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L'AFD et les ONG

À la une

Développer la formation et l’insertion professionnelle avec Essor

16/04/2013

L’AFD appuie l’ONG Essor sur un programme visant à renforcer les dispositifs de formation et d’insertion professionnelle au Brésil, au Mozambique, en Guinée-Bissau et au Tchad.

Le programme s’adresse à des jeunes entre 18 et 30 ans vivant dans les zones périphériques défavorisées de centres urbains de  3 pays lusophones (Brésil, Guinée-Bissau, Mozambique) et du Tchad. Il mobilise une trentaine d’organisations de la société civile, une cinquantaine d’entreprises, une vingtaine de centres de formation professionnelle ainsi que des institutions publiques locales.

Il s’agit notamment de créer dans chacun des pays un espace de dialogue entre les acteurs de la formation professionnelle afin d’élaborer, de mettre en œuvre et de contrôler les politiques publiques à destination des jeunes les plus vulnérables. L’enjeu est de mettre en place une vraie dynamique pluri-acteurs, qui constitue un préalable nécessaire pour faire émerger des politiques publiques adaptées et voir cette question prise en compte dans les budgets des Etats et des collectivités.

Les acteurs de la formation professionnelle et des entreprises proposeront conjointement des formations adaptées aux besoins du marché du travail. La première phase du projet a déjà permis de nouer, au Mozambique, des partenariats avec des entreprises du secteur hôtelier qui financent les formations des jeunes.

Au terme du programme, les coûts de formations seront pris en charge par le secteur privé ou public à hauteur de 100% au Brésil, 25% au Mozambique et 25% au Tchad et 10% en Guinée Bissau. 4000 jeunes bénéficieront de formations.



Forum social mondial à Tunis

04/04/2013

L’AFD a financé la participation de 80 associations du Sud au Forum social mondial qui s’est tenu à Tunis du 26 au 30 mars derniers. Intégrés à une délégation de 300 représentants d’ONG françaises membres ou proches du Centre de recherche et d'information pour le développement (CRID), ces associations ont pu prendre part aux nombreux débats et rencontres qui se sont tenus durant cinq jours à l’université El Manar.


Cette douzième édition du FSM est la première à s’être tenue en Afrique du Nord.

Elle a réuni environ 25 000 personnes venues de 127 pays et représentant plus de 4500 organisations. Près de 1000 débats, fora, conférences, spectacles de toute nature s’y sont succédés pendant 5 jours.

Sur le site du campus universitaire, vide de ses étudiants qui étaient en vacances, des centaines d’associations y tenaient également des stands afin de favoriser les échanges informels.
 

 

De l’avis de tous, le FSM de Tunis a été salué pour la qualité de son organisation.

Les principales thématiques abordées ont concerné les droits des femmes, l’accaparement des terres, l’environnement, la cause palestinienne, les droits des migrants, ou encore les droits de l’homme.

Créé à l’origine en 2000, à l’initiative de personnalités brésiliennes et françaises (Oded Grajew, Francisco Whitaker et Bernard Cassen), comme contre-sommet de Davos, le FSM s’est tenu 4 fois au Brésil, deux fois en Asie (Inde et Pakistan), trois fois en Afrique (Nairobi, Bamako et Dakar).En Tunisie, les délégations du Maghreb et du Moyen Orient étaient fort représentées.

Le FSM est aujourd’hui le plus important rassemblement international d’organisations de la société civile, c’est un espace ouvert, sans hiérarchie, ni porte-parole, et dont l’élément fondateur est l’auto-organisation qui permet à l’ensemble des participants d’organiser des temps de rencontre et de débat.

L’ouverture du Forum a été marquée par l’Assemblée des femmes qui a réuni plusieurs centaines de femmes puis par la marche d’ouverture dans les rues de Tunis.
 



Soutenir les dispositifs innovants d'ONG pour l'insertion des jeunes

05/03/2013

Relever le défi de l’insertion des jeunes suppose des approches innovantes. L’AFD a accueilli le 29 Janvier un séminaire dédié à « l’insertion professionnelle des jeunes au Nord et au Sud : quels acteurs pour quelles politiques d’insertion » ? L’évaluation des initiatives de la société civile en Mauritanie et au Mozambique présentées lors de cette rencontre ont permis d’explorer des pistes d’actions futures.

