Inauguration de nouvelles salles de classe au Cameroun, éducation
L'éducation reste un enjeu prioritaire pour le Cameroun. C'est pourquoi l'AFD l'accompagne dans un vaste programme de construction de salles de classe dans des zones où les inégalités persistent : l'Adamaoua, l'Extrême-Nord et les quartiers défavorisés de Douala et Yaoundé

Au Cameroun, plus de huit jeunes sur dix finissent l'école primaire. Cette bonne performance, au regard de la moyenne en Afrique, cache cependant de fortes inégalités : les régions du Septentrion (Extrême-Nord, Nord, Adamaoua) sont bien loin de la moyenne nationale. À elles seules, elles représentent plus de 85 % des élèves non-scolarisés.

École primaire : les inégalités persistent dans le nord

Cameroun graphique taux d'achèvement école primaire

Les causes de ce retard sont nombreuses : le manque d’accès au préscolaire, la pauvreté des parents, leur faible niveau d’alphabétisation, l’absence de professeurs qualifiés et plus récemment le climat d’insécurité lié aux exactions du groupe terroriste Boko Haram. Un sujet en particulier revient régulièrement dans les discussions : le manque de vraies salles de classe « en dur ».

Le constat est encore plus préoccupant dans le Septentrion, où l'on compte pas moins de 170 élèves par salle de classe ! De quoi décourager les plus assidus.

 

Un effort de construction sans précédent

Pour promouvoir un meilleur accès à l’école sur tout le territoire, le gouvernement camerounais et l’AFD ont lancé un vaste programme de construction et de réhabilitation de salles de cours : le C2D Éducation.

Les travaux ont commencé en 2014. La première partie aura permis de construire, réhabiliter et équiper près de 800 salles de classe. Le 7 février 2017, en présence des autorités locales et des représentants du ministère de l’Education de Base, l’ambassadeur de France au Cameroun a participé à la cérémonie d’inauguration des nouvelles salles de Meidougou, dans la région de l’Adamaoua.

La deuxième phase, qui concerne près de 1450 salles de classe, va démarrer au cours des prochains mois. Et pour mener à bien les travaux localisés dans des zones d'insécurité, le projet fera appel au génie militaire camerounais : une solution innovante pour appuyer les communes les plus touchées par le conflit.