L'AFD développe depuis plusieurs années de nombreux partenariats au niveau international. Parmi ces partenaires de premier rang, la Commission européenne occupe une place importante. Dans cet esprit, l'AFD dispose d'une agence de représentation auprès des institutions européennes à Bruxelles en lien avec un service dédié au à la coopération européenne.

Une  impulsion majeure a été donnée ces dernières année à l'intensification de nos relations avec la Commission européenne, d'autres agences bilatérales européennes et la Banque européenne d'investissements (BEI), en veillant à bien inscrire l’AFD au sein du dispositif français chargé des relations européennes en matière d’APD. 

Les objectifs de notre stratégie européenne s'articulent autour de deux axes :

  • Instituer une relation de coopération durable et de collaboration opérationnelle entre l’AFD et les institutions européennes (Commission, Parlement, BEI) 
  • Contribuer à la construction d’un réseau opérationnel des acteurs de l’aide européenne avec la Commission et les autres bilatéraux.

À la une

Potentiel solaire du Burkina Faso et cofinancement des bailleurs européens : une combinaison gagnante

23/04/2013

L'AFD, la Banque Européenne d'Investissement et l'Union européenne cofinancent la construction de la première grande centrale solaire du Burkina Faso, sur le site de Zagtouli près de Ouagadougou, pour un montant total de 63 millions d'euros.

Un exemple de bonne coopération

Le commissaire européen en charge du développement, Andris Piebalgs, et le ministre burkinabé des mines, des carrières et de l’énergie, Lamoussa Salif Kabore, ont procédé à la signature d’une convention de financement, d’un montant de 25 millions d’euros, pour la construction de la première grande centrale solaire du Burkina Faso. L’AFD et la BEI, en cofinancement sur le projet à hauteur de 38 millions d’euros, ont été invitées à participer à l’événement.

Le Burkina Faso a un fort potentiel d’énergie solaire : 5,5 kilowattheures au mètre carré. Sa société nationale d’électricité, aujourd’hui contrainte de rationner ce qu’elle produit, souhaite développer le secteur des énergies renouvelable. Le commissaire Andris Piebalgs a décrit ce projet comme un exemple de bonne coopération entre l'UE et le Burkina Faso dans le domaine de l'énergie et souligné les avantages du cofinancement avec les institutions financières européennes. La contribution de l’UE, financée sur le 10ème Fed, correspond à 4% du programme indicatif national du Burkina Faso ; elle servira entre autres à couvrir les composantes d'ingénierie conseil, de renforcement de capacités, de dissémination et de sensibilisation.
 

Le Burkina Faso, pays pionnier 

Le Burkina Faso, retenu comme pays pionnier au titre de l’initiative SE4all (Énergie durable pour tous), attend un soutien durable de l’Union européenne dans le secteur de l'énergie. Ce projet constitue par ailleurs un bon exemple de ce que peut signifier la visibilité européenne en matière de financement du développement.



Parution de l'ouvrage La France, l’Europe et l’aide au développement

28/03/2013

Le colloque du 8 décembre 2011 sur La France, l’Europe et l’aide au développement, des traités de Rome à nos jours, tenu à l’initiative de l’AFD et de l’IGPDE, a célébré les 70 ans de l’AFD, héritière de la Caisse centrale de la France libre créée à Londres par le général de Gaulle, le 2 décembre 1941. 

Ce colloque présente sous la forme d’un dialogue entre des universitaires et des grands acteurs de terrain (Philippe de Fontaine Vive, Dieter Frisch, Omar Kabbaj, Bernard Petit, Dov Zerah, Tertius Zongo) un état des lieux de la coopération pour le développement de trois acteurs clefs : l’AFD et les gouvernements français, la Commission européenne et les États bénéficiaires de l’aide.

L’aide publique française au développement tient, depuis 1945, à des raisons humanistes et morales, politiques évidemment et de défense des intérêts économiques français. Elle entre dans le dispositif de l’influence française dans les relations internationales.

 


Dov Zerah s'exprimant durant le Colloque "La France, l'Europe et l'aide au développement des traités de Rome à nos jours, au ministère de l'Economie, le 8 décembre 2011

 

Quel sens donner désormais à l’aide française au développement alors qu’un nouvel acteur, la Commission européenne, intervient dans ce champ depuis 1958 ? Quelle politique les États membres de l’Union européenne et la Commission proposent-ils pour le développement ? Comment la France investit-elle la dimension européenne de l’aide ? L’aide a-t-elle encore un sens dans un espace économique libéralisé où l’initiative privée est prééminente ? Les réponses données manifestent que les sociétés européennes conçoivent les relations internationales autrement qu’en s’appuyant sur les rapports de force économiques ou de froide indifférence.



