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L'AFD et les ONG

À la une

Une jeunesse mobilisée et citoyenne : un enjeu partagé entre la France et le Maroc

16/07/2015

Un colloque de restitution sur 12 années de mobilisation franco-marocaine en faveur de la jeunesse s'est tenu fin juin.  Ce programme concerté pluri-acteurs (PCPA) qui a réuni 130 partenaires de la société civile et partenaires institutionnels marocains et français a été dès 2002 cofinancé par le Ministère des Affaires Etrangères français puis par l’AFD depuis 2009.

Evaluer les effets du PCPA Maroc

Ils ont pris la parole avec conviction, ces jeunes venus de Rabat ou du sud du Maroc, ainsi que  tous les autres qui livrent leur témoignage dans le film tourné à l’issue du programme . Et le bilan ne fait pas de doute : « Il y a eu un avant et un après le Programme Concerté Maroc. En 2002, la jeunesse marocaine était sans doute l’une des catégories sociales les plus marginalisées par les pouvoirs publics et la société marocaine. Elle souffrait d’une perte de confiance dans les institutions et développait un sentiment d’inutilité sociale», explique Lahcène Ajrari chargé du programme Jeunesse dans une organisation membre du Réseau marocain de jeunesse et de concertation (Remajec).

Nous sommes en 2002 quand le ministère des Affaires étrangères et Solidarité Laïque identifient qu’il est fondamental de favoriser la coopération et le partenariat entre les sociétés civiles françaises et marocaines en faveur de la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Dès 2005, émerge un axe d’action prioritaire : la jeunesse. « C’est donc un projet politique qui se met en place et qui doit conduire à un véritable changement social », explique Philippe Jahshan, Délégué aux actions de coopération internationale chez Solidarité Laïque. 12 ans après, les résultats et les effets sont encourageants.
 

Un apprentissage continu du dialogue et de la concertation

Les étapes qui suivent le lancement du Programme exigent patience et rigueur pour bâtir une gouvernance démocratique où  les acteurs définissent ensemble une stratégie d’intervention.  Rejoints par de nouvelles organisations,  ils se mobilisent en parallèle pour impliquer dans la démarche les pouvoirs publics afin de  transformer concrètement les conditions de participation de la jeunesse aux processus démocratiques et de décentralisation en cours au Maroc. Au total, ce seront près de 150 organismes publics et collectivités territoriales qui participeront à la dynamique du programme jusqu’à sa clôture en 2014.

Le Remajec, un réseau pour poursuivre la dynamique en faveur de la jeunesse.

A partir de 2010, la question de la pérennisation de la dynamique portée par le PCPA se pose et  le choix est fait d’accompagner la création et l’autonomisation d’un réseau marocain réunissant les acteurs de la société civile œuvrant en faveur de la jeunesse. C’est ainsi que naît en 2011 le Remajec, Réseau marocain de jeunesse et de concertation, dont l’ambition est de devenir, progressivement, un acteur majeur des débats et réflexions sur les questions de jeunesse et un interlocuteur reconnu des pouvoirs publics.
A la même période se développent les conseils de jeunes, d’abord informels, sur l’ensemble du territoire. Ces conseils prennent part aux débats publics et lancent des plans d’action soutenus financièrement par le programme. Grâce aux échanges de pratique, aux visites de terrain, aux formations, des milliers de jeunes rejoignent la dynamique, prennent de l’assurance et, mesurent chaque année, en dépit des résistances des anciens, leur capacité d’influence. « On sentait qu’enfin quelque chose était réellement possible, témoigne Rachid, membre du Remajec. Les participants retrouvaient espoir, voyaient un autre avenir se dessiner pour eux et les générations suivantes. »
 

Aujourd’hui, le Remajec est devenu un puissant réseau marocain d’organisations de jeunesse avec 64 membres.  Il accompagne les 47 conseils de jeunes crées sur tout le territoire (plus de 800 jeunes membres) et mène un plaidoyer pour leur reconnaissance institutionnelle. Il participe aux débats nationaux, notamment celui qui  a conduit en 2011 à l’adoption d’une nouvelle constitution. Pour des milliers de jeunes, ce collectif ouvre des perspectives porteuses d’avenir basées sur l’engagement et la mobilisation citoyenne.


Télécharger la synthèse de l’étude finale sur les changements opérés grâce au PCM
 



Appel à projets : Réfugiés syriens et communautés d’accueil

03/07/2015

L’AFD lance un appel à projets ciblant les ONG portant sur l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables (réfugiés syriens et communautés d’accueil) et le renforcement des organisations locales et institutions.

