Actualités rss actus Fil RSS Actualités http://www.afd.fr:80/home fr Wed, 28 Sep 2016 12:02:26 +0200 Wed, 28 Sep 2016 12:02:26 +0200 120 Mon, 2 Dec 2013 00:00:00 +0100<![CDATA[Désendettement ivoirien pour un nouveau développement]]>Désendettement ivoirien pour un nouveau développement
L’immense chantier au service des populations Depuis 2012, un immense chantier commun absorbe les énergies : la mise en œuvre du premier « contrat de désendettement et de développement » (C2D). Le C2D se veut un instrument au service des populations, pour accompagner la croissance et réduire la pauvreté.  Initiative originale qui convertit en projets de développement la dette contractée au titre de l’aide au développement, c’est un financement innovant dont la mise en œuvre associe la société civile. Près de trois milliards d’euros Dans le cas de la Côte d’Ivoire, les montants qui seront convertis en C2D s’élèvent à près de trois milliards d’euros, avec un premier contrat de 630 M€ de 2012 à 2015. Le 22 novembre, quatre nouveaux financements ont été conclus pour un montant de 310 M€. Ils marquent le début de la phase de mise en œuvre du chantier. Et quatre qui font onze Après les volets éducation, santé et environnement signés en septembre dernier, les nouveaux programmes se situent dans trois secteurs. Le premier inclut plusieurs chantiers de construction, réhabilitation et entretien des routes bitumées, des pistes rurales, des voiries urbaines, ainsi que de construction d’ouvrages d'art. Trois principales orientations pour le secteur de l'agriculture : appui à la culture du coton, en cofinancement avec la Banque mondiale appui à cinq filières de cultures vivrières (mais, soja, maraichage, porciculture, aquaculture) mise en œuvre de la loi sur le foncier. Pour l'eau et l'assainissement, le contrat bénéficiera à : deux programmes d'urgence dans les districts des montagnes et d'Abidjan ainsi que des programmes de production d'eau à Songon des branchements sociaux afin d’améliorer l’accès des populations défavorisées la réalisation du schéma directeur d'assainissement et de drainage de la ville d'Abidjan Un appui budgétaire au gouvernement est également prévu afin de soulager la trésorerie de l'Etat par le règlement d'arriérés à des fournisseurs du secteur privé dans les secteurs sociaux et la prise en charge de dotations budgétaires (recensement de la population par exemple d'un montant total de 24 millions d'euros , à décaissement quasi-immédiat). Les autorités ivoiriennes se sont félicitées de cette étape importante. Avec un total de onze conventions totalisant 582 M€, le premier C2D franco-ivoirien est désormais signé à hauteur de 85% et entre véritablement dans la phase de mise en œuvre. ►Infographie : que va financer la subvention Santé du C2D ? ►Comment passer des opérations d'urgence à celles d'aide au développement en Côte d'Ivoire ? Par Cees Wittebrood, DG ECHO, Commission européenne pour l'aide humanitaire ►En savoir plus sur le programme DEFI Education, formation et insertion des jeunes Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE L’AFD est un partenaire de longue date de la Côte d’Ivoire : présente dès 1952 en Côte d’Ivoire, elle a en outre été le premier bailleur bilatéral à intervenir suite à la crise postélectorale. A cette occasion, un prêt budgétaire de 350 millions d’euros, avait été préparé, octroyé et décaissé en un temps record en avril 2011. st1\:*{behavior:url(#ieooui) } /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} ]]>
Mon, 29 Aug 2016 00:00:00 +0200<![CDATA[Enfants et jeunes de la rue : une dynamique multi-acteurs pour une prise en charge individuelle de qualité]]>Enfants et jeunes de la rue : une dynamique multi-acteurs pour une prise en charge individuelle de qualité
5884 enfants et jeunes de la rue pris en charge à Dakar Le phénomène des enfants et jeunes de la rue est lié au développement des grandes villes. L’urbanisation croissante et mal contrôlée, le délitement des solidarités traditionnelles ou la précarisation des familles, sont autant de facteurs qui favorisent l’exclusion sociale d’innombrables enfants et jeunes. « Contre la grande exclusion, nous avons besoin de grands professionnels ». Par ces mots, le Docteur Xavier Emmanuelli, Président fondateur du Samusocial International, insiste à la fois sur la complexité des prises en charges individuelles et sur l’exigence de professionnalisme qu’il convient d’employer dès l’intervention en rue. L’approche Samusocial étant au carrefour de plusieurs disciplines (soin médical, travail