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L'AFD et les ONG

À la une

L’AFD soutient 17 nouveaux projets d’ONG françaises pour un montant de 13,5 millions d’euros

23/04/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 23 avril 2013. Il a approuvé l’attribution des subventions suivantes :

Handicap international - Améliorer l’accès des enfants handicapés aux services de réadaptation dans la Bande de Gaza

Subvention de 250 000 euros à Handicap international pour un projet de deux ans visant à améliorer l’accès des enfants handicapés aux services de réadaptation dans la bande de Gaza. Il s’agit d’apporter un soutien technique à trois structures palestiniennes spécialisées dans le handicap, d’impliquer davantage les familles dans le processus de réadaptation de leurs enfants et de renforcer les mécanismes de référencement pour améliorer l’accès des enfants aux autres services existants. Le projet apportera un soutien à 1600 enfants atteints d'infirmité motrice cérébrale et polyhandicapés et à 1300 membres de leurs familles.

Médecins du Monde - Renforcer la prise en charge de la santé mentale des jeunes à Naplouse

Subvention de 600 000 euros à Médecins du Monde pour un projet de renforcement des dispositifs de prise en charge de la santé mentale pour les enfants, adolescents et leurs familles, dans le gouvernorat de Naplouse, dans les Territoires palestiniens. Le projet comprend notamment la mise en place d’un service dédié aux enfants et adolescents au sein du Centre de santé mentale communautaire de la ville de Naplouse. Il permettra de toucher 5000 personnes.

Programme Solidarité Eau - Accompagner les actions de solidarité internationale pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays en voie de développement

Subvention de 1 480 000 euros pour contribuer au financement des activités 2013-2015 du Programme Solidarité Eau. Celles-ci comprennent de la production de connaissances, le renforcement des capacités des acteurs du programme à mener des actions cohérentes et de qualité tant au Nord qu’au Sud, et le soutien à des actions de communication et de plaidoyer. Ce financement se situe dans la continuation des précédentes interventions de l’AFD qui avait déjà financé le programme 2011-2012 de cette association.  

Les puits du désert - Développement et sécurité au Niger

Subvention de 289 000 euros aux Puits du désert pour financer un projet consacré au développement des activités économiques dans la vallée de Tidène située au nord d’Agadez, au Niger. Ce projet prévoit la construction de 5 puits villageois et de 20 puits maraichers, la création de 60 jardins maraichers, et l’expérimentation de l’utilisation de foyers améliorés par les populations locales. Il s’adresse plus particulièrement aux ex-combattants de la dernière rébellion touaregs, aux « veuves » de conflits et aux « retournés » de Lybie. Par ses activités, il contribuera à l’insertion et à la sécurité alimentaire de 12 000 personnes ainsi qu’à la stabilisation de la zone.

Starting block - Appuyer une pépinière d'initiatives citoyennes et solidaires, au service de l'engagement des jeunes

Subvention de 480 000 euros pour un projet d’éducation au développement sur 3 ans porté par Starting Block. Le projet vise à accompagner les associations de jeunesse dans les interventions d’éducation au développement qu’elles développent en direction des publics jeunes et scolaires. Il consiste notamment à mettre en place une « pépinière d'initiatives citoyennes et solidaires » et à renforcer les compétences des 75 associations du réseau à travers la formation et l’accompagnement des porteurs de projets.

CFSI - Synergies entre acteurs du changement ouest-africains et français pour renforcer la capacité de l'agriculture ouest-africaine à nourrir les villes

Subvention de 1 499 500 euros au Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) pour un projet sur 3 ans de structuration et de renforcement des capacités des acteurs de la solidarité internationale. Ce projet prolonge d’une part le programme « AlimenTerre » qui relève de l’éducation au développement, et, d’autre part le programme de promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest, dans lequel s’inscrit un fonds de soutien financier à des actions de terrain. Ce projet, qui mixe ainsi une démarche opérationnelle avec un processus plus global de capitalisation et de plaidoyer permettra de meilleurs échanges de pratiques entre acteurs mais aussi de promouvoir auprès du grand public et des institutions françaises et européennes le rôle de l’agriculture familiale pour réduire la faim.

