Le 22 décembre 2017, l'AFD a approuvé le soutien de 24 projets d'organisations de la société civile, pour un montant de plus de 14 millions d'euros. Basés en Afrique pour les trois quarts d'entre eux, ces projets d'ONG concernent des domaines aussi essentiels que l’éducation et la protection de l’enfance, l’insertion professionnelle des jeunes, le climat, l’agriculture paysanne, la préservation de l’environnement, la microfinance ou encore la défense des droits de l’homme.

Faire progresser les droits de l’enfant à Madagascar et l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant que le pays a ratifié en 1991. Par le renforcement des capacités de quarante centres d’accueil et l’accompagnement de la création d’un environnement favorable à la protection de l’enfance (professionnalisation, formation, plaidoyer, etc.)

  • Grandir dignement - Mise en place de mesures et peines alternatives à la détention pour les enfants au Niger et à Madagascar

Promouvoir une justice respectueuse des droits des enfants, privilégiant l’éducatif au répressif, en soutenant Madagascar et le Niger dans la mise en œuvre et le déploiement de mesures et peines alternatives à la détention pour les enfants en conflit avec la loi. À terme, le projet doit bénéficier à l’ensemble des enfants en conflits avec la loi, aujourd’hui en détention (environ 1700 personnes).

  • Alima - Lutter contre la malnutrition aiguë au Soudan du Sud

Contribuer à la réduction de la mortalité des enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère au sein des communautés affectées par le conflit au nord-ouest du pays. 4000 enfants devraient être pris en charge et plus de 11 000 personnes seront formées au dépistage de la malnutrition.

  • Équilibres & Populations - Mobilisation en faveur de l’abandon durable des mutilations sexuelles féminines et des mariages précoces au Mali et au Burkina Faso

Arriver à une mobilisation générale en faveur d’une loi interdisant les mutilations sexuelles féminines et les mariages précoces via la mobilisation des jeunes et des autorités politiques. Après une première phase menée dans la région de Kayes (Mali) entre 2013 et 2016, qui avait abouti à l’abandon de ces pratiques par 137 villages, ce projet poursuivra ces activités dans la région et sera dupliqué dans 60 villages du Burkina Faso.

Contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire en milieu rural dans trois régions frontalières voisines du Burkina Faso, du Bénin et du Togo. Comment ? En favorisant l’émergence de moyens d’irrigation durables et accessibles pour les petites exploitations maraîchères. Le projet bénéficiera à cent producteurs et leurs familles et cible uniquement de petits exploitants.

  • Entrepreneurs du monde - Promouvoir l’émergence de programmes de microfinance sociale dédiés aux populations les plus démunies au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, aux Philippines, au Sénégal et en Sierra Leone 

Donner un accès permanent à une offre de microfinance à plus de 112 000 nouvelles personnes, dont 70 % figurant parmi les populations les plus vulnérables des pays concernés ; favoriser l’émergence de programmes de microfinance sociale et les faire évoluer vers des structures juridiques de droit local autonomes ; et enfin à promouvoir une microfinance plus sociale et permettre une réplication dans de nouveaux pays.

  • FERT - Appui à des Organisations paysannes d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie et Égypte)

Améliorer les économies agricoles en améliorant durablement les productions agricoles à vocation commerciale, la valorisation de productions agricoles sur des marchés rémunérateurs, en développant une offre de services adaptée aux besoins des agriculteurs et de leurs territoires ; et en améliorant les pratiques d’accompagnement des organisations de producteurs et d’insertion des femmes et jeunes en Afrique du Nord. Le projet interviendra dans trente territoires ruraux auprès de 60 OPA représentant plus de 1500 exploitants agricoles, et mettra l’accent sur les filières apicole en Algérie, aromatique et médicinale en Égypte, apicole et arboricole au Maroc et ovine en Tunisie.

  • Fondation d'Auteuil (Apprentis d'Auteuil) - Projet « Najah » à grand impact de formation et d’insertion professionnelles de jeunes au Maroc

Favoriser l’insertion socio-économique de près de 3000 jeunes éloignés de l’emploi. Apprentis d’Auteuil et ses partenaires développeront des dispositifs innovants d’accompagnement à la formation (en ferronnerie et à l’électricité) et à l’insertion. Ces dispositifs permettront aux jeunes de s’insérer durablement dans un emploi ou de créer leur propre activité.

