Dans les pays les plus pauvres, la faiblesse des capacités des porteurs de projet, qu’ils soient publics (ministères, collectivités locales) ou privés (banques, entreprises locales, organisations professionnelles), est souvent le premier obstacle à un développement économique et social rapide, durable et inclusif. Ces pays se caractérisent souvent par une fragilité dans la gouvernance de leurs institutions, par des insuffisances dans la performance des organisations et par un déficit de qualification de la population active.
De bonnes politiques économiques conjuguées à des ressources naturelles et financières, ont longtemps été considérées comme les seuls facteurs clefs du développement.
En 2005, la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide a mis en lumière la nécessité de renforcer l’appropriation de la définition des politiques publiques par les pays en développement et notamment l’adaptation aux contextes, l’alignement des financements sur des politiques publiques appropriées et inclusives, l’accompagnement des acteurs porteurs de changement ou encore l’instauration de dispositifs de responsabilités mutuelles. Le renforcement des capacités devient dès lors l’un des instruments privilégiés de la mise en œuvre de ce nouveau paradigme. Les Objectifs du développement durable (ODD), adoptés en septembre 2015, lui consacrent une importance croissante : gouvernance publique, partage des connaissances et renforcement des institutions.
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