Les banques et agences de développement

Adossées à des États, ces institutions peuvent se projeter sur le long terme. Elles tracent des voies et créent des dynamiques. Elles sont des acteurs incontournables pour faciliter les transitions et réorienter l’économie vers l’atteinte des ODD
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Siège de la Banque mondiale à Washington
Qu’elles soient bilatérales, multilatérales ou nationales, les banques et agences de développement sont des partenaires naturels pour l’AFD. Nombre de nos projets sont cofinancés par une ou plusieurs d’entre elles... Les synergies entre bailleurs de fonds sont essentielles à l’efficacité de leurs actions.

Les banques multilatérales

La Banque mondiale

Le groupe Banque mondiale est le deuxième plus important partenaire financier de l’AFD après les institutions européennes. 
Ce partenariat permet aux deux institutions des économies d’échelle dans l’instruction des projets et la participation à des programmes de plus grande ampleur. Il permet aussi à l’AFD de bénéficier du haut niveau de dialogue politique que la Banque mondiale entretient dans ses pays d’intervention et de la qualité de ses études sectorielles.

En 2014, ce partenariat a été renforcé par la signature d’un accord-cadre de cofinancement afin de faciliter l’instruction et la mise en œuvre de projets. L'AFD et la Banque mondiale organisent par ailleurs depuis 2015 un séminaire annuel à haut niveau (« Deep Dive ») qui a pour objectif de renforcer les discussions stratégiques entre le président de la Banque mondiale et le directeur général de l’AFD, ainsi qu’entre les vice-présidents et/ou les directeurs techniques et géographiques des deux institutions.

La Banque Africaine de Développement 

La Banque africaine de développement (BAD) est le quatrième partenaire financier de l’AFD et le premier parmi les banques multilatérales régionales. L’AFD est de son côté le premier partenaire financier bilatéral de la BAD. 

Le partenariat, essentiel pour l’AFD compte tenu de sa priorité africaine, s’est construit autour de secteurs clés : infrastructures, eau, assainissement, agriculture et secteur privé. Un accord cadre a été signé en novembre 2015. Depuis, les rencontres se sont intensifiées aussi bien au niveau des sièges respectifs que sur le terrain.

Un séminaire de haut niveau (« Deep Dive ») a été organisé à Paris en novembre 2016. Des séminaires opérationnels régionaux, dont le premier a eu lieu en avril 2017 à Abidjan, permettent par ailleurs de décliner au niveau des cofinancements les engagements pris.

La Banque Asiatique de Développement 

La Banque asiatique de développement (BAsD) est devenue le premier cofinancier de l’AFD en Asie. Là aussi, un accord-cadre de cofinancement, renouvelé en 2016, standardise et facilite la mise en œuvre des projets cofinancés. Aujourd’hui, le partenariat s’élargit aux nouveaux pays d’intervention en Asie, ainsi qu’à de nouveaux secteurs : efficacité énergétique, villes durables et financement non souverain. 

Les banques régionales latino-américaines – Banque interaméricaine de développement (BID) et la Corporation andine de développement (CAF) –  sont aussi des partenaires plus récents mais importants pour l’AFD, tout comme une nouvelle banque régionale asiatique, l’AIIB

Les banques et agences bilatérales

Convaincus que l’efficacité de l’aide européenne dépend en partie de sa bonne articulation avec l’aide bilatérale, nous sommes investis depuis plusieurs années dans la concertation et la coordination avec les banques, agences ou institutions bilatérales européennes. 

Ces partenariats sont d’ordre stratégique, mais peuvent être aussi opérationnels au travers de cofinancement de projets ou intellectuels avec des échanges de personnels.

    Cassa Depositi e Prestiti siège

    Les principaux partenaires bilatéraux européens

    • La KfW allemande. Il s’agit du 3e cofinancier de l’AFD (après les institutions européennes et le groupe Banque mondiale) et le premier parmi les agences bilatérales. Facilité par l’ancienneté de leur relation, la nature similaire des deux institutions et la volonté de soutenir des intérêts communs au sein de la communauté internationale et au niveau européen, le partenariat entre l’AFD et la KfW s’inscrit dans un cadre ancien mais sans cesse renouvelé.
    • Le DFID, le Département du développement international du Royaume-Uni. Il s’agit, contrairement à l’AFD ou la KfW, d’une agence intervenant uniquement par des dons. La collaboration opérationnelle avec le DFID s’est développée depuis 2011 avec des initiatives innovantes en matière de lutte contre le changement climatique ou d’appui aux États fragiles. 
    • Mais aussi la Cassa depositi e prestiti italienne, l’Agence espagnole pour le développement et la coopération internationale (AECID), l’agence suédoise SIDA, l’agence allemande GIZ, l’agence belge BTC ou l’agence luxembourgeoise LuxDev

    Nous travaillons par ailleurs avec de nombreux autres partenaires bilatéraux non-européens, dont : 

    • USAID, l'agence des États-Unis pour le développement international. L’AFD et USAID coopèrent au niveau opérationnel notamment sur des projets liés au stress hydrique en Jordanie ou encore dans le secteur de la santé à Haïti.
       
    • JICA, l'agence de coopération internationale du Japon qui intervient par le biais de prêts, de dons et d’assistance technique.

    Les banques nationales de développement

    La majorité des pays disposent de leurs propres banques de développement. Grâce à des instruments mêlant ressources publiques et fonds levés sur les marchés financiers, ces institutions initient ou encouragent des programmes et projets d’intérêt général essentiels pour les économies. Elles tracent des voies et créent des dynamiques. Elles répondent à des besoins qui sont trop risqués ou trop importants pour les banques privées. Adossées à des États, elles ont la capacité de se projeter sur le long terme. Elles ont donc la capacité de réorienter l’économie vers l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). 

    Contrairement à leurs consœurs multilatérales ou bilatérales, les banques nationales de développement (BND) restent des institutions encore peu connues. Cumulés, leurs engagements sont pourtant bien plus importants que tous ceux des bailleurs internationaux. Le nouvel agenda du développement issu des grands engagements de 2015 leur a reconnu un rôle central face aux besoins de financements pour le développement. 

    Cumulant les atouts des banques de développement en général, mais aussi ceux liés à l’ancrage local, disposant de capacités techniques et financières considérables, les banques de développement des pays en développement et émergents sont appelées à jouer un rôle de tout premier plan dans le financement des transitions énergétique, territoriale ou sociale.

    Parmi les plus importantes figurent la BNDES brésilienne, la TSKB en Turquie, la DBSA en Afrique du Sud, NAFIN au Mexique, la CDG au Maroc… Les partenariats entre ces banques et les banques régionales et bilatérales sont aujourd’hui stratégiques. Cette démarche a notamment abouti en 2011 à la création, aux côtés des trois principales banques de développement bilatérales (KfW allemande, JICA japonaise et AFD française), de banques régionales comme la CAF (Amérique latine) ou la BOAD (Afrique de l’Ouest), de l’International Development Finance Club (IDFC). Ce club rassemble 23 des principales banques de développement de la planète.
     

    Carte des projets

    Cette carte est utilisée à titre d’illustration, elle ne reflète pas toujours la position officielle de la France et n’engage pas la responsabilité du groupe AFD.
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