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Conclusions et Perspectives du colloque
Les discours de clôture du colloque par Jean-Michel Severino, Directeur Général de l’AFD et Henri de Reboul, Délégué Général d’IMS-Entreprendre pour la Cité, ont permis de mettre en lumière les perspectives d’avenir des innovations des entreprises en faveur du Développement.
Entreprises et Développement, une relation à renforcer
Deux champs d’avenir porteurs dans ce domaine ont été évoqués en particulier :
- Vers une meilleure capitalisation des expériences pour mieux amplifier le mouvement
Le besoin crucial d’échanges sur ces thématiques entre les entreprises et les acteurs traditionnels du Développement a été souligné. Jean-Michel Severino a insisté sur l’importance de la formalisation, de la valorisation et de la généralisation des connaissances des bonnes pratiques dans ce domaine. Henri de Reboul a rappelé que c’est là l’un des rôles clés d’IMS-Entreprendre pour la Cité, qui vise à amplifier ce mouvement, en stimulant et accompagnant les entreprises sur ces sujets, à travers de la pédagogie (à l’image de l’ouvrage de vulgarisation sur le BoP publié aux éditions Autrement ) et des programmes de recherche-action dédiés (programme expérimental inter-entreprises lancé en 2009 sur la contribution au Développement). L’AFD, par le dialogue qu’elle développe avec le secteur privé, l’expertise qu’elle mobilise en matière de développement et les différents instruments financiers qu’elle propose représente également un catalyseur majeur de ce mouvement.
- De nouveaux leviers de financement
Mais la capitalisation d’expérience et les bonnes volontés ne suffisent pas pour développer à plus grande échelle les innovations des entreprises : "pour que les choses changent, il faut des outils de financement conçus spécifiquement pour ces démarches, notamment pour les PME qui manquent de moyens pour investir dans l’innovation", a noté Henri de Reboul. Selon lui, les institutions financières peuvent fortement concourir à cela, en développant des fonds d’investissement socialement responsable orientés vers les pays en développement, la micro-finance et les nouvelles formes de social business. Jean-Michel Severino a également rappelé les enjeux de cette évolution : "l’aide publique au développement représente à la fois beaucoup d’argent et des montants insuffisants par rapport aux besoins de notre planète. Il est évident que les besoins de croissance et de services sociaux des pays en développement sont infiniment plus larges que ces montants. C’est donc bien en travaillant sur les montages financiers permettant aux investisseurs de prendre des risques, de s’engager dans des activités conciliant pérennité financière et contribution au développement que nous pourrons dépasser les contraintes des budgets publics et nous projeter dans un monde dont les limites ont été repoussées fortement".
L'analyse par IMS-Entreprendre pour la Cité
Analyse issue des ateliers et des témoignages d’acteurs du colloque
Les débats des ateliers du 9 décembre, nourris par les retours d’expérience du 10 décembre, ont permis de dresser d’importants constats concernant les facteurs clés de réussite des démarches des entreprises en faveur du Développement.
Cohérence avec le métier, gestion partenariale des projets, contextualisation des démarches, politiques de diversité, vision long-terme, démarche d’apprentissage, évaluation des impacts sociaux… les conditions de succès des innovations du secteur privé pour le développement de pays du Sud sont nombreuses et complexes à cerner.
Pour capitaliser sur les échanges très riches du colloque sur ces sujets, IMS-Entreprendre pour la Cité a souhaité dégager dans cette note les principaux enseignements que l’on peut en tirer.