Ritimo - Mettre l'information sur la solidarité internationale à la portée de tous les citoyens

Subvention de 1 300 000 euros pour un projet d’appui sur 3 ans au réseau Ritimo dans sa mission d’information sur la solidarité internationale. L’objectif est de fournir une information fiable au plus grand nombre mais aussi d’aider les acteurs du développement à s’adapter aux nouvelles pratiques des usagers, notamment sur le web. Le projet développera de nouveaux espaces d’information en s’attachant à renforcer  les savoirs faire des personnels en charge de l’accueil des publics et en introduisant 1500 nouvelles références chaque année. Parallèlement il développera des animations et s’impliquera dans les grandes campagnes  d’éducation au développement. Au niveau international Ritimo prendra part aux débats sur la place de l’information comme enjeu de citoyenneté et de solidarité internationale en partageant ses réflexions avec d’autres structures homologues dans le monde.

CFSI – Renforcer la société civile algérienne dans la prise en compte des jeunes

Subvention de 2 499 830 euros au CFSI pour financer une nouvelle phase de 2 ans et demi du Programme concerté pluri acteurs (PCPA) en Algérie. Le programme rassemble 123 associations et collectivités locales françaises et algériennes. L’objectif est de renforcer la société civile algérienne dans la prise en charge de l'enfance et de la jeunesse vulnérable et d’appuyer l'insertion et la valorisation de l'expression citoyenne de la jeunesse. Le programme prévoit de renforcer les associations algériennes dans leur vie associative et leurs capacités à agir ; de développer l'aptitude des associations à travailler ensemble à l'échelle locale, nationale et internationale et enfin, d’assurer une reconnaissance de l'action collective et individuelle auprès des pouvoirs publics locaux, nationaux en développant le dialogue et le partenariat.

ADIE international – Accompagner les très petites entreprises dans les zones défavorisées en Tunisie

Subvention de 609 448 euros à ADIE international pour le financement d’un projet visant à favoriser le développement économique et social des zones défavorisées en Tunisie. Il s’agit de soutenir le développement des très petites entreprises, l’emploi indépendant du secteur informel ainsi que les petites exploitations agricoles portées par les populations les plus vulnérables. Le projet prévoit d’améliorer la qualité des projets économiques et de favoriser l’insertion socio-économique de leurs porteurs (notamment les jeunes et les femmes) par la mise en place d’un dispositif complet d’accompagnement des acteurs économiques sur le modèle développé par l’ADIE en France. Il prévoit la création d’une association tunisienne, Taysir Conseil, qui animera un réseau d’agences destinées à accompagner, former en amont et en aval les porteurs de projets économiques. Une seconde institution de micro finance appuyée via d’autres financements pourra leur accorder des micro-prêts.

IECD – Appui aux très petites entreprises en Afrique subsaharienne et à Madagascar

Subvention de 1 230 000 euros à l’Institut européen de coopération et de développement (IECD) pour le financement de quatre associations d’appui au développement des très petites entreprises au Cameroun, en Côte d'Ivoire, à Madagascar, et en République démocratique du Congo. Ces quatre associations comptent actuellement 10 centres de formation qui seront portés à 14 au terme des trois ans que durera cette phase. Ce programme a déjà enregistré des résultats très satisfaisants en matière de formation à destination des petits entrepreneurs. A un moment où les initiatives entrepreneuriales du secteur informel ont permis à l’Afrique de l’Ouest de surmonter la crise de 2008/2010 en sauvant la croissance et les emplois, ce projet gagne en importance. Il permettra d’appuyer 5 700 entrepreneurs.

Peuples Solidaires – Renforcer la structuration des ONG françaises au sein de la Commission Agriculture et Alimentation de Coordination Sud

Subvention de 246 482 euros pour financer à hauteur de 50% les activités de la Commission Agriculture et Alimentation de Coordination Sud (C2A) sur une période de vingt-trois mois. La C2A, créée en 2004, est un espace de dialogue et de coopération des ONG françaises agissant dans le domaine de la sécurité alimentaire. Elle regroupe une vingtaine d’ONG et vise à élaborer dans ce domaine une position commune à toutes les ONG. Elle sera animée durant cette période par Peuples Solidaires. Les travaux porteront notamment sur la promotion de l’agro écologie et de l’agriculture familiale. Les résultats de cette commission sont partagés avec le Groupement interministériel sur la sécurité alimentaire (GISA), les plateformes internationales comme CONCORD, FIP et le Comité pour la sécurité alimentaire mondiale (CSA) ainsi qu’à l’occasion d’évènements comme ceux organisés par le G8 et G20.