Plus de cent participants du Sud et du Nord
L’AFD a accueilli le 29 Janvier 2013 un séminaire organisé par le CFSI (Comité français pour la solidarité internationale), en partenariat avec ESSOR et le GRET , dans le cadre du programme FISONG * financé par l’AFD, l’Union Européenne et la Région Ile de France : « l’insertion professionnelle des jeunes au Nord et au Sud : quels acteurs pour quelles politiques d’insertion » ?
Cet atelier a rassemblé pour une journée de débats près de cent participants du Nord et du Sud, issus d’horizons divers, tous acteurs du développement en faveur de l’insertion des jeunes. Il s’inscrit dans le cadre d’une réflexion menée par l’AFD avec le ministère des Affaires étrangères et la société civile sur les politiques publiques en faveur de l’insertion des jeunes.




Formation à la teinture. Photo : GRET

Un nécessaire changement d’échelle
Cette démarche de concertation, de dialogue et de partage d’expériences, a permis de faire émerger une compréhension commune des enjeux ainsi que des pistes pour favoriser le changement d’échelle d’initiatives pilotes menées par la société civile.
 
La structure du marché du travail et de l’économie en Afrique sub-saharienne (poids de l’informel, du rural, faible capacité d’absorption de l’industrie et du tissu urbain…) ne permet pas de « dupliquer » des dispositifs ou des politiques déployés au Nord (caractérisé par 80% de salariat et près de 100% de taux de scolarisation).
La problématique des jeunes ruraux notamment est particulièrement sensible dans les pays du Sud où les logiques d’insertion sont souvent liées à des logiques familiales.
Des enseignements croisés peuvent cependant être tirés d’une approche comparative Nord - Sud.

Un chaînon manquant
Alors que la notion d’insertion s’est imposée en France dans les dernières décennies du XXème siècle, elle est très récente en Afrique. La définition des concepts d’insertion, de jeunesse(s) doit encore y être approfondie afin de concevoir et mettre en œuvre des dispositifs d’insertion pertinents.

Le constat d’un chaînon manquant entre formation et marché du travail dans les pays du Sud fait à ce stade consensus.

Deux initiatives innovantes
Les discussions ont porté en particulier sur deux expériences dans le cadre du programme FISONG 2009-2012 « Formation professionnelle, accompagnement vers l’emploi et l’insertion : mise en place de dispositifs de proximité au Mozambique (UPA) et en Mauritanie (Cap Insertion) ».
Ce programme a été mené par le CFSI (comme chef de file du consortium des ONG et chargé de la capitalisation), ESSOR au Mozambique et le GRET (en Mauritanie).
Le séminaire a permis de présenter les résultats de l’évaluation du programme et de rendre compte, auprès des différentes parties prenantes, des effets des deux dispositifs, de leur pertinence, de leur efficacité, de la viabilité et de la pérennité enfin de ces initiatives.
En matière d’efficience, les coûts rapportés au nombre de jeunes insérés peuvent sembler très élevés. Cependant, les acteurs s’accordent sur la nécessité de prendre en compte le coût social, politique et économique de l’absence de tels dispositifs…

Les ONG, « poissons pilote » des politiques publiques
En l’absence de politique nationale d’insertion dans nombre de pays, ces initiatives occupent une « niche » au niveau de l’accompagnement à l’insertion des jeunes, et expérimentent des dispositifs jusque-là inexistants. Ils proposent des réponses complètes et de proximité en visant des quartiers et des jeunes en difficultés.
La société civile contribue ainsi à la construction des politiques publiques, comme « poissons pilotes », « laboratoires » mais aussi comme catalyseurs par la sensibilisation et la professionnalisation des acteurs.

L’ensemble des participants ont souligné la pertinence de la stratégie pluri-acteurs mobilisée par les deux dispositifs étant donné le caractère multidimensionnel de l’enjeu d’insertion des jeunes.
L’ambition de contribuer à la construction de politiques publiques impose par ailleurs la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs concernés.


Formation à la mécanique. Photo : ESSOR

Quels sont les facteurs-clés de réussite d’un projet ?
La rencontre a permis d’identifier des facteurs clés de succès pour inscrire ces projets dans la durée (autonomie et pérennité) et favoriser le changement d’échelle :
-la définition de parcours d’insertion, par essence multiples et non linéaires,
-la mobilisation, l’engagement et la coordination d’acteurs multiples et complémentaires (Etat, collectivités, entreprises, prestataires de formation, société civile…) à travers des cadres de concertation solides, et une claire définition des rôles et responsabilités ;
-l’ancrage institutionnel, l’objectif étant un service public (ensemblier) auquel contribue une multiplicité d’institutions en charge de la jeunesse (ministère emploi, jeunesse, affaires sociales, éducation, formation, supérieur…) et de parties prenantes ;
-la collecte, le traitement et la diffusion simple et équitable de l’information, l’asymétrie d’informations sur le marché de l’emploi et l’inégalité face aux réseaux sociaux étant des obstacles majeurs à l’insertion des jeunes ;
-la professionnalisation et la certification des métiers de l’insertion (accueil, information, collecte d’offres, accompagnement personnalisé, formation professionnelle, appui-conseil à la création d’activités, microcrédit…) ;
-la mobilisation de financements complémentaires (à la fois du secteur privé et du secteur public local et national, de la société civile et des bailleurs) et la définition de modèles économiques viables ;
-l’ancrage territorial et la contribution au développement local avec l’implication des collectivités locales pour toucher le public à insérer tout en répondant aux besoins d’un marché de l’emploi clairement identifié ;
-la combinaison de logiques d’offre et de demande et l’articulation entre finalité sociale (publics vulnérables) et économique (contribution au développement économique local).





Pour aller plus loin 
L’insertion socioprofessionnelle des jeunes est devenue un enjeu économique, social et politique majeur. Cette problématique est au cœur de la stratégie de l’AFD.
Une conférence « Idées pour le développement » est organisée à l’AFD le 13 juin 2013 afin de poursuivre les échanges et intensifier le plaidoyer en faveur de politiques d’insertion adossées à des moyens budgétaires (« accepter le coût budgétaire de la jeunesse »).
Un nouveau programme FISONG dédié à l’apprentissage est lancé en 2013. Il inclut un exercice de capitalisation.


L’AFD soutient les secteurs de l’éducation et de la formation en faveur d’une meilleure insertion sociale et professionnelle des jeunes générations et appuie les initiatives portées par les ONG :


* FISONG : Facilité d’innovation sectorielle pour les ONG, instrument dédié au financement de projets novateurs à l’initiative des organisations de solidarité internationale.

 

* Encadré - CAP Insertion
L’initiative « Cap insertion » repose sur un centre d’appui à l’insertion des jeunes offrant une variété de services (accueil et orientation, préparation à l’insertion, accompagnement et suivi des jeunes).
Dans un pays où 55% de la population a moins de 20 ans, « CAP insertion » oriente, accueille et aide les jeunes issus de milieux défavorisés dans la région de Nouakchott, à définir leurs choix professionnels et les accompagne dans leur parcours d’insertion.
Trois antennes ont été mises en place : elles ont permis d’accompagner 2500 jeunes dans leurs démarches et mis en réseau de nombreux partenaires (entreprises, organisations professionnelles, centres de formation, institutions nationales publiques, mairies et acteurs locaux…).
A compter de 2013, 2 antennes sont reprises par les autorités publiques (MEFPNT) et 1 par la communauté urbaine de Nouakchott.
 



L’AFD soutient 8 nouveaux projets d’ONG françaises

19/02/2013

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG a approuvé le 19 février dernier le financement de 8 nouveaux projets d’ONG, pour un montant de 9,08 millions d’euros

La Cimade – Festival Migrant’Scène

Subvention de 275 000 euros pour un projet d’éducation au développement sur 3 ans porté par la Cimade. Ce mouvement œuvre au renforcement des sociétés civiles au Sud en passant par la valorisation des migrants comme acteurs de développement. Le projet vise à  améliorer le respect des droits des migrants autour d’une action phare, le festival Migrant’Scene qui constitue chaque année en novembre le temps fort d’un projet plus global déroulé tout au long de l’année. L’objectif est de sensibiliser l’opinion publique aux enjeux des migrations internationales à travers une démarche culturelle impliquant de nombreux acteurs. Le projet accompagne les acteurs de la solidarité internationale dans la conception d’outils pédagogiques et appuie le développement de partenariats au niveau local et international.


