l’Agence Française de Développement (AFD), Jean-Jacques Gabas, économiste et chercheur au Cirad, Vatche Papazian, ingénieur et membre du comité technique "Foncier et développement" (AFD), et Antonin Vergez, agronome, ingénieur des Ponts des eaux et des forêts et doctorant au CIRAD.

Télécharger l’introduction du dossier

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"La Chine est un véritable laboratoire à grande vitesse dans la lutte contre le changement climatique"

12/12/2011

Avec un objectif principal d’accompagner la Chine dans sa transition vers une économie plus économe en ressources naturelles et plus sobre en gaz à effet de serre, l'agence AFD privilégie les projets innovants qu'elle pourrait répliquer sur d'autres territoires - africains, notamment. Interview de Sandrine Boucher, directrice de l’agence AFD de Pekin.

Quel est l’objectif de la présence de l'AFD en Chine ?
Notre objectif premier est d’accompagner la Chine dans sa transition vers une économie plus économe en ressources naturelles et plus sobre en gaz à effet de serre.
Depuis l’ouverture de l’agence à Pékin en 2004, nous avons financé 17 projets contribuant à la lutte contre le changement climatique et au développement durable.
Il s’agit de l’axe de coopération franco-chinois majeur retenu lors de la visite du Président Sarkozy en Chine en novembre 2007, puis décliné par la suite dans plusieurs accords conclus entre le ministère français de l’Ecologie et ses partenaires chinois.
Au travers des projets que nous finançons, nous cherchons également à favoriser l’émergence de partenariats franco-chinois permettant de mettre en valeur l’expertise et les acteurs français de la filière verte.
Enfin, nous privilégions des opérations innovantes, porteuses de changement et intégrant des techniques et bonnes pratiques qui pourront ensuite être répliquées, non seulement sur le territoire chinois mais également dans d’autres pays confrontés à des enjeux similaires.


Pouvez-vous nous donner quelques exemples de projets que l'AFD accompagne en Chine ?
Notre coopération autour du projet « carbone rural » vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en milieu rural au moyen de la finance carbone. Il s’agit précisément de projets de construction de biodigesteurs et de programme de reforestation dans deux des provinces les plus pauvres de Chine, le Yunnan et le Sichuan.
Ce programme a permis le développement d’une méthodologie dédiée à la replantation du bambou et à la valorisation du méthane au moyen de biodigesteurs individuels.
L’un de nos principaux objectifs partagé est de capitaliser sur l’expérience et le savoir-faire acquis afin d’étudier le potentiel de réplication de cette initiative en Afrique subsaharienne.
Le projet de reconstruction post-séisme de Sichuan est une opération  particulièrement emblématique. Ce programme fait suite au terrible tremblement de terre de magnitude 8 sur l'échelle de Richter qui a frappé la Chine en 2008. Pour accompagner les efforts de la province du Sichuan la plus touchée par le séisme, l’AFD a fourni un prêt de 200 millions de dollars US pour contribuer au financement des travaux de reconstruction, aux côtés de la Banque Mondiale, de la Banque Asiatique de Développement et la Banque Européenne d’Investissement.
Notre programme comportait deux composantes principales : un volet « biogaz », désormais achevé, a permis l’installation d’environ 100 000 unités de biodigesteurs en zone rurale, avec des couvercles en PVC utilisés pour la première fois sur un programme à grande échelle.
Cette nouvelle technique permet d’améliorer nettement l’efficacité des biodigesteurs tout en allongeant leur durée de vie. Ces équipements fournissent suffisamment de gaz à une famille pour la préparation quotidienne des repas.
Le concours de l’AFD a également servi à la reconstruction des infrastructures de base - eau, assainissement, traitement des déchets, voiries et ponts - et à la réalisation d’un guide pratique de construction à destination des villageois touchés par le séisme. Le guide, intégrant des mesures d’efficacité énergétique et de résistance parasismique, a été élaboré dans le cadre d’un partenariat franco-chinois associant un cabinet d’architecture français et l’Institut chinois de design Xinan.

 

 


Autre projet phare, notre coopération en matière de développement rural durable qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre au moyen de la finance carbone. Outre les biodigesteurs, un programme de reforestation est mené dans deux des provinces les plus pauvres de Chine, le Yunnan et le Sichuan. Cette opération,soutenue par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et réalisée avec l’agence officielle en charge de l’Agenda 21 chinois (ACCA21) qui dépend du ministère chinois des Sciences et technologies, a permis le développement d’une méthodologie dédiée à la replantation du bambou et à la valorisation du méthane issu des biodigesteurs individuels.
L’un de nos principaux objectifs avec l’ACCA21 est de capitaliser sur l’expérience et le savoir-faire acquis dans cette initiative afin d’étudier son potentiel de réplication dans d’autres pays en développement, en Asie du sud-est et en Afrique subsaharienne.
L’AFD mène également des coopérations en matière de développement urbain durable. Les efforts de la Chine en la matière seront déterminants pour l’avenir du climat. On évalue en effet à 200 à 300 millions le nombre de nouveaux urbains chinois dans les 25 années à venir. Or il n’existe pas à ce jour de modèle de ville sobre en carbone. Un tel rythme de construction des villes, à une telle échelle, est unique dans l’histoire de l’humanité. Pour participer à cette dynamique, l’AFD finance ainsi dans la métropole de Wuhan au centre de la Chine un programme pilote de réhabilitation thermique de bâtiments publics.
Ce projet qui entraînera des économies d’énergie et la réduction des émissions de CO2 de 30 bâtiments publics, répond à une logique innovante  en Chine, celle de contrat de performance énergétique. Le principe en est le suivant : la réduction de la facture énergétique permettra au bénéficiaire du projet de rembourser le prêt de l’AFD. Un tel mécanisme peut ensuite être répliqué dans d’autres quartiers et d’autres villes où les besoins en matière de rénovation sont également très importants.

