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Bosnie, Mostar, Flickr
Après l’Albanie et bientôt la Serbie, l’AFD a été autorisée à intervenir en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, au Monténégro et dans l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM). Une ouverture nouvelle dans les Balkans occidentaux qui inaugure l’activité de l’AFD en Europe.

Si loin, si près. Jusqu’à présent, l’AFD intervenait dans 109 pays à travers le monde, mais pas sur le continent européen. C’est désormais chose faite avec plusieurs pays des Balkans. Le 8 février dernier, notre conseil interministériel de tutelle entérinait l’octroi d’un mandat en Albanie pour l’AFD (voir encadré). Sous réserve de mise en conformité de sa législation avec les normes internationales de lutte anti-blanchiment, la Serbie est également concernée. 

Ce 10 juillet, au cours du sommet des Balkans occidentaux de Londres, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian a ajouté quatre pays à la liste. L’AFD est désormais autorisée à intervenir dans l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM), en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et au Monténégro.

L’AFD, en accord avec ses stratégies globales et dans une perspective européenne, appuiera le rapprochement de ces pays avec l’Union européenne tout en œuvrant à leur intégration régionale. Le mandat très large confié à l’AFD permet de couvrir un vaste éventail de domaines : nous nous donnons ainsi pour objectif de travailler sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la ville durable et l’environnement, l’innovation et l’économie digitale. Les interventions de l’AFD s’attacheront également à cibler les zones fragiles et délaissées, mais aussi à renforcer le lien social afin d’atténuer les vulnérabilités dans la région.

Albanie, Permet, Hogeslag

L'Albanie, première concernée

La confirmation du mandat d’intervention de l’AFD en Albanie en février 2018 vient de se traduire par l’annonce officielle du démarrage de nos activités aux autorités albanaises. Premier des six pays des Balkans occidentaux dans lesquels nous sommes aujourd'hui autorisés à intervenir, l’Albanie est également candidate à l’intégration européenne. Seul État de la zone qui ne soit pas issu de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie, l’Albanie était un pays totalement fermé jusqu’à la chute, en 1992, du régime mis en place par Enver Hodja à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Notre intervention permettra de confirmer la vocation européenne de l’Albanie en l’aidant à structurer ses relations avec les pays des Balkans occidentaux d’une part, et avec les pays de l’Union européenne d’autre part. Pour atteindre un niveau compatible avec l’intégration européenne, les défis sont nombreux, notamment en matière d’infrastructures de service et de connectivité, de développement économique, de chômage (particulièrement des jeunes, des femmes et des minorités), d’émigration massive, de services sociaux, ou encore de gouvernance et de transparence.

Pour l’AFD, il s’agit d’un premier pas vers un mandat régional d’intervention dans les six pays évoqués par ailleurs et de l’une des premières interventions - avec la Turquie - auprès d’un pays candidat à l’accession européenne. Différents projets sont d’ores et déjà à l’étude en lien avec les principaux investisseurs présents dans la région, notamment la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la KfW allemande.