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L'AFD et les ONG

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La finance participative au service des microprojets de développement

19/01/2016

L’Agence des Micro Projets souffle sur les deux premières bougies de sa plateforme de finance participative au service des microprojets d’ONG, qui garantit qualité, efficacité et proximité : microprojets.org.

Un label de qualité

Dans le cadre de son appui aux financements des microprojets, mené en partenariat avec l’AFD, l’AMP propose depuis deux ans aux porteurs de projet une plateforme de finance participative. Les projets sélectionnés par l’AMP peuvent ainsi recevoir les dons en ligne de particuliers et d’entreprises. La plateforme microprojets.org est un site indépendant qui présente des projets validés et suivis par des experts. C’est un label de qualité permettant à l’Agence de proposer des projets innovants et de qualité.

Les atouts de la plateforme microprojets.org sont nombreux. Les informations sur l’évolution des projets par les ONG sont mises à jour régulièrement. Les projets sont instruits, dotés, suivis et évalués, avec une garantie de qualité et de transparence. Il existe une cartographie interactive et un moteur de recherche thématique. Un reçu fiscal est automatiquement édité à chaque don et le paiement par carte bleue est sécurisé.

De nouveaux outils numériques pour l’action des ONG

Initialement dédiée à l’accompagnement et le financement des associations françaises qui mènent des microprojets de solidarité internationale, l’Agence des Micro Projets (AMP) développe aujourd’hui de nouvelles expertises au service des ONG. Parmi elles, on compte notamment la dématérialisation des demandes de financement et du cycle de vie des projets pour les fondations et ONG, le développement de marketing viral avec les réseaux sociaux et de la finance participative (crowdfunding), ou encore la publication d’éditions numériques, d’études, de revues ou de guides méthodologiques.

Encourager, rencontrer et faire connaître les porteurs du projet

Sur le site internet, les internautes peuvent sélectionner, géolocaliser et découvrir les projets qu’ils souhaitent soutenir. Une fonction permet également de localiser les associations qui portent les projets. L’internaute peut donc savoir quelles sont les associations de sa région qui portent des projets au bout du monde. Un accent est mis sur la proximité humaine entre les porteurs de projets et leurs donateurs, avec la possibilité de communiquer et donc de se rencontrer.

Le grand public peut ainsi apporter son soutien par des messages, des partages d’informations, des liens de diffusion vers leurs cercles proches ou plus éloignés, mais aussi en effectuant un don. Aujourd’hui, la newsletter de l’AMP est diffusée à 24 000 abonnés et ses différents réseaux sociaux comptent 70 000 followers.

Une nouvelle stratégie numérique

Cette initiative s’inscrit dans la nouvelle stratégie numérique initiée par l’AMP depuis 2013. L’objectif est de mieux communiquer sur les différents services disponibles pour les petites et moyennes associations françaises de solidarité internationale. Il s’agit de proposer en ligne des entretiens, des formations, un Observatoire avec une bibliothèque/médiathèque. L’enjeu est d’instruire les projets avec une dématérialisation complète du processus de dépôt de projets incluant le suivi des dotations financières, le bilan et l’évaluation terrain ainsi que de permettre le soutien des projets en recherche de financement complémentaire par la finance participative.

 

 

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L’Agence des micro projets : une amélioration significative dans l’accompagnement des microprojets et de nombreuses synergies à venir

17/12/2015

La troisième journée de restitution de l’Agence des Micro Projets, soutenue par l'AFD, s’est tenue le 3 décembre dernier. Cette journée a été l’occasion de revenir sur les activités d’accompagnement de plus de 210 micro-projets de solidarité internationale avec l’aide de l’ONG la Guilde.

Une augmentation rapide du nombre de projets soutenus

« L’AMP a réussi, dans un temps très court, à faire un saut quantitatif impressionnant et une adaptation patente aux nouveaux enjeux. » L’association LED Expertise a réalisé l’évaluation du programme AMP 2013-2015 et a ainsi souligné la qualité du dispositif de soutien aux micro-projets.

Les petites Associations de solidarité internationale (ASI) françaises disposent, aujourd’hui, d'un centre ressources national à la mesure de leur dynamisme et des spécificités propres des microprojets. L’amélioration qualitative des actions des ASI reposent sur les exigences, l’accompagnement et le renforcement de leurs compétences.

Les témoignages d’associations lauréates ont mis en avant la diversité des actions soutenues par l’AMP : Protection des coraux en Indonésie (association Coral Guardian), Centre de soins et de rééducation pour jeunes handicapés en Guinée (association Fitima), Lutte contre la malnutrition grâce à la farine Misola au Mali (association Teriya Amitié Mali).