Télécharger le document d’appel à projets



Nouveaux taux de cofinancement pour les projets d’intérêt général

30/06/2015

A compter de 2016 (c'est-à-dire pour tout projet instruit en 2016), les seuils de financement relatifs aux projets d’intérêt général (éducation au développement et structuration du milieu associatif) seront modifiés et le seuil de financement de l’AFD revalorisé :

  • 60 % maximum : part maximale du cofinancement de l’AFD seule, n'incluant pas les autres ministères
  • 25 % maximum : valorisations publiques ou privées (sans contrainte de répartition)
  • 15% minimum : autres fonds d'origine privée ou publique française et internationale (Collectivités territoriales françaises ou locales (dans le pays d'intervention), agences, établissements publics hors tutelle de l'Etat, apports pouvoirs publics dans le pays d'intervention, organismes internationaux) dont 10% minimum de fonds d'origine privée pour les OSC ne mobilisant pas 15% de ressources d'origine privée dans leurs budgets annuels (moyenne sur les trois dernières années).


L’AFD soutient 14 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de près de 12 millions d’euros

23/06/2015

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 16 juin 2015. Ce sont 14 nouveauc projets d'OSC françaises qui seront soutenus pour un montant de près de 12 millions d'euros.

L’AFD et les ONG françaises, ensemble dans lutte contre le changement climatique

19/06/2015

ONG, ministères et AFD se sont réunis le 27 mai dernier pour faire un bilan de la collaboration dans la lutte contre le changement climatique. Une opportunité pour améliorer les synergies. (Photo Agrisud International).

Renforcer les synergies entre l’AFD et les ONG en matière de lutte contre le changement climatique

Outre les ONG, les participants à cette rencontre étaient le ministère des Affaires étrangères et du Développement international (pôle Société civile et sous-direction Environnement-climat), le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de l’Énergie (Direction des affaires européennes et internationales) et le ministère des Finances (direction générale du Trésor). Pour l’AFD sont intervenues les divisions : Partenariat avec les ONG, Changement climatique, Agriculture/développement rural/biodiversité, Eau et assainissement, Communication, ainsi que le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).

Les objectifs de la rencontre étaient triples :

  • Echanger des informations entre acteurs sur les stratégies et les actions en matière de lutte contre le changement climatique.
  • Faire un bilan de la collaboration entre les ministères - MAEDI (pôle Société civile et sous-direction Environnement-climat), MEDDE (Direction des affaires européennes et internationales) et ministère des Finances (direction générale du Trésor) - , l’AFD (divisions : SPC/DPO, CLI, ARB, EAA, Communication, ainsi que le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM)) et les ONG actives dans le domaine du climat.
  • Identifier les problématiques majeures, les perspectives et pistes d’actions pour améliorer les synergies entre acteurs et favoriser l’intégration de la thématique « climat » dans les projets de développement.

La discussion a été organisée en trois temps : en premier lieu, les représentants des ONG ont exposé leur bilan, à partir d’expériences de terrain ; puis, chaque division concernée de l’AFD a fait une rapide présentation de ses stratégies et de ses analyses concernant la collaboration avec les ONG ; enfin, un temps de discussion collective et de débat a permis de faire émerger les sujets de préoccupation des différents acteurs et de tracer des pistes pour les collaborations futures.


Crédits : Agrisud International en Haïti

Les ONG, des acteurs innovants et mobilisés sur le plaidoyer

Un consensus a émergé sur le fait que les ONG sont des acteurs majeurs pour la promotion de projets à co-bénéfice climat, aussi bien en adaptation (meilleures pratiques agricoles, prévention des risques, habitat résilient, sensibilisation des communautés…) que pour l’atténuation (énergie propre, reforestation, gestion de la biodiversité…). Le rôle des ONG est particulièrement reconnu dans la diffusion d’innovations technologiques. Enfin, les ONG sont bien sûr des acteurs majeurs du plaidoyer, au niveau français et européen mais aussi dans les pays d’intervention, où elles peuvent développer un argumentaire auprès des Etats vulnérables pour une meilleure intégration du changement climatique dans l’agenda politique. A ce titre, les ONG françaises interviennent en appui aux acteurs locaux, afin de renforcer des capacités souvent insuffisantes.

