Bien qu'il ait fait des progrès spectaculaires en termes de scolarisation ces dix dernières années, le Niger reste l'un des pays les plus en retard dans ce domaine. Dans un contexte de croissance démographique très rapide, les défis sont immenses, tant en matière d'accès à l’école qu'en termes de qualité de l'enseignement.
Contexte

Le gouvernement nigérien a élaboré un Programme sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) qui couvre tout le secteur éducatif et vise en particulier la fusion des cycles de base 1 (primaire) et 2 (collège). Ce programme a été validé par le gouvernement nigérien et endossé par les bailleurs de fonds en juillet 2013. Ce programme est financé par des ressources internes au Niger (entre 25 et 30% du budget de l’État est en effet affecté à l’éducation) et par des ressources externes. Pour cela, le Niger a déposé une requête au Partenariat mondial pour l’éducation, pour un don de 84,2 millions de dollars US dont la Banque mondiale serait l’entité de supervision. Ce don viendra abonder un fonds commun d’aide extra-budgétaire constitué conjointement avec la subvention de l’AFD.

Descriptif

Le fonds commun constitué pour réaliser le projet sera doté d’une enveloppe initiale de 100 millions de dollars US (financements de l’AFD et du Partenariat mondial pour l'éducation - PME) ciblant l’enseignement de base (primaire et collège) et structurée en trois composantes : Agir sur l’offre et la demande dans une logique de réduction des inégalités en construisant des salles de classe équipées et en stimulant l’accès des filles et des populations les plus pauvres à la scolarisation, notamment dans les zones les plus exposées à l’insécurité alimentaire, par des mesures incitatives et des programmes associant les communautés. Agir sur des leviers de la qualité des apprentissages, à travers la mise à disposition d’intrants pédagogiques, les curricula, notamment dès les premières années du primaire, et le renforcement professionnel des enseignants et de l’encadrement. Améliorer la gestion du système au niveau central et déconcentré en portant une attention particulière à la gestion locale de l’école, dans une logique de lien avec les communautés.

Impacts

En améliorant l’accès, la qualité, l’équité et le pilotage du système éducatif, le projet contribue à la réduction de la pauvreté et des inégalités. Les investissements vont permettre d’accueillir plus d’élèves dans de meilleures conditions et auront un effet positif sur l’image du système éducatif auprès des populations, ce qui favorise la demande de scolarisation. Le programme permet également de réduire les inégalités dans l’accès à l’école pour : les régions les plus défavorisées (meilleure allocation des enseignants, construction d’écoles en dur, appui à la gestion locale de l’école avec une attention portée aux zones ayant les résultats les plus faibles) les populations les plus vulnérables (cantines scolaires, construction d’écoles rurales alternatives, accès facilité aux élèves souffrant de handicap) Par ailleurs, le programme peut avoir des effets positifs à court terme sur la nutrition (notamment grâce à la construction et l’amélioration des cantines scolaires) et la santé à travers les messages et sensibilisations qui passent par l’école, mais aussi sur le long terme compte tenu notamment des impacts de la scolarisation des filles sur la santé et la planification des naissances.

18/07/2014
Date de début du projet
30/06/2019
Date de fin du projet
6 ans
Durée du financement
Secteurs
Niger
Localisation
Outils de financement
La République du Niger
Bénéficiaires