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barrage hydroélectrique d'Inguri, énergie, Géorgie
L’AFD et son homologue allemande, la KfW, viennent chacune d’accorder un prêt de politique publique (PrPP) à l’État géorgien, afin de l’accompagner dans sa réforme du secteur de l’énergie. En ligne de mire, plus d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique.

Engagée dans un processus de rapprochement avec l’Union européenne, la Géorgie a intégré la communauté européenne de l’Énergie en 2017. Cela implique qu’elle transpose les directives de Bruxelles, et qu’elle mette en place des politiques d'efficacité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effets de serre (le "paquet climat-énergie").

Pour accompagner cette réforme, l’AFD et son homologue allemande, la KfW, ont chacune accepté de cofinancer un programme de prêts de politique publique (PrPP) à la Géorgie. La convention formalisant la première tranche de ces prêts pluriannuels, reconductibles chaque année pendant quatre ans, vient d’être signée, le 2 octobre 2018. Cette première tranche s’élevait respectivement à 25 millions d'euros pour l’AFD et 49 millions d'euros pour la KfW. Les suivantes devraient être d’un montant au moins équivalent.

36 indicateurs de réforme

En effet, comme convenu dans les déclarations de coopération signées en mai entre les deux banques et la Géorgie, les fonds seront versés en quatre fois, de 2018 à 2021, à condition que 36 indicateurs de réforme soient respectés. « Ces indicateurs sont passés en revue chaque fin d’année et, si les objectifs annuels sont atteints, une tranche du prêt est décaissée », explique Gaëlle Assayag, chef du bureau régional de l’AFD pour le Sud-Caucase.

« Nos prêts s’accompagneront, comme le plus souvent, d’une assistance technique, ajoute Gaëlle Assayag. L’AFD a débloqué une subvention de 250 000 euros à cette fin. Cette somme devrait servir à faire intervenir des experts d’EDF et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) auprès de nos partenaires : le ministère géorgien de l’Économie et du Développement durable, l’opérateur géorgien de transport d’électricité (Georgian State Electrosystem) et le régulateur public géorgien du marché de l’électricité (la Georgian National Energy and Water Supply Regulatory Commission). » 

Une réforme cruciale pour la Géorgie

La réforme aura de nombreux impacts positifs pour la Géorgie. Le développement des énergies renouvelables et la promotion de l’efficacité énergétique contribueront à réduire sa dépendance vis-à-vis des importations d’énergies, qui représentent aujourd’hui 78 % de sa consommation globale. La mise en place de conditions de marché plus favorables contribuera à rassurer les investisseurs privés auxquels le gouvernement souhaite faire appel pour développer les énergies renouvelables. Cela devrait aussi, à terme, faciliter les échanges d’électricité transfrontaliers, donc diminuer à terme le prix de l’électricité pour les citoyens. Enfin, ces efforts devraient aider la Géorgie à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris signé en 2016.

Rien d’étonnant à ce que l’Union européenne soutienne aussi ce programme, y ajoutant une subvention de 8,5 millions d'euros via la Neighbourhood Investment Platform (NIP), pour de l’assistance technique. « Cela montre que l’Union européenne, la France et l’Allemagne portent une grande attention à notre développement énergétique. Nous sommes prêts à continuer dans la voie engagée », promet George Kobulia, ministre de l’Économie et du Développement durable de Géorgie.

Une présence très récente dans le Sud-Caucase

Ce PrPP n’est que le deuxième prêt accordé par l’AFD à la Géorgie. Bien qu’elle ait été autorisée à intervenir dans le Sud-Caucase dès 2012, dans le cadre d’un mandat de promotion d’une « croissance verte et solidaire », elle n’y est réellement présente que depuis l’ouverture de son bureau de Tbilissi (Géorgie) fin 2016, et la signature d’un premier PrPP sur la compétitivité du secteur privé en 2017. « Ce PrPP sur l’énergie est aussi notre première coopération avec la KfW dans la région, note Gaëlle Assayag. Et il en annonce d’autres : nos homologues allemands nous ont déjà recontactés pour un partenariat similaire en Albanie. »


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