2013 : une année record pour l’AFD

03/06/2014

En 2013, les engagements atteignent 7,8 milliards d’euros (dont l’essentiel sous la forme de prêts), soit une progression de 8% par rapport à 2012.

 

Une année de croissance qui confirme la priorité subsaharienne

L’Afrique subsaharienne reste la priorité de l’Agence : les financements atteignent le volume record de 2,8 milliards d’euros, soit 37% des financements totaux et 46% des financements dans les Etats étrangers. Sur le continent, les projets de formation, de développement urbain, de préservation des ressources naturelles ou encore de développement rural illustrent quelques-uns des secteurs d’intervention prioritaires.

Une hausse des engagements en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

La lutte contre le dérèglement climatique participe d’un engagement fort de l’AFD : 50 % des financements ont un cobénéfice sur le climat. En 2013, cette mobilisation s’est traduite par le soutien, à hauteur de 2,4 milliards d’euros, de 77 projets de développement ayant des cobénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique.

Des financements porteurs de résultats concrets sur le terrain

Comme chaque année, les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts toujours plus importants. En 2013, les projets en cours ont produit les résultats supplémentaires suivants :

  • l’approvisionnement à une source pérenne d’eau potable de 1,5 million de personnes,
  • l’accès à un système d’assainissement amélioré de 411.000 personnes ;
  • l’amélioration des conditions de logement dans les quartiers précaires de 1 million de personnes,
  • la scolarisation dans le primaire et au collège de 450.000 enfants
  • l’accès à des dispositifs de formation professionnelle de 32.000 jeunes.
  • le soutien à 878.000 exploitations agricoles familiales
  • le soutien à 73.000 petites entreprises ;
  • l’accès à des moyens de transports en commun (nouveaux ou modernisés) à 35 millions de passagers par an.

Dans le domaine de la biodiversité, 30 millions d’hectares bénéficient de programmes de conservation ou de gestion durable de la ressource.
Les nouveaux projets financés en 2013, contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique, diminueront les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 3,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

Un réseau étendu de partenaires pour répondre aux besoins du Sud

Travailler avec l’ensemble des acteurs du développement est un enjeu majeur pour l’Agence. Collectivités locales, secteur privé, bailleurs de fonds, Union européenne, tous contribuent à structurer les réponses les plus adaptées aux besoins du terrain. En 2013, l’AFD a soutenu 73 projets portés par 56 Organisations de la société civile (OSC) à hauteur de 48,7 millions d’euros de subvention. L’Agence a cofinancé 37 projets avec d’autres bailleurs pour un montant total de 1,7 milliard d’euros


 



Les Outre-mer : une géographie au coeur de la mission de l’AFD

30/05/2014

En 2013, l’AFD conforte son activité dans les Outre-mer. La dynamique de forte croissance de l’activité de l’AFD dans les Outre-mer ne faiblit pas en 2013. Avec plus d’1,5 milliard d’euros de financements distribués sur tous les territoires, l’Agence est aujourd’hui devenue un partenaire incontournable du secteur public local et des acteurs économiques privés.

Appui-conseil et financement pour le secteur public local
L’AFD a répondu à l’appel des collectivités locales ultramarines ainsi qu’à celui des établissements publics, notamment ceux exerçant leur activité dans le secteur de la santé, en leur accordant plus de 50 % de leurs besoins de financement, soit près de 650 M€. Les prêts accordés par l’AFD, bonifiés par l’Etat ou à taux de marché, ont permis à ces acteurs majeurs de l’économie locale de mener à bien leurs programmes d’investissements et d’avoir un effet d’entraînement sur l’économie. Ils ont en outre pu bénéficier de l’appui-conseil apporté par l’Agence qui se manifeste par de l’analyse financière, de la formation professionnelle et de l’appui technique sur certains projets. Derrière ces volumes, des réalisations concrètes : l’amélioration de la collecte des déchets en Polynésie française, l’aménagement d’un éco-quartier en Guyane, l’accompagnement d’un plan de réhabilitation de logements sociaux à La Réunion selon des normes environnementales…

Une offre financière complète en faveur des entreprises
En faveur du secteur privé, l’AFD a octroyé plus de 860 millions d’euros en prêts, garanties et apports de fonds propres. Toutes les entreprises, des plus petites aux plus grandes, sont concernées par ces instruments qu’ils soient propres à l’AFD ou ceux de Bpifrance financement. L’Agence s’est en effet vue confirmée mi-2013 la responsabilité de représenter la nouvelle banque publique d’investissement dans les DOM et les collectivités locales de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin. La palette d’instruments à destination du secteur privé s’accroît ainsi pour mieux accompagner les entreprises dans leurs stratégies de développement, d’innovation et in fine de création d’emplois.

