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équipe municipale, réunion, Polynésie française
L’investissement des communes en faveur de leurs administrés dépend beaucoup de leurs finances mais aussi de la sensibilisation des agents et des élus aux leviers de l’investissement. En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, l’AFD mise autant sur le financement des projets des communes par l’emprunt que sur la formation et l’accompagnement.

Le compte à rebours a commencé. En Polynésie française, les communes approchent du terme du délai légal fixé à 2024 pour assumer la totalité de leurs responsabilités liées aux services publics environnementaux. La cadence des opérations d’investissement doit donc s’accélérer. Mais pour les équipes municipales, développer une vision financière au-delà de l'année en cours est souvent un exercice complexe. L’une des premières contraintes ? La faible pratique des outils d’anticipation par les cadres et élus : plan pluriannuel d'investissement ou exercice d'analyse financière prospective sont encore peu répandus. 


En Nouvelle-Calédonie en revanche, la projection sur le moyen terme (entre deux et quatre ans) est plus développée. Les communes recourent par conséquent davantage à l’emprunt : leur taux d’endettement atteignait 53 % en 2016, contre 13 % chez leurs voisines polynésiennes. Pourtant, les communes de Polynésie disposent de nombreux atouts pour investir : une dotation non affectée à l’investissement et une excellente solvabilité, avec une rapide capacité de désendettement (moins de deux ans).


Mieux anticiper pour mieux gérer


Fortes de ce constat, les équipes de l’AFD à Nouméa et à Papeete collaborent régulièrement avec le Centre de gestion et de formation (CGF) polynésien pour proposer des formations aux agents et élus municipaux. Cette année, la formation a rassemblé fin août 15 agents de 12 communes de trois archipels polynésiens. Ces derniers ont pu bénéficier du retour d’expérience d’un chargé de mission AFD de Nouméa, qui a par ailleurs été directeur administratif et financier d’une commune calédonienne.


De profils tantôt financiers, tantôt techniques, tous les participants se sont attelés à des exercices concrets, comme la prospective financière. Un travail qui consiste à prévoir le plus sincèrement possible l’évolution des équilibres financiers de la commune pour les prochaines années. Objectif : anticiper une éventuelle dérive de la section de fonctionnement, mieux cibler les mesures de gestion pour y faire face, mettre en cohérence la santé financière de la commune avec la soutenabilité d’un emprunt et mieux prévoir le calendrier des opérations d’investissement.


Or, ce travail est d’autant plus efficace que l’impulsion des élus est combinée aux compétences de prospective des agents. Ainsi, un accompagnement personnalisé a été proposé sur une journée supplémentaire au sein même des mairies tahitiennes de Taiarapu-Ouest et Mahina. Pour essayer de voir toujours un peu plus loin.