  • CARI - Promouvoir le développement durable des oasis du Maghreb et du pourtour saharien (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Tchad)

Consolider le réseau par le renforcement et le développement des plateformes nationales 
Appuyer et renforcer les capacités des organisations de la société civile des oasis 
Partager et diffuser des pratiques de gestion durable des ressources naturelles oasiennes 

Plus de 5000 personnes bénéficieront directement du projet ainsi que 300 associations oasiennes qui bénéficieront des formations réalisées. 

  • GERES - Améliorer l’efficacité énergétique de l’habitat à Kaboul, Afghanistan 

Améliorer l'efficience énergétique des habitats individuels dans quinze des 22 districts de Kaboul, en stimulant l’adoption de solutions bioclimatiques fondées sur des technologies « vertes » éprouvées de haut rendement énergétique et adaptées au contexte kabouli : vérandas solaires, double vitrage, isolation de toiture et systèmes de chauffage.

4550 ménages bénéficieront de l’initiative ainsi que 90 PME qui produiront et installeront ces solutions. Le projet prévoit également une grande campagne de sensibilisation des décideurs et grand publics aux solutions bioclimatiques.

  • Noé Conservation - Appui à la gestion durable d’aires protégées sahélo-sahariennes au Niger et au Tchad

L’objectif du projet consiste à renforcer durablement la conservation de la mégafaune sahélo-saharienne et la gestion durable des écosystèmes sahélo-sahariens au sein de trois sites ciblés répartis au Niger et au Tchad en favorisant le développement communautaire et la lutte contre la pauvreté au bénéfice de la biodiversité locale 
Le projet prévoit d’impliquer au moins 80 OSC locales et de toucher environ 45 000 personnes, sur une surface cumulée de 175 000 km2

Faciliter l'accès des personnes défavorisées à la création et aux savoirs numériques, accompagner l’innovation locale pour répondre à des besoins de base, développer l’esprit d’entreprise et participer à la vie communautaire du quartier de Yopougon (Abidjan). Pour cela, Culture et Développement, en partenariat avec un consortium d'ONG et d’institutions ivoiriennes, entend créer un « FabLab-Lowtech Lab ». Le projet touchera principalement 360 femmes, 300 jeunes, 45 entrepreneurs, une soixantaine d’OSC et d’entreprises locales.

  • SOS SAHEL INTERNATIONAL France - Renforcer les capacités des acteurs locaux à développer des activités de production et l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement à Djibouti 

Le projet concerne quatre régions rurales sévèrement affectées par l’insécurité alimentaire du fait de la sécheresse récurrente et de la dégradation des sols et par des maladies hydriques dues à un faible accès des ménages à l’eau potable et à de mauvaises conditions d’hygiène. 

Le projet a pour but de renforcer la dynamique des acteurs locaux par des actions de formation et un encadrement technique, d’accroître la productivité des exploitations agricoles, d’améliorer l’accès à l’eau potable et à l’hygiène et de réduire la malnutrition. Les bénéficiaires directs seront 3700 ménages représentant 26 000 personnes.

  • Finansol - Promotion de la finance solidaire en faveur de la solidarité internationale

Bien que la finance solidaire connaisse depuis trente ans une croissance très rapide, l’épargne solidaire ne représente qu’une part marginale (0,2 %) du patrimoine financier des Français. Et la part des financements solidaires consacrés à la solidarité internationale est encore très limitée (5,1 % des 0,2 %). Le projet a donc pour objectif de promouvoir la finance solidaire en faveur de la solidarité internationale auprès du grand public, auprès du secteur financier et des décideurs publics.

  • GERES - Solidarité climatique : je comprends, j’agis ! 

Partant du caractère transversal de l’Objectif de développement durable (ODD) 13 « Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions », le projet vise à sensibiliser un maximum d’acteurs (collectivités, associations, entreprises, citoyens, salariés, consommateurs) de la société française au principe de la solidarité climatique, en développant  le Mouvement pour la Solidarité Climatique initié par le GERES. Le projet touchera, en trois ans, 200 entreprises, 200 associations, 60 collectivités et 20 000 citoyens.

  • Man & Nature - Développement de filières vertes au bénéfice des populations locales vivant en périphérie de sites riches en biodiversité au Ghana

Mettre l’économie au service de la protection de la biodiversité, en s’appuyant sur un partenariat public-privé-associatif. Six filières économiques sont concernées : karité biologique, miel, cacao Climate Smart et biologique, huile de coco biologique et deux produits forestiers non ligneux. 

Les actions devraient toucher 4500 producteurs (dont 50 % de femmes), cent patrouilleurs (luttant contre les activités illégales) et 200 membres élus des structures de gouvernance communautaire, soit un total d’environ 20 000 bénéficiaires indirects. 