De nouveaux projets dans le domaine des énergies renouvelables

Dans le cadre de la COP21, l’AMP a lancé avec trois entreprises partenaires (Finergreen, Solvéo, Vol-V) un appel à projets sur les énergies renouvelables. C’est l’association Village Samaane qui est venue exposer l’un des projets lauréats d’électrification solaire de moulins à mil au Sénégal.

Jean-Louis Bal, le Président du Syndicat des énergies renouvelables a insisté sur l’importance de soutenir de telles initiatives qui pourront être répliquées à plus grande échelle et ainsi contribuer à la protection de l’environnement. Le concepteur et pilote de l’avion Solar Impulse, Bertrand Piccard, est venu clore la matinée en soulignant que le territoire nouveau pour les explorateurs était la qualité de vie pour l’Humanité. « Ce qui fait changer le monde à court terme c’est l’intérêt personnel des décideurs politiques, industriels, financiers et économiques. Donnons-leur de quoi changer ! »

Des projets de soutiens aux populations les plus touchées

Dans un contexte d’insécurité grandissant dans certains pays du globe, l’AMP continue de soutenir les populations les plus touchées. Ainsi, le maintien de son aide dans les zones difficiles est grandement apprécié. L’AMP fait appel à des prestataires locaux, comme récemment au Niger, pour contrôler la bonne utilisation des fonds, évaluer la qualité des projets implémentés et se rendre compte des difficultés rencontrées dans ces zones d’accès restreint.

« Associations, fondations, collectivités locales : comment mieux travailler ensemble ? »

La journée a été marquée par l’organisation d’une table ronde sur le sujet : « Associations, fondations, collectivités locales : comment mieux travailler ensemble ? » Des pistes de réflexion se sont dégagées et méritent d’être creusées. Ont été évoqués :

  • la dématérialisation des demandes de financement et de la gestion du cycle de projets,
  • la co-instruction des dossiers,
  • les évaluations terrains communes,
  • les échanges réguliers d’informations sur les associations et les projets,
  • le renforcement des capacités des acteurs locaux,
  • la capitalisation sur des projets innovants réplicables à plus grande échelle,
  • la cartographie des projets financés par différents bailleurs de fonds,
  • le répertoire des sources de financements disponibles,
  • l’engagement des jeunes et valorisation des actions d’Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale…

Olivier Allard, Délégué Général de La Guilde et Emmanuel Mouriez, responsable du pôle société civile au ministère des Affaires étrangères et du Développement internationale (MAEDI) ont clôturé la journée en rappelant la pertinence et l’impact des microprojets dans l’aide au développement de par leur proximité avec les populations locales, leur durée de mise en œuvre relativement courte et leurs faibles moyens financiers.

Ce programme soutenu par l’AFD à hauteur de 3 millions d’euros sur trois ans.

 

► Plus d’infos sur l’agence des micro projets : www.agencemicroprojets.org

Retrouvez l'interview de Cécile Vilnet, coordinatrice de l’Agence des micro projets sur le blog ID4D :   « Les microprojets peuvent donner naissance à des programmes de plus grande envergure » 



L’AFD soutient 9 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de près de 8,7 M d’euros

16/12/2015
Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 15 décembre 2015. Ce sont 9 nouveaux projets d'OSC françaises qui seront soutenus pour un montant de 8,7 millions d'euros.

Etude : Le financement des ONG en Haïti suite au séisme

23/11/2015
L’étude, conjointe entre l’AFD et la Fondation de France, s’interroge sur les pratiques des bailleurs et des ONG dans des contextes post crise

Le 18 novembre dernier a eu lieu la restitution de l’étude L’AFD, la Fondation de France et le financement des ONG en Haïti suite au séisme. Cette étude conjointe menée par l’AFD et la Fondation de France visait à mieux comprendre les pratiques de ces deux bailleurs et les stratégies des ONG qu’elles ont financées suite au séisme. Au-delà du cas haïtien, elle permet d’interroger les mécaniques à l’œuvre et les enjeux liés à l’intervention des ONG en contexte de sortie de crise.


