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Stratégie
Pour œuvrer à l'allègement de la dette publique camerounaise, la France a pris deux initiatives : l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D).
Agir pour une réduction de la dette du Cameroun
La France est à l’origine de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), lancée par le sommet du G7 qui s’est tenue à Lyon, en septembre 1996. Cette initiative multilatérale est pilotée par le FMI. Elle vise à réduire l’endettement extérieur public des pays éligibles, en deçà d’un certain seuil fixé en proportion de leurs capacités exportatrices ou budgétaires. Sa mise en œuvre comprend deux étapes : le point de décision atteint par le Cameroun en octobre 2000 - et le point d’achèvement prévu en 2006 selon les négociations entre le Cameroun et le FMI. La période qui a séparé ces deux dates est appelée « intérimaire ». L’allègement de la dette publique comprend deux volets :
>> l’initiative PPTE proprement dite, appelée « multilatérale », à laquelle participent l’ensemble des créanciers du Cameroun : les institutions multilatérales, les créanciers bilatéraux dont la France, qu’ils soient ou non membres du Club de Paris. Dans le cadre de l’initiative multilatérale, l’atteinte du point d’achèvement entraînera l’annulation d’une partie de la dette extérieure du Cameroun (1,3 Md USD) ;
>> des volets bilatéraux complémentaires. Au Cameroun, ce volet concerne essentiellement, en termes de volume, la France qui s’est engagée, à partir du point d’achèvement, à refinancer, sous forme de dons, l’intégralité de ses créances d’aide publique au développement dans le cadre du C2D qui sera signé par les gouvernements camerounais et français. Il sera destiné à financer des politiques de lutte contre la pauvreté.
Des engagements sur le long terme
En principe, l’AFD ne peut plus prêter aux Etats pendant la période intérimaire PPTE, puisque les nouveaux prêts consentis seront annulés dès le point d’achèvement. A titre exceptionnel, deux prêts ont toutefois été consentis au Cameroun : l’un en 2001 pour le financement de la réhabilitation du pont sur le Wouri à Douala, l’autre en 2002 en faveur du projet de développement des cultures agro-écologiques dans le Nord du pays (ESA).
En outre, l’AFD octroie des prêts non-souverains à des entreprises camerounaises comme CAMRAIL (18,5 M€), le Port Autonome de Douala (18,3 M€) ou une société forestière (1 M€) pour la mise en oeuvre de son plan d’exploitation durable des ressources naturelles.
Proparco a réalisé en 2003 un engagement de 5 M€ sous la forme d’une ligne de crédit à une banque commerciale.
En ce qui concerne les décaissements de fonds effectués, ceux-ci ont atteint 30 M€ au Cameroun en 2004. Pour l’année 2005, ils s’élèvent à 25 M€ à fin août.