Initiative Développement – Programme d’appui aux écoles fondamentales du district de Saint Louis du Nord en Haïti

Subvention de 300 000 euros pour un projet sur 3 ans visant à améliorer la qualité de l’éducation dans la région du Haut Nord Ouest, une des zones les plus pauvres et enclavées d’Haïti. Le projet consiste à renforcer les capacités des institutions éducatives locales pour un meilleur pilotage du système à travers la formation de conseillers pédagogiques et d’inspecteurs, la création d’outils de planification et de suivi et la création de bases de données sur les écoles. Il s’agit aussi d’améliorer le fonctionnement 35 écoles (soit 15 000 élèves) à travers des dotations de matériel pédagogique, la construction d’infrastructures sanitaires et la mise en place de formations pour les maîtres et les directeurs. Le projet encourage la participation communautaire au travers de comités d’écoles.

Handicap international – Améliorer la prise en charge du handicap en Haïti

Subvention de 600 000 euros à Handicap international pour un projet sur 2 ans visant à développer les  services de réadaptation en Haïti. Ce projet prolonge les activités engagées par HI suite au séisme en les inscrivant dans le long terme. Il s’agit d’appuyer un nouveau centre de réadaptation qui a ouvert ses portes en 2012 à Port au Prince et d’accompagner progressivement Healing Hands for Haiti, l’ONG haïtienne partenaire, dans la prise en charge des patients et la gestion du centre. Le projet touchera 285 personnes handicapées ainsi que leurs familles. Il permettra aussi de former 110 techniciens de la réadaptation et de mobiliser les différents acteurs du secteur autour d’échanges de bonnes pratiques. A l’issue du projet, l’intégralité des services de réadaptation seront fournis par le partenaire local.

Terre des Hommes - Appuyer la gouvernance et la démocratie participative au Guatemala

Subvention de 189 833 euros pour financer un projet pilote de démocratie participative dans 5 municipalités du Guatemala. Ce projet porté par l’association Terre des Homme en partenariat avec le mouvement guatémaltèque Tzuk Kim Pop vise à garantir la mise en œuvre effective des droits économiques, sociaux et culturels des citoyens, en particulier des populations mayas, qui représentent plus de 90% des habitants de la zone. Au terme du projet, les municipalités auront renforcé leurs compétences sur l’élaboration de politiques publiques participatives et seront en mesure de formuler des projets sociaux répondant aux besoins et aux attentes de leurs administrés. 

Essentiel – « Santé pour tous » : protection sociale et dynamique concertées en Guinée

Subvention de 497 000 euros à Essentiel pour le projet « santé pour tous » qui vise à renforcer la protection sociale en Guinée, pays où le paiement direct des prestations de santé par les patients est le plus élevé au monde.  Ce projet, mené en partenariat étroit avec deux associations guinéennes, vient en continuité d’un travail démarré depuis près de dix ans qui a permis de créer les premières mutuelles dans la zone du Fouta Djalon. Il permettra de renforcer le réseau de mutuelles de santé existant et d’appuyer la structuration d’un réseau mutualiste à un niveau régional et national. Ce projet comprend un volet de recherche action sur l’approvisionnement en médicaments, élément clé dans la viabilité et la pérennité des mutuelles.

GRET – Améliorer les services locaux d'appui au monde rural en Birmanie
Subvention de 800 508 euros au Gret pour un projet en Birmanie qui vise à améliorer l’accès des populations rurales à des services agricoles, économiques et sociaux respectueux de l’environnement par des actions pilotes basées sur la valorisation des productions et des ressources locales. Le projet permettra d’appuyer les organisations communautaires de base, notamment via les acteurs locaux de développement (administrations déconcentrées, ONG). Le projet comprendra : la gestion des ressources naturelles dans le Delta de l’Irrawady, l’accès aux services essentiels (eau et nutrition) dans la zone sèche et la transformation et la commercialisation de productions locales dans l’Etat du Chin. Au total, il appuiera 150 organisations communautaires et touchera 3 450 foyers, soit près de 25 000 personnes. Dans un contexte de transition politique, ce projet contribue à la structuration d’une société civile encore fragile, et promeut une approche de gestion durable des ressources.

Association Santé Diabète – Prévention et prise en charge du diabète en Afrique de l’Ouest

Subvention de 650 000 euros à l’Association Santé Diabète pour améliorer la prévention et la prise en charge du diabète au Mali, au Sénégal et au Burkina Faso. Le projet vise à mobiliser une expertise et à développer un réseau d’acteurs impliquant les autorités nationales, les autorités locales, les acteurs de la société civile, les communautés et les personnes atteintes du diabète. Il prévoit la mise en place de données statistiques, des actions de prévention auprès de la population, l’amélioration de l’approvisionnement en médicaments et le renforcement des associations de malades. Il contribue ainsi à apporter une réponse à un enjeu majeur de santé publique, actuellement peu pris en charge par les systèmes de santé : le développement des maladies non transmissibles. Le projet permettra d’atteindre 10% de la population de chacun des 3 pays dans le cadre de ses actions de prévention, dont 14 220 personnes présentant des facteurs de risque importants du diabète.