Quel bilan tirez-vous de ces projets et quelles sont les perspectives  pour l’AFD en Chine ?
Sur une période relativement courte, nous avons réussi à bâtir un partenariat de qualité avec la Chine, tant au niveau central avec nos partenaires dans les ministères qu’au niveau local avec les provinces et les municipalités où nous intervenons.
Notre action a permis de valoriser le savoir faire et l’expertise française qui sont particulièrement appréciés. Ce dialogue constructif sur des projets concrets et innovants a permis d’établir une relation de confiance avec la Chine.
Il favorise l’adoption sur le terrain de pratiques et solutions techniques qui visent à limiter sa consommation en énergie, maîtriser son expansion urbaine, préserver ses ressources naturelles et sa biodiversité. Aider la Chine à répondre à ses défis environnementaux et adopter une trajectoire de croissance sobre en carbone, c’est contribuer à la préservation des équilibres mondiaux.  
Enfin, la Chine constitue actuellement un véritable laboratoire à grande vitesse dans la lutte contre le changement climatique et le développement durable. L’accompagner dans cette démarche nous permet d’élaborer de nouveaux modèles de développement propre dont nous pourrons tirer les enseignements. Ceci éclaire notre coopération internationale dans d’autres géographies.  

A Savoir n° 10 | Le risque prix sur les produits alimentaires importés - Outils de couverture pour l’Afrique

07/12/2011

Alors qu’en 2011, dans le cadre de la présidence du G20, la France a fait de la lutte contre la volatilité de ces prix l’une de ses priorités, cet ouvrage propose d’identifier les mécanismes de gestion des risques prix utilisables dans les pays africains, qui méritent une attention particulière en raison de leur dépendance croissante au marché alimentaire mondial.
Questions à Bruno Vindel, coordinateur de l’étude

Comment est née l’idée de cette étude ?
Dans le cadre du G20, la présidence française a fait de la lutte contre la volatilité des prix agricoles l’une de ses priorités. Nous avons donc cherché à réaliser une étude exhaustive de toutes les solutions existantes que peuvent utiliser les pays importateurs – et les moins prospères -, pour lutter contre cette volatilité en prenant en compte les avantages et les inconvénients de chacune.
L’étude ne s’est pas cantonnée à la théorie. Pendant quatre mois, les chercheurs ont enregistré autant de retours d’expérience terrain dans les six pays concernés par l’étude : le Burkina Faso, Cameroun, l’Ethiopie, le Kenya, le Maroc et le Sénégal.
Les analyses sont pertinentes pour les principaux produits alimentaires importés du marché international (le blé, le soja, le riz, le maïs et l’huile de palme) mais peuvent s’appliquer également la volatilité des prix des produits locaux (mil, sorgho par exemple).

Quels types d’outil existe-t-il ?
Vous pouvez les rassembler en six familles :
1. La régulation par le stockage qui est un des outils privilégiés de régulation de marché et d’atténuation des risques. L’idée est de développer un instrument régionale de « communautarisation » partielle des stocks et d’inciter le stockage privé soutenu par les pouvoirs publics
2. La régulation budgétaire en développant les prêts contracycliques (qui permettent de rembourser le remboursement d’une échéance en cas de crise) et les facilités budgétaires
3. La régulation des prix. Notamment le fonds de lissage, élaboré pour réduire l’exposition des filières africaines agricoles aux fluctuations brutales des cours mondiaux
4. La régulation tarifaire
5. La régulation de type assurantiel
6. Des filets de sécurité pour les populations vulnérables

Au regard de l’étude, y a-t-il un outil qui semble meilleur que les autres ?

Non, c’est ce que révèle l’étude. Seule la combinaison d’outils est adaptée à la situation particulière de vulnérabilité d’un pays (ou d’une région) vis-à-vis des crises alimentaires et de la volatilité des prix. Au reste, ce problème concerne tout autant

Quelle est l’originalité de cette étude ?
C’est une des premières fois que l’on demande aux analystes de réfléchir à des instruments de politique alimentaire selon la méthode SWOT qui présente de façon synthétique les avantages, les faiblesses, les opportunités et les menaces liées à chaque outil (Strenght, Weaknesses, Opportinities, Threats – SWOT). Elle oblige à la concision.

Quel usage peut-il être fait de cette étude ?
Le G20 a pris la décision de développer, pour lutter contre la volatilité des prix agricoles, des instruments basés sur le marché (market based instruments) via un dispositif international de conseil aux Etats. Dans ce cadre, cette étude est opérationnelle. Elle apparaît comme un véritable manuel.
 

Afrique contemporaine n°237 | Investissements agricoles en Afrique, les migrants dans les villes postcoloniales d’Afrique centrale

02/12/2011

Abandonnée par l’aide publique au développement, l’agriculture des pays d’Afrique subsaharienne fait l’objet d’importants investissements à l’initiative d’acteurs publics ou privés.

Ces investissements aident à la transformation des processus d’élaboration des politiques agricoles et ont d’importantes implications en termes d’évolution des structures de production agricole, de revenus, d’emplois ruraux et de sécurisation foncière des producteurs ruraux.

Au travers d’études de cas, les contributions réunies dans ce dossier donnent un éclairage sur la nature de ces investissements et leurs conséquences en Afrique subsaharienne en termes de sécurité alimentaire et de transformations du secteur agricole.

Les conséquences des investissements dans des productions non alimentaires (agrocarburants, par exemple) dans des pays touchés par la crise alimentaire sont également posées.

 
   
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