La République démocratique du Congo (RDC) est un pays qui souffre de nombreuses fragilités menaçant sa stabilisation, au premier rang desquelles les conflits à l’Est de cet immense territoire et l’absence d’opportunités économiques pour la jeunesse congolaise.

L’aide internationale est devenue vitale pour ce pays, le volume d’aide publique au développement (APD) représentant 15 % du budget total de l’État actuellement. Il convient cependant de noter que la majorité de ces fonds (60 %) est destinée à des actions dans les provinces de l’Est du pays.

Dans la mesure où les principaux axes stratégiques sont déjà formalisés par le premier contrat de désendettement développement (C2D) signé entre la France et la RDC en 2013, et en cohérence avec le cadre d’intervention régional pour l’Afrique sub-saharienne de l’AFD, l’Agence privilégiera une concentration sectorielle pour la période 2015-2019 :
• capital humain (éducation/formation professionnelle)
• aménagement urbain (dont eau/assainissement)
• environnement

L’Agence intégrera par ailleurs diverses thématiques transversales dans l’ensemble de son activité : gouvernance, appui au secteur privé, climat et genre.

Concernant les instruments financiers, pour la période 2015-2019, le C2D sera l’instrument d’intervention privilégié, avec la mise en place d’un second C2D à partir de 2017. Le passage de la RDC en risque « modéré », suite à la mission FMI au titre de l’article IV conduite à l’été 2014 dans le cadre de viabilité de la dette (CVD), devrait permettre d’envisager l’octroi de prêts souverains concessionnels, sous réserve de la mise en œuvre d’un nouveau programme du FMI.

L’Agence s’efforcera de développer ses financements en non-souverain, en demeurant attentive à l’émergence de possibilités dans les principaux secteurs économiques du pays.

Ces orientations permettront à l’Agence de maintenir un niveau d’activité de l’ordre de 180 millions d’euros pour la période 2015-2019.
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