social, soutien psychologique, assistance juridique et administrative…), le travail en réseau est un levier important de la réussite de cette méthode. A titre d’exemple, le Samusocial Sénégal a pris en charge 5884 enfants des rues à Dakar, depuis sa création. Le renforcement des partenariats opérationnels et institutionnel constitue justement le fil rouge autour duquel s’articule la collaboration entre le Samusocial International et l’Agence Française de Développement. Depuis 2013, trois thématiques principales ont mis en valeur l’importance du partenariat dans la relation d’aide : La Ville au centre du débat sur l’exclusion sociale en milieu urbain La première phase de l’action (2013 – 2015) a consisté à impliquer les pouvoirs publics, aux côtés de la société civile, dans des espaces de concertation. Alors que les processus de décentralisation sont en cours sur les territoires, les dispositifs Samusocial ont mis en relief le rôle prépondérant des municipalités pour soutenir les initiatives envers les enfants et les jeunes de leurs villes. Plus encore, des séminaires internationaux ont permis aux délégations municipales de Dakar, Bamako, Ouagadougou, Pointe-Noire, Brazzaville, Kinshasa, Dolisie et Bangui d’échanger sur leurs nouvelles prérogatives et sur les moyens à leurs dispositions pour relever ce défi.   Suite au séminaire inter-municipalités de Pointe-Noire en 2015, la Mairie a par exemple renouvelé son soutien au Samusocial Pointe-Noire, en lui accordant pour cinq années supplémentaires, une dotation financière et la mise à disposition de locaux pour l’hébergement d’urgence des enfants et jeunes de la rue. La seconde phase de l’action, débutée en 2016, met l’accent sur deux problématiques opérationnelles pour lesquels l’interaction entre organisations publiques et privées s’avère indispensable. L’accès aux soins des enfants et jeunes de la rue Alors que les Objectifs du Développement Durable entendent « faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle » à 2030, le Samusocial International appuie ses partenaires locaux pour que les besoins des franges les plus vulnérables de leurs populations soient représentés dans les débats. Il s’agit notamment de faire exister le statut d’indigent, de clarifier le système de référencement depuis les structures associatives vers les centres de santé ou les hôpitaux et de réfléchir aux modalités de financement des consultations, des soins et des médicaments pour les sans-abris. Grâce aux efforts du Samusocial Mali, aux côtés de la municipalité de Bamako, ce sont plus de 50 enfants et jeunes de la rue qui ont déjà été immatriculés au titre du régime d’assistance médical (RAMED), leur garantissant ainsi un accès aux soins gratuits et inconditionnels dans les hôpitaux de la ville.    L’extension des services aux jeunes adultes Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont sortis ou s’apprêtent à sortir du cadre garantissant la protection de l’enfance. Emerge chez eux des désirs d’autonomie financière, de citoyenneté, parfois de parentalité. Pourtant, leur âge avancé et leurs longs épisodes de vie en rue, rendent insuffisantes les réponses des dispositifs Samusocial, des partenaires associatifs et des institutions publiques. Ainsi, à travers une démarche de travail en réseau, les acteurs investissent le champ de l’insertion professionnelle des jeunes de la rue, et développent des réponses adaptées à ce public dans le cadre des prises en charge médico-psychosociales.    Précurseur en la matière, le Samusocial Burkina Faso, avec le soutien de la Mairie de Ouagadougou, a mené un atelier de réflexion de 3 jours sur la prise en charge des jeunes adultes en situation de rue dès 2014. Des plateformes public/privé, auxquels seraient associés les acteurs économiques du territoire, sont désormais en cours de création, afin de mutualiser les réponses, notamment en matière de formation et d’insertion professionnelle. Le Samusocial International s’efforce de capitaliser les expériences développées dans le cadre de ce projet et de partager avec le plus grand nombre, ses principes d’intervention auprès des populations en grandes exclusions. Pour aller plus loin, les cahiers thématiques et les guides méthodologiques sont mis à disposition du public dans un centre de ressources en ligne, le site www.samu-social-international.com. Twitter : @SamusocialIntl Facebook : SamusocialINTERNATIONAL ]]>
Tue, 12 Jul 2016 00:00:00 +0200<![CDATA[Le Cambodge, leader de la microfinance éthique ?]]>Le Cambodge, leader de la microfinance éthique ?
