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Dakar ter
Alors que Dakar gagne près de 100 000 habitants par an, il devenait urgent d’améliorer la mobilité des nombreux habitants qui, chaque jour, effectuent des trajets entre la capitale et sa périphérie. La réception du premier Train express régional de la région, qui est aussi le premier train rapide de l’histoire du pays, répond à ce besoin.

C’était l’un des projets phares du premier mandat de Macky Sall, président de la République du Sénégal depuis avril 2012 : le premier tronçon du Train express régional (TER) a été officiellement réceptionné le 14 janvier 2019. Premier train rapide de l’histoire du pays, il reliera Dakar à la ville nouvelle de Diamniadio, située à une trentaine de kilomètres de la capitale sénégalaise. Une bouffée d'oxygène pour les 124 000 habitants qui, chaque jour, effectuent le trajet entre les deux agglomérations en heures de pointe. Ceux-ci devront cependant s’armer d’un peu de patience, puisque de nombreux travaux restent encore à réaliser avant la mise en exploitation du train, prévue pour la fin de l’année.

45 minutes de gagnées

Une fois mis sur les rails, le TER devrait pouvoir accueillir 110 000 passagers par jour dès l’année prochaine, et 215 000 à l’horizon 2025. En tout, ce sont près de 45 minutes que les habitants de Dakar économiseront désormais sur leur temps de trajet, sans compter la réduction considérable des émissions de gaz à effet de serre attendue par la mise en service du train, estimée à 19 000 t de CO2 par an.

Jusqu’à présent, l’essentiel des déplacements dans et autour de Dakar étaient effectués via les bus, les cars rapides, les taxis et le Petit train de banlieue (PTB) local. Un système jugé largement insatisfaisant face aux enjeux posés par le développement urbain ininterrompu de la capitale sénégalaise, qui gagne en moyenne 100 000 habitants par an.

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Avec les diasporas, premiers soutiens de leurs pays d'origine

 

Avec environ 3,1 millions d’habitants en 2013 et 5 millions estimés d’ici 2030, la région de Dakar abrite en effet 23 % de la population totale du pays, sur seulement 0,3 % de sa superficie. Elle concentre également l’essentiel des flux d’investissements et de l’activité économique et administrative. Afin de maintenir l’attractivité de la métropole et de faciliter sur la durée les conditions de déplacement des habitants, l’amélioration des conditions de transports collectifs devenait donc prioritaire.

C’est dans ce contexte que le président de la République du Sénégal a fait de la mise en place de cette ligne la mesure clef de son Plan Sénégal Emergent (PSE), un vaste chantier de réformes structurelles (700 projets au total) initié en 2014. Parmi ses nombreux objectifs affichés – généraliser l’assurance santé, réhabiliter les universités, achever l’aéroport Blaise Diagne – figurait en bonne place le désengorgement de la capitale, Dakar.


Logique de partenariats

Au total, 656 milliards de francs CFA (environ 1 milliard d’euros) ont été investis dans la phase 1 du chantier, dont 458 milliards par les bailleurs internationaux. Particulièrement mobilisée sur le projet aux côtés de ses partenaires (la Banque africaine de développement et la Banque islamique de développement), l’Agence française de développement (AFD) a contribué à hauteur de 200 millions d’euros à son financement, après avoir également investi dans le prolongement de l’autoroute à péage depuis Diamniadio jusqu’au nouvel aéroport international Blaise Diagne.