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Pour une gestion durable d’aires protégées dans le « hotspot » indo-birman - Image -
L’AFD, le FFEM et l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) ont décidé en 2014 de financer conjointement, pour une durée de 4 ans, un projet régional d’appui à la gestion durable des aires protégées dans le hotspot de biodiversité indo-birman. Ce projet vise à conserver la biodiversité, maintenir les services éco-systémiques et réduire la pauvreté locale, en impliquant les populations locales et le secteur privé dans cette gestion durable.
Contexte

Le hotspot de biodiversité indo-birman est considéré comme l’une des plus grandes priorités pour la conservation de la biodiversité mondiale, contenant 14 des 200 biomes (ou écorégions) présents sur la planète. Cette région est également considérée comme l’un des 8 « hotspots » risquant de perdre la majorité de ses espèces animales et végétales dans un futur proche si les rythmes actuels de déforestation et de surexploitation de la biodiversité perdurent. En partie à cause de leur histoire et de leur isolement, le Cambodge, le Laos et le Myanmar sont considérés comme les pays les plus importants pour la conservation de la biodiversité dans la région. Pourtant, les aires protégées de ces trois pays font face à des menaces importantes : collecte non durable et souvent illégale de la faune sauvage, du bois et autres produits de la forêt par les communautés locales ou groupes de migrants ; augmentation de la pression des industries agroalimentaires et extractives. Le besoin d’un modèle global et intégré de gestion durable des aires protégées dans ces trois pays, qui soit financièrement viable et engage à la fois les populations locales et le secteur privé, a été identifié par les gouvernements, les groupes communautaires locaux, et les opérateurs du secteur privé engagés dans une démarche responsable.

Descriptif

Le projet concentre ses actions sur cinq paysages dans ces trois pays, formant une suite d’aires protégées d’importance mondiale pour la conservation de la biodiversité, et contribuant à l’effort de sauvegarde d’espèces emblématiques d’Asie du Sud-Est en risque d’extinction ou très vulnérables. Novateur, il aborde quatre problèmes d’importance majeure, intrinsèquement liés, car responsables du manque d’efficacité des aires protégées dans ces trois pays : droits limités des populations locales dans la gestion des aires, manque de sources alternatives de revenus pour les populations locales, faible participation du secteur privé dans le soutien aux aires protégées et financement limité de ces aires.

Le  projet vise ainsi à :

  • apporter une reconnaissance des droits des populations et communautés locales à accéder aux ressources naturelles et jouer un rôle dans la gestion de ces aires protégées.
  • développer des activités génératrices de revenus écologiquement soutenables (agriculture écoresponsable, écotourisme communautaire…).
  • développer des partenariats public/privé de long terme (populations locales et entreprise d’extraction minière par exemple).
  • contribuer à la définition de politiques publiques de conservation à l’échelle nationale et régionale en diffusant les bonnes pratiques mises en œuvre.
Impacts

Les résultats et impacts attendus du projet sont les suivants :

  • Assurer la protection de plus d’1 million d’hectares de forêts et zones humides d’importance mondiale pour la sauvegarde de la biodiversité.
  • Sauvegarder les populations de plus de 30 espèces animales en grave danger d’extinction.
  • Réduire la pauvreté de plus de 2 000 foyers situés dans 40 villages au Cambodge, Laos et Myanmar grâce à l’amélioration des droits d’accès et d’usage des terres et des ressources naturelles, aux Paiements pour Services Ecosystémiques, à la promotion d’entreprises villageoises de conservation et au développement de modèles d’agriculture durable.
  • Lever plus de 5 millions d’euros destinés à la sauvegarde de la biodiversité grâce à des collaborations avec le secteur privé.
  • À l’échelle nationale des trois pays, le projet devrait contribuer à inciter les politiques en matière d’aires protégées de mieux inclure les droits et responsabilités des populations locales et minorités ethniques, et à promouvoir un financement durable du réseau national d’aires protégées.
  • En corollaire, la synergie créée par le projet devrait renforcer l’engagement responsable du secteur privé quant à sa contribution au développement local et à la protection de l’environnement.  
06/06/2014
Date de début du projet
30/06/2019
Date de fin du projet
5 ans
Durée du financement
Phnom Penh, Vientiane, Rangoun
Localisation
Outils de financement
1 950 000
EUR
Montant du financement
En cours
Statut
Wildlife Conservation Society (WCS)
Opérateurs privés
Bénéficiaires