L'AFD soutient les projets de l'ONG Migration et Développement

22/04/2013

L’AFD accompagne l’association Migration et Développement dans le déploiement et la poursuite de ses activités dans le sud du Maroc depuis 2011.

 

Une démarche singulière fondée sur un développement porté pour partie par des migrants

« Migrations & Développement » (M&D) a vu le jour sous l’impulsion de migrants ouvriers mis au chômage avec la fermeture de leur usine dans le Sud de la France. Leur prime de licenciement a été utilisée pour apporter à leur région d’origine des infrastructures de base (eau, électricité, routes) pour pallier les déficiences de l’Etat en ce domaine. Son fondateur, Jamal Lhoussaine, formé par le mouvement syndical français, a formalisé ces actions en créant M&D qui travaille entre Taliouine, dans le sud du Maroc et Marseille, où se trouve le siège de l’ONG.

Les activités de M&D se déploient dans la région du Souss Massa Drâa, au sud du Maroc, vaste région montagneuse d’où sont originaires nombre de migrants, dont le fondateur de l’ONG, venus travailler en France dans les années 1970.

L’action de M&D est donc fondamentalement liée à un territoire, celui des migrants qui en sont originaires et avec qui l’association travaille. L’association assure un travail de coordination entre les villageois, les migrants qui fournissent des fonds, et les projets identifiés par la population locale.

 

Des activités très diverses avec pour objectif la participation des villageois pour le développement local 

L’activité de M&D a basculé progressivement de la co-maîtrise d’œuvre d’infrastructures à des activités plus immatérielles tenant compte de l’autonomisation des acteurs du territoire : son activité porte de plus en plus sur la formation, la médiation, la coordination et l’animation inter-partenariale au niveau régional ou sous régional (à un niveau regroupant plusieurs villages).

Les actions de M&D visent à rendre les villageois acteurs du développement de leur territoire. Cet objectif passe tout d’abord par le développement économique : appui à la structuration de coopératives, mise en valeur des produits du terroir (huile d’argan, miel, safran, amande,…) et de l'artisanat ; et soutien au développement des circuits de commercialisation. Pour ce, elle dispense des formations régulières et met au service des villages des bénévoles ou des salariés pour appuyer ces démarches.


M&D se focalise également sur la création de foyers de femmes, l’alphabétisation et la formation. Elle travaille avec les femmes souhaitant former une association, les forme pour développer leurs activités principalement tournées autour de l’artisanat (broderies, tapis) ou de la cuisine. Une animatrice effectue le lien entre l’association et le travail de ces foyers de femmes et leur dispense des formations ou des cours d’alphabétisation selon leurs demandes. 

L’ONG a également développé des « écoles non formelles » pour les enfants dans des villages dépourvus d’établissements scolaires.

En outre, M&D est très active sur la mise en place d’une démocratie participative et pour l’accompagnement à la planification communale. Elle incite à organiser des conseils de villages réguliers, et accompagne l’élaboration des stratégies territoriales (Plans Communaux de Développement, définis sur 6 ans).

 

L’AFD appuie spécifiquement le renforcement de capacités des acteurs de développement en lien avec les migrants

Les objectifs du projet soutenu par l’AFD sont :

  1. de renforcer les capacités des associations issues de l'immigration (ou travaillant avec le public migrant) par la mise en œuvre d'un programme de formation/accompagnement.
  2. d’améliorer la valorisation et la commercialisation de produits de terroir marocains par la mise en place d’une École opérationnelle des produits de terroir méditerranéens.
  3. d’initier un processus participatif de planification du développement territorial et former les élus à jouer leur rôle de coordinateur local et légitime de l’action de développement (dans le cadre des Plans Communaux de Développement).
  4. renforcer la qualification des acteurs du développement rural par la création d’une École expérimentale de Développement Rural à Taliouine.

L’AFD vient d’organiser une mission de terrain qui a permis de mesurer la capacité du programme mis en œuvre par Migrations et Développement à accompagner et initier, dans les communes rurales et dans la commune urbaine de Taliouine,  des actions concrètes de développement qui répondent à des enjeux clairement exprimés par les populations et dans lesquelles ces dernières sont réellement actrices.



