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Développer les compétences humaines, investir dans les multiples talents locaux est un enjeu essentiel pour que le continent africain réussisse sa révolution numérique. Proparco, la filiale secteur privé du groupe AFD, soutient Andela, une start-up qui forme une élite de développeurs.

Andela, c’est un peu l’École 42 de Xavier Niel made in Africa. Créée en 2014, la société Andela est à l’avant-scène des bouleversements technologiques du continent. Son objectif : lutter contre la pénurie de talents en sélectionnant et formant les développeurs les plus doués d’Afrique. Car, selon les estimations, plus d’un million de postes resteraient vacants à l’échelle mondiale. Cette pénurie de talents freine la croissance d’écosystèmes technologiques majeurs.

L’Afrique dispose de talents qui restent inexploités alors même que les entreprises du monde entier sont à la recherche d’ingénieurs compétents. Andela veut répondre au besoin de former ces talents. Ici, nous trouvons des gens doués, dont nous renforçons les compétences afin qu’ils atteignent le plus haut niveau.

Joshua Mwaniki, directeur d'Andela pour le Kenya

Andela mise donc sur le dividende démographique africain et investit dans des viviers de matière grise à fort potentiel sur tout le continent pour aider une centaine d’entreprises partenaires à constituer des équipes d’ingénieurs décentralisées. À l’heure actuelle, Andela compte trois campus technologiques dans des pays anglophones : Nigéria, Kenya et Ouganda.

Peu de gens pensent à l’Afrique lorsqu’il est question de développeurs de logiciels. Chez Andela, nous voulons une nouvelle Afrique, nous voulons être des leaders qui contribuent positivement à la façon dont le monde se développe.

Joshua Mwaniki, directeur d'Andela pour le Kenya
Une formation d’excellence

Mais pour devenir développeur Andela, la sélection est rigoureuse. En moyenne, 10 candidats sur 2 000 rejoignent la société pour un temps plein de quatre ans. Durant six mois, les nouvelles recrues sont formées au codage tout en côtoyant les ingénieurs seniors et en travaillant au sein des équipes internes… contre rémunération. 

Une fois leurs compétences et leurs aptitudes à travailler en équipe confirmées, ces collaborateurs rejoignent l’une des 100 entreprises partenaires, dont ils intègrent les équipes en tant qu’ingénieurs à temps plein. Un véritable atout pour les salariés : « Même si je travaille ici depuis moins de deux ans, j’ai déjà eu l’occasion de collaborer avec des entreprises technologiques mondiales vraiment incroyables », explique Mbithe Nzomo, jeune développeuse kényane.

En trois ans, sur près de 100 000 candidatures, Andela a déjà sélectionné plus de 900 développeurs « andelans », dont la moitié a été placée auprès d’entreprises partenaires. Les autres conçoivent en interne les produits d’Andela ou suivent encore la phase d’intégration.
 

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Un engagement à féminiser la profession

Aujourd’hui chez Andela, 23 % des développeurs sont des développeuses, contre 5,8 % selon la moyenne mondiale. Pour favoriser la parité femme-homme dans ses équipes, l’entreprise organise de nombreuses campagnes de recrutement et des séminaires de formation réservés aux femmes, à Lagos et à Nairobi. La société a aussi lancé l’initiative « She Loves Code » (« Elle aime le code »), programme qui permet à des professionnelles de devenir « marraines » de jeunes femmes de leur communauté et d’organiser des événements locaux.
 

Le capital risque pour financer les start-up tech

Malgré les opportunités d’investissement que présente l’industrie tech en Afrique, les start-up peinent à accéder aux financements nécessaires pour s’étendre au-delà de leurs marchés locaux. C’est pourquoi les fonds de capital risque comme TLcom TIDE Africa y jouent un rôle inédit. TLcom TIDE Africa est le premier de ces fonds internationaux à cibler exclusivement l’innovation et les services axés sur les technologies en Afrique subsaharienne, à chaque étape du cycle de capital risque. Il bénéficie du soutien de Proparco, qui y a investi 5 millions de dollars début 2018. Un investissement qui s’inscrit dans la volonté de la filiale secteur privé de l’AFD de favoriser un environnement propice à l’émergence de start-up africaines. Première expérience de grande échelle pour TIDE Africa : le financement d’Andela. 

Une démarche audacieuse… Et qui fonctionne. En seulement quelques années, Andela a démontré tout le potentiel d’une entreprise africaine ; elle est en passe de devenir une entreprise à forte valeur. Une vraie success story.

 


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