Eau Vive – Soutenir les dynamiques de développement portées par les acteurs en Afrique de l’Ouest

Subvention de 1 449 365 euros à Eau Vive pour un programme visant à créer des dynamiques de développement local portées par des acteurs locaux au Togo, au Niger, au Burkina Faso et au Sénégal. Il s’agit d’abord, dans la continuité des précédentes interventions de l'ONG, d’appuyer les communes dans la réalisation d'ouvrages et d'assainissement, la sensibilisation aux pratiques d'hygiène, l'aménagement des périmètres agricoles et maraichers, et la gestion de déchets. Le projet permet aussi la participation des citoyens à la démocratie locale en transformant les représentations locales de l'ONG en associations de plein exercice qui seront réunies d’ici 3 ans au sein d'une fédération. 


Aide et Action – Renforcer la société civile et la jeunesse guinéenne

Subvention de 1 917 192 euros pour financer une nouvelle phase d’un programme mené auprès de la société civile guinéenne afin de peser sur la définition et la mise en œuvre des politiques publiques en Guinée. Le programme va s’investir autour de plusieurs thèmes liés à la gestion des ressources de la reconversion de la dette, la facilitation du dialogue entre les pouvoirs publics guinéens et la jeunesse sur la nouvelle politique jeunesse, la veille sur le respect des dispositions du code minier et la pérennisation des collèges régionaux comme cadres de concertation locaux sur les enjeux débattus au sein du programme. Il mobilise une centaine de collectivités locales, 800 organisations de la société civile sur toute la Guinée, une quinzaine en France et les pouvoirs publics français et guinéens.


Samu Social International - Renforcer la prise en charge des enfants et jeunes de la rue en Afrique sub-saharienne

Subvention de 850 000 euros pour développer le partenariat entre les acteurs publics et associatifs autour de la prise en charge des enfants et jeunes de la rue, dans quatre villes où le Samu Social est déjà présent : Bamako, Dakar, Pointe-Noire et Ouagadougou. L’objectif est de garantir l’accès aux droits fondamentaux des enfants et des jeunes des rues en apportant une réponse à l’échelle locale. Le projet comprend plusieurs volets : prise en charge sur le terrain, renforcement des capacités des dispositifs Samu sociaux locaux, et développement de cadres de concertation entre les différents acteurs publics, décentralisés et déconcentrés, et associatifs. Il permettra de prendre en charge 2700 enfants et jeunes des rues par an et de former 200 professionnels du secteur.


Réseau Euromed France – Renforcer les actions de la société civile française en Méditerranée

Subvention de 237 740 euros pour appuyer durant 3 ans les activités du réseau Euromed France et l’aider ainsi à renforcer la société civile française engagée dans la zone euro-méditerranéenne. Créé en 2009, ce réseau comprend 33 membres (associations et syndicats). Il a pour vocation d’animer le dialogue entre les organisations françaises actives en Méditerranée autour de sujets tels que le développement, les droits humains, le genre, l’environnement, l’éducation, la culture et la jeunesse. L’objectif est de favoriser le dialogue entre les organisations de la société civile et les pouvoirs publics français sur les enjeux méditerranéens et de mettre en lien des associations françaises avec d’autres acteurs européens et méditerranéens impliqués sur ces questions.


CRID – Mobiliser les ONG françaises et leurs partenaires autour du prochain Forum social mondial

Subvention de 148 898 euros pour permettre aux ONG françaises et leurs partenaires de participer au prochain Forum social mondial qui se tiendra à Tunis du 25 au 30 mars 2013. Le financement touchera plus de 300 représentants d’ONG françaises, membres ou proches du Centre de recherche et d'information pour le développement (CRID), et 80 de leurs partenaires du Sud et d’Europe de l’Est. Ce financement permettra à l’ensemble de ces associations de prendre part aux débats internationaux sur le développement et ses nouveaux enjeux à l’occasion du Forum.


Guilde européenne du raid – Appui et financement de micro-projets


Subvention de 3 millions d’euros sur 3 ans pour appuyer des micro projets portés par de petites associations françaises dans le domaine de la solidarité internationale. Ce dispositif permet de soutenir près de 300 projets. L’objectif est d’accompagner les porteurs de micro projets dans l’élaboration, le suivi et l’évaluation de leurs projets, de capitaliser sur les bonnes pratiques et de renforcer les relations avec d’autres fonds afin d’aider les petites associations à mobiliser des financements complémentaires.


