Une délégation de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale s’est rendue au Niger du 8 au 10 mai 2018. Objectif : évaluer les effets de la contribution de l’aide publique au développement de la France dans ce pays du Sahel confronté à de grands défis.

Le Niger compte parmi les pays les plus pauvres au monde. Il est, en sus, très exposé aux effets du changement climatique et à l’extrême violence importée par des groupes djihadistes depuis le Mali et le Nigéria voisins. Chargés par la commission des Affaires étrangères de la rédaction d’un rapport sur les nouvelles approches pour l'aide française au développement, Bérengère Poletti ( membre du Conseil d’administration de l’AFD) et Rodrigue Kokouendo (membre du CNDSI) ont souhaité se rendre à Niamey pour apprécier l’action concrètes de l’AFD au Niger. Éducation, démographie et sécurité/crise migratoire étaient au cœur des préoccupations.


Prêts et dons de toutes natures


Dans ce pays du Sahel, l’AFD accorde des appuis ou des prêts de soutien budgétaires affectés (sécurité alimentaire) ou non affectés ; des prêts souverains à conditions préférentielles pour les investissements en infrastructures (énergie, eau potable, aménagements agricoles) ; des dons en appui à la mise en œuvre des politiques publiques du Niger ; des dons pour soutenir le développement du secteur de la microfinance et renforcer les capacités de ses opérateurs ; et enfin des dons en support des ONG. 


Accélérer le développement


Après des visites de projets à Niamey auprès des acteurs et des bénéficiaires, les députés se sont également attardés sur les problématiques de sécurité. Ce fut l’occasion de leur présenter les actions concrètes  dans les zones les plus fragiles du pays : notamment l’Initiative Kouri dans la région de Diffa, riveraine du lac Tchad, et l’Initiative Tiwara dans la région de Tillabéry, frontalière du Mali.  


Un accent particulier a été mis sur les objectifs de l’Alliance Sahel. Au niveau du Niger, le dispositif vise à mieux coordonner l’aide des partenaires engagés dans le pays, en particulier dans les zones affaiblies, et à accélérer la mise en œuvre des financements pour obtenir des impacts plus rapides. Comme ce projet de rattrapage scolaire en faveur des enfants déscolarisés des banlieues de Niamey. Au Niger, les besoins sont partout. 


Le rapport d’information devrait être présenté à la commission des Affaires étrangères le 12 juin prochain.