Des enjeux multiples en perspective

Les principaux sujets de discussion ont concerné : les modalités de montage et de conduite des projets à co-bénéfice climat, et les évolutions que suppose la prise en compte des critères liés au changement climatique (phasage, durée des projets, études et diagnostics supplémentaires…) ; le passage à l’échelle, la diffusion de nouvelles technologies/pratiques au niveau des territoires et la nécessaire articulation avec les politiques de développement territorial ; les stratégies de mutualisation des savoirs et des moyens, pouvant accroître l’impact des actions sur le terrain ; les outils de mesure des impacts en matière de changement climatique.

En matière de financement, en réponse aux contraintes identifiées, plusieurs pistes ont été discutées comme le renforcement du lien avec le secteur privé, la réflexion sur de nouveaux modèles économiques davantage basés sur les filières, la présentation de projets en consortium pour atteindre une masse critique, l’appui des acteurs publics français pour faciliter l’accès aux fonds multilatéraux. Toutes nécessitent de continuer à être explorées collectivement.



Améliorer l'accès à l’éducation des enfants en situation de handicap au Maghreb

27/05/2015

Au Maghreb, Handicap International et ses partenaires se proposent de développer des actions concrètes permettant d’améliorer les conditions de scolarisation d'enfants handicapés, et notamment les filles, pour leur permettre de jouir pleinement de leurs droits de citoyens et de jouer un rôle valorisant au sein de la société.

 

 

L’éducation : un droit et un moyen de lutter contre l’exclusion des enfants en situation de handicap

Tous les enfants ont droit à l’éducation qui est la voie d’accès à une participation pleine et entière à la société. Néanmoins, l’éducation revêt une importance particulière pour les enfants en situation de handicap, qui souffrent souvent d’exclusion du fait de leur exposition accrue au risque de pauvreté. Or il s’avère que s’ils reçoivent les mêmes possibilités d’accès à l’école, les enfants en situation de handicap peuvent mener une vie enrichissante et contribuer eux aussi à la vitalité sociale, culturelle et économique de leur communauté. 


Privilégier des actions concrètes au niveau local dans six territoires

Le projet de promotion de l’accès des enfants en situation de handicap aux services d’éducation propose d’intervenir en priorité à l’échelon local. Les actions sont mises en œuvre sur deux territoires par pays (régions de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et de Souss-Massa Drâa au Maroc, wilayas de Sétif et Tizi Ouzou en Algérie et gouvernorats de Bizerte et de Kebili en Tunisie), en partenariat avec des organisations de personnes handicapées et les autorités publiques locales, sur une période de 36 mois à partir du 1er janvier 2015.
 

Développer des pratiques qui permettent de donner à tous les mêmes chances à l’école

Pierre angulaire de la première année du projet, l’audit de la qualité des services d’éducation qui sera mené dans les trois pays d’intervention  va permettre de mesurer précisément  le niveau et les barrières d’accès aux services d’éducation pour les enfants, tout comme la qualité de la prise en charge de leurs besoins éducatifs. Il précédera le déploiement des activités de renforcement des professionnels et permettra un ciblage adapté des interventions auprès des différents groupes ciblés par le projet. Des enseignants et des conseillers d’orientation seront formés aux pratiques inclusives et à l’accompagnement social personnalisé, afin d’offrir aux enfants en situation de handicap un environnement éducatif adapté à leurs besoins, et des possibilités de scolarisation durable.


Les organisations de personnes handicapées actrices de la concertation et du plaidoyer 

Sur chaque territoire, ces actions de renforcement de la qualité et de l’accès aux services seront complétées par l’appui aux dynamiques de développement local inclusif qui reposent sur la participation des personnes en situation de handicap à l’échelle locale et l’amélioration de leur accès aux services de base.  Ces dynamiques reposent sur le principe de la concertation et la mobilisation de l’ensemble des  acteurs impliqués dans la chaîne de services (autorités publiques, prestataires de services, associations d’usagers). Cette mobilisation sera assurée par les organisations de personnes handicapées, dont les membres seront formés aux principes de l’inclusion, de la concertation locale et du plaidoyer. Au niveau régional, des actions de sensibilisation, de capitalisation et d’échanges permettront d’identifier, de partager et de promouvoir les bonnes pratiques pour l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap entre les acteurs impliqués dans le projet  dans les 3 pays et bien au-delà.

 

Crédit photo : ©Antoine Vincens de Tapol 2012, Association Horizon des Handicapés de Ouarzazate (région Souss Massa Drâa au Maroc).



 
   
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