Pour lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, l’AFD accompagne les autorités cambodgiennes dans la mise en place d’une politique agricole et la réalisation d’un programme de réhabilitation d’infrastructures d’irrigation.
Contexte

Au Cambodge, 80 % de la population vit en zones rurales et agricoles ; la pauvreté se concentre essentiellement là. Pour cause, l’agriculture, source principale de revenus, est caractérisée par une faible productivité (le rendement moyen est inférieur à 2 tonnes par hectare), ainsi que par une absence de diversification et d’intensification. Le riz occupe environ 90 % de la superficie agricole, mais il n’est produit qu’en saison humide. Ainsi, 12 des 26 provinces du pays sont confrontées à un déficit alimentaire pendant plus de la moitié de l’année. Par ailleurs, une grande partie des infrastructures d’irrigation existantes, construites pendant la période khmère, souffre d’un déficit d’entretien : moins de la moitié des 2 400 périmètres hydroagricoles du pays sont opérationnels. Conscient des enjeux en termes de lutte contre la pauvreté et des potentialités de l’irrigation, le gouvernement cambodgien s’est engagé dans une politique sectorielle de l’eau. L’État, les collectivités locales et les usagers travaillent main dans la main en faveur de la gestion et de la maintenance des infrastructures.

Descriptif

En réduisant la vulnérabilité des paysans face à l’arrivée des pluies et aux effets du changement climatique, le Cambodge espère se développer économiquement, mais aussi améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des populations rurales. Le projet poursuit trois objectifs : la mise en œuvre de la politique sectorielle d’irrigation du ministère de la Ressource en eau et de la Météorologie (MREM) grâce à la réhabilitation de 11 000 hectares de petits et moyens périmètres irrigués et de 5 000 hectares de cours d’eau (prek) dans la province de Kandal. Il s’agit ensuite de garantir la gestion, l’exploitation, la maintenance et la mise en valeur durable de ces périmètres réhabilités ; l’aide à la création d’associations d’usagers de l’eau (AUE), de centres de services aux irrigants et le renforcement de leurs capacités ; le développement des pratiques novatrices de cultures et l’amélioration des systèmes de production rizicoles pour contribuer à l’approvisionnement de la capitale, Phnom Penh, et à la diminution de la part des importations de produits agricoles.

Impacts

Le projet a pour but de : augmenter de 200 % les rendements du riz ; augmenter de 3 % la surface irriguée opérationnelle ; améliorer les conditions de vie de 140 000 personnes et réduire d’ici 2018 de 30 % – par rapport à 2010 – le taux de pauvreté ; accroître les moyens de production, améliorer l’habitat, acquérir des équipements pour la maison, désendetter, développer l’épargne et les dépenses de type social (mariages, fêtes, dons à la pagode…) ; augmenter la résistance des populations rurales au changement climatique ; préserver l’environnement ; limiter l’exode rural dans la zone en offrant des emplois et des revenus, notamment aux jeunes générations ; améliorer la disponibilité de la ressource en eau pour les usages agricoles et domestiques ; constituer des organismes locaux de représentation des paysans ; mieux intégrer les femmes et les populations défavorisées dans les AUE.

23/12/2013
Date de début du projet
31/03/2019
Date de fin du projet
20 ans
Durée du financement
Phnom Penh
Localisation
Outils de financement
État cambodgien
 MREM
Bénéficiaires