Coordination Sud – Appui à la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale

Subvention de 1,2 million d’euros pour soutenir Coordination SUD dans ses missions d’appui aux ONG françaises. Il s’agit d’appuyer la professionnalisation des ONG françaises au travers d'une veille d'information en continue, de formations, d'études et de publications. L’enjeu est aussi de positionner ces ONG comme des acteurs importants des politiques de coopération, en renforçant leur influence auprès des institutions publiques et privées. Ce financement permettra enfin d’appuyer la structuration et l’animation du Forum international des plateformes (FIP), un réseau de 52 plateformes d’ONG dans une trentaine de pays.



Développer la production de mangues en Haïti

31/01/2013

L’AFD accompagne Initiative Développement sur un projet de développement de la mangue francisque au nord-ouest d’Haïti. Objectif : renforcer la production, l’organisation en coopératives et l’accès aux marchés pour 7500 agriculteurs.

Située au nord-ouest d’Haïti, la région de Jean Rabel est une zone rurale enclavée soumise à de nombreux aléas climatiques. L’ONG Initiative Développement y développe depuis 2005 un projet d’appui à la filière des mangues francisque, une variété exportable sur les marchés internationaux.

Le projet, construit en trois phases, a d’abord consisté à améliorer la production via la formation des agriculteurs, le greffage de manguiers de variété locale et la diffusion de plantules. 240 000 manguiers ont ainsi été plantés ou surgreffés. Pour développer des cultures complémentaires, l’offre a été élargie à d’autres arbres fruitiers : les citronniers verts, les cocotiers et les avocatiers.


Verger modèle - photo J. Blachier pour l'AFD
 

En parallèle, le projet travaille sur le renforcement des organisations de producteurs de Jean Rabel au travers de six coopératives de base et d’une fédération appelée la FEKAJ.

L’enjeu est aujourd’hui d’augmenter la commercialisation des mangues. Les exportations de mangues haïtiennes s’élèvent à 10 000 tonnes mais elles pourraient doubler en volume. Une forte demande existe aux Etats-Unis, qui a doublé sa consommation en 10 ans. Pour réussir ce défi à l’export, le projet se centre désormais sur les conditions de collecte, l’accompagnement des coopératives sur le marketing et la commercialisation ainsi que la recherche de débouchés.



Greffage de manguier - photo J. Blachier pour l'AFD
 



Colloque "Devoir des États - Responsabilité des multinationales" par le collectif Ethique sur l'étiquette

11/12/2012

Le Collectif Ethique sur l'étiquette a organisé le 13 décembre 2012, avec le Forum citoyen pour la RSE, à l’Assemblée nationale, un colloque sur le thème « Devoir des États – Responsabilité des multinationales. Prévenir et remédier aux violations des droits humains et de l’environnement ». L'occasion pour lancer un appel en faveur de quatre mesures phares pour promouvoir le respect des bonnes pratiques RSE par les entreprises multinationales.

 

Un colloque pour promouvoir le respect des bonnes pratiques RSE par les multinationales

Si ces dernières années ont été riches en adoption de normes internationales visant à renforcer la responsabilité des entreprises multinationales, les initiatives volontaires restent insuffisantes. La Commission européenne demande désormais aux États membres de se doter d’un plan d’action de promotion de la RSE.

Dans ce contexte, le Collectif Ethique sur l'étiquette a organisé le 13 décembre 2012, avec le Forum citoyen pour la RSE , à l’Assemblée nationale, un colloque sur le thème « Devoir des États – Responsabilité des multinationales. Prévenir et remédier aux violations des droits humains et de l’environnement » au cours duquel sont intervenus notamment William Bourdon, président de Sherpa , Pierre Poret, directeur de la division Investissements de l’ OCDE , Kristine Drew, conseillère politique au Trade Union Advisory Committee (TUAC) et Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation.

Contexte

Certes, les récentes années ont été riches en adoption de normes internationales visant à renforcer la responsabilité des entreprises multinationales... :
-    adoption en juin 2011 des Principes directeurs relatifs aux droits de l’Homme et aux sociétés transnationales et autres entreprises ;
-    mise en oeuvre du cadre de référence « protéger, respecter, remédier » précisant la responsabilité qui incombe aux Etats de protéger les citoyennes et citoyens des atteintes portées à leurs droits par les acteurs économiques, mais aussi la responsabilité propre aux entreprises de prévenir les possibles violations liées à leur activité
-    la Commission européenne a demandé aux États membres de se doter d’un plan d’action de promotion de la RSE intégrant ces nouvelles normes internationales.
et ce cadre a également été intégré aux Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des multinationales, dans le cadre de leur dernière révision)
 

... Mais l’efficacité des initiatives volontaires pour prévenir et remédier aux atteintes des droits humains reste extrêmement limitée. Dans ce contexte, le Forum citoyen pour la RSE et le Collectif Éthique sur l’Étiquette ont, le 13 décembre porté un appel  invitant les parlementaires à s’engager autour de 4 mesures phares visant à prévenir les violations des droits humains et de l’environnement découlant des activités des multinationales.
•    Comment les états peuvent-ils protéger les victimes de violations commises par des entreprises multinationales ?
•    Comment les entreprises  multinationales peuvent-elles mettre en œuvre l’obligation de diligences raisonnables ?
•    Comment adapter le cadre législatif aux normes internationales sur les droits humains et l’environnement ?

Conclusion de la journée en présence de Michel Doucin - Ambassadeur chargé de la bioéthique et de la responsabilité sociale des entreprises


Un appel du Collectif et du Forum pour la RSE en faveur de quatre mesures phares

1. Responsabiliser la société-mère pour les activités de ses filiales et de sa chaîne de sous-traitance, en France et à l’étranger.
> Mettre en place un cercle de réflexion parlementaire sur la responsabilité mère-filiales, animé par le Forum citoyen pour la RSE et le Collectif Ethique sur l’étiquette.

2. Eliminer les obstacles à l’accès à la justice : intégrer l’action de groupe en droit français.
> Ouvrir la consultation en cours à tous les acteurs de la société civile concernés par la mise en œuvre d’une action de groupe en droit français et notamment les organisations œuvrant pour l’accès à la justice des victimes des multinationales.

3. Assurer un devoir d’exemplarité de l’État en conditionnant les investissements et les garanties des institutions financières nationales à la satisfaction d’exigences sociales, sociétales et environnementales.
(notamment les Groupes Coface et AFD):
> Organiser un débat au sein du Parlement autour du rapport transmis au Parlement Européen par le Ministère du Commerce Extérieur sur les activités 2011 de la Coface et de Natixis gérées pour le compte de l’État.

4. Garantir la transparence et l’accès à l’information sur les activités des entreprises et leurs impacts en matière de droits humains, d’environnement et de fiscalité.

► Au niveau national : rétablir l’article 225 de la loi Grenelle

► Au niveau européen : assurer la poursuite d’un rôle actif de la France dans l’adoption d’une directive européenne sur le reporting extra-financier actuellement en cours d’élaboration par l’UE.

 
 

 

A propos du Collectif « Éthique sur l’étiquette »

L’AFD appuie depuis 2009 le Collectif « Ethique sur l’étiquette » qui rassemble plus de 30 organisations issues des secteurs associatifs, syndicaux et de défense du consommateur. Le collectif propose des campagnes visant à faire progresser le respect des droits dans les pays où se trouvent les filières de production de biens achetés en France.

Le projet du Collectif se décline en trois axes :

  • des actions auprès des partenaires sociaux dans les filières de production des biens achetés en France
  • une sensibilisation du grand public dans ses pratiques de consommation  
  • un plaidoyer visant à faire progresser le rôle de la régulation publique dans les activités des entreprises multinationales.

 
"Il est mortel ce jean !". Des avancées enregistrées grâce aux campagnes de plaidoyer et actions d'éducation

Le Collectif « Ethique sur l’étiquette » a déjà treize campagnes à son actif.
L’une des dernières « Il est mortel ce jean ! » a été fortement relayée et a conduit à six interpellations d’entreprises qui ont, de fait, exclu de leur procédé de fabrication la technique de sablage, particulièrement toxique pour les ouvriers qui la pratiquent.

Très présent sur tout le territoire français grâce à ses quarante collectifs locaux, le Collectif intervient en faveur  du  renforcement des compétences sociétales des entreprises et des institutions prescriptives, développe des actions d’éducation des citoyens, travaille avec les collectivités territoriales pour renforcer une commande publique plus responsable. Il porte, dans différentes enceintes, un fort plaidoyer en faveur d’une meilleure régulation publique des pratiques des entreprises.

Plus d’infos sur :

http://www.ethique-sur-etiquette.org/



 
   
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