Développer la formation et l’insertion professionnelle avec Essor

16/04/2013

L’AFD appuie l’ONG Essor sur un programme visant à renforcer les dispositifs de formation et d’insertion professionnelle au Brésil, au Mozambique, en Guinée-Bissau et au Tchad.

Le programme s’adresse à des jeunes entre 18 et 30 ans vivant dans les zones périphériques défavorisées de centres urbains de  3 pays lusophones (Brésil, Guinée-Bissau, Mozambique) et du Tchad. Il mobilise une trentaine d’organisations de la société civile, une cinquantaine d’entreprises, une vingtaine de centres de formation professionnelle ainsi que des institutions publiques locales.

Il s’agit notamment de créer dans chacun des pays un espace de dialogue entre les acteurs de la formation professionnelle afin d’élaborer, de mettre en œuvre et de contrôler les politiques publiques à destination des jeunes les plus vulnérables. L’enjeu est de mettre en place une vraie dynamique pluri-acteurs, qui constitue un préalable nécessaire pour faire émerger des politiques publiques adaptées et voir cette question prise en compte dans les budgets des Etats et des collectivités.

Les acteurs de la formation professionnelle et des entreprises proposeront conjointement des formations adaptées aux besoins du marché du travail. La première phase du projet a déjà permis de nouer, au Mozambique, des partenariats avec des entreprises du secteur hôtelier qui financent les formations des jeunes.

Au terme du programme, les coûts de formations seront pris en charge par le secteur privé ou public à hauteur de 100% au Brésil, 25% au Mozambique et 25% au Tchad et 10% en Guinée Bissau. 4000 jeunes bénéficieront de formations.



Forum social mondial à Tunis

04/04/2013

L’AFD a financé la participation de 80 associations du Sud au Forum social mondial qui s’est tenu à Tunis du 26 au 30 mars derniers. Intégrés à une délégation de 300 représentants d’ONG françaises membres ou proches du Centre de recherche et d'information pour le développement (CRID), ces associations ont pu prendre part aux nombreux débats et rencontres qui se sont tenus durant cinq jours à l’université El Manar.


Cette douzième édition du FSM est la première à s’être tenue en Afrique du Nord.

Elle a réuni environ 25 000 personnes venues de 127 pays et représentant plus de 4500 organisations. Près de 1000 débats, fora, conférences, spectacles de toute nature s’y sont succédés pendant 5 jours.

Sur le site du campus universitaire, vide de ses étudiants qui étaient en vacances, des centaines d’associations y tenaient également des stands afin de favoriser les échanges informels.
 

 

De l’avis de tous, le FSM de Tunis a été salué pour la qualité de son organisation.

Les principales thématiques abordées ont concerné les droits des femmes, l’accaparement des terres, l’environnement, la cause palestinienne, les droits des migrants, ou encore les droits de l’homme.

Créé à l’origine en 2000, à l’initiative de personnalités brésiliennes et françaises (Oded Grajew, Francisco Whitaker et Bernard Cassen), comme contre-sommet de Davos, le FSM s’est tenu 4 fois au Brésil, deux fois en Asie (Inde et Pakistan), trois fois en Afrique (Nairobi, Bamako et Dakar).En Tunisie, les délégations du Maghreb et du Moyen Orient étaient fort représentées.

Le FSM est aujourd’hui le plus important rassemblement international d’organisations de la société civile, c’est un espace ouvert, sans hiérarchie, ni porte-parole, et dont l’élément fondateur est l’auto-organisation qui permet à l’ensemble des participants d’organiser des temps de rencontre et de débat.

L’ouverture du Forum a été marquée par l’Assemblée des femmes qui a réuni plusieurs centaines de femmes puis par la marche d’ouverture dans les rues de Tunis.
 



Soutenir les dispositifs innovants d'ONG pour l'insertion des jeunes

05/03/2013

Relever le défi de l’insertion des jeunes suppose des approches innovantes. L’AFD a accueilli le 29 Janvier un séminaire dédié à « l’insertion professionnelle des jeunes au Nord et au Sud : quels acteurs pour quelles politiques d’insertion » ? L’évaluation des initiatives de la société civile en Mauritanie et au Mozambique présentées lors de cette rencontre ont permis d’explorer des pistes d’actions futures.

