Croissance verte et développement : les études

Les notions de croissance verte ou d’économie verte (OECD, 2011; UNEP, 2010) visent à prendre en compte les interactions entre changement technique, protection environnementale, sécurité énergétique et croissance économique afin d’éviter toute forme d’inefficacité écologique, en vue de promouvoir le bien être à long terme des individus (au niveau individuel comme social).

Financer l’économie verte exige ainsi que les projets ou programmes identifiés s’inscrivent dans une vision politique globale. Cette exigence requiert à son tour que l’Etat concerné soit en mesure de procéder à une planification intégrée de son développement économique, environnemental et social afin de pouvoir résoudre les arbitrages ou tensions nécessairement à l’œuvre entre ces trois dimensions du développement.

En outre, le financement de projets ou programmes d’économie verte exige d’être en mesure d’opérer un suivi de l’évolution de ces trois dimensions, entre deux moments donnés comme sur une dynamique de plus long terme, voire d’élaborer des scénarii d’évolution et des prévisions. Le choix de l’échelle géographique à prendre en compte est également délicat. Le niveau local permet d’évaluer l’impact direct d’un projet donné sur l’économie locale tandis que le niveau national ou régional pourra appréhender les interactions entre les différents contextes locaux et que le niveau international offrira une approche agrégée et la possibilité d’opérer des comparaisons.
La mise en œuvre de politiques de croissance verte requiert par conséquent de doter les pays d’outils

  1. d’analyse et de planification économique mais également d’outils
  2. de mesure et de suivi. La qualité de ces outils tend à décroître avec le niveau de développement des pays.

C’est pourquoi l’AFD concourt à leur amélioration à travers trois programmes :

  1. un programme d’études visant, par la modélisation des déterminants de la croissance verte, à doter un pays d’une capacité de planification de son développement économique pour l’amener sur une trajectoire de croissance verte ;
  2. un programme d’études qui prend en compte la dimension climat du développement et vise à développer des instruments d'analyse des chemins alternatifs futurs de développement économique, de demande énergétique et d’atténuation des émissions de GES ; et
  3. la participation à l’initiative WAVES (Wealth Accounting and Valuation of Ecosystem Services) de la Banque Mondiale qui vise à promouvoir la mise en place de systèmes de comptabilité environnementale et leur utilisation par les décideurs publics.

1. Transition vers une Croissance Verte [+]

Ces travaux sont menés par le département de la Recherche de l’AFD (Fabio Grazi) en collaboration avec le Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED). Ils allient modélisation théorique et empirique et se décomposent en trois phases, sur la période décembre 2011– décembre 2014 (les phases 1 et 2 commençant en parallèle dès le début du programme en Décembre 2011).

En savoir plus

2. Analyse économique des politiques énergétiques et climatiques en Chine [+]

Le programme de recherche est mené par le département de la Recherche de l’AFD (Fabio Grazi) en collaboration avec le Joint Program on the Science and Policy of Global Change (Joint Program) du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le Joint Program est un laboratoire mixte de recherche regroupant différents département du MIT : économie, ingénierie, physique, chimie, biologie, et dont les activités se concentrent sur l'analyse des tensions entre environnement, gestion à long terme des ressources naturelles et développement économique, et cela par le biais d’approches de modélisation intégrant les analyses empiriques dans les différents domaines de l'économie et des ‘sciences dures’.

Ce programme se déroule sur la période janvier 2012-décembre 2016.

En savoir plus
 

3. Révéler la richesse des écosystèmes : diffuser et améliorer la comptabilité environnementale [+]

Le programme WAVES (Wealth Accounting and Valuation of Ecosystem Services) a été lancé par le président Zoellick de la Banque Mondiale lors de la 10ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologoqie à Nagoya en octobre 2010. Il vise à promouvoir la mise en œuvre de la comptabilité environnementale et d’une comptabilité des écosystèmes et son utilisation dans les choix politiques et sectoriels.

Le projet, d’une période de cinq ans, se décompose en deux phases sur la période 2011-2015.

En savoir plus
 

Mise à jour en juillet 2012

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus