• logo linkedin
  • logo google plus
  • logo email
Champions éducation
Avec sa plateforme Les Champions de l’éducation, l’AFD veut faciliter la collaboration entre les principales organisations de la société civile impliquées dans l’éducation sur le plan international. Objectif ultime : améliorer le service rendu auprès des populations concernées et renforcer le lien social.

On a connu des entrées en classe plus disciplinées. Arrivés dès potron-minet dans les locaux du siège parisien de l’Agence française de développement (AFD) en cette matinée de la mi-novembre, les représentants de 16 organisations de la société civile spécialisées dans l’éducation au niveau international échangent déjà dans les couloirs avec passion. Alors, Les Champions de l’éducation, pour quoi faire ? Interro surprise en trois questions. 

 

 

À quoi ça sert ?

« L’objectif du dispositif, c’est de travailler ensemble », résume Martin Pericard, initiateur du concept des Champions de l’éducation et chef de projet Éducation, Formation, Sociétés civiles à l’AFD. « C’est un moyen de renforcer les partenariats dans le monde des acteurs de l’éducation, souligne de son côté Pierre Salignon, responsable de la division des Partenariats avec les organisations de la société civile de l’AFD. Il y a la volonté de mieux coordonner les actions et de renforcer la Coalition éducation pour mieux faire entendre le plaidoyer dans ce domaine. »

 

 

Quel intérêt sur le terrain ? 

Les élèves du jour, appelés tour à tour au tableau pour une présentation éclair de leur activité, sont tous convaincus des bienfaits d’une telle initiative : « Rencontrer les autres, on ne le fait jamais assez, chuchote Alexia Houel, chargée des projets digitaux pour Aide et Action. Plus on échange, plus on travaille ensemble, plus on est efficace sur le terrain. » Concrètement, pour cette ONG qui associe étroitement les populations locales à leurs programmes, l’une des vertus de la collaboration entre organisations est de « ne pas faire doublon avec les autres acteurs »
 


Lire aussi : l’AFD et l’éducation



Même « enjeu de coopération à l’international » pour les membres de l’Association Sœur Emmanuelle (ASMAE) : « On va aller encore plus dans le même sens avec les autres ONG, dans certains de nos pays d’intervention comme le Burkina Faso ou Madagascar, c’est une très bonne chose, confie Hélène Bonvalot, directrice des programmes de l’association. Nous allons pouvoir mieux mutualiser certains programmes, comme les ateliers de formation des enseignants ou les appuis aux organisations locales, en mettant à disposition de ces acteurs locaux le meilleur de nos compétences respectives. »

 

 

Les Champions, forcément des grosses bêtes ? 

Les « petites » organisations y trouvent aussi leur compte. Avec cinq salariés et un réseau d’experts et de bénévoles dédiés notamment à l’éducation, Hamap Humanitaire connaît l’importance du « lien entre intervenants sur le terrain », comme l’explique Marie Laurent, chef de projet pour cette ONG née en 1999. « C’est aussi une opportunité pour gagner en expérience et mener des projets en commun », estime la jeune femme. 

Dans toutes les strates de l’action éducative à l’international, auprès de tous les acteurs mais aussi au sein de l’AFD, l’enjeu est de taille. Comme le rappelle la dernière analyse de l’Observatoire de l'aide française à l'éducation dans les pays en développement, « l’urgence d’investir dans l’éducation primaire et secondaire n’a jamais été aussi forte ». Et travailler ensemble n’a jamais été aussi nécessaire.

 

Champions de l'éducation

 

Champions de l'éducation

 

 


Lire aussi : 

En Côte d’Ivoire, les filles poussent les portes de l'école

Le nouveau monde des étudiants du Mozambique

Kenya : le vent, la poussière et l’école