Plus de cent participants du Sud et du Nord
L’AFD a accueilli le 29 Janvier 2013 un séminaire organisé par le CFSI (Comité français pour la solidarité internationale), en partenariat avec ESSOR et le GRET , dans le cadre du programme FISONG * financé par l’AFD, l’Union Européenne et la Région Ile de France : « l’insertion professionnelle des jeunes au Nord et au Sud : quels acteurs pour quelles politiques d’insertion » ?
Cet atelier a rassemblé pour une journée de débats près de cent participants du Nord et du Sud, issus d’horizons divers, tous acteurs du développement en faveur de l’insertion des jeunes. Il s’inscrit dans le cadre d’une réflexion menée par l’AFD avec le ministère des Affaires étrangères et la société civile sur les politiques publiques en faveur de l’insertion des jeunes.




Formation à la teinture. Photo : GRET

Un nécessaire changement d’échelle
Cette démarche de concertation, de dialogue et de partage d’expériences, a permis de faire émerger une compréhension commune des enjeux ainsi que des pistes pour favoriser le changement d’échelle d’initiatives pilotes menées par la société civile.
 
La structure du marché du travail et de l’économie en Afrique sub-saharienne (poids de l’informel, du rural, faible capacité d’absorption de l’industrie et du tissu urbain…) ne permet pas de « dupliquer » des dispositifs ou des politiques déployés au Nord (caractérisé par 80% de salariat et près de 100% de taux de scolarisation).
La problématique des jeunes ruraux notamment est particulièrement sensible dans les pays du Sud où les logiques d’insertion sont souvent liées à des logiques familiales.
Des enseignements croisés peuvent cependant être tirés d’une approche comparative Nord - Sud.

Un chaînon manquant
Alors que la notion d’insertion s’est imposée en France dans les dernières décennies du XXème siècle, elle est très récente en Afrique. La définition des concepts d’insertion, de jeunesse(s) doit encore y être approfondie afin de concevoir et mettre en œuvre des dispositifs d’insertion pertinents.

Le constat d’un chaînon manquant entre formation et marché du travail dans les pays du Sud fait à ce stade consensus.

Deux initiatives innovantes
Les discussions ont porté en particulier sur deux expériences dans le cadre du programme FISONG 2009-2012 « Formation professionnelle, accompagnement vers l’emploi et l’insertion : mise en place de dispositifs de proximité au Mozambique (UPA) et en Mauritanie (Cap Insertion) ».
Ce programme a été mené par le CFSI (comme chef de file du consortium des ONG et chargé de la capitalisation), ESSOR au Mozambique et le GRET (en Mauritanie).
Le séminaire a permis de présenter les résultats de l’évaluation du programme et de rendre compte, auprès des différentes parties prenantes, des effets des deux dispositifs, de leur pertinence, de leur efficacité, de la viabilité et de la pérennité enfin de ces initiatives.
En matière d’efficience, les coûts rapportés au nombre de jeunes insérés peuvent sembler très élevés. Cependant, les acteurs s’accordent sur la nécessité de prendre en compte le coût social, politique et économique de l’absence de tels dispositifs…

Les ONG, « poissons pilote » des politiques publiques
En l’absence de politique nationale d’insertion dans nombre de pays, ces initiatives occupent une « niche » au niveau de l’accompagnement à l’insertion des jeunes, et expérimentent des dispositifs jusque-là inexistants. Ils proposent des réponses complètes et de proximité en visant des quartiers et des jeunes en difficultés.
La société civile contribue ainsi à la construction des politiques publiques, comme « poissons pilotes », « laboratoires » mais aussi comme catalyseurs par la sensibilisation et la professionnalisation des acteurs.

L’ensemble des participants ont souligné la pertinence de la stratégie pluri-acteurs mobilisée par les deux dispositifs étant donné le caractère multidimensionnel de l’enjeu d’insertion des jeunes.
L’ambition de contribuer à la construction de politiques publiques impose par ailleurs la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs concernés.


Formation à la mécanique. Photo : ESSOR

Quels sont les facteurs-clés de réussite d’un projet ?
La rencontre a permis d’identifier des facteurs clés de succès pour inscrire ces projets dans la durée (autonomie et pérennité) et favoriser le changement d’échelle :
-la définition de parcours d’insertion, par essence multiples et non linéaires,
-la mobilisation, l’engagement et la coordination d’acteurs multiples et complémentaires (Etat, collectivités, entreprises, prestataires de formation, société civile…) à travers des cadres de concertation solides, et une claire définition des rôles et responsabilités ;
-l’ancrage institutionnel, l’objectif étant un service public (ensemblier) auquel contribue une multiplicité d’institutions en charge de la jeunesse (ministère emploi, jeunesse, affaires sociales, éducation, formation, supérieur…) et de parties prenantes ;
-la collecte, le traitement et la diffusion simple et équitable de l’information, l’asymétrie d’informations sur le marché de l’emploi et l’inégalité face aux réseaux sociaux étant des obstacles majeurs à l’insertion des jeunes ;
-la professionnalisation et la certification des métiers de l’insertion (accueil, information, collecte d’offres, accompagnement personnalisé, formation professionnelle, appui-conseil à la création d’activités, microcrédit…) ;
-la mobilisation de financements complémentaires (à la fois du secteur privé et du secteur public local et national, de la société civile et des bailleurs) et la définition de modèles économiques viables ;
-l’ancrage territorial et la contribution au développement local avec l’implication des collectivités locales pour toucher le public à insérer tout en répondant aux besoins d’un marché de l’emploi clairement identifié ;
-la combinaison de logiques d’offre et de demande et l’articulation entre finalité sociale (publics vulnérables) et économique (contribution au développement économique local).





Pour aller plus loin 
L’insertion socioprofessionnelle des jeunes est devenue un enjeu économique, social et politique majeur. Cette problématique est au cœur de la stratégie de l’AFD.
Une conférence « Idées pour le développement » est organisée à l’AFD le 13 juin 2013 afin de poursuivre les échanges et intensifier le plaidoyer en faveur de politiques d’insertion adossées à des moyens budgétaires (« accepter le coût budgétaire de la jeunesse »).
Un nouveau programme FISONG dédié à l’apprentissage est lancé en 2013. Il inclut un exercice de capitalisation.


L’AFD soutient les secteurs de l’éducation et de la formation en faveur d’une meilleure insertion sociale et professionnelle des jeunes générations et appuie les initiatives portées par les ONG :


* FISONG : Facilité d’innovation sectorielle pour les ONG, instrument dédié au financement de projets novateurs à l’initiative des organisations de solidarité internationale.

 

* Encadré - CAP Insertion
L’initiative « Cap insertion » repose sur un centre d’appui à l’insertion des jeunes offrant une variété de services (accueil et orientation, préparation à l’insertion, accompagnement et suivi des jeunes).
Dans un pays où 55% de la population a moins de 20 ans, « CAP insertion » oriente, accueille et aide les jeunes issus de milieux défavorisés dans la région de Nouakchott, à définir leurs choix professionnels et les accompagne dans leur parcours d’insertion.
Trois antennes ont été mises en place : elles ont permis d’accompagner 2500 jeunes dans leurs démarches et mis en réseau de nombreux partenaires (entreprises, organisations professionnelles, centres de formation, institutions nationales publiques, mairies et acteurs locaux…).
A compter de 2013, 2 antennes sont reprises par les autorités publiques (MEFPNT) et 1 par la communauté urbaine de Nouakchott.
 



L’AFD soutient 8 nouveaux projets d’ONG françaises

19/02/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG a approuvé le 19 février dernier le financement de 8 nouveaux projets d’ONG, pour un montant de 9,08 millions d’euros

La Cimade – Festival Migrant’Scène

Subvention de 275 000 euros pour un projet d’éducation au développement sur 3 ans porté par la Cimade. Ce mouvement œuvre au renforcement des sociétés civiles au Sud en passant par la valorisation des migrants comme acteurs de développement. Le projet vise à  améliorer le respect des droits des migrants autour d’une action phare, le festival Migrant’Scene qui constitue chaque année en novembre le temps fort d’un projet plus global déroulé tout au long de l’année. L’objectif est de sensibiliser l’opinion publique aux enjeux des migrations internationales à travers une démarche culturelle impliquant de nombreux acteurs. Le projet accompagne les acteurs de la solidarité internationale dans la conception d’outils pédagogiques et appuie le développement de partenariats au niveau local et international.


Eau Vive – Soutenir les dynamiques de développement portées par les acteurs en Afrique de l’Ouest

Subvention de 1 449 365 euros à Eau Vive pour un programme visant à créer des dynamiques de développement local portées par des acteurs locaux au Togo, au Niger, au Burkina Faso et au Sénégal. Il s’agit d’abord, dans la continuité des précédentes interventions de l'ONG, d’appuyer les communes dans la réalisation d'ouvrages et d'assainissement, la sensibilisation aux pratiques d'hygiène, l'aménagement des périmètres agricoles et maraichers, et la gestion de déchets. Le projet permet aussi la participation des citoyens à la démocratie locale en transformant les représentations locales de l'ONG en associations de plein exercice qui seront réunies d’ici 3 ans au sein d'une fédération. 


