L’ouvrage apporte des éclairages sur les blocages qui affectent les économies des pays arabes méditerranéens. Alors que leur régime de croissance est chroniquement faible, ces pays font face, à présent et pour les 15 prochaines années, à un afflux maximum d'actifs, principalement jeunes, urbains, diplômés.

Partant d'une approche classique (par l'analyse macro-économique), l'auteur nous fait progresser dans les couches de plus en plus profondes des économies et des sociétés : caractéristiques structurelles (démographie, éducation, pauvreté, etc.), institutionnelles (comment susciter la confiance dans ces économies ?), économie politique des réformes (quel contrat social aujourd'hui ?), nouveaux courants qui émergent... Cette démarche multicritères permet de revisiter un certain nombre de présupposés. Ainsi, ces pays sont engagés dans une transition démographique parmi les plus rapides. Ils connaissent les taux de pauvreté monétaire les plus faibles et ont investi dans l’éducation la part du PIB la plus importante de tous les pays en développement. Ils ne manquent pas de ressources financières, ils en exportent même.

La « gouvernance » et le climat des investissements n'y sont pas particulièrement dégradés, relativement à leur niveau de revenu. C'est la faible appétence des entreprises locales pour l'ouverture de leur capital qui explique le niveau très bas des investissements étrangers.

Ces éclairages nouveaux, qui élargissent notre compréhension des forces et faiblesses de ces sociétés, tiennent pour beaucoup à l’exploitation de la base de données originale « Profils Institutionnels », qui offre une large gamme d‘informations quantitatives sur les caractéristiques institutionnelles d‘un vaste ensemble de pays en développement et développés.
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auteur(s) :
Jacques OULD AOUDIA
collection :
Notes et documents
pages :
176
numéro :
28
disponible aussi en : fr