Pour une microfinance éthique et responsable C’est dans le cadre du projet d’appui à la Cambodian Microfinance Association (association qui rassemble les 61 institutions et ONG de microfinance du pays) que l’AFD finance le processus de certification Smart Campaign de plusieurs institutions de microfinance du pays.   L’ONG Smart Campaign a lancé une campagne mondiale qui a pour objectif d’apporter aux institutions de microfinance (IMF) les outils dont elles ont besoin pour fournir des services financiers transparents, respectueux et prudents à tous leurs clients.   L’industrie de la microfinance peut ainsi renforcer son caractère social tout en demeurant saine financièrement.      Au Cambodge, pays à 80% rural, où seule une petite partie de la population a accès à des services financiers (13%), le secteur de la microfinance joue un rôle prépondérant. Le montant global des prêts accordés s’élève à 2 Mds$ pour 1,8 million d’emprunteurs (pour 14 millions d’habitants).   Sept principes de protection des clients Sept grands principes ont été élaborés par les acteurs du secteur (associations de microfinance, institutions de microfinance, réseaux internationaux, ONG et investisseurs internationaux) afin de mettre en place des pratiques respectueuses et protectrices des clients : Développement des produits et distribution appropriées ; Prévention du surendettement ; Transparence ; Tarification responsable ; Traitement respectueux et équitable des clients ; Confidentialité des données des clients ; Mécanismes de résolution des plaintes. Ce sont ces principes de protection des clients que Smart Campaign souhaite inscrire dans la culture institutionnelle et les opérations de l’industrie de la microfinance. De ces principes découlent des normes de certification qui représentent les standards dont les clients peuvent espérer bénéficier lorsqu’ils traitent avec une institution financière.   Le Cambodge leader dans l’initiative Smart Campaign La microfinance représente au Cambodge plus de 20 000 emplois et sa pérennité est donc cruciale pour le pays. Le secteur présente toutefois un risque systémique élevé, qui a fait prendre conscience à la Cambodian Microfinance Association et aux IMF de la nécessité de renforcer son encadrement et de prévenir les risques de surendettement. En 2015, LOLC (alors dénommée TPC), a été la première institution de microfinance (IMF) cambodgienne certifiée. Ce 11 juillet 2016, ce sont quatre nouvelles  IMF cambodgiennes qui ont obtenu la certification attribuée par l’ONG Smart Campaign : Amret, HKL, Sathapana et VisionFund.     C’est une grande réussite pour ces IMF mais aussi pour le secteur de la microfinance au Cambodge, en pleine croissance. Avec désormais six IMF certifiées, le pays peut s’enorgueillir d’être le leader mondial dans cette initiative de principes de protection des clients (62 IMF certifiées à ce jour).   Un secteur privilégié pour l’AFD au Cambodge La cérémonie de remise des certificats s’est tenue lors de la clôture d’un événement majeur au Cambodge : un atelier sur le surendettement lui aussi financé par l’AFD.   Ces certifications et la tenue de cet atelier démontrent la volonté du secteur d’éviter au Cambodge l’écueil d’une crise de la microfinance telle que connue par plusieurs pays. Les engagements pour la transparence et les recommandations de l’atelier en sont la preuve.   L’AFD est active dans le développement du secteur de la microfinance au Cambodge depuis le début des années 90. Aujourd’hui, l’AFD poursuit son accompagnement afin d’aider la microfinance à faire face à de nouveaux défis (encadrement du risque de surendettement des clients, diversification de ses produits et sources de financement).   Pour en savoir plus sur le soutien à la microfinance cambodgienne ► les projets AFD au Cambodge  Plus d’informations sur Smart Campaign   ]]>
Tue, 29 Oct 2013 00:00:00 +0100<![CDATA[L'AFD finance le programme ivoirien d'éducation, de formation et d'insertion des jeunes]]>L'AFD finance le programme ivoirien d'éducation, de formation et d'insertion des jeunes
Du pré-scolaire à l'enseignement supérieur La décennie de crise a fortement dégradé la gestion du système scolaire et a empêché l’augmentation des capacités d’accueil. Selon une étude de l’état du système éducatif ivoirien, réalisée par le gouvernement en 2009, on constate que 70% environ d’une classe d’âge est inscrite au primaire mais seulement 46% achève ce cycle, 34% le collège et 15% le lycée. Ce programme intégré s’inscrit à tous les niveaux éducatifs et se veut adapté aux besoins urgents : de la classe préscolaire et primaire jusqu’à la création d’activités génératrices de revenus en passant par la formation professionnelle et l’enseignement supérieur. 464 nouvelles salles de classe, 40 nouveaux collèges Dans le primaire et le secondaire, l’objectif est d’améliorer le taux de scolarisation notamment chez les filles, sans perdre de vue la qualité de l’enseignement dans des régions enclavées du nord du pays. Le projet prévoit notamment la construction de 464 salles de classes y compris pour le préscolaire et de 40 collèges dits « de proximité ». Construire un modèle soutenable pour l'économie du pays Le domaine de la formation professionnelle, pourtant identifié comme un facteur clé de développement, reste encore inexploité et sous-équipé. Il n’offre que très peu de places comparé aux besoins, et ne constitue pas une alternative porteuse de bénéfices économiques. Le projet accompagne là aussi une réforme à travers la mise en place du partenariat public-privé, où la filière professionnelle s'implique davantage dans les programmes et la gestion des centres de formation. Des appuis institutionnels pour la structuration des branches professionnelles sont prévus afin de favoriser le dialogue au sein des instances de la réforme et permettre une rénovation des formations et des modèles de gestions des établissements dans ce sous-secteur. Le projet se concentre sur la rénovation de trois filières identifiées comme porteuses pour la Côte d’Ivoire : le BTP l’industrie agro-alimentaire la maintenance industrielle Insérer plus de 18 000 jeunes dans la vie active Du côté de l’enseignement supérieur, les universités publiques sont saturées après le quintuplement des effectifs en 20 ans. Elles ont subi de fortes dégradations lors de la crise postélectorale. Les écoles d’ingénieurs regroupées à l’INP-HB sont sous-équipées et fortement déficitaires. Le projet permettra notamment d’appuyer la mise en place du système Licence Master Doctorat pour une meilleure gestion des cinq grandes universités publiques du pays. Des rénovations, des équipements en matériel informatique, en ressources documentaires ainsi que des partenariatssont également prévus, pour dynamiser la recherche dans les domaines des technologies et de la santé. Enfin pour répondre aux situations diverses des jeunes sortis du système scolaire, une enveloppe de 15,5 millions d’euros a été accordée pour insérer plus de 18 000 jeunes dans la vie active. Il s’agit de travaux d’utilité publique pour des jeunes peu formés, de stages ou d’apprentissages pour permettre aux diplômés de s’insérer dans une entreprise de séjour, de réinsertion pour les plus exclus ou encore d’appuis à la création de petites entreprises formelles et informelles. Ce programme qui se veut complet, permet d’offrir une perspective aux jeunes dans le pays où les urgences ne manquent pas. Projet dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement Prévu pour une durée de 3 ans (2012-2015), le programme se décompose en deux projets distincts. La subvention a été signée le 20 septembre dernier par le ministre de l'Economie et des Finances ivoirien et l'AFD dans le cadre du contrat de désendettement et de développement* (C2D) . Elle couvre le montant du programme, à savoir 93 millions d’euros, soit 61 milliards de FCFA répartis sur deux projets: Le premier d’un montant de 77,5 millions d’euros, vise l’enseignement avec un appui dans les 3 grands sous-secteurs à savoir l’enseignement primaire et secondaire, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur. Le second, d’un montant de 15,5 millions d’euros, s’oriente vers des jeunes déjà sortis du système scolaire mais désireux de s’insérer dans la vie active. *Le C2D se veut un instrument au service des populations, pour accompagner la croissance et réduire la pauvreté.  Initiative originale qui convertit en projets de développement la dette contractée au titre de l’aide au développement, c’est un financement innovant dont la mise en œuvre associe la société civile. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, les montants qui seront convertis en C2D s’élèvent à près de trois milliards d’euros, avec un premier contrat de 630 MEUR de 2012 à 2015. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} ]]>
Tue, 30 Aug 2016 00:00:00 +0200<![CDATA[Éducation et emploi : la Côte d’Ivoire se donne les moyens d’une politique ambitieuse]]>Éducation et emploi : la Côte d’Ivoire se donne les moyens d’une politique ambitieuse
  Comment caractériseriez-vous le projet de modernisation et de réforme du système éducatif ivoirien à l’œuvre ? Jacques Marchand : Défi-jeunes est le premier programme d’une telle envergure pour moderniser et développer le système d’éducation-formation dans un pays africain. C’est un enjeu crucial pour le pays. Après les dix ans de crise qui ont vu le système se dégrader les besoins sont considérables à la fois pour la remise à niveau de l’existant et pour l’extension des capacités en réponse à la croissance démographique, à la demande éducative en forte croissance et aux besoins de compétences pour le développement du pays. Les acteurs ivoiriens pilotent ce programme innovant avec détermination, engagent des réformes importantes, s’inscrivant dans le  long terme, et réalisent des investissements massifs qui sont à la hauteur des enjeux.   En s’appuyant sur les deux Contrats de désendettement et de développement (C2D) signés en 2013 et en 2016 (les remboursements  périodiques de la dette publique ivoirienne à l’égard de la France sont immédiatement ré-injectés dans l’économie et la société ivoiriennes à travers le financement des projets de développement), ce sont 319 millions d’euros qui seront investis pour éduquer et former la jeunesse ivoirienne, un montant inédit pour le secteur dans ce pays.   Vous parlez d’innovation. À quoi pensez-vous en particulier ? Les innovations sont multiples, tant dans la façon de mener les projets que dans ses objectifs et réalisations. La plus grande innovation est l’approche systémique du projet : le continuum éducatif  (éducation de base, formation professionnelle, enseignement supérieur, aide à l’emploi des jeunes) a été pris en compte. Non pas sous la forme d’un projet pilote mais d’un programme à envergure nationale !   ► ► ► Lire la suite de l'interview    ]]>