Le Pakistan traverse une crise énergétique majeure. Afin de contribuer à résoudre cette crise, le gouvernement pakistanais mise en partie sur l'hydroélectricité, source d’énergie à la fois économique et non émissive en termes de gaz à effet de serre. L'AFD soutient cette stratégie à travers la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Warsak d'une capacité de 243 méga watts.
Contexte

Le secteur énergétique du Pakistan, fort enjeu de développement économique, traverse une crise majeure. Les délestages sont pratique courante et atteignent couramment 6 à 21 heures par jour suivant les localités. Ils ont un impact négatif considérable sur l’économie pakistanaise (estimé à une perte de 2 % à 3 % de taux de croissance du PIB) et sur les conditions de vie des populations, comme en témoignent les « émeutes de l’énergie », qui ont eu lieu en 2012 dans le Punjab. À la suite des élections de mai 2013 permettant pour la première fois une transition civile, le gouvernement pakistanais a adopté un programme de réforme du secteur en cohérence avec les conditions de la facilité renforcée accordée par le FMI en septembre 2013 : ajustement à la hausse du prix du kWh devant assurer une réduction du coût budgétaire de soutien au secteur et apurement des dettes croisées (« dette circulaire ») entre les divers opérateurs ; soutien aux investissements avec une priorité accordée aux sources d’énergie les moins chères : charbon et hydroélectricité. L’hydroélectricité est en effet une source d’énergie économique et non émissive en termes de gaz à effet de serre. Le Pakistan dispose d’atouts considérables : un énorme potentiel inexploité, à la fois pour les grands barrages-réservoirs et les barrages au fil de l’eau (seuls 6700 MW sont installés sur un potentiel de 54 000 MW) si bien que l’hydroélectricité ne représente que 30 % de la production électrique annuelle ; et un opérateur national public ayant une très bonne expertise, WAPDA (Water and Power Development Authority).

Descriptif

Le projet de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Warsak, d’une capacité de 243 MW et qui produit près de 1000 GWh/an, apporte une contribution pour résoudre cette crise énergétique en permettant au gouvernement du Pakistan de conserver une capacité de production à la fois peu chère et non émissive. Situé dans le Nord-Ouest du Pakistan sur la rivière Kabul, ce barrage a été construit dans les années 1960 mais souffre aujourd’hui de la vétusté des équipements électromécaniques fortement érodés et de l’envasement du réservoir : le barrage fonctionne désormais comme un barrage au fil de l’eau - et même la prise d’eau est aujourd’hui menacée d’envasement. C’est la raison pour laquelle « ne rien faire » conduirait à un arrêt progressif de la production d’électricité. Pour répondre à ces enjeux, le projet comprend trois actions : Des travaux de réhabilitation pour sécuriser la prise d’eau et renouveler l’ensemble des équipements électromécaniques ; La mise à niveau de l’atelier de maintenance ; Des mesures d’accompagnement sur la gestion des crues et la lutte contre la sédimentation.

Impacts

Étant raccordé au réseau national, le projet bénéficiera à l’ensemble de l’économie : Maintien et même augmentation d’une production électrique (de 1000 à 1144 GWh/an en récupérant de la hauteur de chute) bon marché ; Impacts économiques positifs : taux de rentabilité économique de plus de 20 % ; Impacts sociaux très positifs : projets communautaires dans les villages autour du barrage afin d’en partager localement les bénéfices et accompagnement dans la gestion des crues qui devrait améliorer la prévention et l’alerte en cas d’inondations ; Sur le plan institutionnel : le projet permet d’engager avec WAPDA un dialogue sur des sujets transversaux comme la gestion des crues et la gestion des sédiments.

22/09/2015
Date de début du projet
31/10/2021
Date de fin du projet
73 MOIS
Durée du financement
Secteurs
WARSAK
Localisation
Outils de financement
40 000 000
EUR soit
40 000 000
Euros
montant du programme
République islamique du Pakistan
Bénéficiaires