Signature de la "Mutual Reliance Initiative"

29/01/2013

A Bruxelles, le 21 janvier, a été lancée la phase opérationnelle de l’initiative de reconnaissance mutuelle de procédures (Mutual Reliance Initiative, MRI) entre l’AFD, la KfW et la BEI, en présence de représentants de la Commission européenne, du Parlement européen, d’autres bailleurs de fonds européens, de représentants de projets MRI du Sud et de la société civile.

Fortes de leur expérience commune au sein du réseau des institutions financières européennes et d’une volonté partagée de renforcer, conjointement, leur efficacité, l’AFD, la KfW et la BEI ont initié, dès 2005, un processus de rapprochement, notamment en Afrique et en région méditerranéenne. Dans la continuité de cette coopération entre partenaires européens du développement, et dans l’esprit d’une plus grande efficacité de l’aide, les trois institutions ont lancé, début 2010, l’initiative de reconnaissance mutuelle de procédures (MRI).

La MRI vise, pour un projet cofinancé, à déléguer les tâches de préparation, d’instruction et de suivi à l’un des cofinanciers, désigné « chef de file ». Le chef de file applique ses propres procédures, pratiques et normes, tant que celles-ci correspondent aux exigences minima et aux normes des autres institutions participant au cofinancement.



La démographie africaine au sommet annuel "Afrique" de Friends of Europe

29/11/2012

L’AFD était présente au Sommet Afrique, évènement annuel organisé par son partenaire Friends of Europe. Alain Henry, Directeur du département de la Recherche est intervenu dans un panel sur le « dividende démographique » aux côtés des Directeurs du Centre de développement de l’OCDE, de l’Institut de la Banque Africaine de développement et du « Berlin Institute of World Population and Global Development ».

Les intervenants sont convenus que l’emploi doit être au cœur des politiques d’aide, notamment dans les zones rurales où les taux de natalité restent très élevés. Les politiques démographiques font encore défaut dans la plupart des pays et le développement des services de base doit être renforcé (les fondements de l’éducation doivent en particulier être assurés). Cela pose la question de l’inefficacité persistante des services de base et de l’absence de gouvernance de gestion qui sclérosent ces secteurs et leurs administrations.

 

 
Alain Henry s'exprimant devant l'audience, © Friends of Europe



Les débats bruxellois : 2ème "Breakfast on Development"

19/10/2012

"Est ce que les pays émergents ont besoin d'aide?", voilà la question que l'AFD et la KfW ont posé à leurs partenaires lors de ce second Breakfast on Development. L'objectif - intitier des débats sur les grands enjeux actuels en matière d'aide - a été atteint et semble être apprécié par les partenaires qui répondent présents à ces intiatives - Parlement européen, Commission européenne, Service européen d'action extérieure, société civile.

La deuxième édition de l’événement Breakfast on Development a été organisée le 11 octobre à Bruxelles, par le bureau de l’AFD à Bruxelles et la KfW. Environ 40 personnes se sont réunies lors de ce petit-déjeuner, où un échange s'est tenu autour du thème : « Les pays émergents ont-ils besoin d’aide ? ». Le professeur Patrick Guillaumont, président de la FERDI, était le principal intervenant. Philippe Orliange (ALC), son homologue de la KfW Rüdiger Hartmann et Jolita Butkeviciene, directrice du département Amérique latine et Caraïbes de la Commission européenne, ont participé à la discussion. Parmi les sujets abordés : les critères d’allocation de l’aide, l’adéquation des instruments financiers dans les pays émergents, ou encore les effets de levier des outils de financement des agences de développement.  



L'AFD participe aux 7ème Journées européennes du développement

16/10/2012

Les 7ème Journées européennes du développement se tiennent à Bruxelles les 16 et 17 octobre avec pour thème principal la croissance inclusive et durable. Organisées par la Commission, ces journées constituent le rendez-vous européen le plus important sur les questions de développement.

 

L'AFD est fortement mobilisée et co-organise un panel avec ses partenaires européennes : BusinessEurope, le Centre européen de gestion des politiques de développement, la Banque européenne d'Investissement et la KfW (Agence allemande de développement).

 

Ce panel, intitulé “How can we maximise inclusive growth and development: The Pros and Cons of Private Sector Engagement and Blending Instruments”, est consacré à la promotion du secteur privé et aux approches innovantes du financement, approches dont font partie les mécanismes de mixages prêts/dons (blending). Il est possible de suivre ce panel en direct depuis Twitter grâce au mot-clé #PSDblending, sélectionné pour l'occasion. Il est également possible de suivre en direct et en vidéo depuis Facebook ici.

 



 
 
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