Un rôle contracyclique
Cette forte activité est révélatrice de l’évolution du positionnement de l’AFD depuis la crise économique et financière de 2008. L’atonie du secteur bancaire et le resserrement du crédit ont amené l’Agence à jouer un rôle contracyclique important, grâce au soutien actif qu’elle a apporté aux opérateurs économiques publics comme privés et aux établissements financiers. Ceux-ci voient aujourd’hui en l’Agence un partenaire solide qui, sans se substituer aux banques commerciales, agit à leurs côtés en faveur de la croissance, de l’emploi, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Tous ces enjeux constituent le cœur de la mission que le Gouvernement a confié à l’AFD dans les Outre-mer.

Une production de connaissances soutenue
Au-delà des financements qu’elle apporte, l’Agence soutient le développement de la production de connaissances sur les territoires ultramarins. Dotés d’atouts parfois méconnus – espaces maritimes immenses, biodiversité exceptionnelle, potentiel important en matière d’énergies renouvelables, infrastructures de haut niveau –, ils souffrent de handicaps structurels qui pèsent sur leur compétitivité. Thème qui a inspiré la conférence organisée en novembre par l’AFD et d’autres acteurs réunis au sein de CEROM, et qui oriente les travaux de recherche que nous menons, par exemple sur les filières économiques porteuses.

L’ancrage des Outre-mer dans leur environnement régional et leur ouverture à l’international est à ce titre une priorité que l’AFD continuera de porter, aussi bien dans le cadre de son activité ultramarine que dans le reste de ses pays d’intervention.
 



Rapport annuel 2013 : Proparco concilie croissance de son activité et impacts de développement

30/05/2014

Avec 850 millions d’euros consacrés en 2013 au secteur privé sur quatre continents, Proparco a confirmé sa position parmi les principales institutions financières de développement européennes. Ses interventions ont bénéficié à l’essor des énergies renouvelables ou de l’agro-industrie, à la modernisation de services sociaux ou encore au renforcement du secteur financier au Sud.

Depuis près de 40 ans, Proparco, filiale de l’AFD, soutient l’émergence d’un secteur privé dynamique et innovant au Sud. Ses financements et cofinancements, notamment avec sa maison mère, ont des impacts forts sur la construction d’une croissance économique durable, la création d’emplois, l’accès des populations aux biens et aux services essentiels et, plus largement, sur la réduction de la pauvreté et la lutte contre le changement climatique. En 2013, Proparco a concrétisé 850 millions d’euros de signatures sur 56 projets initiés par le secteur privé dans des pays en développement et émergents.

L’Afrique subsaharienne au cœur des priorités… mais une présence sur quatre continents
En 2013, Proparco est restée très engagée en Afrique subsaharienne, qui a concentré près de la moitié de son activité (389 millions d’euros). Ses interventions ont principalement porté sur les secteurs agro-industriel et financier, ainsi que sur les infrastructures : de l’efficacité énergétique en Côte d’Ivoire à la filière avicole au Bénin, en passant par la microfinance en République démocratique du Congo. L’année a aussi été marquée par un bond de ses financements en Amérique latine : 225 millions d’euros ont été engagés pour soutenir des PME agricoles au Mexique, l’extension d’une université au Pérou, la modernisation de l’offre de soins en République dominicaine... Proparco a également poursuivi son implication en Asie, notamment à travers le financement de l’agro-industrie.


Plus d’une intervention sur quatre en faveur du climat
Autre trait saillant de l’activité en 2013 : plus d’un financement sur quatre a été consacré au développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique – les deux piliers de l’action de Proparco contre le changement climatique. L’institution a multiplié les soutiens au solaire et à l’éolien, du Chili jusqu’en Inde. Elle a également financé des projets d’efficacité énergétique en Turquie ou encore au Panama.


Impacter les multiples dimensions du développement
Derrière les volumes de financement, ce sont les impacts de développement au bénéfice des populations et de leur environnement que Proparco cible. En 2013, les financements et cofinancements signés contribueront à créer ou maintenir 125 000 emplois directs et 147 000 emplois indirects, à réduire ou éviter l’émission de gaz à effet de serre à hauteur de 870 000 teq CO2 par an, à accroître les revenus des États de 429 millions d’euros par an ou encore à soutenir des entreprises engagées contre les discriminations de genre et dans l’amélioration de leurs performances environnementale, sociale et de gouvernance.
 

► Proparco



En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus