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L'AFD finance la mise en place de plusieurs centrales biogaz à travers sa ligne de crédit à une banque publique indonésienne
En janvier 2012, l’AFD a contribué à hauteur de 16 millions de dollars au financement de l’installation de centrales biogaz sur 8 sites de production d’amidon de manioc. L’entreprise exploitante a mis en place un système de cogénération d’une puissance installée de 23.6MW à partir des eaux usées contenues dans les bassins acides annexés aux sites de production.
Cette énergie renouvelable, entièrement utilisée par le système de production de l’entreprise, permet une réduction de 534 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Ce projet, d’un coût total de 41.3 millions de dollars, génère chaque année des économies d’achat d’énergie de 5.3 millions de dollars ainsi que des ventes de crédits carbone (CDM) pour 2.7 millions de dollars.
Le projet bénéficie de la ligne de crédit de 100 millions de dollars (non bonifiée) accordée à une banque publique indonésienne en 2010. Cette ligne de crédit soutient des investissements de maîtrise de l’énergie : efficacité énergétique, énergies renouvelables, ainsi que l’usage du gaz en substitution au fioul et au charbon et s’adresse à des sociétés publiques ou privées.
Cette ligne de crédit contribue à l’émergence de projets sobres en carbone, enjeu essentiel à la réalisation des objectifs ambitieux de l’Indonésie en termes de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (pour mémoire, le gouvernement s’est engagé à une réduction de 26 à 41% des émissions d’ici 2020).
Renforcer l’offre de services de santé à la population de Guyane
Afin de renforcer la cohésion sociale et d’améliorer l’accès aux soins dans ce département qui connaît une couverture sanitaire particulièrement faible, l’AFD encourage les initiatives dans le secteur de la santé et des services à la personne, où le secteur privé joue un rôle privilégié et complémentaire à l’offre de services publics.
Du fait de sa superficie (83 534 km², soit la taille du Portugal), de sa forte croissance démographique (+3,9 % par an), et du manque d’attractivité de certaines parties du territoire, la Guyane fait face à un besoin important en personnel de santé, et connaît un taux d’équipement insuffisant notamment pour les personnes à mobilité réduite.
Afin de répondre aux besoins croissants du territoire, l’AFD encourage les investissements dans le secteur de la santé, depuis l’accompagnement des établissements publics dans leurs investissements (infrastructures et équipements) jusqu’au soutien financier apporté aux entrepreneurs pour leurs projets de services à la personne.
Les garanties du Fonds DOM proposées par l'AFD permettent ainsi aux entrepreneurs d’accéder plus facilement aux crédits bancaires pour financer leurs investissements et développer leurs services au bénéfice des Guyanais. Depuis sa création en 1999, le Fonds DOM Guyane a accompagné la réalisation de 610 opérations (création, développement, transmission) d’entreprises guyanaises, tous secteurs confondus.
Quelques exemples concrets
Appuyer une entreprise de services d’hospitalisation à domicile pour consolider et développer son activité
La Guyane est en tête des régions françaises faisant le plus appel à l’hospitalisation à domicile. L’AFD contribue au financement de travaux et d’acquisition d’équipements qui permettront à cette entreprise d’assurer une prestation de services de qualité et de participer ainsi à l’amélioration de la couverture des besoins de santé dans le département.
Voir la fiche projet
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Accompagner la transmission d’une pharmacie pour assurer la continuité de l’offre de services dans les communes isolées
L’accompagnement de l’AFD participe à la continuité et au développement de l’activité de la seule pharmacie présente sur la commune d’Apatou située sur le fleuve Maroni. La réalisation de ce projet favorise l’amélioration du bien être social des populations locales et participe positivement au désenclavement des communes isolées en Guyane.
Voir la fiche projet.
Soutenir le développement d’une entreprise de transport de personnes à mobilité réduite pour répondre à une demande croissante de services
L’AFD appuie les investissements d’une PME de transport de personnes à mobilité réduite pour l’acquisition de nouveaux véhicules. Ce projet doit permettre à l’entreprise de répondre à une demande croissante et aux appels d’offre des collectivités publiques. Il facilite notamment la scolarité de tous les enfants quels que soient leurs handicaps et réduit l’isolement et les difficultés quotidiennes des personnes dépendantes.
Voir la fiche projet.
Conférence Entreprises et Développement et présentation de l’étude sur la contribution des entreprises aux OMD
Depuis 2007, l’AFD cherche à promouvoir les différentes composantes de la RSE tant dans son fonctionnement interne que dans son champ d’action opérationnel et auprès de sa sphère d’influence.
L’AFD a lancé en particulier depuis 2008 une réflexion sur le rôle des entreprises en faveur du développement des sociétés et économies du Sud. Le colloque « Entreprendre pour le Développement » organisé en décembre 2008 sous la Présidence française de l’Union européenne, et en partenariat avec IMS-Entreprendre pour la Cité, a constitué une étape importante de cette réflexion.
Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères et européennes, qui a créé une fonction d’ambassadeur chargé de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) en 2008, promeut, dans les négociations internationales, l’idée que la RSE peut contribuer à une mondialisation plus humaine assurant une répartition plus juste des richesses. Tous deux ont lancé dans cet esprit, en 2010/2011, des analyses sur la contribution possible des entreprises à l’accès des plus pauvres aux services essentiels, en particulier ceux identifiés comme Objectifs du Millénaire pour le Développement.
L’AFD et le MAEE souhaitent poursuivre et renforcer le dialogue avec les entreprises et les différents acteurs concernés de la société civile autour de cette thématique. Les 25 et 26 octobre 2011, l’AFD a ainsi organisé deux conférences « Entreprises et Développement » à l’occasion de la réunion des pays donateurs du Global Compact.
Cet événement s'est déroulé en partenariat avec la Direction Générale de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats du ministère des Affaires étrangères et éuropéennes, et en présence de l’ambassadeur à la responsabilité sociale des entreprises et à la bioéthique, Michel Doucin.
La première journée a été dédiée à la contribution des entreprises à la réalisation des OMD et a réuni de nombreuses entreprises françaises (groupe Bel, Veolia Environnement, Orange, GDF-Suez, Schneider Electric, Nutriset), membres du Global Compact France et du réseau sociétal IMS-Entreprendre pour la cité. Celles-ci, déjà engagées dans des stratégies d’accessibilité de leurs produits et services aux plus pauvres, ont échangé sur la base d’une étude (
téléchargeable ici
) réalisée par le cabinet d'étude l'Observatoire du Bop (Base Of Pyramide) au sujet des multinationales dans quatre secteurs d’activité.
La journée du 26 octobre a été davantage consacrée à la relation ONG/Entreprises/acteurs publics avec une présentation de l’interface web mise en place par Coordination Sud et de plusieurs partenariats dans ce domaine (EDF/Electriciens Sans Frontières; Schneider Electric/Aide et Action; Total/Iram; Club Méditerranée/Agrisud).
Les technologies de l'information au service des populations les plus pauvres
Une nouvelle étude montre comment les technologies de l’information et de la communication (TIC) favorisent concrètement l’accès durable des populations de la base de la pyramide (BoP) à l’éducation, la santé, les services agricoles ou les services financiers.
Une étude publiée aujourd’hui et conduite par Hystra et Ashoka, avec le soutien de l’AFD, Proparco, Ericsson, France Télécom-Orange, ICCO et TNO, apporte un nouvel éclairage sur les business models efficaces et durables ayant un impact socio-économique positif pour les plus pauvres.
280 initiatives étudiées en Asie, en Amérique latine et en Afrique
L’étude s’est attachée à tirer les enseignements des approches existantes, en analysant plus de 280 initiatives mises en place par divers acteurs (entreprises, organisations de la société civile, entrepreneurs sociaux…) en Asie, en Amérique latine et en Afrique.
Les projets étudiés recourent aux TIC pour offrir des services aux plus pauvres dans 4 domaines principaux : éducation, santé, agriculture et développement rural, et services financiers. Hystra, le cabinet de conseil spécialiste des stratégies hybrides (sociales et économiques) chargé de piloter l’étude, et son partenaire Ashoka, une association à but non lucratif qui a soutenu depuis 1981 plus de 3 000 entrepreneurs sociaux dans le monde, ont évalué les projets.
L’analyse s’est basée sur 3 critères :
• la capacité de ces projets à résoudre les problèmes auxquels ils s’attaquent,
• leur viabilité financière
• leur capacité à passer à grande échelle, à être répliqué dans d’autres géographies en dépassant le stade de l’expérimentation.
Les quinze business models les plus novateurs, dont l’échelle et les résultats sur le terrain montrent que les TIC peuvent être un levier pour améliorer durablement le niveau de vie des populations les plus pauvres, ont fait l’objet d’études de cas approfondies dans le rapport pour étayer les principales conclusions.
Les principales conclusions
La pérennité économique des projets varie d’un secteur à l’autre, les domaines des services financiers et du développement rural affichant la plus grande solidité financière
- Les projets les plus innovants offrant des « services financiers » sont les plus matures en termes de pérennité et de mécanisme de marché, et parviennent à servir chacun plus de dix millions de personnes qui n’avaient jusqu’alors pas accès aux services bancaires
- Dans le domaine de l’agriculture et du développement rural, les projets matures et viables utilisant les TIC sont nombreux, et peuvent avoir un réel impact socio-économique, augmentant les revenus des agriculteurs tout en permettant un gain d’efficacité de la chaîne d’approvisionnement agricole, bénéfique pour toutes les parties prenantes de l’écosystème agricole.
- Le domaine de la santé est extrêmement dynamique parmi les secteurs où les TIC sont utilisées pour le développement, mais la plupart des projets sont subventionnés et leur viabilité financière à long terme n’est pas assurée, à l’exception de quelques niches telles que la téléconsultation ou l’authentification des médicaments par SMS.
- Dans le domaine de l’éducation, les projets fondés sur les mécanismes du marché à destination des populations les plus défavorisées sont peu nombreux, alors qu’une demande dans ce domaine émerge.
De nouveaux business models faisant appel à des agents locaux ou au « crowdsourcing » répondent efficacement aux besoins des populations de la base de la pyramide
Faire appel à des « agents locaux », membres des communautés locales ayant des connaissances en informatique qui assurent l’interface entre les technologies et les utilisateurs finaux, facilite l’accès des populations peu formées à l’usage des TIC technologies aux services basés sur ces technologies. Ce business model permet en outre d’éviter le recours à des campagnes de communication massives et onéreuses pour faire connaître le service : la publicité est relayée par chacun des intermédiaires dans leur zone d’activité.
Le « crowdsourcing » s’appuie sur les technologies de l’information pour permettre au plus grand nombre – toute personne ayant accès à la technologie – de fournir un service à distance par téléphone ou Internet, offrant ainsi aux populations rurales même isolées la possibilité de contribuer au développement économique.
Une approche entrepreneuriale est primordiale pour lancer des services innovants tandis que la collaboration transversale entre acteurs et entre secteurs est déterminante pour mettre en place les écosystèmes locaux indispensables pour réussir les déploiements à grande échelle.
Les projets qui réussissent sont construits à partir de la capacité et de la volonté de payer de leurs clients, puis testés localement sur le terrain au cours de tâtonnements successifs. Ces projets se heurtent néanmoins à plusieurs difficultés. Il leur faut s’appuyer sur des ressources humaines alliant un savoir-faire technique et sectoriel à une connaissance des habitudes et de la demande au niveau le plus local. Ils doivent également trouver des investissements et des partenaires de long terme pour supporter la phase longue – et nécessaire - de tâtonnements initial.
La coopération transversale entre secteurs et entre acteurs (gouvernements, agences d’aide au développement, entrepreneurs sociaux, grandes entreprises, institutions financières, organisations de la société civile et organismes de recherche) est cruciale pour créer l’écosystème qui permettra de surmonter ces difficultés. Le niveau d’engagement de chaque type d’acteur sera déterminant pour que les services fondés sur les TIC améliorent les conditions de vie et les revenus des milliards de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. L’étude propose en ce sens des recommandations aux différentes parties prenantes, les incitant à collaborer et à s’engager afin que la contribution des TIC au développement socio-économique durable des populations pauvres devienne une réalité.
Le texte intégral du rapport a été présenté simultanément à Paris et à La Haye le 14 septembre.
Mauritanie : programme d’appui aux petites entreprises.
L'AFD et la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie mettent en place un projet pilote en mésofinance, via une subvention de 500 000 €, qui a pour objectif d’améliorer l’accès aux financements bancaires des petites entreprises.
Le Directeur de l’agence de Nouakchott et le Président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie (CCIAM) ont signé le 16 juin une convention de subvention destinée à financer un programme d’appui aux petites entreprises dont la maîtrise d’ouvrage sera confiée à la CCIAM.
Le développement du secteur privé constitue en effet une haute priorité pour les autorités du pays. L’accès au crédit et la formalisation constituent un enjeu majeur pour la croissance et le développement des petites entreprises mauritaniennes, avec un impact direct sur la création de richesses et d’emplois durables.
C’est dans ce cadre que la CCIAM et l’AFD ont noué un partenariat afin de mettre en place un projet pilote en mésofinance. Ce projet d’ « appui à la demande » a pour objectif est d’améliorer l’accès aux financements bancaires des petites entreprises.
La subvention de 500 000€ accordée par l’AFD permettra de financer un programme de formations et d’accompagnement en faveur des petites entreprises locales, en vue de structurer et professionnaliser leur demande en services financiers. Par ailleurs, ce projet contribuera plus globalement à la mise en place au sein de la CCIAM d’une offre de services aux entreprises, lui permettant ainsi de jouer pleinement son rôle de chambre consulaire.
Cet appui s’articule avec les autres actions en faveur du secteur privé menées par l’AFD en Mauritanie: développement de l’outil de garantie ARIZ 2, politique volontaire de prise de participation et de prêts aux entreprises privées et notamment aux institutions financières.
A travers ce nouveau partenariat, les deux institutions souhaitent poursuivre un objectif commun : favoriser une croissance économique fondée sur le développement d’un secteur privé dynamique et notamment de petites entreprises.
3 M€ pour le financement des PME au Togo
Le Conseil d’administration de l’AFD a approuvé l’attribution d’une dotation visant à garantir des concours consentis par la Banque Togolaise de Développement (BTD). L’enveloppe des garanties ARIZ susceptibles d’être accordées s’élève à 3,049 M€.
Le mécanisme ARIZ est une assurance couvrant le risque de financement de l’investissement privé qui permet aux banques de développer leur activité de prêts en faveur des PME. La BTD, banque universelle créée en 1967 et dont l’AFD est un actionnaire historique, dispose d’un réseau de 13 agences réparties sur l’ensemble du territoire. En favorisant l’octroi de ces crédits, ce concours contribuera au développement du tissu économique local et au maintien et à la création d’emplois au Togo.

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