©Henri Rouille d'Orfeuil

Une mobilisation exceptionnelle

L’AFD et la Fondation de France se sont fortement mobilisés suite au tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. Avec 35 millions d’euros récoltés, la Fondation de France a réalisé une collecte exceptionnelle. L’AFD a quant à elle mobilisé 173 millions d’euros, dont 25,8 millions ont permis d’appuyer des projets d’ONG. Portant sur la période 2009-2014, l’étude apporte des éléments de réflexion et de réponse aux questions suivantes : Comment accompagner efficacement les ONG de développement dans la réponse à la crise ? Comment soutenir les ONG françaises et éviter les écueils d’une aide qui déstabilise la société civile locale et l’État ? Comment exploiter la complémentarité entre les bailleurs de fonds dans les contextes de crise et de sortie de crise?

Renforcer la réponse à la crise

Produite à des fins d’apprentissage l’étude a été co-pilotée côté AFD par la division Evaluation et Capitalisation et la division du Partenariat avec les ONG. Elle recommande notamment que les ONG de développement intègrent davantage la réponse aux crises dans leurs propres stratégies et que les ONG nationales, sorties affaiblies de cette période post séisme, soient davantage accompagnées en direct. Elle offre aussi plusieurs pistes pour améliorer la réponse de l’AFD en matière de coordination, de financement et de procédures ainsi que pour exploiter les complémentarités possibles avec la Fondation de France. Un travail de suivi des recommandations devrait permettre d’avancer concrètement dans ce sens.

Introduit par Philippe Orliange directeur de la stratégie, des partenariats et de la communication de l’AFD et Francis Charhon, directeur général de la Fondation de France, cet après-midi a permis aux auteurs de restituer les conclusions de l’étude à une centaine de personnes réunies en salle Jacques Alliot, parmi lesquelles des ONG françaises de développement et d’urgence, des ONG haïtiennes, des représentants de la Fondation de France, de l’AFD, du MAEDI, des consultants et des chercheurs. Elle a permis d’engager un débat riche et utile sur le rôle actuel et futur des deux institutions et des ONG qu’elles financent dans la réponse aux crises. La journée a été conclue par Gaël Giraud, chef économiste de l’AFD.


©Eric Thauvin

► Pour accéder à l’étude, cliquez ici



La formation au cœur de la transformation sociale

17/11/2015

Le 5 novembre dernier, l’AFD a reçu dans ses murs un colloque organisé par Frères des Hommes autour d’une capitalisation menée avec ses partenaires au Sud.

L’ONG Frères des Hommes qui fête ses 50 ans cette année a restitué le 5 novembre 2015 une étude sur le thème « La formation au cœur de la transformation sociale » menée avec quatre de ses partenaires du Sud. Partant du constat que si leurs méthodes de formation divergent, elles concourent toutes à une même ambition de transformation sociale, Frères des Hommes et ses partenaires se sont engagés dans un processus original de capitalisation croisée de leurs expériences.

L’étude a été menée de février 2013 à octobre 2014, avec la participation du Mouvement paysan papaye, un mouvement paysan haïtien, de la KORA-PRD, une ONG sénégalaise de renforcement du secteur artisanal, de FEDINA, une association indienne coordonnant un réseau d’action sociale et de CENCA, une association péruvienne de développement urbain.

Plusieurs intervenants se sont succédés durant cette journée, parmi lesquels Valérie Huguenin, responsable adjointe de la division des Partenariats avec les ONG, Laurent Decayroux, directeur du F3E, Claire Honoré, responsable de l’Ingénierie de formation de Frères des Hommes, Yves Altazin, directeur de l’ONG et l’ensemble des organisations partenaires.

Une première séquence a permis de revenir sur cette démarche exemplaire tant par la méthode utilisée que par la volonté de partage des résultats. Elle a contribué à renforcer la compétence de Frères des Hommes dans le domaine de l’ingénierie de formation et à enrichir ses relations avec ses partenaires. Plus globalement, elle participe au repositionnement de Frères des Hommes autour des questions de transformation sociale.

A l’issue de ce temps de restitution, tous les participants ont été invités à débattre sur trois des problématiques que l’analyse transversale a mises en exergue : La société civile, en matière de formation professionnelle, peut-elle se substituer à l’Etat ? Comment former des acteurs de changement tout en apportant une réponse aux besoins immédiats ? Les effets de la formation profitent-ils toujours au collectif ?



Prix Nobel de la Paix : la société civile tunisienne à l’honneur

01/11/2015

Au travers de son appui aux ONG et au processus de concertation multi-acteurs, l’AFD accompagne le renforcement de la société civile tunisienne et son dialogue avec les pouvoirs publics.

Un dialogue qui a permis de relancer le processus constitutionnel

Les membres du jury du Nobel ont attribué, le 9 octobre dernier, le Prix Nobel de la Paix à quatre organisations de la société civile tunisienne qui ont défendu avec force, à l’automne 2013, la transition démocratique, deux ans et demi après la révolution de 2011. 