Aide et Action – Renforcer la société civile et la jeunesse guinéenne

Subvention de 1 917 192 euros pour financer une nouvelle phase d’un programme mené auprès de la société civile guinéenne afin de peser sur la définition et la mise en œuvre des politiques publiques en Guinée. Le programme va s’investir autour de plusieurs thèmes liés à la gestion des ressources de la reconversion de la dette, la facilitation du dialogue entre les pouvoirs publics guinéens et la jeunesse sur la nouvelle politique jeunesse, la veille sur le respect des dispositions du code minier et la pérennisation des collèges régionaux comme cadres de concertation locaux sur les enjeux débattus au sein du programme. Il mobilise une centaine de collectivités locales, 800 organisations de la société civile sur toute la Guinée, une quinzaine en France et les pouvoirs publics français et guinéens.


Samu Social International - Renforcer la prise en charge des enfants et jeunes de la rue en Afrique sub-saharienne

Subvention de 850 000 euros pour développer le partenariat entre les acteurs publics et associatifs autour de la prise en charge des enfants et jeunes de la rue, dans quatre villes où le Samu Social est déjà présent : Bamako, Dakar, Pointe-Noire et Ouagadougou. L’objectif est de garantir l’accès aux droits fondamentaux des enfants et des jeunes des rues en apportant une réponse à l’échelle locale. Le projet comprend plusieurs volets : prise en charge sur le terrain, renforcement des capacités des dispositifs Samu sociaux locaux, et développement de cadres de concertation entre les différents acteurs publics, décentralisés et déconcentrés, et associatifs. Il permettra de prendre en charge 2700 enfants et jeunes des rues par an et de former 200 professionnels du secteur.


Réseau Euromed France – Renforcer les actions de la société civile française en Méditerranée

Subvention de 237 740 euros pour appuyer durant 3 ans les activités du réseau Euromed France et l’aider ainsi à renforcer la société civile française engagée dans la zone euro-méditerranéenne. Créé en 2009, ce réseau comprend 33 membres (associations et syndicats). Il a pour vocation d’animer le dialogue entre les organisations françaises actives en Méditerranée autour de sujets tels que le développement, les droits humains, le genre, l’environnement, l’éducation, la culture et la jeunesse. L’objectif est de favoriser le dialogue entre les organisations de la société civile et les pouvoirs publics français sur les enjeux méditerranéens et de mettre en lien des associations françaises avec d’autres acteurs européens et méditerranéens impliqués sur ces questions.


CRID – Mobiliser les ONG françaises et leurs partenaires autour du prochain Forum social mondial

Subvention de 148 898 euros pour permettre aux ONG françaises et leurs partenaires de participer au prochain Forum social mondial qui se tiendra à Tunis du 25 au 30 mars 2013. Le financement touchera plus de 300 représentants d’ONG françaises, membres ou proches du Centre de recherche et d'information pour le développement (CRID), et 80 de leurs partenaires du Sud et d’Europe de l’Est. Ce financement permettra à l’ensemble de ces associations de prendre part aux débats internationaux sur le développement et ses nouveaux enjeux à l’occasion du Forum.


Guilde européenne du raid – Appui et financement de micro-projets


Subvention de 3 millions d’euros sur 3 ans pour appuyer des micro projets portés par de petites associations françaises dans le domaine de la solidarité internationale. Ce dispositif permet de soutenir près de 300 projets. L’objectif est d’accompagner les porteurs de micro projets dans l’élaboration, le suivi et l’évaluation de leurs projets, de capitaliser sur les bonnes pratiques et de renforcer les relations avec d’autres fonds afin d’aider les petites associations à mobiliser des financements complémentaires.


Coordination Sud – Appui à la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale

Subvention de 1,2 million d’euros pour soutenir Coordination SUD dans ses missions d’appui aux ONG françaises. Il s’agit d’appuyer la professionnalisation des ONG françaises au travers d'une veille d'information en continue, de formations, d'études et de publications. L’enjeu est aussi de positionner ces ONG comme des acteurs importants des politiques de coopération, en renforçant leur influence auprès des institutions publiques et privées. Ce financement permettra enfin d’appuyer la structuration et l’animation du Forum international des plateformes (FIP), un réseau de 52 plateformes d’ONG dans une trentaine de pays.



 
   
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