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Enfants et jeunes de la rue : une dynamique multi-acteurs pour une prise en charge individuelle de qualité

29/08/2016

Lié au développement des grandes villes, le phénomène des enfants et jeunes de la rue est l’une des conséquences de l’exclusion sociale contre laquelle lutte le Samusocial International. A Dakar, Bamako, Ouagadougou et Pointe-Noire, l’ONG a mis en œuvre un dispositif, soutenu par l’AFD, fondé sur la concertation avec les villes.

5884 enfants et jeunes de la rue pris en charge à Dakar

Le phénomène des enfants et jeunes de la rue est lié au développement des grandes villes. L’urbanisation croissante et mal contrôlée, le délitement des solidarités traditionnelles ou la précarisation des familles, sont autant de facteurs qui favorisent l’exclusion sociale d’innombrables enfants et jeunes.

« Contre la grande exclusion, nous avons besoin de grands professionnels ».

Par ces mots, le Docteur Xavier Emmanuelli, Président fondateur du Samusocial International, insiste à la fois sur la complexité des prises en charges individuelles et sur l’exigence de professionnalisme qu’il convient d’employer dès l’intervention en rue. L’approche Samusocial étant au carrefour de plusieurs disciplines (soin médical, travail social, soutien psychologique, assistance juridique et administrative…), le travail en réseau est un levier important de la réussite de cette méthode. A titre d’exemple, le Samusocial Sénégal a pris en charge 5884 enfants des rues à Dakar, depuis sa création.
Le renforcement des partenariats opérationnels et institutionnel constitue justement le fil rouge autour duquel s’articule la collaboration entre le Samusocial International et l’Agence Française de Développement.
Depuis 2013, trois thématiques principales ont mis en valeur l’importance du partenariat dans la relation d’aide :



La Ville au centre du débat sur l’exclusion sociale en milieu urbain

La première phase de l’action (2013 – 2015) a consisté à impliquer les pouvoirs publics, aux côtés de la société civile, dans des espaces de concertation. Alors que les processus de décentralisation sont en cours sur les territoires, les dispositifs Samusocial ont mis en relief le rôle prépondérant des municipalités pour soutenir les initiatives envers les enfants et les jeunes de leurs villes. Plus encore, des séminaires internationaux ont permis aux délégations municipales de Dakar, Bamako, Ouagadougou, Pointe-Noire, Brazzaville, Kinshasa, Dolisie et Bangui d’échanger sur leurs nouvelles prérogatives et sur les moyens à leurs dispositions pour relever ce défi.  
Suite au séminaire inter-municipalités de Pointe-Noire en 2015, la Mairie a par exemple renouvelé son soutien au Samusocial Pointe-Noire, en lui accordant pour cinq années supplémentaires, une dotation financière et la mise à disposition de locaux pour l’hébergement d’urgence des enfants et jeunes de la rue.

La seconde phase de l’action, débutée en 2016, met l’accent sur deux problématiques opérationnelles pour lesquels l’interaction entre organisations publiques et privées s’avère indispensable.

L’accès aux soins des enfants et jeunes de la rue

Alors que les Objectifs du Développement Durable entendent « faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle » à 2030, le Samusocial International appuie ses partenaires locaux pour que les besoins des franges les plus vulnérables de leurs populations soient représentés dans les débats.
Il s’agit notamment de faire exister le statut d’indigent, de clarifier le système de référencement depuis les structures associatives vers les centres de santé ou les hôpitaux et de réfléchir aux modalités de financement des consultations, des soins et des médicaments pour les sans-abris.
Grâce aux efforts du Samusocial Mali, aux côtés de la municipalité de Bamako, ce sont plus de 50 enfants et jeunes de la rue qui ont déjà été immatriculés au titre du régime d’assistance médical (RAMED), leur garantissant ainsi un accès aux soins gratuits et inconditionnels dans les hôpitaux de la ville. 

 



L’extension des services aux jeunes adultes

Ils ont entre 16 et 25 ans. Ils sont sortis ou s’apprêtent à sortir du cadre garantissant la protection de l’enfance. Emerge chez eux des désirs d’autonomie financière, de citoyenneté, parfois de parentalité. Pourtant, leur âge avancé et leurs longs épisodes de vie en rue, rendent insuffisantes les réponses des dispositifs Samusocial, des partenaires associatifs et des institutions publiques.
Ainsi, à travers une démarche de travail en réseau, les acteurs investissent le champ de l’insertion professionnelle des jeunes de la rue, et développent des réponses adaptées à ce public dans le cadre des prises en charge médico-psychosociales.   
Précurseur en la matière, le Samusocial Burkina Faso, avec le soutien de la Mairie de Ouagadougou, a mené un atelier de réflexion de 3 jours sur la prise en charge des jeunes adultes en situation de rue dès 2014. Des plateformes public/privé, auxquels seraient associés les acteurs économiques du territoire, sont désormais en cours de création, afin de mutualiser les réponses, notamment en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Le Samusocial International s’efforce de capitaliser les expériences développées dans le cadre de ce projet et de partager avec le plus grand nombre, ses principes d’intervention auprès des populations en grandes exclusions. Pour aller plus loin, les cahiers thématiques et les guides méthodologiques sont mis à disposition du public dans un centre de ressources en ligne, le site www.samu-social-international.com.

Twitter : @SamusocialIntl
Facebook : SamusocialINTERNATIONAL



L’AFD soutient 25 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 16,2 M d’euros

15/06/2016

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 14 juin 2016. Il a approuvé l’attribution de subventions pour 25 nouveaux projets.

Grossesses non désirées : comprendre, agir

06/06/2016

Chaque année, 80 millions de femmes font face à une grossesse non désirée. 22 millions prennent le risque d’un avortement non médicalisé : 47 000 y laissent la vie. Pourtant, tous les moyens pour éviter ces décès sont disponibles.
Depuis 2014, Médecins du Monde répond aux besoins des femmes, des couples et des adolescent.e.s, au  Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en  Haïti, à  Gaza, au Pérou et en RDC, avec le soutien de l’AFD.  Ces projets sont menés en partenariat avec des organisations locales et les autorités sanitaires.

L’avortement non médicalisé, 3ème cause de mortalité maternelle

Si de plus en plus d’Etats intègrent l’accès à la contraception comme une priorité, ces efforts ne se traduisent pas toujours par la disponibilité des services et les systèmes de santé continuent d’exclure certaines catégories de femmes, notamment les femmes non mariées et les adolescentes. L’avortement non médicalisé, 3eme cause de mortalité maternelle, représente un enjeu de santé publique et véritable frein au développement économique et social.

Aujourd’hui, 225 millions de femmes qui souhaiteraient éviter ou différer une grossesse n’ont toujours pas accès à la contraception. Médecins du Monde soutient activement le droit de toute femme à recourir à une méthode contraceptive sûre et efficace pour éviter une grossesse non désirée et avoir accès à une interruption volontaire de grossesse (IVG) sans risque et légale, le cas échéant.

Comment agir efficacement ?

Médecins du Monde opère à 3 niveaux :

1- Renforcer l’offre de soins en matière de contraception et de prise en charge des avortements
Ainsi, au Burkina Faso, les centres de santé du district de Djibo ont été équipés en échographes, et les personnels formés à leur utilisation, afin de permettre, par exemple, la détection des malformations fœtales et permettre l’accès à une interruption de grossesse dans ce cadre.

« L’avortement est interdit au Burkina Faso, à moins que c’est un avortement thérapeutique […]. La vie de la maman est en danger et on essaie de sauver la maman […]. Il y a l’avortement hygiénique aussi souvent quand la femme-là fait une échographie et qu’on voit que l’enfant là il a une malformation qui est à l’intérieur là on peut évacuer la grossesse. »Sage-femme, Burkina Faso

2- Informer sur les droits sexuels et reproductifs : En Haïti, Médecins du Monde collabore avec POZ (Promoteur Objectif Zéro Sida) pour l’animation d’une ligne téléphonique destinée à faciliter l’accès des jeunes à l’information sur la sexualité et les services de santé sexuelle et reproductive*.

3- Mener un plaidoyer pour la promotion et le respect des droits sexuels et reproductifs, centré sur l’accès à la contraception et à l’avortement sûr. A titre d’exemple, en mars dernier, une délégation de parlementaires burkinabés, congolais et ivoiriens a participé au colloque « Droit à l’avortement : l’urgence d’un combat » organisé par MdM à Paris.


« Mon message c’est pour les hôpitaux qui n’accueillent pas les femmes qui veulent avorter, j’aimerais leur dire que toutes les femmes sont des femmes et qu’il faut les accueillir […]. Je conseille à toutes les filles comme moi qui ne veulent pas tomber enceinte de faire planification et d’utiliser un préservatif. »
Madame Y. M, Haïti, Février 2016

Influencer et dialoguer avec les décideurs politiques


La garantie de l’accès à la contraception et à l’avortement médicalisé pour toutes et tous implique l’engagement de tous les acteurs, à commencer par les Etats qui doivent soutenir des politiques favorables aux droits des femmes. Les efforts doivent se porter en priorité sur l’éducation à la sexualité notamment en direction des jeunes, l’accès à une offre de services complète pour la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées, ainsi que la réduction du stigma et la prise en compte des déterminants socio-culturels, économiques et géographiques en vue de permettre à chacun et chacune de faire ses propres choix.

Une étude sur les déterminants socioculturels et communautaires des grossesses non désirées et des avortements
En 2015, Médecins du Monde a mené une étude sur les déterminants socioculturels et communautaires des grossesses non désirées et des avortements au Burkina Faso, à Gaza, en République Démocratique du Congo et au Pérou. Une analyse comparée, mettant en évidence les spécificités et  les similitudes entre les obstacles rencontrées par les jeunes femmes sur les différents contextes est également disponible ici .


(c) Luc Valigny

*La santé sexuelle et reproductive « suppose qu’une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante et en toute sécurité, qu'elle est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu'elle le désire. (Cela) implique qu'hommes et femmes ont le droit d'être informés et d'utiliser la méthode de planification familiale de leur choix (...), le droit d'accéder à des services de santé qui permettent aux femmes de mener à bien grossesse et accouchement et donne aux couples toutes les chances d'avoir un enfant en bonne santé." 
Conférence Internationale sur la Population et le Développement, Le Caire, Egypte, 1994.



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


L’AFD soutient 15 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 11,25 M d’euros

13/04/2016

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 12 avril 2016. Il a approuvé l’attribution de subventions pour 15 nouveaux projets.

La restitution des terres aux indiens Kogis pour régénérer la forêt

01/04/2016

Au nord de la Colombie, sur les contreforts de la Sierra Nevada de Santa Marta, spot de biodiversité parmi les plus remarquables et les plus menacés au monde, l'AFD soutient un programme au double objectif : la restitution des terres aux indiens Kogis et la régénération forestière, mené par une ONG française Tchendukua - Ici et Ailleurs.*

En Colombie, 500 ans après la conquête, une mémoire se réveille


Village de Boqueron - Haut de la vallée de Mendihuaca - Crédit Eric Julien

Mené en co-pilotage avec les Indiens Kogis, derniers héritiers des grandes sociétés précolombiennes du continent sud-américain, les démarches mises en œuvre s'appuient sur les connaissances ancestrales des Mamas (ce qui veut dire « soleil » en Kaguian, la langue des Indiens Kogis), autorités spirituelles et politiques de la communauté. Lorsque les Kogis reprennent possession des terres qui vont être reforestées, ils en réveillent la mémoire par le biais de sites sacrés, de lieux de connaissances, qu'ils retrouvent, puis qu’ils réactivent. Comme une mémoire millénaire, interrompue par 500 ans de conquêtes, qui reprendrait vie, doucement, dans le tumulte de la modernité qui se rapproche. Quelques mois après la COP 21, voilà un exemple original de co-construction de projets qui semblent prometteurs pour tenter de faire face aux grands enjeux de notre temps.


Village de Tchendukua - Crédit Eric Julien

Après 15 ans de travail, il est impressionnant de voir ses terres déforestées dont les sols ont été abimés par de longues années d’élevages intensifs, puis par l’exploitation et la fumigation de la coca reprendre vie.

Des résultats surprenants

Les résultats sont là, surprenants. Plus de 1000 hectares régénérés, redevenus luxuriants, des villages reconstruits et des perroquets « Guacamayas » qui reviennent. Autour de chaque village, la biodiversité se remet doucement en place, nécessaire pour la pérennité de la culture kogi. Les plantes alimentaire, bien sûr : yucca, malanga, igname, batata, maïs, millet, canne à sucre, haricot, guandul, tomate, piment, citrouille, banane, etc., associées à d’autres cultures non alimentaires -comme la calebasse, le totumo, l’agave et le coton - qui, après avoir été réimplantées, sont maintenant en constante progression.
Ces plantes, et d’une manière plus générale, ces vastes systèmes d’agro-foresterie régénérés, permettent aux Kogis d’être auto-suffisants sur leurs terres autant pour leurs besoins alimentaires, vestimentaires, qu’architecturaux, voire spirituels.



Femmes et enfants Kogis - Credit Eric Julien
 

Du Paysage au pays-sage ?

Au-delà d’un retour de la biodiversité, le dialogue avec les Indiens Kogis nous permet d’élargir le regard, d’explorer de nouvelles façons d’être et d’agir ensemble, afin de faire face aux grands enjeux de notre temps et de donner vie à cette phrase prémonitoire du géographe Elisée Reclus : -« l’Homme est la nature prenant conscience d’elle-même. » Alors peut-être, les paysages redeviendront-ils pays-sages, l’aménagement se fera ménagement, et l’aventure humaine redeviendra vivante et créative, car solidaire de cette nature qui nous porte et nous fait vivre. »


Terre de la Luna - Bas de la vallée de Mendihuaca - Crédit Eymeric Brunet-Lecomte

Eric Julien
Géographe, Fondateur de l’ONG Tchendukua - Ici et Ailleurs



 
 
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