Dans un contexte de tensions politiques, le « dialogue national » porté et facilité par les quatre organisations aujourd’hui récompensées (l’Union générale tunisienne du travail -  l’UGTT, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat - UTICA, la Ligue tunisienne des droits de l’homme - LTDH et l’Ordre national des avocats de Tunisie - ONAT), a permis de relancer le processus constitutionnel qui a abouti à l’adoption d’une constitution progressiste en janvier 2014 et à la tenue d’élections législatives et présidentielles à l’automne 2014.

Ce prix vient honorer, à juste titre, la société civile tunisienne toute entière, et particulièrement les efforts consentis par les responsables et militants des quatre organisations récompensées  en faveur du dialogue national, de la justice sociale et de la défense des droits humains. Il exprime également un message d’espoir pour les pays qui aspirent à la démocratie.

Comment l’AFD encourage le dialogue  entre société civile et pouvoirs publics


Réunion des membres du futur PCPA, en avril 2013, devant le siège de l’UGTT - DR


C’est notamment à travers le financement du Programme concerté multi-acteurs (PCPA Tunisie) démarré il y a 1 an, sous le pilotage de l’association Solidarité Laïque, qui entrera dans sa phase opérationnelle en janvier 2016. 

Réunissant aujourd’hui près de 55 associations françaises et tunisiennes, il a pour ambition de renforcer les capacités des associations tunisiennes et de promouvoir le dialogue et la concertation entre les institutions publiques et la société civile. Le comité de pilotage  a choisi de concentrer les actions sur l’éducation (formelle et informelle) et sur l’insertion économique et sociale des jeunes dans les  territoires  les plus marginalisés. Le programme est en dialogue continu avec les autorités tunisiennes et a déjà signé un protocole de partenariat avec le ministère tunisien de la formation professionnelle. 
Le programme entrera dans sa phase opérationnelle en janvier 2016.

L’AFD soutient également l’UTICA et l’UGTT, dans le cadre du Programme d’appui à la formation professionnelle (PAFIP), afin d’améliorer la place des partenaires sociaux dans ce dispositif crucial pour la jeunesse tunisienne.

Une centaine d’associations tunisiennes appuyées aujourd’hui

L’AFD, à travers son équipe du Partenariat avec les ONG, soutient depuis 2009, et de façon plus conséquente depuis 2011, l’émergence et le renforcement de la société civile tunisienne en contribuant au financement de projets et programmes portés par les ONG françaises avec leurs partenaires tunisiens. 

L’Agence soutient, à ce jour, douze projets d’ONG en cours de mise en œuvre, pour un montant de plus de 4 M€. Ce sont 11 ONG françaises et plus d’une centaine d’associations tunisiennes qui sont appuyées dans différents secteurs couvrant l’insertion économique des populations défavorisées, et en particulier des femmes et des jeunes, le micro-crédit, le développement et l’éducation inclusifs des personnes en situation de handicap, la protection des enfants sans soutien familial, le développement agricole, le renforcement des capacités des associations tunisiennes, la liberté syndicale, la lutte pour l’abolition de la peine de mort, le soutien à des initiatives de l’économie sociale et solidaire, les droits de l’homme et enfin la structuration de société civile via le programme concerté multi-acteurs (PCPA). 

L’UGTT, l’une des organisations récompensées en tant que membre actif du comité de pilotage, a, ainsi, été appuyée à travers un financement accordé à son partenaire français Force Ouvrière qui l’accompagne dans sa volonté de moderniser son organisation financière et informatique.

En savoir plus sur les Programmes concertés pluri acteurs (PCPA) 

Les Programmes concertés pluri acteurs (PCPA) visent à renforcer les sociétés civiles du Sud dans leur capacité à participer à la mise œuvre des politiques publiques. Fondés sur une stratégie concertée du développement, ces programmes collectifs rassemblent à la fois des acteurs institutionnels (pouvoirs publics français et du pays d’intervention) et non gouvernementaux (ONG, fondations, collectivités territoriales, universités ou syndicats). D’une durée moyenne de 3 ans renouvelables, ils peuvent être cofinancés par l’AFD à hauteur de 75% maximum du budget total du projet. L’agence accompagne aujourd’hui des PCPA en Tunisie, , en Algérie, en Guinée et au Congo.


Séance de travail du PCPA Tunisie entre les membres français et tunisiens - DR



 
   
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