La bonification des taux fait partie des instruments largement utilisés à travers le monde depuis le début du XXe siècle pour développer l’agriculture, notamment par de grands pays agricoles comme la France, les États-Unis ou le Brésil. Cette étude porte un regard critique sur le consensus qui condamne l’usage de la bonification des taux alors même que tous les bailleurs de fonds la pratiquent plus ou moins directement. De plus, cette question fait généralement l’objet d’un débat sous-jacent entre les « financiers » et les « agronomes », au sein de chaque institution. Les derniers se trouvent en effet démunis pour monter des projets de développement agricole en s’appuyant uniquement sur les marchés financiers ruraux, car ils se développent insuffisamment et offrent le plus souvent des taux de sortie difficilement soutenables pour le financement d’investissements structurants. Cette question suscite actuellement d’intenses débats dans les instances internationales, notamment au sein du CAD de l’OCDE.
pdf : 2.14 Mo
auteur(s) :
André OERTEL
Christine WESTERCAMP
Myriam NOURI
coordinateur :
Aurélie CHEVRILLON, Mathilde GASPERI
collection :
À Savoir
issn :
2105-553X
pages :
176
numéro :
29
disponible aussi en : fr en