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À Hanoï, la circulation est devenue extrêmement difficile. Et les bouchons riment avec pollution... Pour faciliter la mobilité des habitants et rendre l'air plus respirable, la capitale a décidé d'opter pour un système de transport plus vert : le métro. Zoom sur la future ligne 3 du réseau de Hanoï, financée par l'AFD.

Une ligne pilote

Pour désengorger la ville, Hanoï mise sur le métro. Dans son plan directeur des transports, la ville a prévu la création d'un réseau de cinq lignes qui offriront aux habitants de nouvelles possibilités de déplacement... Tout en réduisant la pollution. 

Et pour soutenir la démarche, l’AFD et la Banque européenne d'investissement (BEI) participent au financement de la construction de la ligne 3. Celle-ci, opérationnelle en 2018, reliera Nhon à la gare de Hanoï sur un tracé de 12,5 kilomètres et desservira 12 stations (8 stations en aérien, 4 stations en souterrain). Une fois connectée à la future ligne 2 en cours de réalisation sous financement japonais, la ligne 3 constituera le premier axe de transport en métro de la capitale vietnamienne.

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Le métro pour en finir avec les bouchons

Il est 15h30 et déjà, les rues de Hanoï se remplissent. Progressivement, les bouchons se forment : à 17h, c'est l’heure de pointe locale.

Vélos, cyclo-pousses, motos, autos : la circulation dans la capitale se dégrade depuis plusieurs années. En cause ? Une population de 3 millions d'habitants qui ne cesse d'augmenter (5,5 millions en 2030 selon les prévisions), une surface urbaine qui s'étend (+ 4,6 % par an) et des ménages de plus en plus motorisés. Entre 1995 et 2005, le trafic des cyclomoteurs a été multiplié par six, celui des automobiles par trente !

Jusqu'à présent, le bus a représenté une bonne alternative aux déplacements individuels. Mais il ne répond plus aux besoins croissants de voyages intra-muros. Face à la crise des transports, Hanoï a adopté en 2007 un plan directeur. Objectif : un réseau de cinq lignes de métro à l’horizon 2030.

L'intervention de l’AFD, qui s'élève à 179 millions d'euros, permettra de financer les infrastructures de génie civil de la partie aérienne, l’électro-ferroviaire, l’assistance à maîtrise d’ouvrage (assurée par le groupe français Systra), le contrôle technique et la certification des travaux. Notre action prévoit également un appui complémentaire dédié à l’organisation institutionnelle des transports collectifs et de l’exploitation de la ligne.

Un projet majeur, symbole de l’ambition de la France d’œuvrer au développement des transports urbains durables au Vietnam.