L’AFD a financé l’amélioration de la desserte en eau potable de l’agglomération de Tripoli.
Contexte

En 2000, l’agglomération tripolitaine était desservie en eau potable par un ensemble de forages d’une capacité initiale de 40 000 m3 / jour, ainsi que par trois sources principales – Rachaïn, Hab et Abou Alqa. La destruction des infrastructures durant la guerre civile, ainsi qu’une gestion lacunaire des ressources rendaient nécessaire l’accroissement du niveau et de la qualité de la desserte des 200 000 habitants. L’agglomération de Tripoli est l’une des plus défavorisées du pays. La demande en eau était loin d’y être satisfaite, plusieurs quartiers étant desservis de façon intermittente. Enfin, la qualité de l’eau était souvent inférieure aux normes de potabilité, obligeant de nombreux usagers à recourir à l’achat d’eau en bouteilles. Avant le démarrage du projet, l’Office des Eaux de Tripoli (OET) avait dû faire face à deux cas de pollution majeurs ayant entraîné des épidémies de dysenterie.

Descriptif

Le projet visait la satisfaction des besoins prioritaires des populations mal desservies au sein de l’agglomération, dans le cadre plus général d’une amélioration de la gestion de l’Etablissement des Eaux du Liban Nord (EELN), ex– OET. Ce projet d’une durée de 10 ans, conduit sous la maîtrise d'ouvrage du Conseil du Développement et de la Reconstruction (CDR), comprenait : Le doublement de capacité de la station de traitement d’eau potable de Bahsas, pour atteindre 75 000 m3 / jour Le développement des réseaux secondaires et la remise en état des réseaux tertiaires (raccordements d’abonnés) La mise en place d’un contrat de gestion déléguée de l’EELN avec un opérateur privé (Ondéo) sur le territoire de Tripoli et de 7 municipalités limitrophes. La délégation portait sur l’exploitation et la maintenance courante des installations de production et de distribution d’eau, la gestion commerciale, la mise en place d’un système d’information comptable et financier, et la formation des personnels de l’EELN

Impacts

Ce projet a permis de rétablir un service public de l’eau efficace pour Tripoli, seconde agglomération du pays. La diminution des fuites et des infiltrations d’eaux usées dans le réseau, l’extension de la station de traitement auront ainsi eu un effet positif sur la santé publique (diminution des maladies d’origine hydrique, ayant des répercussions sur le nombre d’hospitalisations voire de décès). Plus globalement, il constitue la première (et la seule à ce jour), expérience de gestion déléguée à un opérateur privé dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Liban (contrat entre 2003 - 2007).

01/01/2001
Date de début du projet
31/12/2010
Date de fin du projet
Tripoli
Localisation
Outils de financement
Conseil du Développement et de la Reconstruction
Etablissement des Eaux du Liban Nord
Bénéficiaires