Nouvelle-Calédonie

Le renforcement de l’intégration régionale représente une des priorités de la Nouvelle-Calédonie et relève à la fois d’enjeux économiques – valorisation de l’expertise calédonienne dans les autres îles du Pacifique qui sont à des niveaux de développement moins avancés – et environnementaux. Photo © AFD

À la une

Conférence Découvertes à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau

21/03/2012

A l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, l'AFD en partenariat avec l'IRD organise le jeudi 22 mars 2012 à 18h00, à l'Auditorium du Centre IRD de Nouméa, une projection du tout nouveau documentaire réalisé par Yann Arthus-Bertrand, Thierry Piantanida et Baptiste Rouget-Luchaire "La Soif du monde".

 

Après la projection de "La soif du monde" (90mn), un court débat sera proposé en présence de:

  • Gilles Fédière, Représentant de l’IRD en Nouvelle-Calédonie, Délégué pour le Pacifique
  • Jean-Yves Clavel, Directeur régional de l’AFD en Nouvelle-Calédonie
  • Laurent L’Huillier, Directeur général de l’IAC
  • Ghislaine Arlie, Présidente de l’Association Françaises des Maires
  • Jean-Pierre Aifa, Vice-Président de l’Association des Maires de Nouvelle-Calédonie

2011 : une année record en termes d'engagements en Nouvelle-Calédonie

01/03/2012

L’année 2011, au cours de laquelle l’Agence a fêté ses 70 ans, a été exceptionnelle pour l’agence de Nouméa en termes d'engagements notamment. L'équipe de l'AFD est revenue sur ces résultats lors de la présentation annuelle à la presse du bilan de l'activité de l'agence sur l'année écoulée.

Les nouveaux engagements se sont élevés au niveau historique de 34 milliards de francs Pacifique (francs CFP), soit près de 285 millions d'euros. Ce fort soutien à l’économie calédonienne repose tout particulièrement sur un prêt de 20,3 milliards de francs CFP à la Société minière du Sud Pacifique (SMSP) pour le financement de l’usine du Nord. Ce financement est le plus important jamais accordé par l’AFD dans l’Outre-mer.

Médipôle : le futur hôpital de référence du territoire calédonien

16/02/2012

Le 31 janvier, le centre hospitalier de Nouvelle-Calédonie et l’AFD ont signé une convention de crédit d’un montant de 40 millions d'euros pour le financement partiel du futur Médipôle de Koutio. Ce projet d’envergure nationale – l’un des plus gros chantiers de construction hospitalière de France - vise à rassembler dans un lieu unique les services de l’actuel hôpital.

Le Centre hospitalier territorial est l’hôpital de référence du territoire calédonien. Etablissement public, il accueille chaque année 25 000 patients et 46 000 urgences. Sa capacité est de 454 lits et 28 places d’hospitalisation de jour qui se répartissent sur 4 sites dont le site principal remonte à 1854. L’activité de l’établissement enregistre une hausse significative du nombre d’hospitalisations, du taux d’occupation et du nombre d’opérations chirurgicales. Malgré un effort de rénovation générale au fil des ans, l’ensemble des bâtiments est aujourd’hui obsolète.

L’un des plus gros investissements de la Nouvelle-Calédonie pour les 10 ans à venir

La reconstruction complète du CHT est prévue sur un site unique à Koutio dans la banlieue de Nouméa. Ce projet représente un des plus gros investissements de la Nouvelle-Calédonie pour la prochaine décennie. Il mobilisera tous les acteurs financiers. En plus du soutien de l’Etat, il été inscrit au Plan Hôpital 2012.
A terme, le Médipôle regroupera deux infrastructures publiques – le bâtiment principal du Médipôle, qui rassemblera tous le service clinique et médico-technique du CHT et le Logipôle qui regroupera en un seul lieu toute la logistique nécessaire au nouvel hôpital – et une infrastructure privée, le centre de soins de suite et de rééducation.

Les travaux de construction devront démarrer d’ici juin 2012 pour s’achever fin 2015. La quasi-totalité du gros œuvre et une partie du second œuvre sera réalisée par des entreprises locales. Au total, l’édification du bâtiment principal du Médipôle (le nouvel hôpital) devrait mobiliser entre 600 et 700 personnes au plus fort du chantier.


 

Un hôpital de Haute qualité environnementale

L’établissement, labellisé HQE comptera 645 lits et aura vocation à réaliser 58 000 consultations médicales par an. Il permettra 40 000 hospitalisations et comprendra notamment 8 salles d’opération, une halle opératoire et deux salles de coronarographie. Pour l’heure, le Médipôle est l’un des plus gros chantiers de construction hospitalière de France.

Le concours de 40 M€ de l’AFD sous forme de prêt a pour objet d’apporter au CHT une partie des ressources qui lui seront nécessaires pour financer sa part dans l’investissement du bâtiment principal du Médipôle et la réalisation du Logipôle.

Des résultats concrets en matière de gestion durable des récifs coralliens

31/01/2012

Publication du rapport final de capitalisation 2011 du programme pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP). Ce bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, des progrès effectués en matière de valorisation économique des ressources récifales et d’amélioration des connaissances scientifiques.

Qu'est-ce que le CRISP ?
L’initiative pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP), portée par la France et préparée par l’AFD depuis 2002, avait pour but de développer une vision pour l’avenir de ces milieux uniques et des peuples qui en dépendent.

Le programme avait pour ambition de définir et mettre en œuvre des stratégies et des projets visant à préserver la biodiversité des récifs coralliens et à valoriser les services économiques et environnementaux qu’ils apportent, tant au niveau local que global.

Le CRISP a été conçu comme un vecteur d’intégration des Etats du Pacifique et des collectivités françaises d’outremer.

Ce programme ambitieux s’est appuyé, dès sa mise en œuvre en 2005, sur deux organisations régionales, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et le Programme régional océanien de l’Environnement (PROE), qui ont joué un rôle déterminant dans l’implication des pays et des communautés océaniennes dans la réussite de cette initiative.
 
Quel bilan après six ans d'activité ?
Après six années de mise en œuvre, l’heure est au bilan. C’est la principale raison d’être de ce rapport de capitalisation, à la fois descriptif et prospectif, dont l’objet est de présenter les principaux résultats sur lesquels doit se bâtir le développement des peuples océaniens et la préservation des ressources naturelles dans le Pacifique, en particulier les récifs coralliens et les milieux associés.
 
photo : Jean-Yves Clavel pour l'AFD

 

Des aires marines protégées, des filières d'aquariophilie soutenues
Le bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, de la création d’une cinquantaine d’aires marines protégées dans 11 pays, couvrant une superficie de plus de 400 000 km2, au développement de filières d’exploitation de post larves de poissons et crustacés afin de rendre durable le marché rémunérateur de l’aquariophilie, en passant par la formation de centaines de techniciens, d’étudiants et de doctorants et la diffusion des connaissances techniques, scientifiques, économiques et juridiques relatives aux récifs coralliens au travers notamment du site du CRISP ( www.crisponline.net ).

 
Il présente également les progrès effectués en matière de valorisation économique des ressources récifales et d’amélioration des connaissances scientifiques sur ces milieux riches et complexes. Plus de 200 rapports techniques sont aujourd’hui disponibles pour se faire l’écho de l’ensemble de ces avancées. 
 
80 projets dans 17 pays
Le CRISP, financé par l’AFD et le Fonds français pour l’Environnement mondial (FFEM) pour des montants de 5 et 2 millions d’euros, a eu un effet d’entraînement très conséquent en mobilisant des ressources additionnelles auprès de nombreux contributeurs. Il a ainsi permis le financement d’environ 80 projets dans 17 pays de la zone Pacifique, et l’implication d’une quarantaine de partenaires, pour un montant global de l’ordre de 15 millions d’euros.

"L’Outre-mer, un axe majeur d'intervention de l’AFD" Entretien avec Pascal Pacaut, directeur du Département Outre-mer de l'AFD

09/12/2011

L’élaboration du dernier Plan d'orientations stratégiques de l'AFD a été l’occasion de réaffirmer la volonté de participer à son développement économique et social en en Outre-mer. Cela passe par une implication plus forte, financière et en appui-conseil, auprès des collectivités territoriales, du secteur privé et du secteur du logement social. Par son implantation dans les pays voisins, l’AFD peut aussi contribuer à l’insertion des économies ultramarines dans leurs régions.

Soutien aux collectivités locales

En ce qui concerne les collectivités locales, l'AFD se concentre sur le financement d'investissements dans les domaines de l'environnement (changement climatique et énergie, biodiversité, eau et assainissement, traitement des déchets) et de la cohésion sociale (santé, médico-social, éducation).

Les financements s'accompagneront d'appui-conseil à la définition des politiques publiques, des stratégies sectorielles et à la maîtrise d'ouvrage. Enfin, les actions de prévention des difficultés et d'accompagnement des restructurations financières des collectivités locales seront poursuivies.

Favoriser le développement des PME et TPE

 Pour le secteur privé, afin de favoriser le développement des PME et des TPE dans l'Outre-mer, Proparco renforcera son activité en capital-investissement. L'AFD, mobilisera l'ensemble de sa palette d'outils financiers et apportera un appui à la structuration des filières économiques.

 Un plan habitat

En matière de logements, nous proposerons un plan habitat et aménagement urbain qui prendra en considération le rôle économique du secteur par l'activité induite notamment pour les entreprises du BTP, le rôle social en réponse à un besoin de logements et les contraintes sismiques spécifiques aux Antilles.

 Une plus grande insertion régionale

Enfin, nous encouragerons l'insertion des économies locales dans leur environnement régional tout en mobilisant nos moyens pour promouvoir l'influence française.

Ces actions seront complétées par la réalisation d'études et d'analyses économiques permettant d'approfondir la connaissance de l'Outre-mer et de contribuer à la définition des politiques locales de l'état ou des collectivités.

Chiffres-clés

  • Le montant total des autorisations d'engagements de l'AFD en Outre-mer en 2010 s'élève à 957 M€, soit environ 15% de l'activité totale de l'Agence.
  • L'encours de l'AFD atteint 6,5% du PIb ultramarin.
  • L'AFD représente 30% de la dette des collectivités locales d'Outre-mer.
  • Les encours des fonds de garantie gérés par l'AFD représentent près de 6% des encours de crédits d'investissements des entreprises, soit deux fois plus qu'Oséo métropole. Ces taux montent à plus de 14 % en Guyane et 10 % en Guadeloupe.

 

L'AFD, partenaire du Colloque "Biodiversité et développement, un enjeu crucial pour nos Outre-mer"

05/12/2011

A Mayotte et à La Réunion, en Guyane, aux Antilles, en Nouvelle-Calédonie et Polynésie ou encore à Saint-Pierre et Miquelon, les associations de France Nature Environnement se mobilisent chaque jour pour le respect de la biodiversité. Le sujet est de taille : la biodiversité ultramarine représente 85 % de la biodiversité française.

A l’occasion de l’Année des Outre Mer français, ces associations témoignent et ouvrent le débat sur les enjeux d'un développement respectueux de la protection et de la valorisation de la biodiversité outre-mer lors d’un colloque, organisé les 5 et 6 décembre 2011 à Paris, à travers lequel elles souhaitent engager un dialogue constructif et durable entre tous les acteurs des outremers.

Ce colloque, soutenu par l'Agence Française de Développement, se tiendra au Palais d'Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental.

 

Programme

Le lundi 5 décembre, il sera possible d'assister à six tables rondes dont "Gouvernance de projets industriels dans des environnements d'exception", "La question du financement du travail associatif pour la protection de la biodiversité et le développement" ou encore "Ressources et environnement: la difficile application de la loi". Des témoignages d'acteurs associatifs d'outre-mer et l'étude de cas concrets viendront enrichir les débats.

Le mardi 6 décembre, les débats seront dédiés à la problématique de la valorisation des ressources environnementales sans les dégrader et à la question de la culture, de l'éducation et  de l'appropriation de la biodiversité par les populations.

 
 
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