  • Tchendukua Ici et Ailleurs - Restitution de terres ancestrales aux Indiens Kogis et Wiwas et reconstruction de la biodiversité en Colombie

Permettre aux Indiens Kogis et Wiwas de préserver leur identité et leur culture, de reconstruire la biodiversité et de protéger l’environnement. 

  • Habitat-Cité - Actions d’amélioration des lieux d’habitat et du cadre de vie par et pour des femmes en situation précaire, en Amérique centrale et aux Caraïbes (Nicaragua, Salvador et Haïti)

Améliorer les conditions de vie des femmes en situation précaire dans trois zones particulièrement vulnérables : Nicaragua, Salvador et Haïti , et améliorer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.
Les activités devraient permettre de former et sensibiliser plus de 1200 personnes (partenaires associatifs locaux, artisans du bâtiment et habitants) et toucheront directement mille autres bénéficiaires.

Consolider la gouvernance locale du système éducatif haïtien et renforcer la capacité des communautés éducatives à gérer, piloter et faire fonctionner les établissements scolaires (écoles fondamentales). Le projet sera déployé dans trois départements (Grand’Anse, Artibonite et Centre), particulièrement touchés par les facteurs de risque et d’exclusion scolaire, et dans 279 écoles. Il bénéficiera à 42 000 enfants environ et à 1600 enseignants. 

Contribuer à un meilleur respect de l’État de droit, des valeurs démocratiques et des droits humains dans cinq pays d’Afrique centrale. Le levier pour y parvenir : le renforcement global de petites organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) locales actives dans ces pays. Vingt ODDH émergentes bénéficieront directement d’un accompagnement, ce qui permettra de porter assistance à environ 600 victimes, de toucher 400 représentants des autorités publiques et 2000 citoyens.

  • Fondation d’Auteuil - « Horonya dens » : promotion, respect et protection des droits des enfants en situation de rue au Mali

Le projet s’inscrit dans la continuité de l’intervention développée par Caritas Mali depuis 2008 avec l’appui de ses partenaires (dont Apprentis d’Auteuil) pour réduire le phénomène des enfants et des jeunes en situation de rue (ESR) à Ségou. Si jusqu’ici l’objectif prioritaire de la prise en charge était d’assurer un retour en famille, cette phase cherchera à investir les conditions de ce retour via l’accompagnement scolaire et professionnel, hébergement sur le moyen-long terme en foyer, etc. 

  • SOS Sahel International France - Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables dans la zone Borana en Éthiopie

Répondre aux situations de crise dansl’un des districts les plus touchés par la sécheresse que subit le pays depuis 2016, avec des pertes de récolte allant jusqu’à 90 %. Une approche intégrée sera mise en place. Elle permettra une réponse immédiate aux besoins des enfants en état de malnutrition, reconstituera le capital des 1200 familles les plus vulnérables, organisera des travaux rémunérés de conservation des sols (sur 900 hectares) et de réhabilitation de points d’eau pour les populations locales. Enfin, elle améliorera la gestion de l’eau pour 6793 familles (construction de citernes, de réservoirs, fourniture de jerrycans, formation des membres des comités de l’eau locaux et des agents locaux des administrations).

  • AFRAT  - Fleuve Sénégal, les chemins des savoirs

Mise en valeur touristique de la vallée du fleuve Sénégal pour améliorer le cadre de vie des populations riveraines par la mise en cohérence des actions d’accueil touristique, la valorisation des patrimoines naturels et culturels, et l’éducation au patrimoine et à la citoyenneté mondiale. 

Le projet sera mis en œuvre dans les départements de Dagana, Podor et Saint Louis. Il cible 270 acteurs économiques qui bénéficieront d’un accompagnement dans la réalisation de leur initiative. 3000 personnes seront directement impliquées dans les activités d’appropriation et de valorisation des patrimoines. 1000 personnes seront sensibilisées à la destination « Fleuve Sénégal » afin d’encourager le tourisme sur cette zone.

  • Eau Vive - Dynamiques de gouvernance associative, territoriale et pérennité des services Eau et Assainissement en Afrique de l’Ouest  

Cette convention-programme concerne le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Togo. 
Elle repose sur un volet opérationnel de pérennisation des services d’eau et d’assainissement dans les communes ciblées et un volet organisationnel axé sur le renforcement des capacités des associations partenaires. 

Le projet bénéficiera aux élus des douze communes d’intervention, aux neuf agents des services communaux concernés, aux membres des 73 Associations d’usagers de l’eau (AUE) et 39 comités de gestion impliqués dans les activités du programme. L’amélioration de l’accès à l’eau devrait concerner environ 22 000 personnes.