Centre de formation professionnelle, Sénégal
La menace du chômage et de la précarité plane sur la jeunesse tchadienne. À travers une collaboration avec l’Union européenne, l’AFD accompagne les jeunes en situation de vulnérabilité sur le chemin de l’emploi.

Bab al Amal en arabe tchadien, « porte de l’emploi » en français. L’intitulé du projet est évocateur. Il s’agit de donner à la jeunesse les clés d’accès au marché du travail. Comment ? En structurant le dispositif d’insertion et de formation professionnelle, et en améliorant l’offre et la demande de formation. 

Répondre aux aspirations de la jeunesse

L’enjeu est de taille : il est indispensable de créer une dynamique qui aide le Tchad à répondre enfin aux aspirations des jeunes. Car, s’ils portent en eux les possibilités d’émergence du pays, ils doivent avoir accès à des formations adaptées et de qualité pour contribuer pleinement au développement économique. 

L’AFD et l’Union européenne financent le projet Bab al Amal à hauteur de 10,3 millions d'euros. L’accord signé à N'Djaména le 10 avril 2017 s’inscrit dans l’engagement de l’AFD auprès des pays du Sahel pour favoriser les parcours d’insertion. L’initiative intervient aussi dans le cadre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour la stabilité et la lutte contre les causes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique.

enfants, gazon, Somalie

LA JEUNESSE EN FORCE

Les moins de 25 ans représentent 70 % de la population tchadienne. Et d'ici 2030, le nombre de jeunes accédant au marché du travail devrait doubler.

La jeunesse se retrouve naturellement en première ligne face aux défis que le pays doit relever. 
 

Échapper au chômage... mais pas que

Plus que jamais, la question de l'emploi des jeunes est d'actualité au Tchad. Crise économique, conflits alimentés au Nord par la secte Boko Haram. . . Chez les jeunes, l'inquiétude monte. Et la tentation de grossir les rangs du djihadisme ou de partir tenter leur chance ailleurs aussi.

Leur donner des opportunités économiques, des solutions en phase avec leurs attentes reste le moyen le plus efficace de lutter contre leur sentiment d'exclusion.