Contact Presse

Communiqués

aide au développement sondage

72 % des Français estiment que l’aide au développement n’est pas de l’argent gaspillé

26/11/2012

Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, et Dov Zerah, directeur général de l’AFD ont présenté ce 19 novembre les résultats du nouveau sondage réalisé par IPSOS pour l’AFD sur les Français et l’aide au développement.

En cette période de réflexion sur l’aide publique au développement (APD), marquée par l’organisation par le gouvernement des Assises du développement et de la solidarité internationale, et dans une conjoncture économique difficile, les Français confirment leur attachement à l’aide aux pays en développement, même s’ils restent partagés quant à son efficacité. Les efforts de l’aide publique française doivent, selon eux, se concentrer en priorité sur l’Afrique subsaharienne et sur la lutte contre la pauvreté.

Les Français estiment que la protection de l’environnement participe au développement. Parmi les acteurs de l’aide au développement, les ONG sont plébiscitées pour leur efficacité, leur crédibilité et leur impartialité. Pour mener à bien la politique d’aide au développement française, les Français considèrent qu’il faut lui donner plus de moyens : près de la moitié des Français estime qu’il faut augmenter la part du budget de l’État qui y est consacrée et est favorable à une affectation des recettes de la taxe sur les transactions financières européenne (TTF) en faveur de la lutte contre la pauvreté et les grandes pandémies présentes dans les pays en développement.

 

► Télécharger les résultats du sondage AFD / IPSOS (PDF)

 

 
Stéphane Zumsteeg, directeur du département Opinion Ipsos, Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, et Dov Zerah, directeur général de l’AFD durant la conférence de presse © Alain Goulard/AFD


Les Français sont attachés à l’aide publique au développement française même s’ils restent très partagés quant à son efficacité

 

  • Un Français sur deux considère que l’aide de la France aux pays en développement est efficace (51%). Toutefois, cette adhésion reste mesurée, les Français estimant qu’elle est assez efficace (47%) plutôt que très efficace (4%).
  • Ces avis partagés quant à son efficacité ne remettent pas pour autant en question l’attachement des Français à l’aide publique au développement :
    • plus de 7 Français sur 10 estiment que l’aide au développement n’est pas de l’argent gaspillé (72%) ; même s’ils expriment dans le même temps leur sentiment que la corruption dans les pays en développement nuit à l’efficacité de l’aide (70%) ;
    • près de 3 Français sur 4 considèrent que l’aide est utile mais pas suffisante (74%) compte-tenu des enjeux ;
    • malgré la conjoncture économique, une majorité des Français trouve normal que la France aide les pays en développement, même si elle rencontre actuellement des difficultés budgétaires (65%).

 

L’Afrique subsaharienne, bénéficiaire prioritaire de l’aide publique au développement française

 

  • Les Français estiment que la France doit intervenir en priorité dans les pays d’Afrique au sud du Sahara (56%). Viennent ensuite les pays d’Afrique du Nord (17%), les pays d’Amérique du Sud (13%), les pays d’Asie (9%) et les pays du Proche et Moyen-Orient (5%).

 

La lutte contre la pauvreté, objectif premier de l’aide publique au développement

 

  • Un fort attachement à la lutte contre la pauvreté : une majorité de Français considère que l’objectif prioritaire pour la France en matière d’aide aux pays en développement est de lutter contre la pauvreté (56%) :
    • 41% d’entre eux pensent que l’aide française doit contribuer au développement de la démocratie et des droits de l’Homme ;
    • 30% considèrent que l’aide au développement doit contribuer à la protection de l’environnement mondial.
  • cet objectif étant de loin le plus important parmi les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) : 3 Français sur 4 considèrent que réduire l’extrême pauvreté et la faim est de loin l’objectif le plus important (75%). Les secteurs de la santé et de l’éducation viennent compléter le trio de tête (combattre le VIH / Sida, le paludisme et d’autres maladies, 48% ; assurer l’éducation primaire pour tous, 44%) suivis de la préservation de l’environnement (35%).
  • La protection de l’environnement est également un enjeu transversal du développement : une large majorité des Français considère que demander aux pays en développement de concilier développement économique et respect de l’environnement est avant tout un moyen de se développer tout en préservant leurs ressources naturelles (87%).

 

Les ONG perçues comme les acteurs privilégiés de l’aide au développement

 

  • Les ONG plébiscitées par les Français comme étant les acteurs privilégiés de l’aide au  développement : les plus efficaces (35%), les plus crédibles (26%) et les plus impartiaux (24%).  Ces acteurs bénéficient d’une visibilité forte liée à leurs actions humanitaires.

 

L’aide publique au développement française a besoin de plus de moyens pour mener à bien sa politique

 

  • Près d’un Français sur deux estime qu’il faut augmenter la part du budget consacrée à l’aide au développement dans le budget de l’Etat français (44%). Un tiers propose qu’elle soit maintenue telle quelle, tandis que seuls 18% des Français souhaitent qu’elle soit réduite.
  • Même si les recettes de la taxe européenne sur les transactions financières devraient d’abord être affectées à la sphère économique domestique (relancer la croissance économique, 70% ; réduire le déficit public, 55%), cette taxe représente également un moyen de dégager des ressources supplémentaires pour l’aide au développement. En effet, près d’un Français sur deux soutient une affectation de ses recettes en faveur de la lutte contre la pauvreté et les grandes pandémies présentes dans les pays en développement.

 

Pour Pascal Canfin, ces résultats montrent l’attachement des Françaises et des Français à l’aide publique au développement y compris dans une période budgétaire contrainte. Cette enquête montre également les légitimes attentes des Françaises et des Français sur la transparence et l’efficacité de l’aide. Ces préoccupations sont aussi les miennes et sont au cœur des Assises du développement et de la solidarité internationale que je pilote en ce moment.

 

Pour Dov Zerah, les résultats du sondage constituent une formidable légitimation de notre action : les aspirations des Français recoupent très largement les priorités de l’Agence telles qu’elles sont exprimées dans le plan d’orientations stratégiques 2012-2016 que nous avons récemment adopté.

 

Note méthodologique : L’enquête a été réalisée par Ipsos auprès d’un échantillon représentatif de 1 007 Français âgés de 15 ans et plus interrogés du 31 octobre au 6 novembre par internet. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d’agglomération) .

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus