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Le Caire, Egypte, Gentilhomme, ville
L’Égypte dispose d’importantes réserves de gaz, une alternative efficace à l’électricité. Mais les Égyptiens sont encore nombreux à être privés d’un accès à l’énergie pérenne et moins gourmand en émissions de gaz à effet de serre. Pour pallier ce déficit, l’Entreprise nationale de l’énergie (EGAS), avec le concours de l'AFD, de l'Union européenne et de la Banque mondiale, lance un ambitieux programme destiné à raccorder plus de deux millions de foyers.

L’Égypte est confrontée à un triple défi : il lui faut produire une énergie plus propre, plus efficace et en plus grande quantité. La découverte en 2015 de Zohr, le gisement de gaz le plus important de la Méditerranée, est une aubaine pour le géant nord-africain. Avec ses 850 milliards de m3 de gaz produits par jour, Zohr peut couvrir une large partie des besoins en énergie du marché intérieur égyptien. 

Encore faut-il parvenir à mettre cette source d’énergie à la portée de tous. L’Égypte occupe la 14e position des pays les plus peuplés au monde, avec 96 millions d’habitants. Un poids démographique qui pèse sur la demande en énergie. D’autant que celle-ci va augmenter mécaniquement, sous l’effet d’une croissance démographique nationale avoisinant les 2 %.

La production de GPL - gaz de pétrole liquéfié, alternative à l’électricité notamment pour la cuisine, l’eau chaude ou le chauffage - étant majoritairement importée, l’objectif est d’internaliser la production de l’énergie en la rendant plus efficace. L’EGAS a ainsi entrepris un programme national de raccordement des ménages qui prévoit notamment l’amélioration de la production et la distribution locale de l’énergie.    

Un projet pharaonique 

Le vaste plan national déployé par l’Égypte devrait couvrir jusqu’à 2,4 millions de ménages et assurer une énergie plus propre, mieux gérée et plus accessible physiquement et financièrement aux populations les plus modestes. L’AFD soutient l’engagement du ministère de l’Énergie égyptien via un prêt de 70 millions d’euros à l’EGAS. L’Union européenne et la Banque mondiale sont également impliquées, avec une délégation de 68 millions d'euros à l’AFD de l’UE et un prêt de 500 millions d’euros de la Banque mondiale.
 
Le projet mené par l’EGAS, d’un montant total de 1,7 milliard d’euros, profitera aux distributeurs du secteur de l’énergie, à l’État et à la population. Pour les Égyptiens, la facture sera moins coûteuse. Les citoyens les plus isolés et les plus démunis seront mieux connectés au réseau ; ils bénéficieront également d’une aide financière pour accéder au raccordement. Pour l’État égyptien et l’EGAS, la réduction des subventions dans le domaine énergétique allégera les finances publiques et favorisera la consommation de l’énergie produite au niveau national. 

Le secteur dans son ensemble profitera également d’une meilleure gestion de l’EGAS, appuyée notamment par l’expertise de l’AFD dans ce domaine. Dernier point, et non des moindres : l’énergie produite sera moins polluante puisque l'émission de 500 000 tonnes de gaz à effet de serre devrait être évitée grâce à l’exploitation du gaz naturel national. 


AFD UE

Cette publication n’engage que l’AFD ; elle n’engage pas la responsabilité de l’Union européenne.